Hello, les gens!
C'est pas original du tout, mais, cette année se terminant, j'aimerais savoir, juste simple curiosité, quel est (et pas seulement pour les contributeurs, mais aussi tous ceux qui laissent gentiment des commentaires sur le blog) LE livre sorti cette année que vous avez le plus apprécié? Vous pouvez en citer deux, trois, autant que vous voulez.
Quant à moi, je ne citerai qu'un seul roman: Brothers de Yu Hua.
Si vous le souhaîtez, n'hésitez surtout pas à citer d'autres livres pas forcément nouveaux, même des vieilleries. Ne vous limitez pas.
Merci d'avance à tous ceux qui vondront bien participer.
"Rana Toad", ça se mange?
Nous sommes libraires de divers horizons, bibliovoraces friands de découvertes, ici pour partager!
mardi 30 décembre 2008
lundi 29 décembre 2008
Who you're jivin' with that cosmik debris?
CA PEUT TOUJOURS SERVIR... Bouts de ficelle, de bois, de plastique ou de caoutchouc, petites pièces métalliques, moteurs cassés, objets dépareillés: parties d'un tout épars, d'un Osiris détaché, qui peuvent servir à réparer, à réssusciter une totalité dans l'univers des choses. Mais qui peuvent aussi en engendrer de nouvelles, imprévues et inédites, que le détournement fait vivre et auxquelles il confère une histoire. L'accumulation et la récupération comme fondements de la créativité. Le chiffonnier comme démiurge d'un monde possible; le grenier comme abri naturel de la poésie. Et quand bien même ces choses ne serviraient jamais, comme il arrive la plupart du temps, c'est le peut-être qui importe, la virtualité acceptée d'un avènement possible, ou à tout le moins d'une restauration de l'unité perdue.
La force dépensée pendant 70 ans d'existence est suffisante pour envoyée un train et dix wagons chargés de pioches à une altitude de cinq cents mètres. - Puxa! ça c'était parlant au moins... Alors, lui aussi, tout estropié qu'il était... Et en s'y mettant tous, ceux des favelas, ceux du Sertão, on pouvait envoyer en l'air des milliers de trains chargés de pioches! Le boxon que ça foutrait, non? Le putain d'orage de ferraille en retombant... Ou peut-être que ça serait mieux de se grouper, et d'en expédier un seul, mais beaucoup plus haut. De se le balancer en orbite, ce con de train chargé de pioches. On le verrait passer la nuit, entre les étoiles. C'est le train de Pirambù, qu'on dirait... Il y aurait de grandes lettres sur les wagons, des messages, pareil que sur les poids lourds... J'encule les riches! signé: Nelson, l'aleijadinho. C'est ça qu'il écrirait sur son wagon à lui... Et à la peinture phosphorescente, pour que ça se voit bien pendant la nuit...
A la fin du premier chapitre, le type ordonne donc à Carter de refermer la dalle et trouve le moyen de prononcer une dernière phrase: Si long, Carter. Je ne vous reverrai plus... J'avais bien tiqué en lisant ça, mais sans plus. "Si long"... Qu'est-ce qui pouvait être si long? Mais avec Lovecraft on pouvait s'attendre à tout; je m'étais faite à cette énigme. C'est Dietlev qui m'a fait observer un jour qu'il s'agissait d'une erreur de traduction. Le texte anglais disait simplement: So long, Carter. Peu importe pour la suite, mais c'était une phrase qu'il aurait fallu traduire par: Adieu, Carter. Je ne vous reverrai plus...
Là où les tigres sont chez eux, Jean-Marie Blas de Roblès, Zulma.
La force dépensée pendant 70 ans d'existence est suffisante pour envoyée un train et dix wagons chargés de pioches à une altitude de cinq cents mètres. - Puxa! ça c'était parlant au moins... Alors, lui aussi, tout estropié qu'il était... Et en s'y mettant tous, ceux des favelas, ceux du Sertão, on pouvait envoyer en l'air des milliers de trains chargés de pioches! Le boxon que ça foutrait, non? Le putain d'orage de ferraille en retombant... Ou peut-être que ça serait mieux de se grouper, et d'en expédier un seul, mais beaucoup plus haut. De se le balancer en orbite, ce con de train chargé de pioches. On le verrait passer la nuit, entre les étoiles. C'est le train de Pirambù, qu'on dirait... Il y aurait de grandes lettres sur les wagons, des messages, pareil que sur les poids lourds... J'encule les riches! signé: Nelson, l'aleijadinho. C'est ça qu'il écrirait sur son wagon à lui... Et à la peinture phosphorescente, pour que ça se voit bien pendant la nuit...
A la fin du premier chapitre, le type ordonne donc à Carter de refermer la dalle et trouve le moyen de prononcer une dernière phrase: Si long, Carter. Je ne vous reverrai plus... J'avais bien tiqué en lisant ça, mais sans plus. "Si long"... Qu'est-ce qui pouvait être si long? Mais avec Lovecraft on pouvait s'attendre à tout; je m'étais faite à cette énigme. C'est Dietlev qui m'a fait observer un jour qu'il s'agissait d'une erreur de traduction. Le texte anglais disait simplement: So long, Carter. Peu importe pour la suite, mais c'était une phrase qu'il aurait fallu traduire par: Adieu, Carter. Je ne vous reverrai plus...
Là où les tigres sont chez eux, Jean-Marie Blas de Roblès, Zulma.
mercredi 24 décembre 2008
Coraline
Coraline vient d'emménager dans une étrange maison et, comme ses parents n'ont pas le temps de s'occuper d'elle, elle décide de jouer les exploratrices. Ouvrant une porte condamnée, elle pénètre dans un appartement identique au sien. Identique, et pourtant...
J'aime Gaiman, et puis, si Pratchett en dit du bien.. Coraline chez Albin Michel
Un petit conte qui sonne comme un étrange noël chez M Jack (d'ailleurs Henry Selick s'occupe de la production d'une animation qui devrait sortir en 2009.. comme par hasard!)
Coraline, c'est avant tout la mise en place d'une ambiance aux dents pointues qui fait frissonner jusqu'aux plus grands...
J'aime Gaiman, et puis, si Pratchett en dit du bien.. Coraline chez Albin Michel
Un petit conte qui sonne comme un étrange noël chez M Jack (d'ailleurs Henry Selick s'occupe de la production d'une animation qui devrait sortir en 2009.. comme par hasard!)
Coraline, c'est avant tout la mise en place d'une ambiance aux dents pointues qui fait frissonner jusqu'aux plus grands...
A par ça, j'ai reçu un email de Robert Charles Wilson (auteur de Spin, si vous vous souvenez), le bonhomme est très ouvert, en espérant qu'il passe en France bientôt :)
Joyeux noël!
Joyeux noël!
dimanche 21 décembre 2008
Editions Daniel Maghen
Aussi galiériste, cet éditeur publie le 5 décembre différents recueils d'illustrations d'Héroic fantasy:
Dans Dark Fantasy, d'Adrian Smith (oui celui des illustrations pour Games Workshop's!) nous entraine dans un monde de chaos et de ténèbres au coeur des batailles entre guerriers du chaos et trolls! Mais vous serez aussi entrainé dans la chasse au trésor, voir les nains mercenaires ou la sorcière et son armée de potirons!
Dans le second tome de L'Univers Féérique d' Olivier Ledroit faites la rencontre d'êtres complètement décalés: la sexy Rubis, les fées gothiques, la sorcière Amour adepte d' internet et du speed-dating!, ou Elfézer, le vampire dandy qui rève de promenade au soleil!
Dans le second tome L’Univers des Dragons,anthologie réunissant une cinquantaine d'illustrateurs vous apprendrez comment les dragons et les elfes ont cohabités pendant des millénaires au coeur de la Forêt Almanéenne. Bonne entente marquée par le fait que se sont les elfes qui apprirent aux dragons comment cracher du feu! Mais bientôt les hommes et les orques troublèrent cette douce paix...
Une exposition à lieu dans sa galerie du 5 décembre au 30 décembre autour des thèmes de ces ouvrages!
Adresse de ladite galerie:
Galerie Daniel Maghen, Ouverte du mardi au samedi de 10h30 à 19h, 47 quai des Grands Augustins, 75006 Paris, Métro St Michel. Tel : 01 42 84 37 39
Voir le site http://www.danielmaghen.com/Default.asp
Dark Fantasy, Adrian Smith, Editions Daniel Maghen, déc.2008.
L'Univers Féérique, Olivier Ledroit, Editions Daniel Maghen, déc.2008.
L’Univers des Dragons, Collectif, Editions Daniel Maghen, déc.2008.
Dans Dark Fantasy, d'Adrian Smith (oui celui des illustrations pour Games Workshop's!) nous entraine dans un monde de chaos et de ténèbres au coeur des batailles entre guerriers du chaos et trolls! Mais vous serez aussi entrainé dans la chasse au trésor, voir les nains mercenaires ou la sorcière et son armée de potirons!
Dans le second tome de L'Univers Féérique d' Olivier Ledroit faites la rencontre d'êtres complètement décalés: la sexy Rubis, les fées gothiques, la sorcière Amour adepte d' internet et du speed-dating!, ou Elfézer, le vampire dandy qui rève de promenade au soleil!
Dans le second tome L’Univers des Dragons,anthologie réunissant une cinquantaine d'illustrateurs vous apprendrez comment les dragons et les elfes ont cohabités pendant des millénaires au coeur de la Forêt Almanéenne. Bonne entente marquée par le fait que se sont les elfes qui apprirent aux dragons comment cracher du feu! Mais bientôt les hommes et les orques troublèrent cette douce paix...Une exposition à lieu dans sa galerie du 5 décembre au 30 décembre autour des thèmes de ces ouvrages!
Adresse de ladite galerie:
Galerie Daniel Maghen, Ouverte du mardi au samedi de 10h30 à 19h, 47 quai des Grands Augustins, 75006 Paris, Métro St Michel. Tel : 01 42 84 37 39
Voir le site http://www.danielmaghen.com/Default.asp
Dark Fantasy, Adrian Smith, Editions Daniel Maghen, déc.2008.
L'Univers Féérique, Olivier Ledroit, Editions Daniel Maghen, déc.2008.
L’Univers des Dragons, Collectif, Editions Daniel Maghen, déc.2008.
vendredi 19 décembre 2008
Terry Pratchett et la maladie d'Alzheimer
J'ai longuement réfléchi à une manière de parasiter la joie des fêtes de fin d'année... J'ai enfin trouvé!
Saviez-vous que Terry Pratchett était atteint de la maladie d'Alzheimer ???
Voilà pardon au famille tout ça... et joyeux noël et bonne année quand même! (Non plus sérieusement ça me fait mal au coeur aussi...)
(voir lien http://www.terrypratchettbooks.com/ )
Saviez-vous que Terry Pratchett était atteint de la maladie d'Alzheimer ???
Voilà pardon au famille tout ça... et joyeux noël et bonne année quand même! (Non plus sérieusement ça me fait mal au coeur aussi...)
(voir lien http://www.terrypratchettbooks.com/ )
Le Coupeur de mots
Paul, un enfant de 8 ans, rencontre un homme étrange qui lui propose de lui faire ses devoirs en échange de ses conjonctions de coordinations et de ses verbes! Ses problèmes d'expression le mettront alors dans des situations bien cocasses!Un petit livre ludique pour expliquer la grammaire de base et son intérêt aux jeunes lecteurs!
Hans Joachim, traduit par Jeanne Etoré, Castor Poche Junior, 2002.
jeudi 18 décembre 2008
Mon nouvel auteur préféré: José Saramago !
Pour faire suite à mon article sur l'Aveuglement:(voir: http://ranatoad.blogspot.com/search?q=saramago) je vous conseille La Lucidité et Les Intermittences de la mort!Suite de l'Aveuglement, La Lucidité raconte les conséquences du vote blanc de 83% des inscrits sur les listes électorales lors des municipales d'une ville indéfinie et les manifestations silencieuses et sans violence que rejoindra même le maire! La manipulation du gouvernement sur les médias afin de trouver des bouc émissaires à cette crise ce qui mènera à la traque du groupe survivant de la précédente épidémie et surtout de "sa chef"!
L'auteur montre par l'absurde la déliquescence des organismes de l'état en temps de crise, allant jusqu'à quitter la ville pour la gouverner loin des manifestations, ce qu'ils sont près à raconter pour se dédouaner, ainsi que la façon dont ils traitent les fonctionnaires censé résoudre la crise!
L'intérêt principal de l'ouvrage étant de décrire l'incapacité de l'État à se poser les bonnes questions sur sa politique!
Dans Les Intermittences de la mort l'auteur imagine les conséquences morales, politiques, économiques et sociales si la mort en venant à ne plus faire son œuvre!
Le plus spectaculaire est de constater la vitesse de déliquescence de cette "bonne société', la vitesse à laquelle l'État se dédouane de ses responsabilités en s'associant à la Maphia (avec PH pour bien faire la différence...) afin que les non-morts puissent mourir à la frontières et être ramené pour enterrement!
Mais pourquoi la mort ne fait-elle plus son oeuvre? Après moultes hypothèses médiatiques elle envoi une lettre pour s'expliquer!
Après un prélude apocalyptique l'auteur se tourne vers une fin plus comique qui détonne totalement de son style habituel!
José Saramago , Le Seuil, 2006-2008.
(Voir sa bibliographie sur le site de la Librairie Compagnie: http://www.librairie-compagnie.fr/portugal/auteurs/saramago.htm )
Saga Night watch, SF russe!
Vous en avez marre de lire de la soupe? Vous voulez lire de la SF originale qui ne se contente pas de répéter des archétype type le sorcier qui cherche un trésor, le vampire amoureux mais qui doit choisir entre "vampiriser" son aimée ou non? Ou le loup garou solitaire qui ne peut sortir les soirs de pleine lune?
Serguei Loukianenko nous introduit dans une Russie contemporaine aussi déglinguée que la réelle, dans laquelle deux camps s'affrontent: la lumière et l'obscurité. Dans un traité non agression signé par les deux camps au Moyen-Age, ces deux instances sont crées pour conserver un équilibre branlant qui finirait par la destruction du monde en cas de violation. Dis comme ça rien d'original me direz-vous!
Sauf que les vampires, loups garous, métamorphes et autres magiciens peuvent appartenir aux deux camps selon leur aptitudes psychologiques! Un controle strict leur est imposé, tel des lieux d'approvitionnement pour les vampires afin de ne pas interférer avec le monde des vivants!
Et que les agents des deux camps ont accès à différents niveaux de pénombre selon leurs aptitudes, sorte de réallité parallèle dans laquelle on peut voir la vérité des êtres!
Dans le premier tome, Night Watch, on suit les périgrinations et l'enquète des principaux acteurs de l'obscurité. Le héros, Anton, aussi sexy d'un russe moyen et taciturne comme Droopy doit enquèter spour savoir qui est cet enfant "Autre", quelqu'un pas encore conscient de ses pouvoirs, que les deux camps s'arrachent et qui est la femme, Svetlana, dont les pouvoirs incontrolés détruisent la ville!
Mais le plus interessant de réside pas dans l'intrigue mais le côté humouristique avec lequel l'auteur dédramatise chaque situation angoissante! Ainsi que sa façon de parler de la politique russe sans en avoir l'air: voir la relation d'Anton avec son voisin Kolia qu'il est obligé d'espionner...
Dans le second tome, Day Watch, Anton et Svetlana tombe amoureux et se pose le problème de l'inquisiteur Edgar, instance indépendante permettant de règler les problèmes entre les deux camps, obligé de sacrifier sa bien aimée!
Le gros problème, après maintes manipulations était en fait de manipuler Svetlana, reconnue comme grande magicienne!
Dans le troisième tome, The Twilight Watch, le gros problèmes est de retrouver un grimoire volé à une grande sorcière qui pourrait trasformer tous les humains en "Autres" et ainsi tuer le système des deux camps!
En conclusion: par un ton humouristique mélangé à un style mélant Sf et polar l'auteur nous balade complètement dans un monde pleins de faux semblants dans lequel on ne peut jamais deviner les tenants et les aboutissants!
Pour l'annecdote: c'est l'agent littéraire des Bienveillantes qui a profité du succès de ce livre pour imposer cet auteur à Albin Michel! Sinon les couvertures horribles sont dues aux éditions américaines...
Les trois premiers tomes sont disponibles chez Albin Michel, pour le dernier il faudra attendre les chiffres de vente du précédent ou le loobying des lecteurs!
Les Sentinelles de la nuit, Serguei Loukianenko, Albin Michel, 2006.
Les Sentinelles de la lumière, Serguei Loukianenko, Albin Michel, 2007.
Les Sentinelles du crépuscule, Serguei Loukianenko, Albin Michel, 2008.
Serguei Loukianenko nous introduit dans une Russie contemporaine aussi déglinguée que la réelle, dans laquelle deux camps s'affrontent: la lumière et l'obscurité. Dans un traité non agression signé par les deux camps au Moyen-Age, ces deux instances sont crées pour conserver un équilibre branlant qui finirait par la destruction du monde en cas de violation. Dis comme ça rien d'original me direz-vous!
Sauf que les vampires, loups garous, métamorphes et autres magiciens peuvent appartenir aux deux camps selon leur aptitudes psychologiques! Un controle strict leur est imposé, tel des lieux d'approvitionnement pour les vampires afin de ne pas interférer avec le monde des vivants!
Et que les agents des deux camps ont accès à différents niveaux de pénombre selon leurs aptitudes, sorte de réallité parallèle dans laquelle on peut voir la vérité des êtres!
Dans le premier tome, Night Watch, on suit les périgrinations et l'enquète des principaux acteurs de l'obscurité. Le héros, Anton, aussi sexy d'un russe moyen et taciturne comme Droopy doit enquèter spour savoir qui est cet enfant "Autre", quelqu'un pas encore conscient de ses pouvoirs, que les deux camps s'arrachent et qui est la femme, Svetlana, dont les pouvoirs incontrolés détruisent la ville!Mais le plus interessant de réside pas dans l'intrigue mais le côté humouristique avec lequel l'auteur dédramatise chaque situation angoissante! Ainsi que sa façon de parler de la politique russe sans en avoir l'air: voir la relation d'Anton avec son voisin Kolia qu'il est obligé d'espionner...
Dans le second tome, Day Watch, Anton et Svetlana tombe amoureux et se pose le problème de l'inquisiteur Edgar, instance indépendante permettant de règler les problèmes entre les deux camps, obligé de sacrifier sa bien aimée!Le gros problème, après maintes manipulations était en fait de manipuler Svetlana, reconnue comme grande magicienne!
Dans le troisième tome, The Twilight Watch, le gros problèmes est de retrouver un grimoire volé à une grande sorcière qui pourrait trasformer tous les humains en "Autres" et ainsi tuer le système des deux camps!En conclusion: par un ton humouristique mélangé à un style mélant Sf et polar l'auteur nous balade complètement dans un monde pleins de faux semblants dans lequel on ne peut jamais deviner les tenants et les aboutissants!
Pour l'annecdote: c'est l'agent littéraire des Bienveillantes qui a profité du succès de ce livre pour imposer cet auteur à Albin Michel! Sinon les couvertures horribles sont dues aux éditions américaines...
Les trois premiers tomes sont disponibles chez Albin Michel, pour le dernier il faudra attendre les chiffres de vente du précédent ou le loobying des lecteurs!
Les Sentinelles de la nuit, Serguei Loukianenko, Albin Michel, 2006.
Les Sentinelles de la lumière, Serguei Loukianenko, Albin Michel, 2007.
Les Sentinelles du crépuscule, Serguei Loukianenko, Albin Michel, 2008.
Miss.Tic, femme de l'être
Premier essai philosophique sur l'œuvre de Miss Tic couvrant la période 1985 à 2008 basé sur des entretiens et des photos originales de l'artiste et de ses pochoirs et toiles.Christophe Genin, agrégé de philosophie et docteur ès lettres et maitre de conférences à la Sorbonne en philosophie de l'art et théorie de la culture analyse les aspects originales de la carrière de l'artiste: de la philosophie de l'éphémère des pochoirs, aux toiles actuelles, à sa poésie, ses revendications féministes et comment sa carrière est passé de l'illégalité à la reconnaissance institutionnelle!
Extraits de l'ouvrage: http://www.lesimpressionsnouvelles.com/extraits/MissTicextrait.pdf
Distribution: Harmonia Mundi
Christophe Genin, Les Impressions Nouvelles, 2008.
dimanche 14 décembre 2008
Le film
Editeur:Arrivée depuis peu à Marq-en-Baroeul dans le Nord de la France, Ruth Chaï-Seckl s’ennuie. Ses élèves de primaire, qu’elle tente d’éveiller par toutes sortes d’activités et de sorties, la dépriment ; elle les prend en grippe, commence à les détester.
Ruth sympathise avec sa voisine, Gisèle Farache-Sanchez, qui travaille à la Poste, et décide de participer avec elle au Festival international du film documentaire de Marseille. Les deux femmes se filment à tour de rôle et se racontent devant la caméra. Après la peur de l’objectif et du ridicule, les langues se délient, les non-dits surgissent. On découvre qu’enfant Ruth voulait être juive, malgré l’opposition de son père, et que Gisèle, adoptée à sa naissance, écoute Julio Iglesias toute la journée parce qu’elle se croit espagnole.
La caméra agit comme un révélateur, leur film Racines devient le moteur de leur vie, et tout leur entourage en est touché : le mari de Gisèle, Juan, l’étrange voisine, madame Havetz, ou la boulangère Chrissie. Chacun ressent le besoin de parler, d’être saisi par la caméra.
roman à paraître le 14 janvier 2009
Je n'ai pas vu "bienvenue chez les Ch'tits", mais je devine que l'idée principale est de faire transparaître l'ambiance du film (accent du nord inclus).
L'histoire se dévore, s'engouffre. Les chapitre son brefs, tranches de vies ratées qui retrouvent peu à peu leurs chemins au travers de leurs confessions.
De la tendresse, du terroir, des happy ending, comme un feuilleton.
J'ai lu ce livre en tant que libraire. Il y a un peu de Pancol la dedans, style qui ne me correspond pas personnellement. Par contre je le conseillerai vivement à tous les adeptes du genre.
"Le film" Cypora Petitjean-Cerf, Stock
Ruth sympathise avec sa voisine, Gisèle Farache-Sanchez, qui travaille à la Poste, et décide de participer avec elle au Festival international du film documentaire de Marseille. Les deux femmes se filment à tour de rôle et se racontent devant la caméra. Après la peur de l’objectif et du ridicule, les langues se délient, les non-dits surgissent. On découvre qu’enfant Ruth voulait être juive, malgré l’opposition de son père, et que Gisèle, adoptée à sa naissance, écoute Julio Iglesias toute la journée parce qu’elle se croit espagnole.
La caméra agit comme un révélateur, leur film Racines devient le moteur de leur vie, et tout leur entourage en est touché : le mari de Gisèle, Juan, l’étrange voisine, madame Havetz, ou la boulangère Chrissie. Chacun ressent le besoin de parler, d’être saisi par la caméra.
roman à paraître le 14 janvier 2009
Je n'ai pas vu "bienvenue chez les Ch'tits", mais je devine que l'idée principale est de faire transparaître l'ambiance du film (accent du nord inclus).
L'histoire se dévore, s'engouffre. Les chapitre son brefs, tranches de vies ratées qui retrouvent peu à peu leurs chemins au travers de leurs confessions.
De la tendresse, du terroir, des happy ending, comme un feuilleton.
J'ai lu ce livre en tant que libraire. Il y a un peu de Pancol la dedans, style qui ne me correspond pas personnellement. Par contre je le conseillerai vivement à tous les adeptes du genre.
"Le film" Cypora Petitjean-Cerf, Stock
jeudi 11 décembre 2008
La Mécanique raciste
Pierre Tevanian, professeur de philosophie à Drancy, co-animateur du collectif Les Mots sont importants et déjà auteur du Dictionnaire de la lepénisation des esprits (L' Esprit frappeur, 2002) analyse dans cet essai le fonctionnement de la haine de l'autre dans la France contemporaine.En effet il est politiquement correct de se déclarer non raciste, or ce tabou a pour conséquence perverse de ne pouvoir faire un portrait de ce fait sociologique. L'auteur pose les questions de la peur de l'autre ou de l'inconnu, du racisme culturel (pourquoi hait-on les "noirs" et pas les "blancs" ou les "bretons"), que recouvre ce tabou d'un point de vue anthropologique et sociologique? quelle égalité entre la population française et les immigrés? quels sont les effets de l'après décolonisation?
L'auteur illustre se propos par de multiples citations de d'Aimé Césaire, Sartre ou Martin Luther King.
Attention il s'agit d'un réel essai philosophique, relire Gilles Deleuze et Félix Gauttari ( Qu'est-ce-que la philosophie?, Editions Minuit, 2002)et sleur théorie de concept, percept et affect pour bien comprendre la thèse de l'auteur!
Pierre Tevanian, Editions Dilecta, 2008.
L' Arabe du coin
Ce recueil de portraits attachant richement illustrés s'intéresse à ceux que l'on appelle "Arabe du coin". Thomas Henriot met en lumière les différentes cultures des propriétaires de ces épiceries de la "dépanne"ainsi que leurs visions de leur métier. En effet ces commerces ne sont pas uniquement des lieux commerciaux mais aussi des lieux d'échange culturels, de convivialité, vrais acteurs de la vie sociale d'un quartier et un peu psy du coin!Mais l'auteur ne se contente pas de cette vision idéalisée, il raconte aussi les difficultés financières, les horaires à rallonge, les malhonnêtetés qui entachent le moral mais pas l'envie du partage avec l'autre!
Une très joli préface d' Eric-Emmanuel Schmitt, auteur de Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran pour ceux qui l'auraient oublié!
Un ouvrage émouvant, délicieux et trop court!
Thomas Henriot, Alexis Roux de Bézieux, Editions Dilecta, 2008.
mercredi 10 décembre 2008
lundi 8 décembre 2008
Spin
Une nuit d'octobre, Tyler Dupree, douze ans, et ses deux meilleurs amis, Jason et Diane Lawton, quatorze ans, assistent à la disparition soudaine des étoiles. Bientôt, l'humanité s'aperçoit que la Terre est entourée d'une barrière à l'extérieur de laquelle le temps s'écoule des millions de fois plus vite. La lune a disparu, le soleil est un simulacre, les satellites artificiels sont retombés sur terre. Mais le plus grave, c'est qu'à la vitesse à laquelle vieillit désormais le véritable soleil, l'humanité n'a plus que quelques décennies à vivre... Qui a emprisonné la terre derrière le Bouclier d'Octobre? Et s'il s'agit d'extraterrestres, pourquoi ont-ils agi ainsi ? Spin est un monument foisonnant d'idées inédites - ou pas, mais en tout cas traitées de manière à rendre les choses d'une logique imparable. Wilson s'attache beaucoup à la psychologie des personnages, leurs réactions essentielles déterminent même parfois la suite des évènements à l'échelle planétaire! La fin du monde est regardée sur tous les angles et c'est ce regard qui en fait un livre culte.
A lire absolument, Spin prix Hugo 2006 est le premier tome d'un cycle dont le second tome "Axis" sortira en France en octobre 2009 (info(c)Gilles Dumay)
vendredi 5 décembre 2008
Le buveur d'encre
Quoi de plus paradoxal quand on a un père libraire que de détester la lecture?! Odilon, 8 ans se languit entre les piles de livres en observant les clients pour mieux faire passer le temps. Les clients maniaques, les indécis, les promeneurs jusqu'au jour où il voit flotter, tel un fantôme, un personnage qui sort une paille, la plante dans un livre et en boit la substance! Rêve ou réalité? Que trouve donc ce vampire des mots de si délicieux dans cet endroit ennuyeux?A travers une opposition père-fils, qui permettra l'identification aux 8-11 ans, l'auteur aborde aussi le thème de l'intérêt pour la lecture, ce qu'on peut y trouver pour éveiller la curiosité et l'imagination, de la frontière entre le réel et l'imaginaire et enfin l'éveil à la culture grâce à de multiples références littéraires.
Eric Sanvoisin, Nathan Jeunesse, 2006.
jeudi 4 décembre 2008
Daphné disparue
Après avoir perdu la mémoire dans un accident un auteur part à la quête d'une femme mystérieuse dont il est tombé amoureux juste avant l'évènement. Les seuls souvenirs qui lui restent sont consignés dans un cahier. Il part alors à la recherche de cette créature... Mais elle-t-elle réelle ou fait-elle partie de la fiction de son futur roman?Il croise dans un enchevêtrement de réel et de fiction une muse censé inspirer les auteurs, des créatures tout droit sorties des Métamorphoses d' Ovide. Dans le "cercle littéraire" où il a diné avant l'accident les personnages rencontrent leur créateur!
Dans ce dédoublement des perceptions du réel Somoza perd son lecteur dans un labyrinthe de signification et joue avec son attente... En effet la femme tant aimée ne serait-elle pas l'alterego de l'auteur... et donc son double de fiction?
Dans ce premier ouvrage de l'auteur on retrouve toutes ses thématiques qui seront plus tard développés avec brio: l'interaction avec la mythologie dans La Dame numéro 13 etl'intrigue policière à tirroir dans La Caverne des idées.
Dans ce dédoublement des perceptions du réel Somoza perd son lecteur dans un labyrinthe de signification et joue avec son attente... En effet la femme tant aimée ne serait-elle pas l'alterego de l'auteur... et donc son double de fiction?
Dans ce premier ouvrage de l'auteur on retrouve toutes ses thématiques qui seront plus tard développés avec brio: l'interaction avec la mythologie dans La Dame numéro 13 etl'intrigue policière à tirroir dans La Caverne des idées.
José Carlos Somoza, Actes Sud, septembre 2008.
Lecture vagabonde
En partant de la citation de Montaigne, "un livre est fait d'un auteur et d'un lecteur", André Brincourt nous entraine dans une réflexion sur le rôle du lecteur par rapport au livre.Quels sont les interactions entre le livre et le lecteur? Une œuvre ne peut -elle être complète que lorsqu'elle rencontre le lecteur? Est-ce lui qui lui donne tout son sens lorsqu'il l'interprète à travers le prisme de ses sentiments? Enfin le livre mérite-t-il un certain type de lecteur ou le lecteur un certain type de livre?
Une réflexion passionnante qui nous interroge aussi bien sur la définition du lecteur (du bon lecteur) que sur celle de la vraie littérature (celle qui fait éveille une interaction et ouvre sur de nouveaux horizons).
Le roi qui désirait le Temps
Il fut un temps où le temps n'existait pas. Ni le roi ni son peuple ne vieillissaient! Le roi était donc insatisfait car il ne voyait jamais le moindre indice de changement. Mais un secret détenu au delà des frontières du royaume pourrait permettre enfin le bon fonctionnement de l'écoulement du temps! Or quelqu'un pourrait détenir les informations nécessaires à cette quête...Fleur de Neige
Dans un pays imaginaire un peuple fantastique modèle les nuages et les flocons de neige. Mais au sein de ce peuple il existe des êtres qui écrasent les flocons. Neige est l'un d'entre eux: ses gestes ne sont pas élégants, il manque d'adresse, est trop innocent. Trop tout! Mais son frère Angel va se battre contre tous pour l'intégrer à cette société.Ce magnifique album, rédigé en collaboration avec l'association Perce-Neige (http://www.perce-neige.org/) , apprend la tolérance d'une manière poétique au plus petit!
Une manière de s'émerveiller tout en faisant une bonne action!
Tégine Joséphinz, Arnaud Hug, Gecko, novembre 2008.
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Les mots des riches, les mots des pauvres
L'auteur de la Grammaire française et impertinente propose un dictionnaire bilingue à contre courant du politiquement correct!A partir d'exemples loquasses il décrypte les hypocrisies du langage moderne.
Chaque chapitre est l'analyse d'une réciproque en "riche" en "pauvre".
Un manuel d'ironie essentiel pour égayer les fêtes de fin d'années!
Exemples:
Cahiers du cinéma se dit Télé Z
Nouveau-né se dit nouveau pauvre
Tahiti se dit Palavas-les-Flots
Jean-Louis Fournier, LDP, 2006.
Guiness Book
Je pourrais en effet battre le record de l'article le plus court en disant simplement: ce livre est une pépite, lisez-le. Mais premièrement, s'il y a un jeu sur ce blog, ce n'est pas celui-ci et deuxièmement, je n'aime pas énormément faire des articles courts.Bon, je vais vous refaire le coup du: j'ai adoré le premier donc je me suis jeté sur le deuxième (voir mes articles sur Australia Underground, Le Noir qui marchait à pied et Brothers. Oui, je sais, Brothers n'est pas une suite, c'est juste pour que vous retourniez sur l'article ou, mieux, que vous achetiez directement le livre, parce qu'il est 'achement bien).
J'ai lu Déjanté de Hugo Hamilton (Prix Fémina étranger 2004 pour Sang Impur, dans un tout autre genre) à sa sortie et le piètre enthousiasme de mes collègues qui l'avaient également lu m'avait littéralement scandalisé. Ce livre est un excellent roman noir qui vous arrache un sourire à chaque page (je vous jure que je n'exagères pas). Il aurait été regrettable que Déjanté n'ai pas de suite, même si sa scène finale faisait belle figure (non, je vous raconte pas, il faut le lire!).
Et Triste Flic a déboulé en librairie. On y retrouve Pat Coyne, personnage brut, buté, dingue et attachant. J'aurais pu ajouter irlandais, tiens... Suivi par une psy avec laquelle il coopère difficilement, harcelant au téléphone un banquier qu'il considère comme son pire ennemi, essayant de recoller les morceaux avec sa femme, râlant contre une modernisation qui défigure l'Irlande primordiale...
Il y a bien un meurtre au début mais Coyne n'est plus flic et le roman n'est que prétexte à digressions contrôlées, savoureuses. Scènes et personnages sont dépeints avec une verve que je n'hésite pas à qualifier de poétique. Ce deuxième volet gagne même en profondeur, je trouve. Non, pas d'extraits, découvrez par vous-mêmes.
Bon, en attendant que Phébus publie rapidement une suite à Sale Cabot de Heinrich Steinfest...
Triste Flic, Hugo Hamilton, Phébus, 19,50 euros. Traduction de l'anglais (Irlande, c'est pas très subtilement indiqué dans le titre...) par Katia Holmes.
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