"Rana Toad", ça se mange?

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jeudi 9 juillet 2015

The Three Investigators 2.The Mystery of the Stuttering Parrot (1964)/Les Trois Jeunes Détectives 2.Le Perroquet qui bégayait (1967)

Alfred Hitchcock, Robert Arthur et "Les Trois Jeunes Détectives"/"The Three Investigators"
1.The Secret of Terror Castle/1.Au Rendez-vous des revenants (Tableau Pinterest)

J. Poirier, Hachette, 1967
  "[...] I've never heard of a stuttering parrot before. Come on, Pete, we've got our second case!"
  "One moment!" Mr Hitchcock said, and they paused. "I believe it would help if you had my friend's name and address." He wrote something on a sheet of paper. "Here it is."
  "Thank you," Jupiter said. He tucked the paper into his pocket, then started towards the door with Pete.   
  "We'll let you know how we make out, sir," he said, just before they left." [...]

J. Poirier, Hachette, 1967
  "[...] Je n'ai jamais entendu parler d'un perroquet bègue! Viens, Peter: nous tenons notre seconde affaire.
  -Un instant!" fit M. Hitchcock.
  Puis, après une pause:
"Si vous aviez le nom et l'adresse de mon ami, cela vous aiderait déjà un peu."
  Il griffonna quelque chose sur une feuille de papier:
  "Les voici."
  Hannibal mit la feuille dans sa poche.
  "Merci beaucoup, monsieur. Nous vous rendrons compte de notre seconde mission."
  Les deux garçons prirent congé et sortirent du bureau." [...]

  C'est ainsi que se terminait The Secret of Terror Castle/Au Rendez-vous des Revenants. La deuxième aventure des Trois Jeunes Détectives était donc déjà annoncée. Dès le premier chapitre, on retrouve déjà Hannibal et Peter devant la maison de Malcom Fentriss, l'ami d'Alfred Hitchcock en question. Celui-ci s'est procuré un perroquet qui cite du Shakespeare. Le problème c'est que l'oiseau a disparu et le jeune duo (sans Bob), accompagné de Warrington, fait dès le début des rencontre étranges. Pour les personnes qui désirent redécouvrir le roman, je préviens que je vais dévoiler beaucoup de choses directement ou indirectement. Il est donc conseillé de le lire et de revenir ensuite sur cet article.

  Si vous avez lu mon article sur le premier volet, vous savez que je m'intéresse beaucoup à comparer le texte original américain à la traduction française. Pour Le Perroquet qui bégayait, la toute première édition de 1967 mentionne de nouveau "Tatiana Bellini" et les éditions ultérieures (Le Livre de Poche, 1982 et Bibliothèque Verte, 1994) mentionnent Vladimir Volkoff. Les textes étant totalement identiques, je persiste à penser qu'il s'agit du second. Les différences des deux premiers chapitres sont relativement mineures (par exemple, Billy Shakespeare, le perroquet du titre, n'est appelé que Shakespeare) et elles ne valent pas vraiment la peine d'être relevées. J'ai même cru que Volkoff s'était calmé au niveau des omissions. Mais ça n'a pas duré... Le cinquième chapitre français omet un nombre important de lignes et j'en reparlerai plus bas.

  J'ai relevé dans l'article concernant le premier volet tout les occurrences où la traduction omettait les allusions à deux choses précises: le passé d'acteur de Jupiter/Hannibal et l'attelle de Bob. En ce qui concerne le premier, la traduction d'Au Rendez-vous des Revenants l'ignorait déjà complètement. On retrouve une seule allusion, non traduite, au Chapitre 3: "Because of his childhood acting experience, he could appear well poised in almost any situation" que je pense bien traduire par "Grâce à son expérience d'enfant acteur, il pouvait s'adapter/paraître crédible dans presque toutes les circonstances."
  On ne suit qu'Hannibal et Peter pendant les trois premiers chapitres. J'avais pourtant hâte de retrouver Bob, l'archiviste du trio, pour une raison très particulière: cette fameuse attelle que Bob portait suite à une blessure. Le texte américain rappelle l'accident dans le Chapitre 4:  "Bob had fallen down one of these hills and banged up his legs so he now had to wear a brace on it. But it would come off some day [...]"/ Ma traduction: "Bob avait dégringolé le long d'une de ces collines et s'était tellement esquinté la jambe qu'il devait porté une attelle. Mais il pourrait l'enlever un de ces jour"). J'ai du remettre à jour le premier article de la série à cause d'une découverte tardive, à savoir que la première édition d'Au Rendez-vous des Revenants traduisait la présence de cet appareil orthopédique. J'ai eu moins de choses à changer dans l'article que vous êtes en train de lire. Cette seule et unique allusion au Chapitre 4 est occultée dès la première édition de 1967 dans la collection Idéal-Bibliothèque. D'une part, cela porte beaucoup moins à conséquence par la suite car aucune allusion à cette attelle n'est réitérée dans le texte original. D'autre part, c'est dommage pour la continuité de l'histoire originale, car Robert Arthur n'a pas écrit ça par hasard. Pourtant  L'auteur va-t-il mentionner dans le volet suivant que Bob ne la porte plus ou va-t-il oublier ce détail? Du point de vue des illustrations intérieures, Roger Hall, pour les éditions britanniques Armada, figurera l'attelle.

  A noter que ce Chapitre 4 est presque la copie conforme du premier chapitre de The Secret of Terror Castle/Au Rendez-vous des Revenants. La mère de Bob transmet un message d'Hannibal et Bob se rend au QG des détectives. Je pense que je risque souvent de rappeler cet aspect répétitif de la série. Déjà les rencontres d'Hannibal et de Peter avec les antagonistes jouent sur les mêmes ficelles (comparez celle de Jonathan Rex et celle de Claudius).

  Avant de m'attaquer à quelques différences de traduction qui concerne l'intrigue, il y a un détail que je suis obligé de mentionner. J'avais parlé de l'aspect visuel, de la représentation des trois personnages principaux. L'illustrateur français Jacques Poirier s'en est fait une idée bien précise et certains de ceux qui ont suivi ont repris les mêmes caractéristiques (Yves Beaujard en tête, dont le travail pour la "Bibliothèque Verte" a fixé dans mon imaginaire l'aspect physique d'Hannibal, Peter et Bob). Sauf que... dans l'introduction d'Alfred Hitchcock pour The Mystery of the Stuttering Parrot/Le Perroquet qui bégayait (tronquée dans la version Livre de Poche de 1982) décrit les adolescents (encore que leur âge méritera un aparté...) de manière plus précise que dans le premier volet. Je me penche plus précisément sur Bob pour l'instant. Le Bob Andy de Jacques Poirier et d'Yves Beaujard est un garçon mince, brun, avec des lunettes, une veste et une cravate. Alors que la toute première description d'Hitchcock, très vague, permet toutes les libertés, la seconde donne un détail qui contredit cette image de Bob qu'aura le public français: "Bob is rather slight, blond, of a scholarly nature, but with a streak of adventurousness in him"/"Bob est un petit blond; il a des goûts studieux, ce qui ne l'empêche pas d'aimer aussi l'aventure." Je crois ne pas me tromper en disant qu'aucune allusion à des lunettes (pour le côté studieux) n'est pas faite avant le troisième tome de la série (toutefois, des illustrations britanniques lui en donneront avant) et encore moins pour la cravate.

Roger Hall, 1968.
Harry Kane, 1964.
  Cependant, Harry Kane, le premier illustrateur du côté américain, comme vous pouvez le constater, représente Bob également avec des cheveux bruns. En fait, ce n'est pas Bob, mais Jupiter qui est assis à gauche, alors qu'il n'est pas censé être présent dans cette scène. Il est amusant de constater que Roger Hall, l'illustrateur des éditions britanniques qui avait l'habitude de reprendre les dessins de Kane en y apportant peu de différences, en plus d'illustrer la même scène de façon moins copie conforme rectifie ce que le texte mentionne (ne serait-ce pas une attelle à sa jambe gauche?).

  En France, c'est Boiry qui présentera Bob avec les cheveux blonds et également de plus petite taille que Poirier et Beaujard. Déjà, sur la couverture de la version Livre de Poche 1982, on peut le voir sur la droite (la première fois que j'ai vu cette couverture, ça m'a déstabilisé tellement j'étais habitué au Bob brun à lunettes). La même Boiry fera d'autres versions toujours pour le Livre de Poche (une même illustration pour deux versions en 1993 et 1999 et encore une autre pour celles de 2001 et 2007). Toutefois, elle se contredira elle-même sur la couleur de cheveux d'Hannibal lui-même (roux dans un premier temps, puis bruns). Dans sa version la plus récente, il rajoute des lunettes à Bob. On peut aussi remarquer que Boiry n'offre pas d'apparition ludique d'Alfred Hitchcock .

Boiry, 1982
Boiry, 1999
Boiry, 2007













Ce qu''ont fait les collections "Idéal-Bibliothèque" et la "Bibliothèque Verte" dans leurs versions. La première couverture signée Jacques Poirier (1967) se contente d'un perroquet en cage, mais pas n'importe quelle cage! La deuxième version (1977), dont l'auteur m'est inconnu (peut-être Poirier?), est quelque peu brouillonne mais figure ce qui semble être Claude Claudius, l'un des personnages du roman. Et celle de Beaujard (1994) continue la tradition mais retire les lunettes du nez d'un Bob aux cheveux bruns ou châtain foncé pour les pinailleurs... Comme j'estime qu'il y a déjà suffisamment de couvertures, vous trouverez les versions anglo-saxonnes dans un article annexe (lien).

Jacques Poirier, 1967

Yves Beaujard, 1994
Inconnu, 1977
  Les différences de traduction que je souhaite aborder concernent ce que disent certains des perroquets (car il y en plusieurs), c'est-à-dire une piste importante que le trio va suivre. Elles sont toutes autant de références culturelles. Encore une fois, je préviens ceux d'entre vous qui veulent lire le roman sans trop en savoir, ce qui suit révèle un peu de l'intrigue:

Jacques Poirier, 1967
Little Bo-Peep: 'Little Bo-Peep has lost her sheep and doesn't know where to find it. Call on Sherlock Holmes!'
Petit Patapon: "Petit Patapon a perdu ses moutons. Il faut aller voir Sherlock Holmes."
A première vue, la phrase de Petit Patapon est plutôt fidèle au texte original. Mais celui-ci signale qu'il s'agit d'un extrait de Mother Goose, comptine très populaire pour les Anglo-Saxons et va au plus profond des choses. Le texte français ignore la référence, supprime une bonne partie des réflexions des détectives en rapport avec Mother Goose et par ricochet le cheminement vers l'élucidation du mystère. Le passage occulté est vraiment trop long et j'ai préféré le poster hors article. Pour les personnes intéressées, si vous lisez l'anglais (il n'est pas traduit) voici le lien.

Billy Shakespeare: 'To-to-to be or not to-to-to- be, that is the question'.'
Shakespeare: '"Être ou ne pas être. Beaucoup de-de-de b-bruit pour rien.'
Pourquoi Vladimir Volkoff ajoute-t-il le titre d'une autre pièce, que Robert Arthur n'a jamais placé à l'origine? Parce qu'il y a été obligé. Cette phrase est centrale puisque dans l'histoire, le perroquet bégaie parce qu'on lui a appris, ou plutôt, il répète une phrase ou le bégaiement existait déjà. Je n'en révélerai cependant pas plus, juste que le choix du traducteur s'avèrera très pertinent.


Scarface: 'I never give a sucker an even break, and that's a lead pipe cinch!'
Scarface: 'Petit malin, ne te monte pas le bourrichon. Je te passerai bien le tuyau mais tu ne saurais qu'en faire.'
  Le nom de ce perroquet est clairement une allusion au film Scarface, pas la version qui a offert à Al Pacino un de ces rôles les plus marquants (Brian De Palma ne l'a vue sortir qu'en 1983 sur les écrans et le texte dont nous parlons a été publié en 1964), mais celle de 1932. Pete dit même dans le chapitre 10: "It sounds like something out of an old gangster movie"/"On dirait une phrase tout droit sortie d'un vieux film de gangsters". Mais la traduction est de moi, car Volkoff a choisi de l'occulter. L'expression utilisée en première partie de citation est pourtant plus souvent associé à un autre genre de film, c'en est même le titre puisqu'il s'agit de celui de W.C. Fields, Never Give a Sucker an Even Break (1941) (Titre français: Passez muscade). L'expression prendrait plus précisément racine soit dans le milieu des escrocs soit d'une sorte d'argot issu des prisons et signifie qu'il ne faut pas hésiter à profiter des idiots. Comme l'indique Bob dans le Chapitre 15: "That certainly sounds as if Mr. Silver is telling us he's fooled us all along, especially as the last half of the message is another old slang phrase meaning something is positively certain, 'Even if you solve my message you won't find the picture, and that's fore sure.'" Vladimir Volkoff reste cohérent à sa traduction, mais elle n'est pas totalement fiable. Je propose: "On dirait à coup sûr que M. Silver s'est moqué de nous depuis le début, précisément car la seconde moitié du message est une autre expression argotique voulant dire que quelque chose est totalement certain: "Même si vous trouvez la solution à mon message, vous ne trouverez pas le tableau, c'est sûr et certain."

  Une dernière chose que je souhaiterais signaler: les accents de personnages dont la langue maternelle n'est pas l'anglais. Carlos, Konrad et M. Huganay ont une façon bien à eux de s'exprimer dans le texte de Robert Arthur. Cependant, Vladimir Volkoff a choisi ou pas d'en rendre compte.
  Commençons par celui qui des trois apparait le premier: l'escroc français M. Huganay. Vladimir Volkoff mentionne bien son origine et l'accent qui va avec à plusieurs reprises. Toutefois Huganay semble cultivé et il parle un anglais correct, du coup la traduction française peut difficilement rendre davantage compte du fait à un lecteur francophone. Même si l'on peut parfois déceler un effort à faire de belles phrases, à utiliser une politesse excessive (raffinement français oblige?). Par exemple: "May I ask - are you a friend of Mr. Fentriss, whom I was coming to call on?"/"Puis-je me permettre de vous demander si vous êtes un ami de M. Fentriss à qui j'allais rendre visite?"
  Le cas de Carlos est déjà plus intéressant. Volkoff a clairement choisi de gommer un peu la syntaxe simplifiée et approximative du jeune Carlos tout en intercalant cependant des mots en espagnol, comme si Carlos ne connaissait pas leur équivalent anglais, ce que ne fait pas le dialogue écrit par Robert Arthur. Par exemple: "Because Mr. Silver is our friend, we arrange that he be bury in little churchyard down the street."/"Comme le señor était notre amigo, nous l'avons fait enterrer dans le petit cemeterio du quartier."
Maintenant, passons à Konrad. Avec son frère Hans, ils sont employés par l'oncle d'Hannibal et ils sont d'origine allemande, le texte précise de nombreuses fois qu'ils sont Bavarois. Leur présence reste en général secondaire mais Konrad dialogue avec les détectives à trois reprises dans le Le Perroquet qui bégayait. Comme pour Carlos, le texte original lui attribue une syntaxe incorrecte. Sauf que le traducteur français n'en prend pas du tout compte et le fait donc s'exprimer de meilleure façon. Par exemple: "Mr. Jones, he see they don't have money," Konrad said. "So he pretend Mrs. Jones make mistake in charging for material."/Et puis, repris Konrad, M. Jones a vu que ces gens-là n'avaient pas d'argent; il a donc dit que Mme Jones s'était trompée dans ses comptes." (voir vignette)

  Je pense que cet article est suffisamment long. Mon petit projet personnel ne fait que commencer et j'espère qu'il intéressera quelques personnes. J'ai eu beaucoup de plaisir à redécouvrir les deux premières aventures de la série. Je n'ai pas vraiment de plan pour mes articles, je pense qu'ils se configureront au fur et à mesure. Il n'y a rien de fixe, par de formules en d'autres termes. Mon but n'est pas de faire une thèse super pointue (je ne reproche donc pas les choix de traduction de Volkoff, je n'ai aucune crédibilité à la contredire. Je me contente de relever certaines différences et de proposer humblement mon avis), il est avant tout de prendre beaucoup de plaisir à parler de tout ça (aucune pression, pas de dates butoir, pas de planning, etc.).
  Pour tout vous dire, je suis en train de faire ce que je n'ai pas achevé il y a plus de dix ans. J'ai commencé deux sujets de Maîtrise qui sont restés à l'état d'idées: dans un premier temps je voulais comparer le texte et les illustrations des romans de Charles Dickens et puis je suis passé à la traduction de nouvelles de science-fiction. Et me voilà donc des années plus tard à faire quelque chose hors du cadre universitaire mais qui est similaire aux sujets que j'ai abandonnés. Ajoutez-y une pincée de nostalgie pour ce qui m'a amené à aimer la littérature policière et vous obtenez ce marathon qui peut-être n'intéresse finalement que moi (qui aura la patience de lire tout ce qui s'y rapportera?). Merci à ceux qui ont commencé à me suivre (manifestez-vous, ça me fera plaisir!) et merci d'avance à ceux qui me suivront jusqu'au bout (si j'y vais moi-même). Il risque d'être difficile de me suivre avec toutes les vignettes et autres bonus que je vais poster hors des articles principaux (certains liens seront intégrés, d'autres non), mais en cliquant sur le libellé "Les Trois Jeunes Détectives" en bas de chaque post, le blog les affichera tous.

3.The Mystery of the Whispering Mummy/3.La Momie qui chuchotait.
4.The Mystery of the Green Ghost/4.Le Chinois qui verdissait.
5.The Mystery of the Vanishing Treasure/5.L'arc-en-Ciel a pris la fuite.
6.The Secret of Skeleton Island/6.Le Spectre aux Chevaux de bois.
7.The Mystery of fhe Fiery Eye/7.Treize Bustes pour Auguste.
8.The Mystery of the Silver Spider/8.Une Araignée appelée à régner.
9.The Mystery of the Screaming Clock/9.Les Douze Pendules de Théodule.
10 The Mystery of the Moaning Cave/10.Le Trombone du Diable.
11.The Mystery of the Talking Skull/26.Le Crâne qui crânait.
12.The Mystery of the Laughing Shadow/25.L'Ombre qui éclairait tout.
13.The Secret of the Crooked Cat/12.Le Chat qui clignait de l’œil.
14.The Mystery of the Coughing Dragon/11.Le Dragon qui éternuait.
15.The Mystery of the Flaming Footprints/14.L'Aigle qui n'avait plus qu'une tête.
16.The Mystery of the Nervous Lion/21.Le Lion qui claquait des dents.
17.The Mystery of the Singing Serpent/16.Le Serpent qui fredonnait.  

The Mystery of the Stuttering Parrot/Le Perroquet qui bégayait, Robert Arthur. Traduction de l'américain par Tatianna Belinni/Vladimir Volkoff.

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