"Rana Toad", ça se mange?

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samedi 23 octobre 2010

Sade et le cinéma

Jacques Zimmer, critique de cinéma, ancien rédacteur en chef de La Revue du cinéma et de La Saison cinématographique, auteur d' ouvrages dont Le cinéma érotique, Le cinéma fait sa pub, James Bond, Orson Welles, Piccoli grandeur nature, et directeur de Le Cinéma X (La Musardine, 2004) explore de façon thématique et historique la biographie du Divin Marquis par la vision du cinéma.

Dans une première partie il propose de rétablir la vérité historique de la vie du Divin Marquis à travers les différentes bibliographies qui lui ont été consacrées. Même si l'on pense bien la connaître on y apprend qu'il avait des fonctions importantes après la Révolution, qu'il n'est pas prouvé qu'il fût le dernier prisonnier de la Bastille ou qu'il fût emprisonné à de multiples reprises non pas pour le contenu de ses œuvres mais plus parce qu'il gênait philosophiquement et politiquement.

Dans une seconde partie il compare la représentation des différentes partie de sa vie au cinéma: sa vie en entière, les prisons, Charenton (théâtre et Révolution), les films où il juste évoqué et les personnages juste inspirés.

La troisième partie aborde les adaptions pures: le cycle de Justine et Juliette, La Philosophie dans le boudoir, Eugénie de Franval, Dialogue entre un prêtre et un moribond et Les 120 journées de Sodome.

Il consacre la quatrième partie aux adaptations de Louis Bunuel.

Enfin il décrit dans la dernière partie la réception des œuvres à notre époque: de 1930 / 1981 avec l'Age d'or de Bunuel à 2001 avec le film Quills de Philipp Kaufman.

Toutes les présentations de film décrivent l'angle de la période biographique abordée et les libertés prises et sa réception par la critique. Elles sont illustrées par des photos des scènes clés ainsi qu'un dossier en couleur au milieu de l'ouvrage.

Cet essai est pour moi un véritable coup de cœur car peu d'essais peuvent se vanter, à mon avis, d'apprendre autant de choses passionnantes, et méconnues, aux lecteurs à chaque page! L'auteur a aussi le mérite de passer toutes les adaptations en revue sans tabous sur la qualité de certaines!

Listes non exhaustives des films cités:

Marquis de Sade de Joe d'Amato avec Rocco Sifredi
Marquis de Sade de Gibby, produit par Roger Corman
Sade de Jacquot
Quills de Kaufman
Le Crâne maléfique de Gilling
Le Divin Marquis de Sade de Cy Endfield
Le Marquis sadique de Ahlberg
Marquis de Henri Xhonneux et Roland Topor, une vraie curiosité avec des marionnettes
Night terrors de Tobe Hooper
Waxwork d'Anthony Hickox
Salo ou Les 120 journées de Sodome de Pier Paolo Pasolini
Justine de Jess Franco avec Klaus Kinski

Jacques Zimmer, éditions La Musardine, juillet 2010.

Rue Farfadet - Les extraordinaires et fantastiques enquêtes de Sylvo Sylvain, détective privé

Voici un polar uchronique et fantasy qui a pour décors le Paris de 1880.

Dans un Paris parallèle où l'on peut croiser troll, centaure-taxi, elfes, ondines, gobelins et autres lutins, Sylvo Sylvain est un elfe détecte privé désabusé cantonné aux affaires d'infidélités. Mais lors d'une enquête de routine il va tomber sur plus gros qu'à l'accoutumée: une sombre conspiration qui pourrait bien mettre en danger le Royaume...

Si l'on peut avoir le sentiment avec ce résumé d'avoir affaire à un banal polar, Rue Farfadet tranche de la production habituelle par son style de polar style années 30 teinté de fantasy. De plus la galerie des personnages est particulièrement riche et précisément définie psychologiquement.
On suit les relations entre le détective, qui vit dans un appartement minable depuis des années avec sa femme, et qui a bien sûr une belle, jeune et humaine maîtresse, et la presse, surtout une feuille de choux qui répond au doux nom de "Le Matin des magiciens" dirigé par un agitateur populiste, mais aussi une vraie intrigue politique aux multiples ramifications.
On retrouve dans ce monde, comme dans le notre, des problèmes d'attentats, de déstabilisation du pouvoir et instrumentalisation et manipulation des médias vu par deux journaux, celui précité et un autre plus sensationnaliste, "Le Panaméen magazine".

Rue Farfadet est un mélange des genres très réussi, à l'humour subtil. J'ai été particulièrement amusé par les substitutions de noms de lieux, le calendrier et les figures de fantasy qui apparaissent de façon bien impromptue parfois mais toujours de façon logique!

La couverture est d' Aurélien Police.
Une interview de l'auteur et de l'illustrateur sur le site Uchronies.com

Raphaël Albert, Éditions Mnémos, collection Dédales, septembre 2010.

Les mots face à l'histoire

En ces temps où l'on oublie malheureusement le sens de certains mots ma curiosité, et mon amour de l'étymologie j'avoue, ont été attisé par ce glossaire de Sonia Darthou, docteur d’Histoire ancienne à l’École Pratique des Hautes Études et enseignante d’Histoire ancienne et d’Histoire de l’art.

Autour des thèmes de la politique, des sens, de l'altérité et de l'explication des expressions, l'auteur nous permet de (re)découvrir, à travers des notices de 2 à 3 pages, les origines historiques et idéologiques d'expressions qui nous paraissent connues mais dont nous avons oublié le sens profond.
Exemple de terme à (re)découvrir: eugénisme, mesure draconienne, ambition, ostracisme, laconique, panique, anathème, marathon, écho, Adonis.

Exemple Dictateur:
"Un dictateur est étymologiquement "celui qui parle", ou plutôt "celui qui dicte", sa parole étant performative, plus proche de l'ordre que de la consultation. Pourtant, la parole du dictateur était, au départ, prévue pour être éphémère, puisque la dictature, crée en 501 avant notre ère à l'aune de la République romaine, était une magistrature extraordinaire. Accordée exclusivement en cas de situation grave qui mettait en danger la cité de Rome: périls intérieurs ou extérieurs extrêmes, guerre civile, déclaration de guerre, menace d'invasion. Et ce, pour seulement six mois."

Explication du terme lesbienne:
Ce terme défini simplement les habitants de l'île de Lesbos où vécut la poétesse Sappho, auteur de poèmes d'amours entre femmes. Le terme fut repris par métonymie par les groupes gays et lesbiens. Au point que les habitants de ladite île essayèrent le siècle dernier de condamner, par voie de justice, ces groupes à ne plus employer le terme, mais la justice décida qu'il n'y avait pas dommage morale bien défini!

Rappel des origines d'Hermaphrodite:
La nymphe de la source, Samacis, tomba irrémédiablement amoureuse du jeune homme Hermaphrodite. En résumé comme il la rejeta et elle se cacha sous l'eau afin d'essayer de l'attirer dans son domaine. Il tomba dans le piège et la nymphe supplia les dieux d'être uni à lui à jamais. Zeus, ému de la situation, décida d'exaucer son voeu et décida de les transformer en un seul corps mais avec deux sexes! Un corps de femme avec un sexe d'homme. En compensation le jeune homme, devenu bisexuel, demanda que la source soit maudite.

Sonia Darthou, éditions Tallandier, juin 2010.

L' île de Hôzuki - Tome 4


Voici déjà la fin de cette série à l'ambiance de thriller.

Le rythme s'accélère donc encore mais contrairement à ce que l'on pouvait penser les évènements ne sont pas exactement ce qu'il paraissait être car vu selon le point de vue des enfants. On pourra soit être déçu par une fin plus banal qui fait la part belle à leur vision d'enfants impressionnables, qui ont du mal à force la différence entre leur imagination et la réalité, soit justement apprécier la surprise d'une fin pas si tragique que l'on pouvait la fantasmer dans les autres tomes.

En tant que lecteur on a en effet du mal à réaliser que l'action sur une longue période et donc que le point de vue est devenu plus mature. Beaucoup d'évènements étranges comme l'apparition du fantôme ou la pièce secrète aux écritures sous l'escalier peuvent être expliqués par l'autosuggestion.

En conclusion: une fin de série qui décevra peut-être les fans hardcore de thriller violent ou au contraire enchantera les fans de conclusion inattendue. Personnellement elle m'a donné envie de relire la série avec ce nouveau point de vue!

(Rappel des chroniques des tomes précédents)

Kei Sanbe, Éditions Ki-oon, octobre 2010.

samedi 9 octobre 2010

Jenna Fox, pour toujours - Mary E Pearson


Difficile de parler du contenu de Jenna Fox, pour toujours sans en dire trop, tant les clés de l’intrigue se révèlent tôt dans le récit. Voici toutefois les éléments que nous avons en main dans les premières pages du livre.

Après avoir passé 18 mois dans un coma dû à un accident de voiture, Jenna Fox, 17 ans, se réveille, amnésique. Entourée de ses deux parents et de sa grand-mère dont elle n’a plus aucun souvenir, elle doit apprivoiser son quotidien, retrouver son passé, réapprendre le sens des mots et les gestes les plus simples. Mais rapidement, au fur et à mesure que les souvenirs lui reviennent, elle comprend qu’on lui cache certaines choses. De même, plusieurs détails lui paraissent étranges…Sa grand-mère, très distante, la regarde comme une étrangère ; Ses parents refusent qu’elle ait des contacts avec le monde extérieur ; Jenna se souvient très précisément de détails datant de sa toute petite enfance. De plus, son réveil coïncide exactement avec l’emménagement de ses parents dans cette austère maison californienne. Et que veut-on lui cacher dans cette petite pièce fermée à clé ?

Un roman d’anticipation qui nous prend dès les premières pages. Les mystères se succèdent, chaque découverte en amenant une autre, chaque réponse appelant une nouvelle question dans une problématique générale qui nous entraine progressivement jusqu’au dénouement final.

Les thèmes abordés sont assez divers… On retrouve le thème, récurrent dans la littérature ado, de la quête de l’identité. Jenna, amnésique après son coma, doit se construire en tenant à la fois compte de ce qu’était l’ancienne Jenna dont elle n’a aucun souvenir, mais aussi de la nouvelle Jenna, base vierge de tout passé et de toute connaissance (du moins dans un premier temps) qui doit réapprendre à vivre après l’évènement qui a bouleversé sa vie à jamais.

Le livre aborde également le thème des dérives scientifiques, et la manière dont la société (et par conséquent la loi) appréhende les progrès de la médecine et de la science en général. On retrouve ainsi les interrogations et polémiques que ces progrès peuvent déclencher en matière d’éthique scientifique. Le progrès, oui, mais à quel prix ? Autant de questions très actuelles qui peuvent être transposées à notre société contemporaine. Je cesse ici mon analyse. Je ne voudrais pas briser le suspense, et je crois que j’en ai déjà trop dit. :)



Souhaitons au passage la bienvenue aux ÉDITIONS DES GRANDES PERSONNES qui nous offrent ici leurs premiers titres. Cette maison d’édition réussit avec brio son entrée sur le marché de l’édition jeunesse en nous offrant des livres au format unique, instantanément identifiable dans les rayons de nos librairies, et aux couvertures très attrayantes.

mercredi 6 octobre 2010

L'établi

En 1968 le sociologue Robert Linhart réussi à se faire embaucher chez Citroën en falsifiant son CV. Il commence alors à travailler sur une chaîne de montage de 2CV. L’idée de cet “établissement” est que des intellectuels pratiquent le travail des ouvriers afin de le connaître réellement. De cette manière, ils pourront essayer de défendre leurs droits plus efficacement. Ce livre est donc le récit de son expérience d’ouvrier. Le quotidien du travail à la chaîne, les relations avec ses collègues, la vie de l’usine, la stratégie de la direction face à leur résistance.

J’ai rarement lu un livre aussi poignant. Ce court récit devrait être étudié au lycée en ECJS ou en histoire, car il est malheureusement toujours d’actualité. Les dégâts humains causés par ces choix économiques ne concernent pas que le travail à la chaîne, d'autres secteurs d’activités sont concernés. Rappelons-nous les récents drames dans les entreprises de télécommunications, par exemple.

Thématiques : droit du travail, taylorisme, syndicalisme, monde ouvrier

L'établi - Robert Linhart - Minuit - 1981 - 5.50€ - 9782707303295

mardi 5 octobre 2010

Freaks corp. n°4 spécial science-fiction

Au programme de ce 4ème numéro:

- des chroniques: le coin du vidéophage avec ses critiques de films cultes comme District 9, Blade Runner ou Soleil Vert, un historique du Space Rock avec l'exemple du groupe Hawkwind et la bibliothèque de Freaks avec des critiques de livres et de bds comme Mémoires d'outre-espace de Bilal ou Apocalypse, les plus grands naissent posthumes (tome 1) de Loïc Malnati.

-des nouvelles:
Dans Ne me plaignez pas trop Hans Delrue imagine un monde post apocalyptique d'après le réchauffement planétaire. La disette pousse les humains à se vendre sur le Marché des corps. Mais notre héros est content d'être pris comme navigateur sur un vaisseau. L'auteur parvient à amener une fin franchement inattendue par le morceau choisi par l'équipage et la fonction qui lui est allouée!
Dans Luxuria Patrium Céline Weber dépeint un monde dans lequel les implants sont devenus communs, comme dans le film Repo men avec Jude Law et Forest Whitaker. On peut alors choisir sa mort par extraction dans un contexte pas désagréable!
Dans L'éléphant Charles Bitterson décrit l'observation d'étoiles par un narrateur attiré de façon indéfinissable par un trou noir, ou une chose.
Enfin dans Incident de parcours Jean-Pierre Favard décrit le retour des émotions humaines chez un pilote et une scientifique isolés dans un vaisseau. Cette redécouverte soudaine et inattendue pourrait-elle se transformer en une épidémie capable de se propager à tout l'équipage?

-un poème:
Dans Métropolis Romain Billot (qui n'est autre que le rédacteur en chef de du fanzine) décrit la vision d'une femme droïde qui observe un monde en déliquescence et décide de se mettre hors service afin de savoir ce qu'il adviendra lorsque les hommes auront fini de s'entretuer. Un poème à la prose libre très émouvant.

-un portrait de l'artiste Vincent Dutrait

-le coin de l'étrange:
avec les habituels mots-mélés (juste un petit bémol pour dire qu'il est dommage que l'image de fond prenne autant le pas sur le jeu en lui-même qui est pour le coup un peu dur à finir si on n'a pas de très bon yeux), un quizz instructif sur les "découvertes du futur", l'habituelle rubriques sur les parodies de petites annonces "faux et usage de faux" et un dossier spécial ovni.

et enfin des illustrateurs que j'apprécie toujours autant!
Christophe Sivet, Mandy, Kerast, Yoz, Sandman, Geoffroy Hassoun et Loïc Malnati.

Nouveau blog du fanzine trimestriel

Paris Graffiti - les marques secrètes de l'histoire

Loin d'être exclusifs de notre époque les graffitis sont témoins d'une Histoire très ancienne dans des lieux pas toujours visibles du public.

Christian Colas nous mène dans les pas d'un soldat prussien dans une carrière, d'un moine dans un réfectoire ou d'un condamné dans sa cellule. D'églises en couvents en passant par les Catacombes ou le donjon du château de Vincennes il nous permet d'observer les traces du passage d'anonymes ou non et leurs messages politiques, religieux ou simple cri de mécontentement.

La part belle est faite aux illustrations, marque de fabrique de cet éditeur. Des commentaires synthétiques mais passionnants les accompagnent. L'auteur y souligne l'emploi de multiples supports (dessins, fresques, inscription...) et explore la richesse symbolique caractéristique de la Révolution, des journées d'insurrection du XIXème siècle, de la Commune ou de l'occupation du FLN.

Un ouvrage passionnant pour découvrir l'Histoire de manière plus vivante que dans les livres scolaires.

Christian Colas, éditions Parigramme, septembre 2010.

Paris Manuel de survie

Bien connues pour leurs guides culturels richement illustrés les éditions Parigramme sortent un guide au ton sarcastique et décalé afin d'aider les provinciaux ou touristes à mieux décrypter la mentalité parisienne.

Jean-Laurent Cassely dissèque l'âme bobo, grotesque et conceptuelle de la ville à travers des questionnements aussi futiles qu'essentiels:

- Comment rester digne en soirée échangiste ?
- Comment trouver un bar sans thème ?
- Comment louer une studette sans être assujetti à l’ISF ?
- Comment animer un conseil de quartier solidaire ?
- Comment s’intéresser à un vernissage d’artiste conceptuel ?
- Comment coucher avec un people ?
- Comment décrypter un flyer de soirée électro ?
- Comment faire la gueule en toutes circonstances ?

L'humour de l'auteur me rappelle celui du faux guide de voyage de La Molvanie: le pays que s'il n'existait pas, il faudrait l'inventer. Il pourra peut-être paraître répétitif et poussif si on le lit d'une traite mais il est tellement jouissif de se moquer des travers parisiens. J'ai enfin compris pourquoi certains de mes amis provinciaux ont du mal quand ils viennent visiter la capitale.
Je reprocherais juste à l'auteur de ne s'être pas assez lâché sur la partie de la description de la faune des abonnées aux AMAP parce que je sais d'expérience qu'il y a de quoi faire!


Extraits: Mon passage préféré sur le logement, "Faut-il être assujetti à l'ISF pour louer une studette à Paris?"

- "Exemples de pièces à fournir pour un dossier de location

-un arbre généalogique remontant au minimum à 3 générations
-les originaux de vos 350 dernières feuilles de salaire
-le relevé d'impôt sur la fortune et l'acte d'achat d'au moins un château classé monument historique de vos 2 parents et d'au moins 3 grands-parents
-un casier judiciaire(vierge)
-une enquête de moralité et de voisinage effectuée par les Renseignements Généraux
-une lettre de motivation stipulant les raisons pour lesquelles vous pensez être en mesure de mériter le logement mis en location."

- "Jeux et exercices pratiques: Lettre de motivation adressée à un propriétaire

"Monsieur le propriétaire, madame la propriétaire,

M'étant récemment installé à Paris pour des raisons professionnelles, je réside pour l'instant dans la cave de mon cousin Maxime, qui a eu l'extrême générosité de me dépanner le temps que je trouve un logement.
Aussi je me permet de solliciter une infime parcelle de votre très précieux temps pour vous implorer d'avoir l'extrême bonté de tolérer ma misérable présence dans les murs que vous louez, moyennant un loyer de 873 euros + charges, dont je serais bien évidemment ravi d'avancer les 45 premières mensualités. Votre studette de 13m² située au 8ème étage sans ascenseur est en effet idéalement située à la Porte de la Chapelle, et la présence de toilettes sur le palier honore votre souci d'offrir à vos locataires une hygiène digne du meilleur standing.
Enfin, la présence d'une kitchenette de 0.3m² et d'un réchaud à gaz a achevé de me convaincre de la qualité de l'aménagement de votre cage à lapins (barrer) pied-à-terre de charme.

Votre entièrement dévoué et infiniment reconnaissant..."

Jean-Laurent Cassely, éditions Parigramme, septembre 2010.