"Rana Toad", ça se mange?

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mercredi 3 juin 2009

Le Livre des vampires

Honnêtement lorsque j'ai compris que l'auteur de ce livre était le propriétaire du Musée des vampires, musée qui selon des amis l'ayant visité est très petit et très caricatural (cela n'engage qu'eux) j'ai eu quelques inquiétudes. J'ignorais alors de Jacques Sirgent était diplômé en Histoire de l'art, en littérature anglaise et française, langue, linguistique et psychanalyse et enseignant pendant prés de 25 ans à l'université, au CNRS, à l'INSERM, à l'assistance publique hôpitaux de Paris! A ma grande surprise j'ai donc découvert un auteur avec un vrai style!

Dans Le Livre des vampires il s'intéresse non seulement aux origines méconnus de certains mythes (j'ai appris des choses alors que je me passionne pour ce sujet depuis mes 14 ans c'est pour dire!) mais aussi à l'environnement socioculturel de Bram Stocker ainsi qu'aux influences littéraires et les faits divers colportés par la presse londonnienne en effervescence dans ce début de 20ème siècle (l'influence d'Henri Irving et de l'affaire Jack l'éventreur).
Dans une troisième partie il parle des rencontres organisées dans le cadre de la visite de son musée. Les fantasmes de ceux qui se disent vampires en arrangeant les mythes à leur sauce, les vampires se disant "psychique", les fantasmes d'ados lui demandant le "don ténébreux" (de les mordre), mais aussi des récits perturbants de transgression des tabous sexuelles ou criminels.
Dans une dernière partie il donne une liste fort suggestive des films les plus intéressant pour lui tant au niveau symbolique que psychanalytique.

J'apporterais toute fois la même restriction que pour Le Cinéma gothique: trop court (262 pages) pour un sujet dont il y aurait tant à dire! Mais des références très intéressantes que je n'avais jamais vu dans aucun livre avant et un vrai style!

Jacques Sirgent , Camion Noir, mai 2009.



jeudi 15 avril 2010

Le Vampire en France

Sur un ton de conversation badine et cultivée, ton qui caractérise bien les rencontres avec l'auteur, Jacques Sirgent, dont j'avais précédemment chroniqué Le Livre des vampires chez Camion Noir, nous entraîne dans l'exploration des sources mythologiques, historiques ou croyances et contes, littéraires, romantisme gothique noir et romantisme en Angleterre, France et Allemagne, religieuses et philosophiques du mythe en France. Dans une volonté de ne pas faire un essai universitaire il ne suit pas un plan chronologique mais plutôt celui du fil de ses réflexions.

Sont évoquées les périodes viking avec une explication passionnante et peu connue du Walhalla, paradis des guerriers, de l'Antiquité grecque et égyptienne, le moyen-âge avec le croisement entre les mythes du vampire et des succubes et sorcières imposées par l'Église et sa vision plus que négative de la femme et enfin l'Inquisition.

Le problème des connaissances médicales incomplètes, si ce n'est inexistantes, concernant par exemple le problème des vivants enterrés trop tôt et les vertus nutritives du sang vérifiées scientifiquement est aussi abordé...
Mais aussi son expérience à son Musée des vampires et monstres de l'imaginaire sous un angle plus sociologique. Il introduit une nouvelle idée de la souffrance, de la scarification et du sadisme vu par certaines personne comme des comportements romantiques ou autodestructeur et digne de la psychiatrie selon d'autres.

Il liste de plus une dvdthèque idéale sur le thème dans le cinéma français.

Enfin il livre une bibliographie très exhaustive qui bizarrement ne reprend pas tous les ouvrages cités et ne cite pas les éditeurs ni les années de publication...

Une évocation passionnante des sources littéraires, historiques, mythologiques, scientifiques et religieuses de la figure du vampire dont les faiblesses de forme dans la partie dvdthèque et bibliographie sont uniquement dues à la volonté de ne pas faire un exposé trop universitaire.

Des extraits sur le site de l'éditeur

Jacques Sirgent, Éditions Juste pour lire, mars 2010.

lundi 11 janvier 2010

Dracula l'immortel

En guise d'introduction je préciserai m'être intéressée à cette suite un peu par curiosité morbide. Étant comme beaucoup de monde fan du Dracula du grand Bram Stoker (dont une nouvelle traduction de Jacques Sirgent, propriétaire du musée des vampires, sort aux Éditions Camion Blanc en février, j'en reparlerai) j'ai été attiré par cette suite avec le vague espoir d'une proposition intéressante. D'où l'ampleur de ma déception!

L'action reprend en 1912, soit 24 ans après la mort de Dracula. Mina et Jonathan, rongé chacun par leur culpabilité d'avoir été amoureuse du "monstre" pour Mina, d'avoir trompé sa femme avec des femmes vampires sans ne l'avoir vraiment touché elle,on eu un fils, Quincey, apprenti acteur à la vocation contrariée qui souhaite jouer le Dracula original sur scène. Il retrouve une lettre que lui a laissé sa mère afin de lui expliquer les évènements. Mais le petit va se retrouver bien malgré lui au beau milieu de la vengeance de ... Elisabeth Bathory! Mais que fait-elle là? Et quel rapport avec Dracula? Et bien il faudra attendre la page 290 pour apprendre la généalogie tortueuse commune à ces deux figures légendaires! Mais ce n'est pas tout, elle serait aussi venue à Londres sous les traits de Jack l'éventreur! Forcément on a jamais trouvé le véritable assassin vu que l'on a jamais suspecté une femme!
Dans de multiples flashback on croise aussi Bram Stoker après l'écriture de son chef d'œuvre. Ses personnages seraient en fait réel et seraient venus raconté leur histoire à l'auteur qui aurait misérablement repris le tout à son compte!
Dans le registre grand-guignolesque et n'importe quoi voir la scène de l'affrontement au sommet de Dracula et Bathory, il y a fort longtemps vu que le maître est toujours mort aux dernières nouvelles ainsi que la transformation de Mina en vampire afin son sauvé son cher petit et la scène d'ouverture de bain de sang de vierge de la comtesse!

Le pire est qu'il faut reconnaître que le tout est bien écrit, se lit vite et bien si on est pas arrêté dans sa lecture par l'absurdité de l'expérience!

Dans une introduction, une postface et des notes des auteurs passionnantes quant aux raisons de l'écriture de cette suite. Dacre, arrière-petit-neveu du maître revient sur la biographie de son notre ancêtre, le mépris de la critique pour sa écriture mais aussi le fait qu'il est malencontreusement oublié de remplir un papier qui ne demandait que cinq minutes d'attention afin de faire reconnaître ses droits d'auteurs aux USA... On apprend ainsi que la famille l'a mauvaise de n'avoir jamais rien touché depuis le début du cinéma d'aucune production... La vraie raison de l'écriture de cette suite ne serait-elle pas de rattraper cette mauvaise faute d'attention? Mais les auteurs se seraient contentés de reprendre les notes du maître officiellement...

Extrait: La dite généalogie!

"Mina avait certes été confrontée au mal dans le passé, mais Bathory se distinguait de Dracula qui ne tuait jamais sans raison. Incapable d'éprouver la moindre pitié, la comtesse assassinait par plaisir, ce qui la rendait d'autant plus terrifiante.
Mina allait refermer ses livres, lorsqu'une image suscita son intérêt: l'arbre généalogique de la famille Bathory. Le grand-père s'appelait Stephan... Stephan Bathory, où ai-je entendu ce nom? Elle suivit du doigt le tracé de plusieurs ramifications jusqu'à ce qu'elle parvint à Helen Szilagy. Les mains de Mina se mirent à trembler. Le oût du sang n'était pas le seul point commun entre Dracula et la comtesse!
Le mari d'Helen Szilagy n'est autre que... Vlad Dracula III.
Stepahn Bathory avait combattu aux côtés de prince Dracula, l'aidant notamment à recouvrer son trône à la mort de son père. Le prince noir de Mina avait pris la cousine de Stephan pour épouse dans le but de s'assurer une alliance avec le Saint Empire romain. S'imposant en guerrier divin, Dracula pensait que son mariage permettrait d'unifier deux branches de la chrétienté en une seule force contre les Ottomans."

Des bonus sur le site officiel du "livre"

Dacre Stoker et Ian Holt, Éditions Michel Lafon, octobre 2009.

jeudi 18 décembre 2008

Saga Night watch, SF russe!

Vous en avez marre de lire de la soupe? Vous voulez lire de la SF originale qui ne se contente pas de répéter des archétype type le sorcier qui cherche un trésor, le vampire amoureux mais qui doit choisir entre "vampiriser" son aimée ou non? Ou le loup garou solitaire qui ne peut sortir les soirs de pleine lune?

Serguei Loukianenko nous introduit dans une Russie contemporaine aussi déglinguée que la réelle, dans laquelle deux camps s'affrontent: la lumière et l'obscurité. Dans un traité non agression signé par les deux camps au Moyen-Age, ces deux instances sont crées pour conserver un équilibre branlant qui finirait par la destruction du monde en cas de violation. Dis comme ça rien d'original me direz-vous!
Sauf que les vampires, loups garous, métamorphes et autres magiciens peuvent appartenir aux deux camps selon leur aptitudes psychologiques! Un controle strict leur est imposé, tel des lieux d'approvitionnement pour les vampires afin de ne pas interférer avec le monde des vivants!
Et que les agents des deux camps ont accès à différents niveaux de pénombre selon leurs aptitudes, sorte de réallité parallèle dans laquelle on peut voir la vérité des êtres!

Dans le premier tome, Night Watch, on suit les périgrinations et l'enquète des principaux acteurs de l'obscurité. Le héros, Anton, aussi sexy d'un russe moyen et taciturne comme Droopy doit enquèter spour savoir qui est cet enfant "Autre", quelqu'un pas encore conscient de ses pouvoirs, que les deux camps s'arrachent et qui est la femme, Svetlana, dont les pouvoirs incontrolés détruisent la ville!
Mais le plus interessant de réside pas dans l'intrigue mais le côté humouristique avec lequel l'auteur dédramatise chaque situation angoissante! Ainsi que sa façon de parler de la politique russe sans en avoir l'air: voir la relation d'Anton avec son voisin Kolia qu'il est obligé d'espionner...

Dans le second tome, Day Watch, Anton et Svetlana tombe amoureux et se pose le problème de l'inquisiteur Edgar, instance indépendante permettant de règler les problèmes entre les deux camps, obligé de sacrifier sa bien aimée!
Le gros problème, après maintes manipulations était en fait de manipuler Svetlana, reconnue comme grande magicienne!






Dans le troisième tome, The Twilight Watch, le gros problèmes est de retrouver un grimoire volé à une grande sorcière qui pourrait trasformer tous les humains en "Autres" et ainsi tuer le système des deux camps!

En conclusion: par un ton humouristique mélangé à un style mélant Sf et polar l'auteur nous balade complètement dans un monde pleins de faux semblants dans lequel on ne peut jamais deviner les tenants et les aboutissants!

Pour l'annecdote: c'est l'agent littéraire des Bienveillantes qui a profité du succès de ce livre pour imposer cet auteur à Albin Michel! Sinon les couvertures horribles sont dues aux éditions américaines...

Les trois premiers tomes sont disponibles chez Albin Michel, pour le dernier il faudra attendre les chiffres de vente du précédent ou le loobying des lecteurs!

Les Sentinelles de la nuit, Serguei Loukianenko, Albin Michel, 2006.
Les Sentinelles de la lumière, Serguei Loukianenko, Albin Michel, 2007.
Les Sentinelles du crépuscule, Serguei Loukianenko, Albin Michel, 2008.



mardi 31 août 2010

Erzsebeth Bathory - Le Sang des innocentes

Jacques Sirgent, directeur du musée des vampires et des créatures, s'intéresse cette fois à l'énigme historique cachée derrière la légende de la comtesse Erzsebeth Bathory.

Il part d'une explication plus large de la vision de la femme depuis l' Antiquité à travers l'analyse de rite comme les vestales ou l'origine des Gorgones pour expliquer pourquoi ce sexe fait si peur et comment on l'a muselé, méprisé et éliminé à travers les âges pour en venir à la situation politique en Hongrie puis dans la région originelle de la famille de la comtesse.

Il explique ensuite ce que l'on connait à travers les documents historiques de ses faits et gestes et pourquoi les arguments médicaux d'accusation d'hystérie et d'épilepsie sont erronés en se référant à différentes sources médicales.

Il aborde aussi les témoignages incertains et incomplets des procès ultérieurs à sa condamnation et à sa mort et bien sûr sans sa présence et pourquoi il n'est fait nulle part mention d'homosexualité supposée, car l'on confisquait les biens donc il y aurait eu accord entre la justice et la famille pour que ses enfants héritent, contrairement au procès de Gilles de Rais accusé un peu près des mêmes faits. Le rôle de l'Inquisition aurait-été simplement de réglementer la sexualité, argument développer de manière passionnante dans L'amour, la sexualité et l'Inquisition aux éditions La Louve. Enfin selon lui les Inquisiteurs ne pouvaient être choqués par les faits vu l'histoire des croisades et du pays.

Enfin il aborde les exploitations et création du mythe: d'abord par les nazis, afin de faire peur à la population, puis par la littérature et le cinéma pour en faire une créature proche du vampire.

Selon lui donc nulle baignoire pleine de sang, il aurait fallu en tuer des jeunes filles pour la remplir ni vierge de Nuremberg! Il y aurait eu simple complot pour voler le pouvoir à une femme trop intelligente qui en avait beaucoup trop.

Avec cette lecture féministe et historique il se rapproche de l'argument de Julie Delpy dans son interprétation du personnage dans son film particulièrement sensible et émouvant La Comtesse.

Un livre à lire absolument pour aller au delà des élucubrations circulant depuis des décennies sur le personnage!

Jacques Sirgent, Éditions Camion Noir, juin 2010.

mercredi 3 juin 2009

Le Cinéma gothique - Un genre mutant

Dans ce panorama du cinéma gothique Valérie Palacios étudie un à travers sept thématiques , les vampires, le Diable, les monstres, le fétichisme, les fantômes, le mysticisme et les loups-garous les points communs entre des films aussi différents que Métropolis, Edward aux mains d'argent, le Dracula de Tob Browing ou Alien.

L'auteur explicite les visions métaphysiques, spirituelles ou psychanalytiques de films peu connus aussi bien dans l'expressionnisme allemand que la Hammer ou une culture plus mainstream. Des analysent fort pertinentes de Ginger Snaps, The Addiction ou Les Prédateurs pour montrer ques les différentes créatures que l'ont peu croiser ne sont pas que de simples marionnettes censées faire effrayer mais aussi des métaphores de nos peurs et questionnement existentiel.

Un livre passionnant qui aurait gagné à être trois fois plus long (seulement 206 pages) afin de ne pas survoler certaines thématiques et analyser plus de films mais qui a le mérite de mettre en lumière certains films injustement méconnus pour faire découvrir ce "genre" aux néophytes (Ginger Snaps, Trouble every day, The Addiction, Les Prédateurs, Haxan, Kairo, Morse, Portier de nuit, Suspiria...) !

Valérie Palacios, Camion Noir, mai 2009.

dimanche 10 mai 2009

Succubus Blues

Un livre qui se dévore d'une traite, comme un film, avec des sentiments, du sexe, de l'humour et surtout une flopée d'immortels.
Cependant ce n'est pas de leurs pouvoirs ou du degré surhumain de leurs forces que nous allons parler dans Succubus blues mais plutôt de ce qui les rapproche des "humains".

De notre héroïne malmenée par son sentiment de culpabilité à son grand patron, en passant par l'ange qui accompagne ce dernier dans des soirées beuveries et quelques vampires, chacun y va de ses faiblesses.
Mais si même un archidémon ressent de l'affection pour ses subordonnés et que tout le monde est copain, où se trouve le vrai challenge dans les aventures de Georgina la succube libraire?
Probablement dans les choix qu'elle doit effectuer, du tiraillement qui l'empêche de faire périr ceux qu'elle aime, et de protéger même ceux qu'elle hait. Et puis n'y a t'il pas une étrange série de meurtres auxquels cette dernière est peu ou prou mêlée?

J'ai bien aimé ce livre, mais je lui ai préféré, et de loin "La mort, j'adore" chez Sarbacane, car ce dernier ne s'encombre pas de sentimentalité et va jusqu'au bout de cet humour noir typique des êtres déchus blasés par leur destiné.
"La mort, j'adore" ne fait pas de son héros un canon victime de ses erreurs mais bien une mocheté qui prend sa revanche sans complexe, loin de toute cette moralité de patachon (le sexe en moins, on ne peut pas tout avoir!).

Succubus Blues - Richelle Mead trad Benoit Domis / Bragelonne 20€

lundi 14 septembre 2009

L'Enfant du cimetière

Pour l'anecdote j'ai rencontré Pierre Brulhet lors du concert d'un ami commun dans un bar. J'ai tout de suite été charmé par son enthousiasme et il m'invita à une dédicace dès le lendemain avec d'autres auteurs ( Céline Guillaume, Jacques Sirgent auteur entre autre du Livre des vampires chez Camion Blanc et Marc-Louis Geslin directeur du fanzine gothique La Salamandre).

Dans L'Enfant du cimetière un poupon est abandonné une nuit dans un cimetière par une femme apeurée. Il est adopté par vote par les habitants/esprits. Nous suivons son éducation jusqu'à ses 13 ans et son premier amour pour l'enfant spectre Ora. La décision de la mairie de l'expansion du dit cimetière ainsi que son placement en orphelinat par les services sociaux vont remettre ses repères en question. Comment sauver ses amis? Son amour survivra-t-il à l'épreuve de sa découverte de la réalité du monde extérieur?

Dans ce "conte gothique" enfantin et poétique Pierre Brulhet questionne nos repères sociaux et moraux. Peut-on vivre hors du monde quotidien dans un monde fantasmagorique? L'amour peut-il survivre au choc de la découverte de nouveaux repères?

Un conte romantique et amer qui n'est pas sans rappeler Les Noces funèbres de Tim Burton!

Site officiel de l'auteur
Premières pages

Pierre Brulhet, édité à la demande par Lulu.com, 2007.

lundi 31 mai 2010

Les étranges soeurs Wilcox T1 - lectures en série3

Un nouveau Fabrice Colin, "Les étranges soeurs Wilcox" tome1 "Les vampires de Londres".
Accrocheur, non?
Londres 1888. Qui sont ces deux orphelines qui s'aventurent la nuit dans les rues mal famées ? Ignorent-elles qu'on peut y rencontrer Jack l'Éventreur ? Que des créatures plus terrifiantes encore, goules et vampires s'y livrent une lutte sans merci ? Mais Amber et Luna Wilcox ne sont pas des jeunes filles comme les autres. Sous leur frêle apparence se cache un terrible secret. C'est pour cela qu'elles ont été choisies. Par qui ? Impossible d'en dire plus. Sinon que la survie de l'empire britannique repose désormais sur les très étrangers soeurs Wilcox...
On saisi la substance de l'histoire avec la 4eme de couv' : le vieux Londres mal-famé, deux jeunes soeurs aux dents poitues et un combat ancestral qui se livre dans l'ombre. Avec en guest star Sherlock Holmes et Watson, Moriarti, Jack l'Éventreur, Dracula et tant d'autres.

Que dire sinon que l'ambiance est bien rendue? un reproche peut-être : pourquoi faire vivre Holmes et une cohorte de vampires sans offrir au lecteur un peu plus de ce petit déclic déductif que l'on retrouve dans aventures du grand détective?
J'en attends peut-être trop d'un roman adressé aux plus jeunes. Il est tout de même captivant et les personnalités opposées des deux soeurs donnent du piment au récit.

mardi 29 juillet 2008

Le faucheur

Fantômes, vampires, zombis, banshees, croque-mitaines... Les morts vivants se multiplient. Car une catastrophe frappe le Disque-Monde : la Mort est porté disparu (oui, la Mort est un mâle, un mâle nécessaire). Plus moyen de défunter correctement. Fini le repos éternel et bien mérité ! Il s'ensuit un chaos général tel qu'en provoque toujours la déficience d'un service public essentiel. Et pendant ce temps-là, dans les champs d'une ferme lointaine, un étrange et squelettique ouvrier agricole manie la faux avec une rare dextérité. La moisson n'attend pas...

J'ai lu les deux premiers tomes des annales du Disque-Monde et celui la - 11ème de son état - m'attirait particulièrement.

Drôle, macabre et cynique, enfin un livre consacré à une entité clef de l'univers de Pratchett: la Mort! .. un des tomes les plus relevés, foisonnant d'idées les plus délirantes, mon préféré!

mercredi 23 décembre 2009

La Lignée

La mise en avant de Guillermo del Toro dans la promotion de cet objet avait tout pour séduire. La déception n'en est que plus grande. La Lignée se présente plus comme une novelisation d'une ébauche de scénario que comme un véritable roman. La mise en page par très court chapitre toujours introduit par un titre genre localisation précise dans un lieu rappelle l'introduction des scènes dans un scénario ( genre "Intérieur, tel endroit..." ) et l'écriture semble être une rédaction des dialogues et didascalies.

Au niveau de l'intrigue, qui peut paraître au premier abord très prometteuse: dans un avion on retrouve tous les passagers morts semblerait-il par un virus fort vindicatif, on regrettera plus un prétexte à introduire une nouvelle histoire de vampire. On suit alors l'enquête de personnages à la caractérisation très maigre, on sait vaguement à quoi ils ressemblent, leur situation familiale mais au niveau psychologie pas grand chose, avec en parallèle un personnage dont l'histoire familiale serait lié de près ou de loin avec celle d'un chef vampire.

Et les vampires dans tout ça? Et bien rien de vraiment original en fait. Ils ressemblent beaucoup à ceux de Blade 2 et n'apparaissent qu'à la fin. On découvre alors que le premier vampire serait un renégat qui ferait du tort à un groupe millénaire.

Ce "roman" est voué à devenir une trilogie et un film. On espère que l'intrigue deviendra donc plus intéressante par la suite et que la nouvelle mythologie promise arrivera enfin. Mais peut-être qu'une version film aurait suffit.

Bande annonce du livre
Interview de Guillermo del Toro

Guillermo del Toro et Chuck Hogan, Éditions Presses de la cité, août 2009.