<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-3549921395980942838</id><updated>2012-02-02T09:21:51.004+01:00</updated><category term='Première lecture'/><category term='Perles de libraires'/><category term='exposition'/><category term='Musique'/><category term='Les Indispensables'/><category term='Littérature allemande'/><category term='Littérature italienne'/><category term='bd'/><category term='Littérature hispanique'/><category term='Roman ados'/><category term='Poésie'/><category term='Album Jeunesse'/><category term='Manga'/><category term='Littérature asiatique'/><category term='Littérature Europe Centrale'/><category term='Littérature fantastique'/><category term='SFFF'/><category term='Cinéma'/><category term='wagner'/><category term='Fanzine/revue'/><category term='Erotisme'/><category term='Thriller'/><category term='conte de fées'/><category term='Pratique'/><category term='Littérature anglophone'/><category term='Roman jeunesse'/><category term='Scènes coupées'/><category term='Entretiens'/><category term='science-fiction'/><category term='bufo bufo'/><category term='Sciences fiction'/><category term='Asie'/><category term='BD/manga'/><category term='Polar/thriller'/><category term='Humour'/><category term='Ceux à ne pas manquer'/><category term='sf'/><category term='Fantasy'/><category term='&quot;You talkin&apos; to me&quot;'/><category term='culture générale'/><category term='Beaux Livres'/><category term='Citations'/><category term='Engagé'/><category term='Littérature francophone'/><category term='Littérature nordique'/><category term='Histoire'/><category term='Littérature étrangère'/><category term='Nouvelles'/><category term='Essai'/><category term='Théâtre'/><title type='text'>Rana Toad</title><subtitle type='html'></subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://ranatoad.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ranatoad.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><link rel='next' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default?start-index=101&amp;max-results=100'/><author><name>Morgane</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03899045155870691484</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_V7otwb-hTu0/S7HmgSeZh1I/AAAAAAAAAdU/oQeB9YWK6Gk/S220/LOGO1.jpg'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>923</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3549921395980942838.post-1454117327665820470</id><published>2012-01-29T19:13:00.009+01:00</published><updated>2012-02-02T09:21:51.082+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Littérature anglophone'/><title type='text'>Sur l'autre rive du Jourdain de Monte Schulz</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-IABo8D-4Y2A/TyWiHlEKVMI/AAAAAAAAAmA/zo1tck9VOvA/s1600/9782752904935.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5703142754226951362" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 218px; CURSOR: hand; HEIGHT: 320px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/-IABo8D-4Y2A/TyWiHlEKVMI/AAAAAAAAAmA/zo1tck9VOvA/s320/9782752904935.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Je vais commencer en disant tout de suite que ce bouquin est sur mon podium des romans sortis en France en 2011. En le voyant arriver, j'ai tout de suite été attiré vers lui. Pour trois raisons: 1. Cette illustration de couv' sombre et intriguante 2.Ce que l'on peut déceler dans le résumé en quatrième et 3... je vais garder la surprise pour la fin de l'article. Trois choses bien superficielles et qui a priori ne peuvent être preuve de qualité sans compter que je n'étais pas à l'abri d'une déception. Pour tout vous dire, &lt;em&gt;Sur l'autre rive du Jourdain&lt;/em&gt; s'est révélé meilleur que ce j'en attendais. Un bijou, vraiment. Le podium dont je parle dans la première phrase se présente ainsi... non en fait, je suis incapable de les classer par odre de préférénce. Dans l'ordre chronologique de sortie: &lt;em&gt;Dernière Nuit à Twisted River&lt;/em&gt; de John Irving, &lt;em&gt;Room&lt;/em&gt; d'Emma Donoghue et &lt;em&gt;Sur l'autre rive du Jourdain &lt;/em&gt;de Monte Schulz (avec une mention spéciale pour &lt;em&gt;Le Polygame Solitaire&lt;/em&gt; de Brady Udall). Je dois avoir lu une bonne dizaine de romans français et ils sont bien en-deça. &lt;em&gt;Wam&lt;/em&gt; (Slimane Kader), &lt;em&gt;La Femme et l'ours &lt;/em&gt;(Philippe Jaenada) et &lt;em&gt;A Contre-jour &lt;/em&gt;(Charline Quarré) m'ont laissé de très bonnes impressions, le reste... Mais je ne vais pas recommencer à déclamer mon opinion sur la littérature française contemporaine. Je vais plutôt vous parler plus en détail du roman de Monte Schulz, qu'en pensez-vous? &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Alvin Pendergast est un jeune fermier de 19 ans atteint de tuberculose. Sa famille l'a déjà envoyé dans un sanatorium et cette expérience d'un an a laissé de très mauvais souvenirs à Alvin. Sentant une rechute et supposant que les choses ne s'arrangeront pas, il va prendre une décision sur un coup de tête. Alors qu'il assiste à un concours de danse pour se changer un peu les idées, Chester Burke, un inconnu à premier abord sympathique, lui propose de travailler pour lui. Alvin qui préfère s'aventurer dans une situation dont il ignore encore les circonstances plutôt que de retourner au sanatorium, va donc suivre Chester en toute confiance. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Avant de déchanter complètement, il fera la rencontre d'un nain agaçant et mythomane appelé Rascal. Alvin a beaucoup de mal à supporter les élucubrations du nain mais celles-ci restent préférables à ce lourd sentiment de culpabilité qui va plomber son moral. Car Chester est non seulement un escroc mais aussi un assassin sans aucune morale et Alvin se retrouve complice malgré lui. Ces trois compagnons de route vont traverser des patelins du sud des Etats-Unis pendant six mois, virée entachée par la violence de Chester. Cependant, Alvin et Rascal sont très souvent laissés seuls, Chester règlant ses affaires à distance. Ils assistent bien à quelques horreurs et Chester leur délègue quelques sales boulots, mais la plupart du roman voit leur relation évoluer entre attentes, disputes et confessions. Les éléments sombres et dignes d'un thriller laissent le plus souvent la place au mal-être d'Alvin et au comique de Rascal, qui reste tout de même énigmatique jusqu'à la fin.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Mais l'étrangeté du nain le rend extrêmement sympathique et j'ai très souvent été du côté de Rascal lorsqu'Alvin exprimait son irritation envers lui (sa maladie le rend particulièrement bougon). Leur traversée s'achèvera à Icaria dans le Missouri, suite à la demande insistante de Rascal qui voudra absolument assister aux animations du cirque ambulant d'Emmett J. Laswell. Monte Schulz nous offrira dans cette dernière partie une ambiance à la&lt;em&gt; Freaks&lt;/em&gt; de Tod Browning. On peut même y trouver une allusion que je laisse découvrir aux amateurs. D'autres clins d'oeil plus ou m&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-5Jpb0na1M14/TyWho_7Lx3I/AAAAAAAAAl0/GtD5S2uYd5A/s1600/3875747902_a9395e8167_b.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5703142228861110130" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 225px; CURSOR: hand; HEIGHT: 320px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/-5Jpb0na1M14/TyWho_7Lx3I/AAAAAAAAAl0/GtD5S2uYd5A/s320/3875747902_a9395e8167_b.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;oins explicites seront adressés à papa Schulz. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Non pas à cette série un peu débile sur les bords, j'ai tourné les choses de façon à ce qu'elle vous vienne à l'esprit, mais à Charles M. Schulz, père de Monte et créateur des&lt;em&gt; &lt;/em&gt;Peanuts. You know Snoopy, Charlie Brown et compagnie. Et donc voici révélée la troisième raison de mon intérêt initial (c'est-à-dire avant lecture). Aussi superficielle que les deux premières comme je l'ai dit&lt;em&gt;. Sur l'autre rive du Jourdain&lt;/em&gt; est très loin de l'esprit des Peanuts. Et pourtant... sans vouloir faire d'analogies trop poussées, Alvin a beaucoup de points communs avec Charlie Brown et on peut interpréter certains détails du roman comme des clins d'oeil, voulus ou pas, de la part du fils. Les connaisseurs remarqueront une référence directe, non discutable mais anachronique (nous sommes en 1929, et les Peanuts ont commencé en 1950). A moins qu'on ne considère intemporelle l'oeuvre du père.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Vous faites ce que voulez, je ne vais pas qualifier ce roman d'incontournable ou d'indispensable, mais il est indubitablement une des meilleures définitions que je puisse donner de ce que j'attends de la littérature. Une dernière chose, c'est le premier volet d'une trilogie et je ne vais certainement pas attendre que Phébus publie les deux autres, &lt;em&gt;The Last Rose of Summer&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;The Big Town&lt;/em&gt; (même s'ils ont l'air très différents et ne pas être de suites directes), avant de me les procurer en langue originale (attendez-vous à en voir des nouvelles). J'irai même jusqu'à acheter&lt;em&gt; This Side of Jordan&lt;/em&gt; en plus de sa traduction française, surtout pour la couverture, quitte à être taxé de fétichisme.&lt;em&gt; &lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;Sur l'autre rive du Jourdain&lt;/em&gt;, Monte Schulz, Phébus, 21€. Traduit de l'américain par Marie-Odile Fortier-Masek.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3549921395980942838-1454117327665820470?l=ranatoad.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ranatoad.blogspot.com/feeds/1454117327665820470/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3549921395980942838&amp;postID=1454117327665820470&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/1454117327665820470'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/1454117327665820470'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ranatoad.blogspot.com/2012/01/sur-lautre-rive-du-jourdain-de-monte.html' title='Sur l&apos;autre rive du Jourdain de Monte Schulz'/><author><name>Gilmoutsky</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14393112701128978428</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_oMCyI1CYfM4/SKAVSOUo_ZI/AAAAAAAAAAU/MsYsVXE57Pk/s1600-R/9.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-IABo8D-4Y2A/TyWiHlEKVMI/AAAAAAAAAmA/zo1tck9VOvA/s72-c/9782752904935.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3549921395980942838.post-480124289661229639</id><published>2012-01-27T22:58:00.002+01:00</published><updated>2012-01-28T01:21:58.488+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Citations'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;En public, Osbourne est l'homme le plus barbare et délirant qui soit. Au sommet de sa carrière, il était constamment occupé à mâcher bruyamment la tête de divers volatiles, à pisser sur des monuments historiques et, en règle générale, à se comporter comme le dément le plus barré de l'univers. Ce n'était pas du cinéma; ce qui est exceptionnel avec Osbourne, c'est que la plupart des histoires sur son comportement sont vraies - au moins en partie. Mais en vieillissant, un autre côté d'Ozzy s'est révélé. C'est une personne incroyablement vulnérable et qui manque manifestement de confiance en elle. Le journaliste Mick Wall l'a évoqué dans un documentaire de la série &lt;em&gt;Behind the Music&lt;/em&gt; sur VH1 consacré à Osbourne, et Ozzy a fait des allusions indirectes à ses insécurités dans sa vidéo documentaire autobiographique &lt;em&gt;Don't Blame Me&lt;/em&gt;. Je déteste avoir recours à la psychologie pop, mais il semble clair qu'Ozzy a désespérément besoin que les gens l'aiment, et - pendant longtemps - les drogues, l'alcool, se produire sur scène et se comporter comme un parfum crétin en public ont été les seuls moyens qu'il connaissait pour se faire aimer. Et même si ce n'était probablement pas intentionnel, cette insécurité transparaissait toujours dans sa musique.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;Fargo Rock City - Confessions d'un fan de Heavy Metal en zone rurale&lt;/em&gt;, Chuck Klosterman, Payot &amp;amp; Rivages, coll. "Rivages Rouges". Traduit de l'américain par Stan Cuesta.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3549921395980942838-480124289661229639?l=ranatoad.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ranatoad.blogspot.com/feeds/480124289661229639/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3549921395980942838&amp;postID=480124289661229639&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/480124289661229639'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/480124289661229639'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ranatoad.blogspot.com/2012/01/en-public-osbourne-est-lhomme-le-plus.html' title=''/><author><name>Gilmoutsky</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14393112701128978428</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_oMCyI1CYfM4/SKAVSOUo_ZI/AAAAAAAAAAU/MsYsVXE57Pk/s1600-R/9.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3549921395980942838.post-178300265667344309</id><published>2012-01-26T19:59:00.006+01:00</published><updated>2012-01-27T01:13:30.008+01:00</updated><title type='text'>Comme une tombe de Peter James</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-om1oI1D2mBU/TyGi2fnkCyI/AAAAAAAAAlc/pFO6w7ldkg4/s1600/comme%2Bune%2Btombe.bmp"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5702017660311833378" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 194px; CURSOR: hand; HEIGHT: 320px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/-om1oI1D2mBU/TyGi2fnkCyI/AAAAAAAAAlc/pFO6w7ldkg4/s320/comme%2Bune%2Btombe.bmp" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Aaaaaaargh! Un personnage récurrent de plus à suivre! On a beau vouloir se limiter dans les séries policières, elles s'accumulent. Après la découverte du Walt Longmeyer de Craig Johnson qui s'ajoutait déjà au Erlendur Sveinsson d'Arnaldur Indridason et au Jack Taylor de Ken Bruen, me voici accroché par le Roy Grace de Peter James. &lt;em&gt;Comme une tombe&lt;/em&gt; m'avait été conseillé pour la première fois il y a plusieurs années, et j'ignorais jusqu'à maintenant qu'il s'agissait d'une série. En cherchant un peu, j'ai vu que sept romans suivent. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Michael Harrison est un sacré plaisantin. Deux de ses amis ont particulièrement goûté à son humour à l'occasion de leur enterrement de jeune garçon. Ils organisent donc une vengeance proportionnellement douteuse mais tellement fun à l'occasion du sien, quelques jours avant le mariage. Michael fait donc une tournée des pubs bien chargée avec ses amis, qui attendent le moment pour l'enfermer dans un cercueil et l'enterrer. Bien sûr pour déconner un peu, on le laisse flipper pendant deux heures, on garde le contact avec lui par talkie-walkie pour bien se foutre de sa gueule, puis on revient le chercher. Sauf que, l'alcool aidant la chaussée glissante, boumbadaboum, accident grave, aucun rescapé. C'est balot. Voilà donc Michael enfermé avec son talkie-walkie et une revue porno pour toute compagnie.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Et c'est là que TADAAA! Roy Grace entre en scène. Déjà pas mal occupé par d'autres affaires, la disparition signalée de Michael va devenir une priorité. Les particularités de ce personnage. Il a quelquefois recours à des médiums pour retrouver les personnes disparus quitte à se décrédibiliser face à ses supérieurs et collègues. Mais c'est un détail, le paranormal occupe une place infime dans l'intrigue, rassurons les sceptiques. Ce qui revient de façon plus insistante c'est le souvenir de Sandy, sa compagne qui a disparu huit ans plus tôt sans qu'il ne retrouve jamais sa trace. Une perte qu'il n' a toujours pas digérée. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le lecteur est vite happé par ce compte à rebours habilement fignolé. Peter James confie le point de vue de Michael dans son calvaire en parallèle avec l'enquête. . La situation de Michael a bien une possibilité de solution, mais tout n'est pas simple et son seul espoir réside dans un personnage sympathique mais difficilement efficace. Une belle surprise que le lecteur pensera arriver de nulle part constituera un magnifique rebondissement.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Pour vous donner une idée, j'ai lu ce livre en à peine trois jours. Je l'ai longtemps conseillé sans l'avoir lu, et beaucoup de clients me sont revenus satisfaits. Si vous avez déjà lu les auteurs plus connus ou qui finissent par vous lasser, ce second couteau britannique (pour l'anecdote, sa mère fut gantière de la reine) mérite le coup d'oeil.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;Comme une tombe&lt;/em&gt;, Peter James, Pocket. Traduction de l'anglais par Raphaëlle Dedourge.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3549921395980942838-178300265667344309?l=ranatoad.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ranatoad.blogspot.com/feeds/178300265667344309/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3549921395980942838&amp;postID=178300265667344309&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/178300265667344309'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/178300265667344309'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ranatoad.blogspot.com/2012/01/comme-une-tombe-de-peter-james_26.html' title='Comme une tombe de Peter James'/><author><name>Gilmoutsky</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14393112701128978428</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_oMCyI1CYfM4/SKAVSOUo_ZI/AAAAAAAAAAU/MsYsVXE57Pk/s1600-R/9.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-om1oI1D2mBU/TyGi2fnkCyI/AAAAAAAAAlc/pFO6w7ldkg4/s72-c/comme%2Bune%2Btombe.bmp' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3549921395980942838.post-1298579176545583366</id><published>2012-01-26T19:51:00.002+01:00</published><updated>2012-01-26T19:58:05.453+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Citations'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;"Who do you &lt;em&gt;think&lt;/em&gt; I'm talking about, man? Are you trying to make me crazy? He's that fuckface asshole who sings that fuckface asshole song about breaking up is hard to do and commacomma down doobydoo downdown and now it's stuck in my head and I'm going crazy and there's an even more annoying one than that, and what's really fucken sick is that for some reason I'm trying to remember it anyway and, when I do, that's the one that's gonna be stuck in my head. Any second now. Any fucken second now." &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;The Instructions&lt;/em&gt;, Adam Levin, Cannongate.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3549921395980942838-1298579176545583366?l=ranatoad.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ranatoad.blogspot.com/feeds/1298579176545583366/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3549921395980942838&amp;postID=1298579176545583366&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/1298579176545583366'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/1298579176545583366'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ranatoad.blogspot.com/2012/01/who-do-you-think-im-talking-about-man.html' title=''/><author><name>Gilmoutsky</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14393112701128978428</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_oMCyI1CYfM4/SKAVSOUo_ZI/AAAAAAAAAAU/MsYsVXE57Pk/s1600-R/9.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3549921395980942838.post-400647856028157483</id><published>2012-01-22T18:39:00.007+01:00</published><updated>2012-01-22T21:28:22.366+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Littérature anglophone'/><title type='text'>Le Sillage de l'oubli de Bruce Machart</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-3GaMeNEiCsM/TxxeXZPLJ_I/AAAAAAAAAk4/4ER1X_oJ1do/s1600/9782351780497_1_75.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5700534984348739570" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 219px; CURSOR: hand; HEIGHT: 320px" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/-3GaMeNEiCsM/TxxeXZPLJ_I/AAAAAAAAAk4/4ER1X_oJ1do/s320/9782351780497_1_75.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Toutes ces semaines qui passent et les pages de ce blog qui ne se remplissent plus... Bon pour première chronique de l'année 2012, j'ai choisi ce premier roman de Bruce Machart publié par Gallmeister, une maison d'édition sur laquelle je m'amuse beaucoup à ironiser (voir mes machins sur&lt;em&gt; Sukkwan Island&lt;/em&gt; et&lt;em&gt; Little Bird&lt;/em&gt;) mais qui a depuis longtemps gagné mon intérêt et mon admiration&lt;em&gt;.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;Le Sillage de l'oubli &lt;/em&gt;(ou &lt;em&gt;The Wake of Forgiveness&lt;/em&gt; si l'on préfère le titre original, très souvent porteur d'un sens autre que celui que l'édition française lui a choisi) s'inscrit bien sûr dans la ligne éditoriale de la collection "Nature Writing", cette Amérique rude des grands espaces (wink, wink) venteux et où les émotions fortes sourdent avant d'exploser à la tronche des personnages et du lecteur. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Vaclav Skala est un puissant propriétaire terrien texan dont le tempérament va s'obscurcir jusqu'à la folie depuis le jour où sa femme Clara meurt en donnant naissance à Karel, leur quatrième fils. Celui-ci va grandir avec ses frères sous le joug d'une extrême sévérité et quand j'emploie le mot joug ce n'est pas seulement une façon de parler. Les cous des garçons souffriront d'une déformation due au labeur qui incombe normalement aux chevaux ou aux boeufs: tirer la charrue.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Il se passe une quinzaine d'années avant qu'un propriétaire terrien un peu plus puissant (et espagnol comme son nom l'indique), débarque avec ses gros sabots, deux hommes de mains nés avec leurs fusils et surtout trois señoritas belles à tomber. Guillermo Villaseñor (je vous ai prévenu qu'il n'était pas islandais) interrompt un jour le travail quotidien que Karel et ses frères exécutent dans l'allégresse et sans discuter pour le domaine familial. Essuyant un premier refus du père Skala (c'était pourtant un de ces propositions que l'on ne peut refuser...), Villaseñor, malin comme un... euh, malin quoi le gars, recourt au pari, moyen déjà fréquemment employé par Vaclav dans sa rivalité avec Dalton, son principal concurrent dans l'acquisition de nouvelles terres. C'est donc dans un sursaut d'orgueil que le père Vaclav accepte. C'est sur ce pari que repose tout l'enjeu du roman, j'omets donc ses conditions et son résultat.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le personnage principal se révèle rapidement être Karel, tous les flashbacks familiaux pertinents se déroulent de son point de vue et c'est lui que l'on suit sur une trentaine d'années. D'autres personnages secondaires se voient toutefois attribuer le projecteur de la narration, le père Carew ou Raymond et Joe, les jumeaux roublards. Mais Karel reste celui dont on aperçoit les passions et les regrets, la résignation et les petits bonheurs.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Roman brut porté par une écriture incontestablement maîtrisée&lt;em&gt;, Le Sillage de l'oubli &lt;/em&gt;se lâche uniquement à cause de nos obligations quotidiennes (travailler, bouffer, dormir, tourner en rond, faire des claquettes...). On enchaîne les chapitres presque malgré nous, emportés par une poésie teintée d'amertume (d'autre part, j'attire votre attention sur certaines répliques fleuries, ciselées et savoureuses disséminées dans les dialogues). Encore un bon point, voire même une image d'office, pour l'élève Gallmeister. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;Le Sillage de l'oubli&lt;/em&gt;, Bruce Machart, Gallmeister, coll. "Nature Writing", 23,60€. Traduit de l'américain par Marc Amfreville. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3549921395980942838-400647856028157483?l=ranatoad.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ranatoad.blogspot.com/feeds/400647856028157483/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3549921395980942838&amp;postID=400647856028157483&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/400647856028157483'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/400647856028157483'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ranatoad.blogspot.com/2012/01/le-sillage-de-loubli.html' title='Le Sillage de l&apos;oubli de Bruce Machart'/><author><name>Gilmoutsky</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14393112701128978428</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_oMCyI1CYfM4/SKAVSOUo_ZI/AAAAAAAAAAU/MsYsVXE57Pk/s1600-R/9.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-3GaMeNEiCsM/TxxeXZPLJ_I/AAAAAAAAAk4/4ER1X_oJ1do/s72-c/9782351780497_1_75.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3549921395980942838.post-3817375726160190877</id><published>2011-11-27T12:18:00.006+01:00</published><updated>2011-11-27T20:02:55.811+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Citations'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Il est évident que tout être raisonnable choisirait l'arrestation d'un meurtrier plutôt que le sauvetage d'un tableau de Klimt mis en péril par un stockage inadéquat. De la même façon qu'on serait prêt à effacer d'un trait de plume tous les opéras de Mozart si l'on pouvait par là éviter deux guerres mondiales. Mais que vaudrait l'humanité (...) sans Mozart et sans Klimt?&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;Requins d'eau douce&lt;/em&gt;, Heinrich Steinfest, Carnets Nord. Traduit de l'allemand (Autriche) par Corinna Gepner. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3549921395980942838-3817375726160190877?l=ranatoad.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ranatoad.blogspot.com/feeds/3817375726160190877/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3549921395980942838&amp;postID=3817375726160190877&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/3817375726160190877'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/3817375726160190877'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ranatoad.blogspot.com/2011/11/il-est-evident-que-tout-etre.html' title=''/><author><name>Gilmoutsky</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14393112701128978428</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_oMCyI1CYfM4/SKAVSOUo_ZI/AAAAAAAAAAU/MsYsVXE57Pk/s1600-R/9.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3549921395980942838.post-1123727754219256658</id><published>2011-11-27T11:58:00.001+01:00</published><updated>2011-11-27T11:59:13.946+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Citations'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Je fais toujours exprès de bien marcher dans la boue. Je cherche les tas de boue pour y imprimer mes semelles avant de les claquer dans les flaques d'eau. Je monte même sur les tas de fumier. Ca sert à quoi, sinon, les bottes en caoutchouc? Oui, je suis parisienne. Oui, j'organise mes promenades en fonction de là où je peux salir mes bottes rien que pour le plaisir de constater que mes chaussettes restent bien sèches. On dit bien que la campagne, c'est des plaisirs simples, non? Parce que quand j'étais petite, j'avais lu un roman pour enfant où l'héroïne exprimait un gros chagrin en disant qu'un éléphant s'était assis sur son coeur. Et moi aujourd'hui, c'est un animal beaucoup plus lourd qui s'est vautré sur le mien. Un dinosaure, au moins. Alors j'ai bien le droit de les dégueulasser, mes bottes.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Et je retourne au travail, ce matin. Mon parapluie s'est cassé à cause du vent, le bout de mes chaussettes est tout humide à cause des flaques d'eau. On n'est plus à la campagne. Pas de boue, pas de bottes en caoutchouc. Mais des parapluies qui se cassent et de l'eau dans les chaussettes. Rien ne me met de plus mauvaise humeur que de l'eau dans mes chaussettes. L'eau dans les chaussettes, c'est encore plus désagréable qu'une dispute, qu'un mauvais film, qu'un sac de courses qui se troue, qu'une poignée de main molle. Et j'y ai droit dès que j'arrive au bureau, aux poignées de mains molles dans mes chaussettes mouillées. Une journée qui commence bien.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;A contre-jour&lt;/em&gt;, Charline Quarré, Les éditions Baudelaire.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3549921395980942838-1123727754219256658?l=ranatoad.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ranatoad.blogspot.com/feeds/1123727754219256658/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3549921395980942838&amp;postID=1123727754219256658&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/1123727754219256658'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/1123727754219256658'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ranatoad.blogspot.com/2011/11/je-fais-toujours-expres-de-bien-marcher.html' title=''/><author><name>Gilmoutsky</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14393112701128978428</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_oMCyI1CYfM4/SKAVSOUo_ZI/AAAAAAAAAAU/MsYsVXE57Pk/s1600-R/9.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3549921395980942838.post-8742767291176182804</id><published>2011-11-24T19:01:00.007+01:00</published><updated>2011-11-25T22:55:59.151+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Littérature anglophone'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Polar/thriller'/><title type='text'>Rouge Connemara de Seamus Smyth</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-mFPjOZFL3b0/Ts6UsrcUpEI/AAAAAAAAAks/TVbter4aBsA/s1600/rouge%2Bconnemara.bmp"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5678639675457446978" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 201px; CURSOR: hand; HEIGHT: 320px" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/-mFPjOZFL3b0/Ts6UsrcUpEI/AAAAAAAAAks/TVbter4aBsA/s320/rouge%2Bconnemara.bmp" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Voilà un titre qu'il est parlant. Ajoutez-y un enfant roux (je ne réussi pas à déterminer si c'est un garçon ou une fille) comme illustration de couverture (pas très évocatrice du contenu par contre, la photo) et vous comprenez très vite que, oui, ça se passe en Irlande. Sauf que le titre original, moins parlant, c'est sûr, c'est &lt;em&gt;Red Dock&lt;/em&gt;, le nom du personnage principal. Pourquoi faire dans la redondance? L'auteur souhaite intituler son roman d'après son personnage et on le trahit en l'adaptant pour dire "hey public français, ça se passe en Irlande, on voulait vous le préciser au cas où vous ne finiriez pas par le piger à la lecture de ces pages".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, bref, je vais pas vous chier une pendule (juste une petite montre). Parlons plutôt de Red Dock, ce vieux filou. Il nous paraît rapidement comme pas très fréquentable. Narrateur à la première personne, Red imprègne ses pages d'une froideur calculée teintée de sarcasme. Il nous embarque dans ses crimes avec le ton de celui qui n'a rien à perdre, déterminé dans un objectif de vengeance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une vengeance dirigée contre le constable Chilly Winters et contre sa propre famille (celle de Red) qui plonge ses racines dans ce que lui et son frère jumeau Sean ont subit dans un orphelinat à l'irlandaise. Cette vengeance a débuté par l'enlèvement de la fille tout juste née de Winters. Et elle va continuer selon un plan bien huilé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin jusqu'au moment ou un tueur en série se prétendant artiste s'immisce malgré lui dans cette machination. Surnommé Picasso (son cubisme à lui est un peu particulier), Cornelius Hockler, tout aussi fréquentable que Red (c'est bien pour ça qu'on aura aussi son point de vue en direct), se laissera mener par le bout du nez mais seulement en apparence, il est bien plus intelligent que ne le suspecte Red. Une coopération entre deux criminels, pleine de rebondissements, qui noue les tripes (littéralement du côté du sympathique Corn) et qui réussit à fasciner son lecteur tout en le mettant mal à l'aise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un roman noir, amer et tourmenté qui s'inspire de faits réels, pas dans l'intrigue, mais concernant les enfants maltraités dans ce qui fut baptisé les "goulags irlandais" (voir le petit préambule avant de commencer). Destiné aux amateur de polars nerveux et impitoyables.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Rouge Connemara&lt;/em&gt;, Seamus Smyth, Fayard, coll. "Fayard Noir", 19,90€. Traduit de l'anglais par Catherine Cheval et Marie Ploux.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3549921395980942838-8742767291176182804?l=ranatoad.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ranatoad.blogspot.com/feeds/8742767291176182804/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3549921395980942838&amp;postID=8742767291176182804&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/8742767291176182804'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/8742767291176182804'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ranatoad.blogspot.com/2011/11/rouge-connemara-de-seamus-smyth.html' title='Rouge Connemara de Seamus Smyth'/><author><name>Gilmoutsky</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14393112701128978428</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_oMCyI1CYfM4/SKAVSOUo_ZI/AAAAAAAAAAU/MsYsVXE57Pk/s1600-R/9.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-mFPjOZFL3b0/Ts6UsrcUpEI/AAAAAAAAAks/TVbter4aBsA/s72-c/rouge%2Bconnemara.bmp' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3549921395980942838.post-6304254353796611121</id><published>2011-11-24T19:00:00.000+01:00</published><updated>2011-11-24T19:01:05.956+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Citations'/><title type='text'></title><content type='html'>Le tourbillon&lt;br /&gt;J'écoute Vic Chesnutt en donnant le biberon du matin&lt;br /&gt;à mon fils. C'est le dernier album qui est sorti avant&lt;br /&gt;qu'il se suicide. Il y a comme une contradiction entre&lt;br /&gt;ces deux éléments, Vic Chesnutt et le biberon du matin.&lt;br /&gt;Il y a comme une contradiction entre toute cette vie entre&lt;br /&gt;mes bras et toute cette mort dans la musique. Mais ce n'est&lt;br /&gt;pas une contradiction qui pose plus de problème que ça.&lt;br /&gt;Je veux dire, elle se résout toute seule, dans la lumière&lt;br /&gt;du soleil levant qui filtre à travers la vitre. Ce type à genoux.&lt;br /&gt;La défaite de sa voix. Et la petite main de mon fils&lt;br /&gt;qui caresse mon bras en s'enquillant une double dose&lt;br /&gt;de lait. Il y a le soleil dehors, et le gel qui fait un peu plus&lt;br /&gt;briller les choses en les tuant doucement. Il y a la poussière&lt;br /&gt;dans les rayons. Tout ça s'accomode malgré tout,&lt;br /&gt;dans le même tourbillon de vie et de mort, de peine&lt;br /&gt;et de lumière, d'os et de jouets d'enfant, qui constitue&lt;br /&gt;le délicat chaos de nos vies.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Nos Cheveux blanchiront avec nos yeux&lt;/em&gt;, Thomas Vinau, Alma.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3549921395980942838-6304254353796611121?l=ranatoad.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ranatoad.blogspot.com/feeds/6304254353796611121/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3549921395980942838&amp;postID=6304254353796611121&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/6304254353796611121'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/6304254353796611121'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ranatoad.blogspot.com/2011/11/le-tourbillon-jecoute-vic-chesnutt-en.html' title=''/><author><name>Gilmoutsky</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14393112701128978428</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_oMCyI1CYfM4/SKAVSOUo_ZI/AAAAAAAAAAU/MsYsVXE57Pk/s1600-R/9.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3549921395980942838.post-6457042450520186536</id><published>2011-11-24T18:58:00.002+01:00</published><updated>2011-11-24T18:59:29.640+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Citations'/><title type='text'></title><content type='html'>Je me retourne pour envoyer valser mon mégot dans le caniveau avec une pichenette, et comme d'habitude, ça rate. Comme d'habitude, le mégot s'éjecte de mes doigts, fonce droit à la verticale sans s'éloigner de moi, et retombe lamentablement à côté de mes bottes. Je soupire, parce que je ne comprends pas qu'il y ait sur terre tellement de gens qui savent faire ça correctement mais pas moi. Ca paraît si simple pourtant, et ils le font avec tellement de naturel que c'en est scandaleux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;A Contre-jour&lt;/em&gt;, Charline Quarré, Les éditions Baudelaire.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3549921395980942838-6457042450520186536?l=ranatoad.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ranatoad.blogspot.com/feeds/6457042450520186536/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3549921395980942838&amp;postID=6457042450520186536&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/6457042450520186536'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/6457042450520186536'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ranatoad.blogspot.com/2011/11/je-me-retourne-pour-envoyer-valser-mon.html' title=''/><author><name>Gilmoutsky</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14393112701128978428</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_oMCyI1CYfM4/SKAVSOUo_ZI/AAAAAAAAAAU/MsYsVXE57Pk/s1600-R/9.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3549921395980942838.post-6391884572917866138</id><published>2011-11-21T18:22:00.004+01:00</published><updated>2011-11-21T18:29:47.485+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='bufo bufo'/><title type='text'>Salon international de bibliophilie contemporaine</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Par simple curiosité culturelle, ou pour les fans de Henri Michaux, vous pouvez passer à ce salon du 25 au 27 novembre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Salon international de bibliophilie contemporaine&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A voir:&lt;br /&gt;Une expo spéciale sur Henri Michaux&lt;br /&gt;et plein d'éditeurs que l'on distribue pas forcément dans nos librairies !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Espace Charenton&lt;br /&gt;327,rue de Charenton&lt;br /&gt;75012 Paris&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;vendredi 25 novembre de 14h à 22h&lt;br /&gt;samedi de 11h à 20h&lt;br /&gt;et dimanche de 10h à 19h&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;voir&lt;a href="http://www.pages-bibliophilie.eu/pagesphp/PAGES_SalonInc.php"&gt; le site Internet&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3549921395980942838-6391884572917866138?l=ranatoad.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ranatoad.blogspot.com/feeds/6391884572917866138/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3549921395980942838&amp;postID=6391884572917866138&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/6391884572917866138'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/6391884572917866138'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ranatoad.blogspot.com/2011/11/salon-international-de-bibliophilie.html' title='Salon international de bibliophilie contemporaine'/><author><name>Taly</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08816124493513779864</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_X0N3q0cpfc8/SKTOiN4q_sI/AAAAAAAAADA/HbiqC5iBlZ4/S220/taly+south+park.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3549921395980942838.post-2714371409818244271</id><published>2011-11-20T16:57:00.004+01:00</published><updated>2011-11-20T18:57:13.404+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Littérature hispanique'/><title type='text'>Dans le terrier du lapin blanc de Juan Pablo Villalobos</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-du3MZnXD5hU/Tskr9VKUW9I/AAAAAAAAAkg/DIvrcWpbH0w/s1600/terrier.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5677117137929657298" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 169px; CURSOR: hand; HEIGHT: 320px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/-du3MZnXD5hU/Tskr9VKUW9I/AAAAAAAAAkg/DIvrcWpbH0w/s320/terrier.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Sans l'avoir programmé, j'ai attaqué &lt;em&gt;Dans le terrier du lapin blanc &lt;/em&gt;immédiatement après avoir terminé &lt;em&gt;Room &lt;/em&gt;d'Emma Donoghue. Je précise cet enchaînement car ce premier roman de Juan Pablo Villalobos présente comme caractéristique commune avec &lt;em&gt;Room&lt;/em&gt; d'être raconté à la première personne par un enfant. La comparaison s'arrête là. Quoique Tochtli, comme Jack, est reclus, coupé du monde. Mais pas pour les même raisons.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Tochtli est le fils d'un parain de la mafia mexicaine. Il vit donc dans un palace où un précepteur féru de sagesse japonaise lui donne des cours zen, où les domestiques sont muets pour les raisons que l'on devine. Très intelligent, Tochtli collectionne également les chapeaux et fait une fixette sur les hippopotames nains du Liberia. D'autres thèmes l'obsèdent et reviennent moins comme leitmotiv que comme running jokes, mais je vous en laisse la découverte et donc toute la saveur.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le roman est très court. Je ne l'ai lu en deux fois que parce que des obligations professionnelles m'ont empêché de le finir d'une traite. Encore une fois, un roman qui se sert de la naïveté d'un enfant pour décrire le monde adulte. Sauf que là vous avez une farce sarcastique, imprégnée d'humour noir à laquelle on peut décerner une mention spéciale pour le nombre d'éclats de rire qu'elle peut déclencher.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Vraiment très drôle mais l'on peut tout de même y déceler une dénonciation de la violence humaine condamnée à se répéter. Une scène un peu plus glauque, que je m'abstiendrai de vous raconter, contient beaucoup moins d'ironie. Cette scène, Tochtli en ressent tout la violence contrairement à celle qu'il nous raconte, mine de rien, sans en réaliser la demesure, tout du long des pages.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;Dans le terrier du lapin blanc&lt;/em&gt;, Juan Pablo Villalobos, Actes Sud, 12,80€. Traduction de l'espagnol (Mexique) par Claude Bleton.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3549921395980942838-2714371409818244271?l=ranatoad.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ranatoad.blogspot.com/feeds/2714371409818244271/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3549921395980942838&amp;postID=2714371409818244271&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/2714371409818244271'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/2714371409818244271'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ranatoad.blogspot.com/2011/11/dans-le-terrier-du-lapin-blanc-de-juan.html' title='Dans le terrier du lapin blanc de Juan Pablo Villalobos'/><author><name>Gilmoutsky</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14393112701128978428</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_oMCyI1CYfM4/SKAVSOUo_ZI/AAAAAAAAAAU/MsYsVXE57Pk/s1600-R/9.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-du3MZnXD5hU/Tskr9VKUW9I/AAAAAAAAAkg/DIvrcWpbH0w/s72-c/terrier.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3549921395980942838.post-8898854029257604868</id><published>2011-11-20T16:47:00.003+01:00</published><updated>2011-11-20T17:48:59.746+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;En réalité, il n'était pas politique mais musical. Pas musical au sens du Dr Paul, qui faisait naître à l'aide de ses chaussures et de son corps un son inaudible de triangle. Non, musical de façon très concrète. Après avoir quitté Eisenstadt, sa ville natale, pour Vienne, Lukastik avait en effet étudié la musicologie et commencé un mémoire sur l'influence des techniques atonales de composition sur la musique de film dans les années soixante et au début des années soixante-dix. Son inscription à un cours de criminalistique avait été dans un premier temps un acte où le défi se mêlait à la dérision. D'une part, parce qu'il n'arrivait plus à avancer dans son travail de théorie musicale et qu'il voulait faire quelque chose de complètement différent pour ne pas devenir fou.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;Requins d'eau douce&lt;/em&gt;, Heinrich Steinfest, Carnets Nord. Traduction de l'allemand (Autriche) par Corinna Gepner.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3549921395980942838-8898854029257604868?l=ranatoad.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ranatoad.blogspot.com/feeds/8898854029257604868/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3549921395980942838&amp;postID=8898854029257604868&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/8898854029257604868'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/8898854029257604868'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ranatoad.blogspot.com/2011/11/en-realite-il-netait-pas-politique-mais.html' title=''/><author><name>Gilmoutsky</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14393112701128978428</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_oMCyI1CYfM4/SKAVSOUo_ZI/AAAAAAAAAAU/MsYsVXE57Pk/s1600-R/9.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3549921395980942838.post-70096475996946645</id><published>2011-11-17T20:20:00.002+01:00</published><updated>2011-11-20T16:44:13.354+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Citations'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Mais un jour, je l'ai eu, quand j'avais cinq ans. J'avais pas été sage. Il m'a rabattu les oreilles tout l'après-midi avec le gros bonhomme qui allait être obligé de venir me chercher pour m'emmener loin d'ici, dans un endroit avec d'autres enfants pas sages, où j'allais être très très malheureuse. Alors je me suis résignée. Je suis montée sur un tabouret pour attraper une valise dans un placard. J'ai mis mon pyjama et des jouets dedans, prenant bien soin de planquer mes préférés dans les poches latérales pour pas que le gros bonhomme me les confisque. Puis j'ai volé des Carambars dans la cuisine et les ai mis dans la poche de mon manteau. J'avais mis deux manteaux par-dessus ma salopette, parce que j'arrivais pas à me décider, et j'ai attendu devant la porte d'entrée que le gros bonhomme vienne me chercher. Ca a fait pleurer ma mère, et mon père s'est fait traiter avec des gros mots.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;em&gt;A Contre-jour&lt;/em&gt;, Charline Quarré, Les éditions Baudelaire.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3549921395980942838-70096475996946645?l=ranatoad.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ranatoad.blogspot.com/feeds/70096475996946645/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3549921395980942838&amp;postID=70096475996946645&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/70096475996946645'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/70096475996946645'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ranatoad.blogspot.com/2011/11/mais-un-jour-je-lai-eu-quand-javais.html' title=''/><author><name>Gilmoutsky</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14393112701128978428</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_oMCyI1CYfM4/SKAVSOUo_ZI/AAAAAAAAAAU/MsYsVXE57Pk/s1600-R/9.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3549921395980942838.post-598594859818141106</id><published>2011-11-17T18:55:00.013+01:00</published><updated>2011-11-20T17:44:31.750+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Littérature anglophone'/><title type='text'>Room de Emma Donoghue</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-8SRR-Z_OveE/TsVXkJfruXI/AAAAAAAAAj8/nahQVAwAdmw/s1600/ROOM_FINISHED.png"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5676039183906093426" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 129px; CURSOR: hand; HEIGHT: 195px" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/-8SRR-Z_OveE/TsVXkJfruXI/AAAAAAAAAj8/nahQVAwAdmw/s320/ROOM_FINISHED.png" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Une mère et son fils de cinq ans sont enfermés dans une pièce, d'où le titre, you know. Aucun rapport avec le monde extérieur. Jack, le fils, né dans dans cette pièce, ne peut se représenter le monde que par cette espace clos. Seule ouverture, cette porte codée qui s'ouvre le soir et laisse entrer le Grand Méchant Nick (Old Nick, en v.o., ce qui, il me semble, dites-moi si je me trompe, est un des nombreux surnom du diable dans les pays anglo-saxons). C'est lui qui leur apporte de quoi se nourrir, de quoi jouer. Mais on apprend vite que c'est un bel enfoiré de première. La mère, que l'on ne connaîtra que sous le nom de Maman (ou Ma en v.o.), son prénom ne sera jamais énoncé par Jack, enferme son gamin dans le placard en présence de cet être inhumain. Cette mère finira par expliquer à Jack leur situation, et échafaudra un plan pour sortir, s'échapper de ces quatre murs.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Il est difficile d'en dire plus à partir de là. Je continuerai donc en disant simplement que, parmi mes lectures de la dernière rentrée littéraire, c'est certainement la plus mémorable et la plus attachante. Pour faire dans la métonymie (ne me demandez pas d'expliquer, je ne sais pas ce que ça veut dire), c'est surtout Jack pour qui je me suis pris d'affection, ce narrateur pour qui le réel se résume à si peu de&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-pf1dYADHRBc/TsVbg-tTaYI/AAAAAAAAAkU/cPdkpqyBWM0/s1600/room.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5676043527517333890" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 180px; CURSOR: hand; HEIGHT: 279px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/-pf1dYADHRBc/TsVbg-tTaYI/AAAAAAAAAkU/cPdkpqyBWM0/s320/room.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; choses et de personnes. Une télé, son amie Dora l'exploratrice, quelques livres, quelques jouets et surtout sa mère.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le lecteur, conscient de la véritable situation, est partagé entre la compassion pour la mère et l'amusement que déclenchent les remarques naïves du gosse, parfois sujet aux caprices car il n'appréhende pas totalement la gravité ou l'enjeu de ce qui l'entoure.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Dans la veine de &lt;em&gt;Le bizarre incident du chien pendant la nuit &lt;/em&gt;de Mark Haddon, &lt;em&gt;Extrêmement fort et incroyablement près&lt;/em&gt; de Jonathan Safran Foer ou d'autres, &lt;em&gt;Room &lt;/em&gt;s'inscrit donc dans cette vague d'enfants narrateur décrivant une réalité dure avec des mots simples, candides. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;A sa façon particulière, Emma Donoghue a réussi à reprendre cette forme et proposer un autre fond que ses congenères écrivains. Le roman semble être très documenté sur la neuropsychiatrie enfantine et elle a très bien pu s'inspirer d'un de ces trop nombreux faits divers et imaginer comment un enfant né d'une horreur peut grandir et développer sa conscience.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Relation ne manquant pas de complexité ni de paradoxes, vous ne pourrez pas rester de marbre devant cet amour filial, viscéral, fusionnel et sans concession. N'attendez surtout pas une adaptation cinématographique avant de lire ce roman unique et poignant.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Petite vidéo de présentation, attention, c'est en anglais: &lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=T8rj2otXNfM&amp;amp;feature=player_embedded"&gt;http://www.youtube.com/watch?v=T8rj2otXNfM&amp;amp;feature=player_embedded&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;Room&lt;/em&gt;, Emma Donoghue, Stock, coll. "Cosmopolite", 21,50€. Traduction de l'anglais par Virginie Buhl.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3549921395980942838-598594859818141106?l=ranatoad.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ranatoad.blogspot.com/feeds/598594859818141106/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3549921395980942838&amp;postID=598594859818141106&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/598594859818141106'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/598594859818141106'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ranatoad.blogspot.com/2011/11/room-de-emma-donoghue.html' title='Room de Emma Donoghue'/><author><name>Gilmoutsky</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14393112701128978428</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_oMCyI1CYfM4/SKAVSOUo_ZI/AAAAAAAAAAU/MsYsVXE57Pk/s1600-R/9.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-8SRR-Z_OveE/TsVXkJfruXI/AAAAAAAAAj8/nahQVAwAdmw/s72-c/ROOM_FINISHED.png' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3549921395980942838.post-1821392597878668337</id><published>2011-10-31T18:42:00.001+01:00</published><updated>2011-10-31T18:44:09.845+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Citations'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Parce que je me fous de tout. Même des marque-pages. Avant, j'avais toujours des jolis marque-pages, partout, dans mes carnets, les livres que je ne finissais pas, tous les trucs à pages que je feuilletais. Avant, je marquais les pages avec des vrais morceaux de papiers colorés et faits pour ça. Maintenant, c'est des morceaux de paquets de clopes, des tickets de caisse. J'ai même une capsule de bouteille de bière coincée dans mon Larousse pour ne pas perdre une définition. Alors que même la définition, je m'en fous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;A contre-jour&lt;/em&gt;, Charline Quarré, Les éditions Baudelaire.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3549921395980942838-1821392597878668337?l=ranatoad.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ranatoad.blogspot.com/feeds/1821392597878668337/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3549921395980942838&amp;postID=1821392597878668337&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/1821392597878668337'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/1821392597878668337'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ranatoad.blogspot.com/2011/10/parce-que-je-me-fous-de-tout.html' title=''/><author><name>Gilmoutsky</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14393112701128978428</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_oMCyI1CYfM4/SKAVSOUo_ZI/AAAAAAAAAAU/MsYsVXE57Pk/s1600-R/9.JPG'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3549921395980942838.post-47861616960937297</id><published>2011-10-31T18:32:00.005+01:00</published><updated>2011-10-31T18:51:21.036+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Citations'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;C'est un de ces types prosaïques qui n'a aucun sens de l'humour. Il prend sur l'étagère le volume A de l'encyclopédie et colle son nez dedans. Il y a environ six mois, il a décidé de s'instruire. Au lieu de gaspiller son temps et son argent à suivre des cours à l'université, il a décidé de se payer l'&lt;em&gt;Encyclopedia Britannica&lt;/em&gt; de A jusqu'à Z.&lt;br /&gt;Il est très fier de lui d'avoir découvert le moyen de devenir un génie et un érudit pour seulement douze versements mensuels de 99,95 dollars. Le problème, c'est que ça fait plus d'un semestre et qu'il n'en est qu'au tiers du premier volume. Il est maintenant un expert sur les aaléniens, l'acupuncture et John Adams, mais il sera depuis longtemps à la retraite avant de pouvoir dire ce qu'est un zygote.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Richard n'apprécie pas trop la compagnie de Doug, mais il est convaincu qu'il arrivera à lui apprendre à lui parler. Quand je rentre, je le trouve parfois attablé dans la cuisine devant l'oiseau perché sur le dos d'une chaise, qui lui dit des trucs du genre: "Allez, Doug, répète: bazooka. Ba-zoo-ka." Et Doug, imperturbable, muet comme une carpe, regarde les hirondelles filer devant la fenêtre. Richard prétend avoir lu quelque part que les vautours possèdent le même appareil vocal que les perroquets et qu'en usant de patience, il parviendra à faire de Doug un vautour qui parle. Jusqu'à présent, en tout cas, celui-ci n'a pas prononcé le moindre mot.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;"Il se soûle profondément et fameusement", in &lt;em&gt;Lâchons les chiens&lt;/em&gt;, Brady Udall, 10/18. Traduit de l'américain par Michel Lederer.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3549921395980942838-47861616960937297?l=ranatoad.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ranatoad.blogspot.com/feeds/47861616960937297/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3549921395980942838&amp;postID=47861616960937297&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/47861616960937297'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/47861616960937297'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ranatoad.blogspot.com/2011/10/cest-un-de-ces-types-prosaiques-qui-na.html' title=''/><author><name>Gilmoutsky</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14393112701128978428</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_oMCyI1CYfM4/SKAVSOUo_ZI/AAAAAAAAAAU/MsYsVXE57Pk/s1600-R/9.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3549921395980942838.post-6007364202208787525</id><published>2011-10-31T15:32:00.016+01:00</published><updated>2011-10-31T18:40:40.787+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Littérature anglophone'/><title type='text'>Un Parfum de Jitterbug de Tom Robbins</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-eumcfeGJTSE/Tq7Rl489eRI/AAAAAAAAAjY/66IANNj1Enw/s1600/parfum9782351780473.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5669699429779470610" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 160px; CURSOR: hand; HEIGHT: 240px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/-eumcfeGJTSE/Tq7Rl489eRI/AAAAAAAAAjY/66IANNj1Enw/s320/parfum9782351780473.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; Avant de lire ce quatrième livre publié par les éditions Gallmeister, le peu que j'avais pu lire à propos de Tom Robbins avait suffi à m'intriguer. J'avais bien essayé de me procurer la version originale d'&lt;em&gt;Une bien étrange attraction&lt;/em&gt;, mais je n'avais pas réussi à l'avoir et en avais du coup repoussé la lecture. Tom Robbins n'en est pas moins resté dans ma liste d'auteurs à lire plus tard. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Auteur culte aux Etats-Unis, il semble être passé inaperçu en France, malgré quelques apparitions chez Le Cherche Midi (&lt;em&gt;Féroces Infirmes, Retour des pays chauds&lt;/em&gt; en 2001 et &lt;em&gt;Villa Incognito&lt;/em&gt; en 2005) ou 10/18 (&lt;em&gt;Même les cow-girls ont du vague à l'âme&lt;/em&gt;, 2004, &lt;em&gt;Mickey Le Rouge&lt;/em&gt;, 2005). C'est Gallmeister qui a sérieusement envisagé d'éditer avec régularité son oeuvre méconnue. Jugez plutôt: un titre par an dans la collection "Americana" (&lt;em&gt;Comme la grenouille sur son nénuphar&lt;/em&gt; en 2009, &lt;em&gt;Une bien étrange attraction&lt;/em&gt; en 2010 et donc &lt;em&gt;Un Parfum de Jitterbug&lt;/em&gt; cette année) et une réédition de &lt;em&gt;Même les cow-girls ont du vague à l'âme&lt;/em&gt; en 2010 dans leur collection de poche "Totem". Si l'on fait attention aux dates de publications originales de ces quatre romans (respectivement 1994, 1971, 1984 et 1976), on se demande si Tom Robbins n'aurait pas été condamné, si Gallmeister ne s'était pas un peu mouillé, à la confidentialité (même 10/18 avait du retard pour &lt;em&gt;Même les cow-girls... &lt;/em&gt;qui au passage était pourtant déjà passé par la case cinéma grâce à Gus Van Sant en... 1993).&lt;br /&gt;Les premières pages d'&lt;em&gt;Un Parfum de Jitterbug &lt;/em&gt;nous présentent des personnages contemporains à la date de publication (je ne dis pas "de nos jours", puisque beaucoup de choses ont changé depuis 1984) dans trois endroits différents. On se rend très vite compte qu'ils appartiennent au monde très fermé de l'industrie du parfum, chacun à leur échelle. A Seattle, Priscilla, serveuse parce qu'il faut bien gagner sa vie, mais aussi apprentie chimiste, rêve d'une autre condition. A la Nouvelle-Orléans, Lilly Devalier, reconnue dans le milieu, et son assistante V'lu Jackson (on découvrira, au cours du livre, la véritable raison de sa présence en ce lieu), sont enveloppées d'une certaine aura mystique dûe à leur relation avec le mystérieux Bingo Pyjama. Et, à Paris, les cousins Claude et Marcel LeFever sont à la tête d'une société dont les racines &lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-l1ulLriTTyE/Tq7RJGAsZCI/AAAAAAAAAjA/tI31aikYKHs/s1600/998_couverture.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5669698935068582946" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 201px; CURSOR: hand; HEIGHT: 300px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/-l1ulLriTTyE/Tq7RJGAsZCI/AAAAAAAAAjA/tI31aikYKHs/s320/998_couverture.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;plongent loin dans le passé. Autre dénominateur commun à tous ces personnages, et là se trouve le fil rouge, the crux of the biscuit, roulement de tambour, un légume qui ne paie pas de mine: la betterave. En effet des specimens de ce légume sont mystérieusement livrés à Priscilla, V'lu et Marcel. Et si le roman fait un bond de plus de neuf cents ans en arrière, d'un coup comme ça, c'est moins pour nous surprendre que pour expliquer le pourquoi du comment. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le roi Alobar est le personnage principal de toute cette curieuse intrigue. Dans son royaume nordique, le souverain est exécuté dès que se manifeste le moindre signe extérieur de vieillissement. C'est vous dire l'angoisse qui le tenaille à la vue de son premier cheveu blanc. Hélas pour lui, l'éxécution aura bien lieu. Mais il sera sauvé "post-mortem" par un subterfuge de Wren, la favorite de son harem. A partir de là débute le tour du monde de notre cher Alobar, et aussi sa traversée des siècles. Hé oui, il va vivre plus de neuf cents ans grâce à deux rencontres: l'une avec des moines Bandaloop et l'autre avec la femme qui l'accompagnera tout au long, ou presque, de son périple, Kudra, rencontrée en Inde. L'initiation avec les premiers sera sublimée dans son histoire d'amour avec la seconde. Pour ceux qui s'intéressent à la mythologie, le dieu Pan aura aussi son importance.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Voici résumées les grandes lignes d'&lt;em&gt;Un Parfum de Jitterbug&lt;/em&gt;, sans aucun doute détenteur du record du plus grand nombre d'occurrence du mot "betterave" dans un roman. Si vous ne trouvez pas tout ça déjà hors normes, sachez que Tom Robbins en a fait une odyssée mystico-comique sexuellement décomplexée, pleine de théories scientifiquement discutables mais passionnantes au niveau romanesque. Ajoutez-y une multitude de métaphores burlesques, anachronismes et autres absurdités controlées et vous hésiterez à qualifier l'auteur soit de doux dingue soit d'iconoclaste. Ce sont de toutes façons les barges incompris qui font les oeuvres les plus intéressantes, celles qui sortent des sentiers battus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Un Parfum de Jitterbug&lt;/em&gt;, Gallmeister, coll. "Americana", 24,90€. Traduit de l'américain par François Happe. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3549921395980942838-6007364202208787525?l=ranatoad.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ranatoad.blogspot.com/feeds/6007364202208787525/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3549921395980942838&amp;postID=6007364202208787525&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/6007364202208787525'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/6007364202208787525'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ranatoad.blogspot.com/2011/10/un-parfum-de-jitterbug-de-tom-robbins.html' title='Un Parfum de Jitterbug de Tom Robbins'/><author><name>Gilmoutsky</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14393112701128978428</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_oMCyI1CYfM4/SKAVSOUo_ZI/AAAAAAAAAAU/MsYsVXE57Pk/s1600-R/9.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-eumcfeGJTSE/Tq7Rl489eRI/AAAAAAAAAjY/66IANNj1Enw/s72-c/parfum9782351780473.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3549921395980942838.post-7482640377268709888</id><published>2011-10-23T11:29:00.001+02:00</published><updated>2011-10-23T11:34:16.111+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Citations'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Parfois, sans s'en rendre compte, Nehemiah nous parle avec, posés sur sa langue, tous les livres qu'il a déchiffrés, et sa langue devient si lourde que ses paroles privées d'ailes tombent du nid avant de nous parvenir. Lui seul alors est capable de les ramasser. Pris d'un doute, il jette un oeil sur nos figures et s'aperçoit de son erreur. Il nous fait des excuses. Pour nous consoler de la science qui nous manque, il prétend que les maîtres comprendraient encore moins que nous ses discours. Qu'ils préféreraient, eux, mettre leur cervelle aux enchères, plutôt que d'avoir à les comprendre un jour. Et qu'ils sont pour finir, eux qui haïssent tant le noir, les esclaves volontaires de l'obscurité, les réels enfants de la nuit.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Blues&lt;/em&gt;, Alain Gerber, Fayard.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3549921395980942838-7482640377268709888?l=ranatoad.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ranatoad.blogspot.com/feeds/7482640377268709888/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3549921395980942838&amp;postID=7482640377268709888&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/7482640377268709888'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/7482640377268709888'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ranatoad.blogspot.com/2011/10/parfois-sans-sen-rendre-compte-nehemiah.html' title=''/><author><name>Gilmoutsky</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14393112701128978428</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_oMCyI1CYfM4/SKAVSOUo_ZI/AAAAAAAAAAU/MsYsVXE57Pk/s1600-R/9.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3549921395980942838.post-8616831355265503137</id><published>2011-10-23T10:43:00.002+02:00</published><updated>2011-10-23T10:47:33.982+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Citations'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Un gars habillé en noir avec un drôle de chapeau vient me raconter sa vie. Je lui ai demandé, moi. Et il s'écoute parler, il fait le Cours Florent. Il y croit vraiment très fort. Je le trouve vraiment très con. Il a pas compris que se foutre un chapeau ridicule sur le tête et s'habiller en décalage n'a jamais transformé personne en artiste. Il utilise des mots compliqués qu'il a dû trouver super classes dans les trois textes de théâtre qu'il a été obligé de lire et qui représentent à eux seuls toute sa culture littéraire. Des mots dont il ne connaît même pas le sens à la façon dont il s'en sert, parce que ces mots, je les connais, et il ne les met pas dans les bonnes cases. Alors pour faire bien, je lui dis que je suis hypoglicémique, un autre mot compliqué. Mais il s'en fout et il continue à me parler de théâââââtre, parce que tu vois, Machine, le théâââââtre...Je baille en lui rétorquant que j'ai pas la télé, que je sors jamais de chez moi, et que je sais pas lire.&lt;br /&gt;Je me tourne vers mon autre voisin de fenêtre, un mec avec des dreadlocks et l'oeil aussi vif qu'un poisson mort. Un mec qui a une aura qu'on peut voir, et sentir surtout, un gros nuage de shit. Il se plaint de la musique de la soirée parce qu'elle est trop commerciale à son goût. J'ose pas lui répondre que c'est lui qui est trop commercial, vu le succès avec lequel il vend du cliché. Je me contente de hurler dans ma tête mais qu'est-ce que je fous à moisir mon cerveau au milieu de ces gens foireux. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;A Contre-jour&lt;/em&gt;, Charline Quarré, Les éditions Baudelaire.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3549921395980942838-8616831355265503137?l=ranatoad.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ranatoad.blogspot.com/feeds/8616831355265503137/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3549921395980942838&amp;postID=8616831355265503137&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/8616831355265503137'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/8616831355265503137'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ranatoad.blogspot.com/2011/10/un-gars-habille-en-noir-avec-un-drole_23.html' title=''/><author><name>Gilmoutsky</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14393112701128978428</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_oMCyI1CYfM4/SKAVSOUo_ZI/AAAAAAAAAAU/MsYsVXE57Pk/s1600-R/9.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3549921395980942838.post-7965494678224692442</id><published>2011-10-23T10:30:00.004+02:00</published><updated>2011-10-23T11:32:35.294+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Citations'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Tormey pose un petit problème car il n'est pas très loquace. [...] Il a coutume de demeurer de longues périodes silencieux, puis de lâcher de but en blanc quelque terrible secret ou souvenir jailli de son passé. Ces pans de sa vie parfois horribles, parfois déchirants, il vous les dévoile à l'improviste et vous les assène comme autant de coups de poing à l'estomac. Après, il me faut en général des heures pour m'en remettre, pour recommencer à fonctionner normalement.&lt;br /&gt;Je me souviens, un jour qu'on ramassait du petit bois au bord de la rivière, il s'est soudain tourné vers moi, le regard pour une fois vif, et m'a dit:&lt;br /&gt;-J'ai tué mon fils.&lt;br /&gt;-Quoi? me suis-je exclamé.&lt;br /&gt;-J'ai tué mon bébé. Je l'ai étouffé dans son berceau avec un sac en plastique.&lt;br /&gt;-Ce n'est pas vrai.&lt;br /&gt;-Vous êtes si lâche, m'a-t-il dit, puis il a tourné les talons ey s'est dirigé vers la maison d'un pas lent et décidé, inexorable comme la neige qui tombe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Le Contraire de la solitude", in &lt;em&gt;Lâchons les chiens&lt;/em&gt;, Brady Udall, 10/18. Traduit de l'américain par Michel Lederer.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3549921395980942838-7965494678224692442?l=ranatoad.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ranatoad.blogspot.com/feeds/7965494678224692442/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3549921395980942838&amp;postID=7965494678224692442&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/7965494678224692442'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/7965494678224692442'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ranatoad.blogspot.com/2011/10/tormey-pose-un-petit-probleme-car-il.html' title=''/><author><name>Gilmoutsky</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14393112701128978428</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_oMCyI1CYfM4/SKAVSOUo_ZI/AAAAAAAAAAU/MsYsVXE57Pk/s1600-R/9.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3549921395980942838.post-975713590728972038</id><published>2011-10-22T14:33:00.009+02:00</published><updated>2011-10-23T09:53:35.710+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Nouvelles'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Littérature anglophone'/><title type='text'>Lâchons les chiens de Brady Udall</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-PCzf-v5AGP8/TqK4K91QksI/AAAAAAAAAio/AeC5GUXk6FY/s1600/9782264029225.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5666293779721654978" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 160px; CURSOR: pointer; HEIGHT: 263px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/-PCzf-v5AGP8/TqK4K91QksI/AAAAAAAAAio/AeC5GUXk6FY/s320/9782264029225.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Après vous avoir parlé il y a quelques mois du &lt;em&gt;Polygame solitaire&lt;/em&gt;, j’ai l’opportunité, plus tôt que je l’avais imaginé de vous entretenir du recueil de nouvelles de Brady Udall, paru avant son premier roman, &lt;em&gt;Le Miraculeux destin d’Edgar Mint&lt;/em&gt;. Paru en langue originale en 1997 et traduit en France en 1998 chez Albin Michel puis 10/18, &lt;em&gt;Lâchons les chiens&lt;/em&gt; se compose de onze nouvelles.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Dans la nouvelle éponyme Goody Yates, mal en point suite à une douloureuse visite chez le dentiste se trimballe sur une route. Recueilli par un bon samaritain sosie du Colonel Custer, ils vont se raconter leurs petites contrariétés. Momentanément incapable de parler, Yates écrira sur les murs de Custer à l’aide d’un marqueur. Quoi, sur les murs ? Oui, peu importe, de toute façon, Custer a l’intention de foutre le feu à la baraque avant la fin de la nouvelle. Ah les chiens, Custer en possède dix-huit et comme il s’est absenté une bonne semaine sans les emmener chasser, ils sont sur les nerfs.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Jerry s'offre un"Raid nocturne" dans le but d'offrir une chèvre à son fils dont il a perdu la garde. En pleine nuit, il s’introduit dans le jardin de son ex-femme, casée désormais avec un homme plus vieux, mais plus riche. Il y fera connaissance avec Roy, petit chien sans race avec de faux airs de Marty Feldman.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Un jeune garçon voit d'un bon oeil l'arrivée de "Buckeye le Mormon", potentiel futur beau-frère, mais un mauvais garçon qui s'est converti mormon se battant contre de mauvaises habitudes.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;"La ballade du boulet et de la chaîne" est une des meilleures nouvelles du recueil. Juan perd son équilibre mental par culpabilité. Ayant causé la mort d’un ami (la cause absurde, en est esquissée dans le titre) suite à l’enterrement de vie de garçon un peu arrosé comme on s’en doute, il va en permanence s’obstiner à s’infliger de petites souffrances. Racontée du point de vue de la compagne de Juan, le drolatique qui imprègne l’histoire est nuancé par un poignant désespoir.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;"Basket à la casse", comme son titre l’indique, raconte des parties de basketball jouées en toute amitié dans une casse. Mais pas seulement. Le narrateur, Bach se prend d’affection pour Victoria, victime d’un « trouble du système nerveux au nom compliqué ». La présence imposée mais bienveillante, chez lui d’Hannah deviendra aussi une préoccupation pleine d’incertitude.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Dans "Le contraire de le solitude", le narrateur partage, démarche totalement altruiste, son habitation avec trois personnes « à autonomie limitée », physiquement sans problèmes mais mentalement déficients. Les personnalités hors norme des attachants Tormey, Hugh et Iris finira par détromper sa meilleure amie Ansie mal à son aise en leur présence.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;"La perruque" fait seulement deux pages. Un père et son fils dans leur cuisine. Le fils s’est affublé d’une perruque blonde et sale (écho d'un chapeau ridicule que Juan a trouvé dans le garage de son ami décédé dans "La ballade du boulet et de la chaîne"). Le père tout d’abord irrité en comprendra vite (je vous l’ai dit, seulement deux pages) la portée symbolique.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;"Vernon" est le nom du trou où vivent Louis, Waylon et le jeune narrateur. Une amitié ponctuée d’insolite, de distractions et d’espoirs contrariés par les coups du sort.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Dans "Serpent", Cornelius et son père, narrateur de son état, son d’origine apache et se méfient des Blancs. Ils vont tout de même accueillir Bud, qu’ils prennent au premier abord pour un flic, et vont s’échanger des confessions aussi poignantes qu’inattendues. Une sorte de pacte symbolique et sanguinaire sera scellé dans une chasse, celle d’un serpent qui s’est faufilé dans la maison. Charlotte et Peaches, les deux petites filles de Cornelius ponctuent la nouvelle de leurs éclats de rire.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Les deux garçons en galère de "La Beauté" vont se prendre d’une fulgurante amitié avec un jeune rencontré après la panne de leur vieille bagnole. Green, de caractère taciturne, se déridera devant les yeux étonnés de son ami narrateur.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Dans "Il se soûle profondément et fameusement", un jeune vacher aux problèmes comportementaux se met en tête de venger son père mort à la suite d’une rixe, bien des années plus tôt. Sa rencontre avec le meurtrier prendra une tournure très différente de ses intentions.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Rien à jeter. Avant d’écrire deux excellents romans, Udall avait extrait de son imagination onze excellentes nouvelles, condensés d’humanité où le tragique se mêle d’absurde (une cuillère Donald Duck coincée dans un broyeur à ordure dans une nouvelle préfigure ainsi la raquette de tennis qui cause le décès accidentel d’un adolescent dans une autre) et où les personnages en appellent, en quelques lignes, à la compassion, malgré leurs défauts, leurs maladresses. Les amours bancales (les divorces et les séparations sont omniprésents) ou détruits par le destin, la profonde amitié qui lient les êtres, les petits bonheurs qui subliment un quotidien trop incolore, y forment un subtil mélange de contradictions, de hauts et de bas, de ceux qui bâtissent une vie.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;Lâchons les chiens&lt;/em&gt;, Brady Udall, 10/18, 7€. Traduit de l'américain par Michel Lederer.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3549921395980942838-975713590728972038?l=ranatoad.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ranatoad.blogspot.com/feeds/975713590728972038/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3549921395980942838&amp;postID=975713590728972038&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/975713590728972038'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/975713590728972038'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ranatoad.blogspot.com/2011/10/lachons-les-chiens-de-brady-udall.html' title='Lâchons les chiens de Brady Udall'/><author><name>Gilmoutsky</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14393112701128978428</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_oMCyI1CYfM4/SKAVSOUo_ZI/AAAAAAAAAAU/MsYsVXE57Pk/s1600-R/9.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-PCzf-v5AGP8/TqK4K91QksI/AAAAAAAAAio/AeC5GUXk6FY/s72-c/9782264029225.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3549921395980942838.post-4125389903692002093</id><published>2011-10-20T20:26:00.012+02:00</published><updated>2011-10-20T22:31:35.437+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Littérature francophone'/><title type='text'>A Contre-jour de Charline Quarré</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-vtcEq-AJREQ/TqBoZ_xQqNI/AAAAAAAAAiE/PwX0BlzvtuI/s1600/9782355087837.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5665643127056148690" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 229px; CURSOR: hand; HEIGHT: 320px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/-vtcEq-AJREQ/TqBoZ_xQqNI/AAAAAAAAAiE/PwX0BlzvtuI/s320/9782355087837.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;L’auteure de ce livre connaît personnellement plusieurs contributeurs de ce blog. Et vice et versa. Agréablement étonné, dans un premier temps, par le fait même que Charline avait écrit un premier roman, les extraits que j’avais pu en lire, dans un second temps, se sont révélés être d’une prose plus qu’encourageante pour une prochaine lecture. C’est chose désormais faite. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Margot se dévoile en trois fois, en trois âges, jeune fille angoissée et introvertie. Beaucoup de contrariétés de la plus quotidienne à la plus existentielle qui s’accumulent avec une écriture simple mais attachante, un humour pudique, presque innocent. Une personnalité rejetant le clinquant, le superficiel, le faux et se démarquant par une mélancolie et un naturel qui pourrait prendre à contrepied le plus cynique des lecteurs.&lt;br /&gt;Les préoccupations de Margot ne sont pourtant pas si inhabituelles chez une jeune adulte. Il y est question d’amour bien sûr, d’être avec quelqu’un qu’elle aime. Mais il ne faut pas s’attendre à de la bluette sans intérêt. Charline Quarré prouve qu’il n’est pas indispensable de faire dans le pompeux ni dans la légèreté forcée pour placer un premier roman chez un éditeur. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Alors, bien sûr, je ne peux m’empêcher de râler contre certaines ficelles du monde littéraire où l’on ne parle que des grands éditeurs et des livres qui se vendent déjà trop bien pour qu’on se sentent obligés d’en remettre plusieurs couches (aux dépens d’autres textes), où de soi-disant nouveaux Prousts sont déguisé en BHL et où notre ami Frédo n’aime un livre que sur la façon de s’habiller de son auteur (est-il vraiment sérieux là-dessus ?). D’ailleurs, en parlant de Frédo, son livre prétentieux, comme prévu, se vend très bien et les lecteurs suivent comme des moutons. Dis Frédo pourrais-tu parler d’&lt;em&gt;A Contre-jour&lt;/em&gt; dans ton second compte-rendu après la fin du monde ou quelque soit l’intitulé de ton prochain essai (t’as plus d’inspiration pour un roman et ton éditeur te demande un livre par an, c’est ça ?). Bon c’est un peu hors-sujet mais je n’ai pas pu m’empêcher de m’indigner.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Charline a d’ors et déjà un deuxième manuscrit terminé (refusé par un grand éditeur, comme c’est étonnant) et j’attends qu’il sorte pour en dire forcément du bien. Remercions l’éditeur Baudelaire de lui avoir donné sa chance pour le premier. On pourra me taxer d’être furieusement partial. Je justifierai donc ma défense d’&lt;em&gt;A Contre-jour&lt;/em&gt; en disant qu’il m’a simplement touché. Le personnage de Margot m’a tout d’abord beaucoup rappelé quelqu’un, une amie qui ne lira pas ces lignes, une de ces amies que je n’ai pas perdues mais dont la présence me manque terriblement. D’autre part, il me semble avoir perçu chez Margot, bien qu’elle ne soit pas un reflet autobiographique (dixit l’auteure), des traits caractéristiques de Charline elle-même. En d’autres termes une personne sincère, drôle et authentique. Ce qui peut aussi s’appliquer à son roman.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;A Contre-jour&lt;/em&gt;, Charline Quarré, Les éditions Baudelaire, 14€.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3549921395980942838-4125389903692002093?l=ranatoad.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ranatoad.blogspot.com/feeds/4125389903692002093/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3549921395980942838&amp;postID=4125389903692002093&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/4125389903692002093'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/4125389903692002093'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ranatoad.blogspot.com/2011/10/contre-jour-de-charline-quarre.html' title='A Contre-jour de Charline Quarré'/><author><name>Gilmoutsky</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14393112701128978428</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_oMCyI1CYfM4/SKAVSOUo_ZI/AAAAAAAAAAU/MsYsVXE57Pk/s1600-R/9.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-vtcEq-AJREQ/TqBoZ_xQqNI/AAAAAAAAAiE/PwX0BlzvtuI/s72-c/9782355087837.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3549921395980942838.post-3029254421692066967</id><published>2011-10-06T23:31:00.004+02:00</published><updated>2011-10-07T23:49:16.089+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Citations'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;Les erreurs ne surviennent pas lors d'un instant isolé, décisif, elles se déploient lentement tout au long d'une vie. Elles poussent, invisibles, sous la surface, se développent des années durant dans le noir comme les filaments d'une patiente moisissure jusqu'au jour où quelque chose fait irruption en surface, une masse lisse, humide, féconde, emplie de spores noires qui se répandent au vent et voyagent sur des kilomètres, altérant tout ce qu'elles touchent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Scintillation&lt;/em&gt;, John Burnside, Métailié, coll. "Bibliothèque écossaise". Traduction de l'anglais par Catherine Richard.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3549921395980942838-3029254421692066967?l=ranatoad.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ranatoad.blogspot.com/feeds/3029254421692066967/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3549921395980942838&amp;postID=3029254421692066967&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/3029254421692066967'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/3029254421692066967'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ranatoad.blogspot.com/2011/10/les-erreurs-ne-surviennent-pas-lors-dun.html' title=''/><author><name>Gilmoutsky</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14393112701128978428</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_oMCyI1CYfM4/SKAVSOUo_ZI/AAAAAAAAAAU/MsYsVXE57Pk/s1600-R/9.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3549921395980942838.post-2057135785220296803</id><published>2011-10-06T23:27:00.004+02:00</published><updated>2011-10-07T00:49:58.057+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Citations'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dans le jardin d’à côté, des gens commencent à faire du raffut, à s’éclabousser dans leur piscine, à souffler comme des phoques et à chanter des extraits de vieilles chansons de Sinatra avec des voix à vous écorcher les oreilles. Au bout d’un moment, je ne peux plus le supporter et, Roy sur mes talons, je me dirige vers la clôture. Elle est trop haute pour qu’on voie par-dessus et je dois donc me contenter de crier :&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;-Vous ne pourriez pas mettre une sourdine ?&lt;br /&gt;-Qui parle ?&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;A sa voix, je dirais que le type doit avoir l’âge de la retraite et qu’il a un peu forcé sur la bière.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;-Moi, je réponds.&lt;br /&gt;-Vous êtes mon voisin ?&lt;br /&gt;-ça se pourrait.&lt;br /&gt;-Pourquoi vous criez ?&lt;br /&gt;-Pour que vous fassiez moins de bruit.&lt;br /&gt;-Je crois que vous êtes simplement jaloux de ma piscine. Vous êtes le seul foutu habitant de ce foutu quartier à ne pas en avoir une. Tout le monde le sait.&lt;br /&gt;Je n’ai rien à répondre, aussi je me tais.&lt;br /&gt;-Alors pourquoi ? il reprend.&lt;br /&gt;-Pourquoi quoi ?&lt;br /&gt;-Pourquoi vous n’avez pas de piscine ?&lt;br /&gt;Je réfléchis un instant.&lt;br /&gt;-Parce que je suis un crétin.&lt;br /&gt;-Exactement, conclut-il.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Raid nocturne", in&lt;em&gt; Lâchons les chiens&lt;/em&gt;, Brady Udall. Traduction de l'anglais par Michel Lederer.&lt;em&gt; &lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3549921395980942838-2057135785220296803?l=ranatoad.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ranatoad.blogspot.com/feeds/2057135785220296803/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3549921395980942838&amp;postID=2057135785220296803&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/2057135785220296803'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/2057135785220296803'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ranatoad.blogspot.com/2011/10/dans-le-jardin-da-cote-des-gens.html' title=''/><author><name>Gilmoutsky</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14393112701128978428</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_oMCyI1CYfM4/SKAVSOUo_ZI/AAAAAAAAAAU/MsYsVXE57Pk/s1600-R/9.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3549921395980942838.post-3457753070768085667</id><published>2011-09-19T15:19:00.010+02:00</published><updated>2011-09-19T17:25:46.651+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Littérature fantastique'/><title type='text'>Les contrées du rêve</title><content type='html'>&lt;h1 class="fontnormal mrg_b_sm"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/-ydb6uVsPrOs/TndC07sVxHI/AAAAAAAAAHI/BIDpANS2954/s1600/9782354080976.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 211px; height: 320px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-ydb6uVsPrOs/TndC07sVxHI/AAAAAAAAAHI/BIDpANS2954/s320/9782354080976.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5654061334331245682" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/h1&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Adepte de la mythologie lovecraftienne depuis des années je n'ai pu m'empêcher d'aborder ce volume avec circonspection.&lt;br /&gt;En effet, bien que je reconnaisse d'innombrables qualités à l'ensemble des œuvres retraçant cette mythologie,&lt;br /&gt;je me dois de reconnaître que le style même d'écriture de l'auteur, digne parfois d'un balzac fantasmagorique sous acide, m'est particulièrement pesant.&lt;br /&gt;Alors je me demandais ce qu'une réédition d'anciennes nouvelles allait pouvoir apporter de neuf à cet univers foisonnant.&lt;br /&gt;C'est alors que j'ai entamé ma conversion.&lt;br /&gt;Tout commence par la très longue préface du traducteur chargé de créer ce recueil. Il y explique très clairement ses choix, parfois mais rarement discutables, et surtout il y explique l'ordre des nouvelles et son dessein. Cela semble prometteur donc j'entame les premières nouvelles avec le cœur apaisé et peut alors apprécier la justesse des choix du traducteur qui allègent considérablement le style et lui donnent réellement le ton d'un conte initiatique digne des "mille et une nuits". On y découvre une succession de scènes relativement décousues mais chronologiquement ordonnées et tendant relativement toutes vers un même objectif mythique. Et alors commence la nouvelle majeure qui explique, justifie et assimile la chronologie précédente et on peut alors savourer le voyage que constitue cette oeuvre, sorte de road-movie mené par un Randolph Carter extatique, sorte de candide illuminé qui pénètrerait dans l'univers Lovecraftien en partant en quête d'une cité mythique.&lt;br /&gt;Cette œuvre m'a réellement réconcilié avec l'univers de Howard P. Lovecraft. J'ai pu réaliser que nombre de mes préjugés précédents provenaient certainement des choix des traducteurs et non forcément de l'auteur en lui-même. De plus il est à noter que cet ouvrage n'aborde pas les sujets les plus classiques de cet univers en s'intéressant aux "petits dieux" et non aux créatures habituelles comme les profonds, Cthullhu, etc ... On y retrouve brièvement les horreurs chasseresses évoquées dans "je suis d'ailleurs" mais le reste se rapproche de créatures mythiques tellement retirées que le monde n'est pour elles que d'un intérêt mineur. Bien entendu on retrouve les concepts chers à l'auteur comme la folie ou le rêve. Je pense que c'est un livre que je ne conseillerai pas aux inconditionnels car ils l'ont très certainement déjà dans leurs bibliothèques mais je ne peux que chaudement le recommander à tous les néophytes qui ont abandonné cet auteur, rebutés par son écriture si particulière. Un évangile parmi la bible du culte Lovecraftien ;) Arggnk'n Rlghk'n Cthullhu :P&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enjoy ^_^&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Les contrées du rêve&lt;/span&gt; - Howard Phillips Lovecraft&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3549921395980942838-3457753070768085667?l=ranatoad.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ranatoad.blogspot.com/feeds/3457753070768085667/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3549921395980942838&amp;postID=3457753070768085667&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/3457753070768085667'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/3457753070768085667'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ranatoad.blogspot.com/2011/09/les-contrees-du-reve.html' title='Les contrées du rêve'/><author><name>LucaKaCouCou</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18273455718646234781</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://2.bp.blogspot.com/_iRoiAjkBmks/TOKelrX3aFI/AAAAAAAAAFk/QDdHi1f9KWc/S220/avatar.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-ydb6uVsPrOs/TndC07sVxHI/AAAAAAAAAHI/BIDpANS2954/s72-c/9782354080976.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3549921395980942838.post-1646429655853467334</id><published>2011-08-11T23:42:00.003+02:00</published><updated>2011-08-12T00:17:57.827+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Citations'/><title type='text'></title><content type='html'>Carl passa la journée au Coffee Bus. (...) Il s'installa contre le flanc du bus, encadré par les deux sacs à dos. Il hochait la tête pour saluer les clients et écrivait ses cartes postales. Il s'en rédigea une à lui-même.&lt;br /&gt;Cher Carl, J'espère te revoir bientôt. Tu me sembles un peu perdu. ça fait un moment qu'on a pas discuté. Je pense qu'on peut admettre à ce stade que les choses ne vont pas très bien. On a des rêves, tous les deux, mais est-ce qu'ils nous mènent vraiment dans la même direction? Ha ha, Carl.&lt;br /&gt;Il nota son adresse et décida d'envoyer la carte avec les autres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Désolations&lt;/em&gt;, David Vann, Gallmeister, coll. "Nature Writing". Traduit de l'américain par Laura Derajinski.&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3549921395980942838-1646429655853467334?l=ranatoad.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ranatoad.blogspot.com/feeds/1646429655853467334/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3549921395980942838&amp;postID=1646429655853467334&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/1646429655853467334'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/1646429655853467334'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ranatoad.blogspot.com/2011/08/carl-passa-la-journee-au-coffee-bus.html' title=''/><author><name>Gilmoutsky</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14393112701128978428</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_oMCyI1CYfM4/SKAVSOUo_ZI/AAAAAAAAAAU/MsYsVXE57Pk/s1600-R/9.JPG'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3549921395980942838.post-2237445745271340799</id><published>2011-08-04T21:50:00.006+02:00</published><updated>2011-08-05T22:26:53.050+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Nouvelles'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='SFFF'/><title type='text'>Blaguàparts de Don Lorenjy</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-NSH7A87lBPw/Tjr5-C-CEFI/AAAAAAAAAhw/3EDBCe7KVAw/s1600/14140-h350.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5637092727951855698" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 199px; CURSOR: hand; HEIGHT: 320px" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/-NSH7A87lBPw/Tjr5-C-CEFI/AAAAAAAAAhw/3EDBCe7KVAw/s320/14140-h350.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;J'ai mis plusieurs mois avant de me lancer dans ce recueil, peut-être freiné par une première impression négative et plus probablement pour d'autres raisons qu'il est inutile de détailler. Si je m'étais arrêté à cette première impression à la lecture d'une nouvelle de Don Lorenjy, je n'aurais pas fait l'effort de lire &lt;em&gt;Blaguàparts&lt;/em&gt;. Cela aurait révélé d'une stupide fermeture d'esprit et surtout ç'aurait été vraiment dommage.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;"Suzanne &lt;em&gt;On Line&lt;/em&gt;", précédemment publiée dans l'anthologie inaugurative de l'éditeur (&lt;em&gt;Ouvre-toi!&lt;/em&gt;), ne m'avait en effet pas plu... Je l'ai relue, petit un, parce qu'elle est très courte et, petit deux, par acquit de conscience. Une croyante un peu trop simplette est contactée télépathiquement par ce qui semble être le Tout-Puissant. S'ensuit un dialogue qui s'amuse avec le jargon religieux et dont la surprise finale peut scandaliser les esprits les plus obtus, ravir certains et faire soupirer d'autres, rayer les mentions inutiles. J'ai tendance à détester les redites (Griffe d'Enfre a déjà fait le coup et le refera), mais cette relecture a remis les choses en place, m'a permis de creuser un peu plus, de ne pas m'arrêter au superficiel.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Démarche déjà entreprise avec "Ceci est ma chair" qui ouvre le recueil, où Skaramanga, de son véritable nom Henry James Rockefeller III, est à l'hôpital suite à un accident de la route. Mais ce n'est que le début de ses soucis... Tout semble se dérouler dans un futur pas si lointain où les absurdités et le cynisme du monde présent sont extrapolés et détournés de manière très sarcastique. Une caricature où beaucoup en prennent pour leur grade.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Dans une même veine anticipative, où l'absurde s'est imposé au libre arbitre, les échanges verbaux finissent en dialogue de sourds et les apparences par se craqueler: dans "Ne le dites pas aux enfants" avec pour cadre une société surcontrôlée, se raconte un entretien entre une employée du planning familial et une petite dame à qui il est refusé de donner naissance.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;On change de registre avec deux légères rencontres du troisième type (ou plus). Située en 1919, la première, "L'Ambassadeur", voit un visiteur extraterrestre atterrir sur la pelouse de la Maison Blanche. Le Président Woodrow Wilson a pour requête de confier un "nouvel" ambassadeur terrien à la Représentation Intergalactique. C'est Conrad, docteur particulier du président, qui est choisi. Mais qui est donc "l'ancien" ambassadeur? Quelle civilisation oubliée a eu ce privilège que les Terriens ignoraient jusqu'à présent? Malgré le trop classique questionnement/explication bien évidemment télépathique entre les protagonistes, la chute est surprenante et bien trouvée. Dans la seconde, "&lt;em&gt;Aliens Vs Gladiator&lt;/em&gt;", Arturo Stronzoli, travesti du bois de Boulogne, fier de ses implants mammaires flambants neufs, est enlevé par des extraterrestres. Cette rencontre laborieuse sur le plan linguistique ne repose ni sur la télépathie ni sur un moyen parfait de communiquer. (On remercie l'auteur de ne pas tomber dans ce cliché.) Avant de réaliser que c'est justement pour déclencher l'incompréhension chez le personnage, créer le décalage humoristique et conclure avec une chute que l'on voit plus ou moins venir. Ces deux nouvelles ont aussi pour point commun de négliger le pointillisme de la &lt;em&gt;hard science&lt;/em&gt; et d'assumer l'utilisation décomplexée de raccourcis que les esprits les plus perfectionnistes auront du mal à avaler.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Ils apprécieront peut-être plus ce tir groupé de trois nouvelles au ton plus sérieux. Tout d'abord "Disapparitions", où un fichier multimédia, retranscrit sous forme narrative, fait part au lecteur (autant celui qui lit le recueil que le destinataire à l'intérieur de l'histoire) de phénomènes filmés incompréhensibles ainsi que des disparitions suspectes. Une tension habilement construite, le danger devient palpable pour les auteurs du ficher téléchargé. Des pages qui joue sur un thème qui inspire et fascine, la Conspiration. Variante du même thème, avec comme élément central la perception du monde, "Libéré Sans Délai" parlera aux lecteurs de Philip K. Dick. Le professeur Tran Lee, d'une expérience foireuse via un mauvais trip, découvrira avec l'aide de son collègue et ami Gabriel une vérité à laquelle il était loin de s'attendre. Quant à "&lt;em&gt;Star Trash&lt;/em&gt; - De l'origine des cubes et de leur utilité à long terme", sous ce titre énigmatique se dévoile un futur proche où de mystérieux cubes de l'espace font leur apparition jusqu'à s'arrêter dans notre atmosphère. Une farce écologico-cynique bien amenée où l'auteur prend moins de raccourcis pour expliquer les choses mais on peut lui reprocher d'utiliser la même ficelle finale que dans "&lt;em&gt;Aliens Vs Gladiator&lt;/em&gt;" et "Disapparitions".&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;On reste dans l'OVNI, littéraire cette fois-ci, avec "De rien en rien" qui est l'occasion pour l'auteur de proposer une nouvelle qui n'en est pas une. Exercice de style tout en digression, amorcé par une phrase ("Jean-Pierre voyait enfin la lumière au bout du tunnel") qui sera disséquée sur plusieurs coutures, le tout avec beaucoup d'humour. Méta-littéraire et subtil.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Les même adjectifs pourraient s'appliquer à "&lt;em&gt;Organum&lt;/em&gt; ou Prière de ne pas s'adresser au conducteur". Elle est constituée de courtes phrases, traversées par des voyelles oscillantes dont on comprendra le sens avec la chute finale, que je ne peux pas dévoiler. Une fantaisie de l'esprit très visuelle (vous connaissez E.E. Cummings?) et agréable.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Avant d'attaquer le gros morceau en quatre mouvements, il me faut aussi mentionner les deux dernières nouvelles du recueil qui ont le point commun ne pas m'avoir autant convaincu que la bonne partie de celui-ci. "Et puis Bang !" est un conte philosophique où il est question d'une éclosion de bourgeon et d'une confrontation entre un enfant et son "oncle". Un florilège de petites réflexions sur le temps qui passe, une nouvelle d'apprentissage pourrait-on dire. "La Dernière Marche - Poétique de l'extinction" est une allégorie où l'humanité se met à avancer dans le but de rencontrer Dieu. Ramassé sur quelques pages, un récit qui a quelques bons moments sans être d'une originalité époustoufflante. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Disséminée tout au long du recueil la tétralogie "&lt;em&gt;Blaster Pride&lt;/em&gt;"/"&lt;em&gt;Storm Riders&lt;/em&gt;"/"&lt;em&gt;Play-Back&lt;/em&gt;"/"&lt;em&gt;Jungle Session&lt;/em&gt;" s'est imposée comme idéale pour conclure la chronique. Ces quatre nouvelles gardent les même personnages, avec tout de fois une focalisation interne différente à chaque fois. Un commando spécial se voit attribué des missions (d'où les titres typés jeux vidéo) sur un vaisseau pris en otage ("&lt;em&gt;Blaster Pride&lt;/em&gt;") ou des planètes inconnues dont l'hospitalité restera variable ("&lt;em&gt;Storm Riders&lt;/em&gt;", "&lt;em&gt;Play-Back&lt;/em&gt;" et "&lt;em&gt;Jungle Session&lt;/em&gt;"). Les personnages en eux-mêmes sont de quasi-caricatures, ils sont chacun très vite présentés et malheureusement adoptent à peu de chose près la même verve humoristique. Les nuances sont bien là mais auraient pu être plus prononcées. Cependant ce ton de la comédie est un leurre. Car s'il peut agacer par moment ("A cinq, nous pétons la gueule à tout ce que la galaxie compte de vilains pas beaux qui veulent du mal à leur prochain" est je pense le pire exemple que je puisse citer), il ne prépare pas aux contre-pieds surprenant concoctés par Lorenjy. Dans un style très "série Z" (descriptions gores, manque de finesse complètement assumée, humour un poil ostentatoire) loin d'être si déplaisant que ça, chacune des nouvelles réserve sa surprise (allusion culturelle ou retournement inattendu). J'ai une nette préférence pour "&lt;em&gt;Play-Back&lt;/em&gt;" puisqu'elle détrompe totalement le lecteur (démarche amorcée tranquillement dans "&lt;em&gt;Storm Riders&lt;/em&gt;") sur les intentions purement comiques de l'auteur. Fil rouge multiforme, cette tétralogie bien cimentée est très représentative du recueil.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Don Lorenjy aurait-il beaucoup lu Fredric Brown ou Robert Sheckley que cela ne m'étonnerait point. &lt;em&gt;Blaguàparts&lt;/em&gt; manifeste en effet le goût de la chute et une verve badine qui, mine de rien, trahit une recherche, une envie de jongler et de s'amuser avec le vocabulaire (on pense aussi à San Antonio). Même si l'objectif apparent de l'auteur est de divertir, la légèreté se trouve souvent contrebalancée par un aspect plus sombre d'humour, comme un sarcasme qui s'efforce de cacher pudiquement une pessimiste vision du monde.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;Blaguàparts&lt;/em&gt;, Don Lorenjy, Griffe d'Encre, coll. "Recueil", 15€. Illustration de couverture (un peu pâlichonne, non?) par Zariel. Merci à Magali Duez.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3549921395980942838-2237445745271340799?l=ranatoad.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ranatoad.blogspot.com/feeds/2237445745271340799/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3549921395980942838&amp;postID=2237445745271340799&amp;isPopup=true' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/2237445745271340799'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/2237445745271340799'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ranatoad.blogspot.com/2011/08/blaguaparts-de-don-lorenjy.html' title='Blaguàparts de Don Lorenjy'/><author><name>Gilmoutsky</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14393112701128978428</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_oMCyI1CYfM4/SKAVSOUo_ZI/AAAAAAAAAAU/MsYsVXE57Pk/s1600-R/9.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-NSH7A87lBPw/Tjr5-C-CEFI/AAAAAAAAAhw/3EDBCe7KVAw/s72-c/14140-h350.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3549921395980942838.post-3814444769446783853</id><published>2011-07-26T00:12:00.008+02:00</published><updated>2011-07-26T00:54:38.299+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='&quot;You talkin&apos; to me&quot;'/><title type='text'>Le nouveau livre de Frédo</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;C'est bien beau d'écrire une diatribe sur le livre numérique et de défendre 100 livres et auteurs que vous avez aimés. Oui, beaucoup m'étaient inconnus (je sais rester humble) et vos présentations sont bien écrites (votre humour, votre sensibilité et votre passion pour la littérature en ressortent indéniables). Mais avez-vous conscience que:&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;1.votre liste étant forcément arbitraire, vous le reconnaissez complaisamment, c'est aussi une façon de parler de vous et de vos choix aux dépends de ceux que vous avez ignorés ou détestés?&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;2.il faut acheter votre livre avant de découvrir votre top 100?&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;3.votre notoriété ne suffisant peut-être pas, toute l'énergie qui sera consacrée à promouvoir votre livre dans les émissions, journaux et magazines littéraires ne le sera, du coup, pas à promouvoir d'autres livres, d'autres auteurs de la rentrée littéraire approchante?&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;4.que votre livre prendra une place importante et presque obligatoire sur les tables et vitrines des librairies, privant d'une place tel ou tel ouvrage (un premier roman, par exemple) qui mérite au moins la même chance d'être visible?&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Je ne suis pas un auteur dont vous n'avez pas lu le manuscrit ou dont vous n'avez jamais parlé. Et je suis certain que vous n'êtes pas aussi prétentieux que vous le laissez paraître (quelqu'un qui vous a côtoyé directement me l'a assuré, et je le crois sur parole).&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Je ne citerai ni votre nom ni le titre de votre livre, aussi intéressant soit-il (j'ai retenu quelques noms, je nai pas été complétement imperméable à vos convictions), le peu de personnes qui liront ces lignes les connaîtront bien assez tôt. Contrairement aux titres qui seront relégués en-dessous des tables.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3549921395980942838-3814444769446783853?l=ranatoad.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ranatoad.blogspot.com/feeds/3814444769446783853/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3549921395980942838&amp;postID=3814444769446783853&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/3814444769446783853'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/3814444769446783853'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ranatoad.blogspot.com/2011/07/le-nouveau-livre-de-fredo.html' title='Le nouveau livre de Frédo'/><author><name>Gilmoutsky</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14393112701128978428</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_oMCyI1CYfM4/SKAVSOUo_ZI/AAAAAAAAAAU/MsYsVXE57Pk/s1600-R/9.JPG'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3549921395980942838.post-5987316577173941550</id><published>2011-07-22T20:37:00.019+02:00</published><updated>2011-07-23T16:12:09.464+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='SFFF'/><title type='text'>Iron Council/Le Concile de fer de China Miéville</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-Fs3TywrtrbA/TioR5o6-sSI/AAAAAAAAAhQ/jBB7f1PaHEQ/s1600/iron1.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5632333965915238690" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 148px; CURSOR: hand; HEIGHT: 225px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/-Fs3TywrtrbA/TioR5o6-sSI/AAAAAAAAAhQ/jBB7f1PaHEQ/s320/iron1.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Après la croisière épique des &lt;em&gt;Scarifiés&lt;/em&gt;, China Miéville distribue des tickets pour une randonnée ferroviaire avec &lt;em&gt;Le Concile de fer&lt;/em&gt;. Tiens ça me fait penser aux films avec Steven Seagal, &lt;em&gt;Piège en Haute mer&lt;/em&gt; ("Un simple petit cuisinier...", et le terme de "navet" auquel on peut l'y associer) et &lt;em&gt;Piège à grande vitesse.&lt;/em&gt; &lt;em&gt;Piège en trottinette décapotable&lt;/em&gt; était en projet, mais les scénaristes se sont demandés pour quel motif des terroristes prendrait une trottinette et son propriétaire en otage. Mais les fans de Steven Seagal m'excuseront, je ne fais ce rapprochement qu'à des fins humoristiques (c'est à se taper le cul par terre).&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Situés dans le même univers, j'avais évoqué le fil ténu entre &lt;em&gt;Perdido Street Station &lt;/em&gt;et &lt;em&gt;Les Scarifiés&lt;/em&gt;. Dans &lt;em&gt;Le Concile de fer&lt;/em&gt;, nous n'aurons qu'une fugace allusion au "cauchemar" vécu par New Crobuzon dans &lt;em&gt;Perdido&lt;/em&gt; et une guerre lointaine et interminable dont il est déjà question dans &lt;em&gt;Les Scarifiés&lt;/em&gt;, il me semble. Les trois romans sont donc indépendants. Je les ai lu dans l'ordre juste par purisme. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le roman débute par la recherche d'un des personnages principaux, Cutter (traduit par Le Faucheur), à travers des territoires hostiles, d'on ne sait pas trop qui ou quoi. Une sorte de légende. Il est accompagné de toute une bande hétéroclite, et le groupe semble être suivi de très près par un être mystérieux, qui garde contact avec eux sans se dévoiler.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Une vingtaine d'années antérieure au début du roman, nous apprenons qu'un puissant magnat, Weather Wrightby (ou Valentin Mistral si vous lisez la version française), s'est lancé dans un projet ferroviaire grandiose et dangereux: une traversée constituée de prostituées, de "Recréés" (criminels dont la punition est une mutilation chirurgicale monstrueuse) et autres travailleurs surexploités. Judah Law (traduit par Judas Bezaille), embauché dans cette aventure comme éclaireur, a découvert des autochtones camouflés dans une sorte de jungle, les Stiltspears (je ne sais pas comment le terme a été traduit en français). C'est avec une profonde tristesse qu'il préviendra, en vain, ce peuple qui l'a accueilli et lui a appris à fabriquer des golems. En effet l'avancée du projet ne se fera pas sans dommage pour eux. D'autre part, les conditions imposées aux participants ne sont pas au goût de tout le monde et une rébellion s'est déclenchée jusqu'à la prise du train lui-même par les ouvriers. C'est ce qui deviendra le Concile de Fer. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Une autre rébellion fomente dans New Crobuzon, où nous découvrons Ori, un jeune révolutionnaire frustré par les grands discours sans mise en pratique des milieux qu'il fréquente. Il finira par faire son trou jusqu'à Toro, un personnage casqué et mystérieux, ennemi public numéro un dont l'action radicale semble plus proche de ses aspirations. Une aide précieuse et improbable lui sera fournie par Spiral Jacobs, un clochard apparemment sénile qui dessine des symboles à la craie tout au long de ses non moins énigmatiques errances (ceux qui ont lu &lt;em&gt;Date d'expiration &lt;/em&gt;de Tim Powers comprendront alors pourquoi Miéville cite cet auteur en référence dans s&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-heBhqmvLMdI/TioZ22L_GII/AAAAAAAAAho/54P2k2zaNqE/s1600/concile200%255B1%255D.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5632342714029643906" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 200px; CURSOR: hand; HEIGHT: 310px" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/-heBhqmvLMdI/TioZ22L_GII/AAAAAAAAAho/54P2k2zaNqE/s320/concile200%255B1%255D.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;es remerciements en début d'ouvrage).&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Ces trois lignes narratrices sont bien entendues liées et finiront par se rejoindre. Car Cutter et ses compagnons sont à la recherche du Concile de Fer, qui lui est poursuivi opiniâtrement et sans pitié par la milice envoyée par les autorités de New Crobuzon. Mais je vais m'arrêter là en ce qui concerne l'intrigue, très dense comme vous pouvez le constater. Tout comme &lt;em&gt;Les Scarifiés&lt;/em&gt;, il faut un certain temps pour s'immerger totalement dans cet univers et s'habituer au style très touffu de Miéville. Un vocabulaire riche (une pensée pour la traductrice), des créatures toutes plus originales les unes que les autres et des batailles spectaculaires que l'on peut visualiser s'il l'ont connaît le bordel qu'un jeu de stratégie peut provoquer sur un écran d'ordinateur (je n'ai pas approfondi la chose mais le terme d'"Iron Council" semble aussi être associé à un de ces jeux), tout cela contribue à la fascination qui nous emporte au plus profond dans la lecture. Tout comme dans les romans de Tim Powers, les choses ne sont pas expliquées d'emblée et les révélations sont distillées en temps voulu, effets dramatiques toujours efficaces.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Plus qu'un roman de SF moderne (Miéville est rangé, en tant que successeur présumé de Lovecraft, dans la catégorie Weird Fiction), &lt;em&gt;Iron Council&lt;/em&gt; intègre des éléments le plus souvent inhabituels dans le genre. On peut ainsi déceler une ambiance de pionniers, de traversée propres aux western et des idées politiques (en fouillant un peu, on peut lire que Miéville est très impliqué de ce point de vue là, dans le mouvement socialiste anglais, tendance marxiste) ne manquent pas d'y être mises en scènes. Une sexualité évoquée sans complexe peut choquer les lecteurs trop conservateurs (Cutter et Judah sont amants, et des ébats entre races différentes sont parfois légèrement imposés, chose que l'on pouvait déjà lire dans &lt;em&gt;Perdido Street Station&lt;/em&gt;). Cela n'a pas empêché China Miéville d'emporter deux prix prestigieux du milieu SF (l'Arthur C. Clarke Award et le Locust Award du meilleur roman Fantasy en 2005) et d'avoir été nommé au non moins célèbre Prix Hugo. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;J'avais un peu rongé mon frein et laissé passer quelques mois avant d'attaquer &lt;em&gt;Iron Council&lt;/em&gt;. J'ai eu l'opportunité de me procurer la quasi intégralité (j'ai laissé pour l'instant de côté le tout récent donc un peu plus cher &lt;em&gt;Ambassytown&lt;/em&gt;) de l'oeuvre de China Miéville. Préparez-vous donc à ce que je vous reparle prochainement de cet auteur. Le prochain bouquin de lui que je chroniquerai sera&lt;em&gt; Looking For Jake, &lt;/em&gt;un recueil de nouvelles non traduit en français. Pour l'instant, avec les romans que j'ai cité dans mes chroniques, à savoir cette "trilogie" et &lt;em&gt;Le Roi des Rats&lt;/em&gt;, seul &lt;em&gt;Un Lun Dun&lt;/em&gt;, à ranger plutôt dans la littérature jeunesse (ce qui ne m'empêchera pas de le lire et d'en parler ici) a bénéficié d'une traduction française, &lt;em&gt;Lombres &lt;/em&gt;(Au Diable Vauvert, 20€. Traduction de Christophe Rosson). Croisons les doigts pour que cela soit pris en considération pour les autres &lt;em&gt;(Looking for Jake&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;The City &amp;amp; The City&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;Kraken&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;Ambassytown&lt;/em&gt;)&lt;em&gt;.&lt;/em&gt; &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;Iron Council&lt;/em&gt;, China Miéville, Pan&lt;em&gt; &lt;/em&gt;Books, première édition Macmillan (2004&lt;em&gt;). Le Concile de Fer&lt;/em&gt;, Fleuve Noir, 2008, 22€. Traduit de l'anglais par Nathalie Mège.&lt;em&gt; &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5632336795135785266" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 247px; CURSOR: hand; HEIGHT: 320px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/-swrQC-WpCOg/TioUeUluOTI/AAAAAAAAAhg/B9I_rTuip-k/s320/iron_council%255B1%255D.jpg" border="0" /&gt;&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3549921395980942838-5987316577173941550?l=ranatoad.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ranatoad.blogspot.com/feeds/5987316577173941550/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3549921395980942838&amp;postID=5987316577173941550&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/5987316577173941550'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/5987316577173941550'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ranatoad.blogspot.com/2011/07/iron-councille-concile-de-fer-de-china.html' title='Iron Council/Le Concile de fer de China Miéville'/><author><name>Gilmoutsky</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14393112701128978428</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_oMCyI1CYfM4/SKAVSOUo_ZI/AAAAAAAAAAU/MsYsVXE57Pk/s1600-R/9.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-Fs3TywrtrbA/TioR5o6-sSI/AAAAAAAAAhQ/jBB7f1PaHEQ/s72-c/iron1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3549921395980942838.post-164995248559123971</id><published>2011-07-10T20:53:00.011+02:00</published><updated>2011-07-12T21:39:50.027+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Littérature anglophone'/><title type='text'>The Imperfectionists/Les Imperfectionnistes de Tom Rachman</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-geuZJPpSQCM/ThoZ_fFQweI/AAAAAAAAAgo/JymqkuQFzog/s1600/9780857383266_large_the-imperfectionists.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5627839262818877922" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 176px; CURSOR: hand; HEIGHT: 270px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/-geuZJPpSQCM/ThoZ_fFQweI/AAAAAAAAAgo/JymqkuQFzog/s320/9780857383266_large_the-imperfectionists.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; Ceux qui me connaissent personnellement savent que, ces derniers mois, j'ai été radicalement déconnecté de la production du monde littéraire. La seule façon concrète de me tenir au courant des sorties était (internet excepté) de visiter les librairies les plus achalandées. J'y ai passé ainsi plusieurs heures à fouiller les rayons qui m'intéressaient le plus. C'est lors d'une de ces errances que je suis tombé sur &lt;em&gt;Les Imperfectionnistes. &lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Publié chez Grasset en février, ce premier roman semble avoir fait de belles vagues depuis sa parution en Grande-Bretagne l'année dernière. Mais ce qui m'a le plus attiré, c'est la promesse de lire un de ces trop rares romans dignes de bons souvenirs. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Tranches de vies croisées de onze figures orbitant autour du même journal anglophone basé en Italie, ce roman se découpe en onze chapitres intitulés comme des titres d'articles. Si tous ces personnages n'étaient pas liés, on pourrait les lire comme des nouvelles. En guise d'interludes, l'histoire du journal nous est racontée sur quelques pages (entre deux et quatre) en fin des chapitres. On comprend peu à peu qu'on assiste à ses derniers balbutiements. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Parmi les personnages les plus marquants, on trouve le freelance Lloyd Burko, correspondant à Paris, qui est peu à peu oublié par toutes les parutions auxquelles il a pu contribuer. Il va tenter de dégoter un scoop en se servant de Jérôme, son fils, censé travailler pour le ministère des Affaires étrangères. D'une relation plus que frileuse, père et fils finiront par se rapprocher.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Arthur Gopal lui s'occupe nonchalamment de la rubrique nécrologique pour petites et grandes célébrités. On lui confie l'interview d'une obscure féministe autrichienne, Gerda Erzberger, dont la mort est pressentie pour pas trop longtemps. Une rencontre est donc organisée et Arthur se rend en Suisse pour cueillir certaines informations de première main. Mais un coup de fil interrompt l'entretien.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Sur un ton plus comique, Winston Cheung postule pour le poste de correspondant international. Son premier reportage se situe au Caire, mais ce n'est qu'un test pré-embauche, il se voit malheureusement attribuer un concurrent de poids, Rich Snyder, vieux baroudeur à l'expérience écrasante. Si ce n'était que ça... mais Snyder en prend un peu trop à ses aises avec ce rookie. Des scènes hilarantes pour le lecteur mais éprouvantes pour le pauvre Wi&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-HeKWcL3baU4/ThoYeEbkqhI/AAAAAAAAAgg/7m_gJm2o4pw/s1600/imperf.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5627837589217389074" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 221px; CURSOR: hand; HEIGHT: 320px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/-HeKWcL3baU4/ThoYeEbkqhI/AAAAAAAAAgg/7m_gJm2o4pw/s320/imperf.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;nston.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Ornella de Monterecchi ne contribue en aucun cas au journal mais elle en est une fervente lectrice d'un genre très particulier. Elle le lit comme un feuilleton et elle a accumulé au fil des années un retard irrattrapable. Personnage le plus décalé du roman, autant au sens littéraire que temporel, Ornella rythme donc son existence sur ce journal et ne semble pas se rendre compte que les événements qu'elle pense d'une actualité brûlante font déjà partie de l'histoire...&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Je finis cette présentation non exhaustive avec Oliver Ott, petit-fils du créateur du journal, Cyrus Ott. Avec Oliver, Tom Rachman a gardé son personnage le plus attachant pour la fin. On le croise déjà une fois mais brièvement et sous un point de vue trop partial. Ce dernier chapitre m'a beaucoup plu, je me suis senti très proche d'Oliver, auquel la direction du journal a été imposée contre son gré. Il est d'un tempérament maladivement timide au point d'ignorer tous les appels téléphoniques qu'il reçoit. Il laisse ça à son répondeur, dont le compteur reste bloqué sur 99. Il préfère lire des romans policiers en compagnie de son seul ami, Schopenhauer. Non pas le philosophe, son chien. C'est lui (Oliver, pas le chien) qui est malheureusement chargé d'annoncer l'ultime mauvaise nouvelle aux employés du journal.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Premier roman d'une intelligence impressionnante&lt;em&gt;, Les Imperfectionnistes &lt;/em&gt;marque par son réalisme. Tout ces points de vue interagissent finement, leurs psychologies sont parfaitement dépeintes, multitude de caractères et de réactions qu'aucun lecteur ne manquera de reconnaître comme faisant partie de son quotidien (on excepte quelques excentricités, surtout celle d'Ornella).&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Tiens, tiens, je me rends compte que je n'ai jusqu'ici pas fait de comparaison. Bon, toutes superficielles qu'elles paraissent et à la demande générale: Raymond Carver m'est venu à l'esprit, même si l'on peut en retirer le minimalisme excessif (joli oxymore, don't you think?), et y ajouter une écriture plus britannique, celle d'un William Boyd par exemple. En bref, dans une coquille de noix comme dirait les anglophones, une découverte qu'il aurait été dommage de manquer.&lt;br /&gt;Bonus, petite interview de l'auteur: &lt;a href="http://www.culture-cafe.fr/site/?p=2009&amp;amp;page=2"&gt;http://www.culture-cafe.fr/site/?p=2009&amp;amp;page=2&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;The Imperfectionists&lt;/em&gt;, Tom Rachman, Quercus Books. &lt;em&gt;Les Imperfectionnists&lt;/em&gt;, Grasset, 20€. Traduit de l'anglais par Pierre Demarty.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3549921395980942838-164995248559123971?l=ranatoad.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ranatoad.blogspot.com/feeds/164995248559123971/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3549921395980942838&amp;postID=164995248559123971&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/164995248559123971'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/164995248559123971'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ranatoad.blogspot.com/2011/07/imperfectionistsles-imperfectionnistes.html' title='The Imperfectionists/Les Imperfectionnistes de Tom Rachman'/><author><name>Gilmoutsky</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14393112701128978428</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_oMCyI1CYfM4/SKAVSOUo_ZI/AAAAAAAAAAU/MsYsVXE57Pk/s1600-R/9.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-geuZJPpSQCM/ThoZ_fFQweI/AAAAAAAAAgo/JymqkuQFzog/s72-c/9780857383266_large_the-imperfectionists.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3549921395980942838.post-8832892312757174549</id><published>2011-06-30T18:45:00.007+02:00</published><updated>2011-06-30T20:55:41.407+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Polar/thriller'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Littérature nordique'/><title type='text'>Hiver Arctique d'Arnaldur Indridason</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-D47ulIvcwq0/Tgy9pdu8gvI/AAAAAAAAAgI/UqHSse-GAv4/s1600/9782864246732FS.gif"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5624078554732724978" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 192px; CURSOR: hand; HEIGHT: 299px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/-D47ulIvcwq0/Tgy9pdu8gvI/AAAAAAAAAgI/UqHSse-GAv4/s320/9782864246732FS.gif" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Avec deux ans et demi de retard, on ne se refait pas, voici quelques lignes en réaction au cinquième roman de la série Erlendur Sveinsson. J'ai hélas creusé l'écart: d'un volet de retard, je suis passé désormais à deux. La pertinence d'une chronique sur un bouquin que tous les amateurs de bons polars ont certainement déjà lu reste discutable, mais bon, il y a peut-être des lecteurs qui ne sont pas encore lancés sur le parcours d'Indridason et de son bourru mais attachant personnage, ou qui en sont au même point que moi. Et puis, damnation et boule de crotte, pourquoi se justifier? &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Si vous avez déjà lu les quatre premières enquêtes, vous savez qu'Erlendur est accompagné de deux collègues, Elinborg et Sigurdur Oli, qu'il entretient des relations chaotiques avec sa junkie de fille et distantes mais cordiales avec son fils. Sans oublier son obsession pour les disparitions en régions hostiles depuis celle de son frère alors qu'ils étaient enfant. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Tout ce beau petit paquet est le fil rouge pas très joyeux qui relie toutes les enquêtes, qui elles sont à chaque fois différentes, indépendantes et ne bénéficient pas de rappels d'un roman à l'autre. Elles sont là pour raconter l'Islande des dernières décennies, sur des aspects bien définis et complexes de cette société que l'on connaît si peu. On peut déceler quelques teintes d'humour noir, mais les habitués ne s'attendent pas à des éclats de rire. Donc pas de réparties spirituelles ou potaches comme on peut en lire dans le polar de divertissement. Pas de grosses ficelles ni de rebondissements invraisemblables.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Non une poétique grisaille enveloppe les histoires d'Indridason et dès les premières lignes d'&lt;em&gt;Hiver Arctique&lt;/em&gt;, le lecteur s'en prend une sévère. Là comme ça, sans véritable préambule narratif confortable, Erlendur, Elinborg et Sigurdur Oli se tiennent au-dessus du cadavre d'un enfant. Jovial, non? Les âmes trop sensibles n'iront même pas jusqu'à la deuxième page. L'enfant en question se prénomme Elias, métis islando-thaïlandais (ça marche aussi dans l'autre sens), et il vivait avec son grand-frère Niran et sa mère Sunee, thaïlandais tout court en ce qui les concerne. &lt;/div&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-HwmSs9OIC2g/Tgy-PQjwmNI/AAAAAAAAAgQ/xPdOBal8lWE/s1600/hiver.bmp"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5624079204031174866" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 110px; CURSOR: hand; HEIGHT: 182px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/-HwmSs9OIC2g/Tgy-PQjwmNI/AAAAAAAAAgQ/xPdOBal8lWE/s320/hiver.bmp" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Tout au long de l'intrigue, les trois flics explorent toutes les pistes possibles, le cercle d'investigation se restreignant tout de même au cadre de l'école des deux frères et du voisinage. C'est bien évidemment le crime raciste qui s'impose à l'esprit des protagonistes et parmi les personnages interrogés, certains n'ont pas les idées très claires. Mais ça serait trop simple et pas assez glauque si les ombres de deux pédophiles n'erraient pas également dans les parages. L'un très connu des services de police, l'autre, lié au premier, qui s'applique, socialement parlant, à n'être qu'une rumeur, un courant d'air qui glisse entre les doigts. Une affaire parallèle traîne aussi dans la cervelle d'Erlendur, cette femme trompée qui a disparu. Est-ce elle qui compose le numéro de portable de notre triste flic (tiens mais ça serait pas le titre d'un roman d'Hugo Hamilton, ça&lt;em&gt;, Triste Flic&lt;/em&gt;?) d'une voix tourmentée?On ne connaîtra seulement le qui du pourquoi du comment de ce meurtre qu'une dizaine de pages avant de refermer le livre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Ne soyez pas trompés par l'ironie de ma chronique, j'aime beaucoup ce vent glacé et tristement réaliste que nous propose Arnaldur Indridason depuis plusieurs années maintenant. L'épure du style et l'absurde métaphysique qui emplissent&lt;em&gt; Hiver Arctique &lt;/em&gt;rapprochent plus que jamais l'auteur à des confrères tels que Pelecanos et Simenon. Le cadre géographique a beau changer, le tragique et l'aléatoire propres aux romans de ces auteurs restent universels. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;em&gt;Hiver Arctique&lt;/em&gt;, Arnaldur Indridason, Métailié, 19€/Points, 7,50€. Traduit de l'islandais par Eric Boury.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3549921395980942838-8832892312757174549?l=ranatoad.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ranatoad.blogspot.com/feeds/8832892312757174549/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3549921395980942838&amp;postID=8832892312757174549&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/8832892312757174549'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/8832892312757174549'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ranatoad.blogspot.com/2011/06/hiver-arctique-darnaldur-indridason.html' title='Hiver Arctique d&apos;Arnaldur Indridason'/><author><name>Gilmoutsky</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14393112701128978428</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_oMCyI1CYfM4/SKAVSOUo_ZI/AAAAAAAAAAU/MsYsVXE57Pk/s1600-R/9.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-D47ulIvcwq0/Tgy9pdu8gvI/AAAAAAAAAgI/UqHSse-GAv4/s72-c/9782864246732FS.gif' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3549921395980942838.post-6069151063388499056</id><published>2011-06-02T13:18:00.007+02:00</published><updated>2011-06-16T14:20:16.129+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Littérature anglophone'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Ceux à ne pas manquer'/><title type='text'>The Lonely Polygamist/Le Polygame solitaire de Brady Udall</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-y_c7ZdFFe4s/TeesN9L1S4I/AAAAAAAAAf0/So0RIYGnvjk/s1600/9780099498032.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5613644816303082370" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 200px; CURSOR: hand; HEIGHT: 285px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/-y_c7ZdFFe4s/TeesN9L1S4I/AAAAAAAAAf0/So0RIYGnvjk/s320/9780099498032.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;C'est grace à un des collaborateurs du blog, Filisimao pour être précis (s'il t'arrive encore de passer par là...), que j'ai découvert Brady Udall. "Si tu aimes Irving, tu aimeras &lt;em&gt;Le Miraculeux destin d'Edgar Mint &lt;/em&gt;de Brady Udall", voici en substance ce qu'il m'avait déclaré dans une salle de CFA quelque part à Montreuil.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Initialement sorti en 2001 (même année que le film de Jean-Pierre Jeunet au titre très similaire, mais on ne peut blâmer Albin Michel, puisqu'il s'agit d'une traduction littérale du titre original), je n'ai eu vent de son existence qu'en 2005. Bien que j'en ai trop oublié pour en faire quoi que ce soit de valable dans ces pages virtuelles, &lt;em&gt;Le Miraculeux destin d'Edgar Mint &lt;/em&gt;m'avait suffisamment fait bonne impression pour ne pas oublier le nom de l'auteur et faire des petits bonds de joie (tiens, j'ai la guitare qui me démange) à la vue de ce deuxième roman six longues années après.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Un titre sous forme d'oxymore qui ne manque pas de provoquer le sourire, &lt;em&gt;The Lonely Polygamist&lt;/em&gt; (je préfère garder le titre original non par purisme ou snobisme, parce que... enfin, je préfère, posez pas de questions) pourrait être sujet à chipotage sur sa traduction française, une question de nuance. Mais je vous épargnerai un tel supplice.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Ce polygame solitaire s'appelle Golden Richards. D'une taille dépassant la moyenne, gauche et complètement largué en général, il a passé son enfance à attendre un père, quasiment puis totalemet absent, à sa fenêtre. Il abandonnera sa pauvre mère, personnage secondaire à la Dickens, et partira à la recherche de cette figure paternelle. C'est dans une communauté cousine des mormons qu'il la retrouvera et qu'il adoptera, bien passivement, une nouvelle vie. A noter, au passage, que l'auteur a lui-même été élévé chez les mormons.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Lorsque l'on commence le roman, Golden supervise le chantier d'une institution pour personnes âgées dans le Nevada, enfin c'est ce qu'il a prétendu à ses quatre femmes. Il a accepté ce contrat offert par Ted Leo, patron un poil mafieux, pour s'exiler littéralement afin d'échapper à ses responsabilités de père devenues trop lourdes. Ne le jugez pas si vite vous feriez peut-être quelque chose d'approchant si vous aviez... vingt-sept enfants à charge. Sous un toit hum, je dirais d'appoint, même pas assez grand pour accueillir le canapé banni par Beverly, sa femme austère et incorruptible, il apprécie pourtant sa solitude à la belle étoile. Irresistible tentation, la charmante silhouette de Huila, s'ajoutera à de nombreuses complications sadiquement concoctées par l'auteur.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Car Udall est comme un funambuliste qui jongle avec un nombre impressionnant de balles. Multitude de personnages, scènes comiques et/ou poignantes, malentendus qui prennent des proportions absurdes ou tragiques, petites et grandes révélations envoyées à la tronche du lecteur, voici avec quoi l'auteur nous subjugue et ce à un rythme absolument maîtrisé. Comme évoqué plus haut, son premier roman a été très rapidement comparé à du John Irving. &lt;em&gt;The Lonely Polygamist&lt;/em&gt; a reçu à juste titre le même genre d'éloge (Richard Russo a aussi été cité), et je ne ferai jamais la mauvaise langue sur cette comparaison. Que ce soit clair, Brady Udall ne fait pas dans le sous-produit.&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-Q6mJIsq7zLg/TeetAGwwSrI/AAAAAAAAAf8/u-rGVabbp60/s1600/polygame.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5613645677867322034" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 153px; CURSOR: hand; HEIGHT: 222px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/-Q6mJIsq7zLg/TeetAGwwSrI/AAAAAAAAAf8/u-rGVabbp60/s320/polygame.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;En tant qu'inconditionnel de Charles Dickens, j'apprécie le traitement des personnages secondaires par Udall . L'auteur ne va pas jusqu'à mettre en scène tous les membres de la famille Richards, mais même les plus petites esquisses (mot que je ne choisis pas par hasard. Boz, ça vous dit quelque chose?) ne laissent pas indifférents. Un tableau en début d'ouvrage nous éclaire sur cette famille nombreuse (ils ont tous leur petits numéro...) et les quelques surnoms attribués indiquent les enfants les plus "présents" (les Trois Stooges, le Terroriste, l'Exhibitionniste; je n'ai que mon exemplaire en V.O. et je ne connais pas les traductions de la version française, ils sont probablement différents si vous lisez le roman chez Albin Michel). Rusty le terroriste, gamin de onze ans et reflet narratif de Golden (en témoigne le parallèle de l'attente à la fenêtre, reproduit sur la couverture de l'édition Vintage ci-dessus) est l'exception qui prendra une place bien plus importante. Une des filles, Glory, est affublée de la mention "décedée" et, sans en dire davantage, est au centre des pages les plus touchantes (si vous êtes du genre sensibles, préparez les mouchoirs. Vous êtes prévenus.).&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;En ce qui concerne les quatre femmes, elles sont toutes précisément décrites et leur importance est plus homogène, même si Beverly (la plus âgée) et Trish (la plus jeune) sont plus présentes. Nola la toujours enjouée et Rose-Of-Sharon l'effacée maladive (l'ombre de Dickens, encore, se fait sentir), jouent un rôle plus discret mais non négligeable.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;L'adjectif doux-amer relève du cliché, j'en conviens, mais je n'en trouve pas vraiment d'autre pour qualifier ce pavé de 600 pages (c'est bien évidemment variable selon l'édition: 740 pages pour Albin Michel). "Régal" est aussi galvaudé mais c'est un des mots qui me sont venus à l'esprit lors de ma lecture de &lt;em&gt;The Lonely Polygamist&lt;/em&gt;. J'espère ne pas avoir 9 ans à attendre pour le prochain roman, il me reste à lire son recueil de nouvelles,&lt;em&gt; Letting Loose the Hounds/Lâchons les chiens&lt;/em&gt;, antérieur de 4 ans &lt;em&gt;à Edgar Mint&lt;/em&gt;, mais il semble bien trop court pour un bouche-trou. Pour le public français amateur de littérature américaine, le début d'année et surtout les éditions du Seuil ont offert l'excellent&lt;em&gt; Dernière Nuit à Twisted River &lt;/em&gt;de John Irving. Il ne sera pas déçu en jettant un oeil sur&lt;em&gt; Le Polygame solitaire. &lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;Le Polygame solitaire&lt;/em&gt;, Brady Udall, Albin Michel, 24€. Traduction de Michel Lederer.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3549921395980942838-6069151063388499056?l=ranatoad.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ranatoad.blogspot.com/feeds/6069151063388499056/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3549921395980942838&amp;postID=6069151063388499056&amp;isPopup=true' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/6069151063388499056'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/6069151063388499056'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ranatoad.blogspot.com/2011/06/lonely-polygamistle-polygame-solitaire.html' title='The Lonely Polygamist/Le Polygame solitaire de Brady Udall'/><author><name>Gilmoutsky</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14393112701128978428</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_oMCyI1CYfM4/SKAVSOUo_ZI/AAAAAAAAAAU/MsYsVXE57Pk/s1600-R/9.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-y_c7ZdFFe4s/TeesN9L1S4I/AAAAAAAAAf0/So0RIYGnvjk/s72-c/9780099498032.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3549921395980942838.post-291979272031666048</id><published>2011-05-24T15:50:00.002+02:00</published><updated>2011-05-25T12:10:18.173+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Citations'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Les gens du coin le considéraient comme un dandy, mais moi, je trouvais qu'il avait du style. Nous avions fait connaissance par le biais d'une longue série de violences conjugales. Omar et sa femme Myra tentaient régulièrement de s'entre-tuer, dans un feuilleton qui durait plus de huit ans et qui avait commencé avec des ustensiles de cuisine avant de se terminer, pour autant que je sache, avec une paire de .308 assortis - cadeau de mariage du fameux oncle. Ils étaient tous deux d'excellents tireurs et avaient eu une chance incroyable de se rater; ils ne pouvaient vivre l'un avec l'autre, ni l'un sans l'autre. En ce moment, c'était sans, et la situation était devenue bien plus calme à Rock Creek.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Little Bird&lt;/em&gt;, Craig Johnson, Gallmeister.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3549921395980942838-291979272031666048?l=ranatoad.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ranatoad.blogspot.com/feeds/291979272031666048/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3549921395980942838&amp;postID=291979272031666048&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/291979272031666048'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/291979272031666048'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ranatoad.blogspot.com/2011/05/les-gens-du-coin-le-consideraient-comme.html' title=''/><author><name>Gilmoutsky</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14393112701128978428</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_oMCyI1CYfM4/SKAVSOUo_ZI/AAAAAAAAAAU/MsYsVXE57Pk/s1600-R/9.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3549921395980942838.post-5239828426425607104</id><published>2011-05-11T18:36:00.006+02:00</published><updated>2011-05-13T18:58:04.638+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Nouvelles'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='SFFF'/><title type='text'>Légendes! (Anthologie Céléphaïs)</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-OV5AAXjFtwc/Tcq7-9JCqlI/AAAAAAAAAfM/ONAdf-zYVak/s1600/9782354770181.png"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5605499376454773330" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 222px; CURSOR: hand; HEIGHT: 320px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/-OV5AAXjFtwc/Tcq7-9JCqlI/AAAAAAAAAfM/ONAdf-zYVak/s320/9782354770181.png" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;C'est dans des circonstances tout à fait dues au hasard que j'ai pu mettre la main sur cette anthologie. Une simple visite amicale à une amie libraire (l'Antre-Monde, 142, rue du Chemin Vert, Paris, métro Père Lachaise) en plein rendez-vous avec un représentant, l'évocation de nouvelles et la vision d'une très belle couverture ont suffi. Entre deux chroniques sur les publications Griffe d'Encre (à venir: quatre recueils et, pour changer, un roman, y'a de quoi faire encore), voici donc une anthologie éditée par Céléphaïs. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Je ne l'ai appris que plus tard, mais le représentant évoqué plus haut n'était autre que Jacques Fuentealba, préfacier, directeur et co-traducteur de &lt;em&gt;Légendes!&lt;/em&gt; Sa préface, très alléchante, présente brièvement la diversité thématique et l'origine trilingue (francophone, hispanique et anglophone) des auteurs qui y contribuent (voir les mini-biographies en fait d'ouvrage pour plus de détails). Un sommaire très équilibré que je me propose de développer. L'ordre n'est pas le même, je me laisse aller au gré de regroupements et de transitions totalement arbitraires.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Nicole Cavazza met en scène une errance, que l'on découvre peu à peu rédemptrice, d'un personnage tout en nuance. "Esprit des saules" surprend par cette épopée fluide et enchanteresse qui réussit à émerveiller les âmes les moins réceptives à la structure d'un conte classique.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Chronique en cinq épisodes, "L'ultime forteresse" de Gabriel Féraud excelle aussi à surpasser le canevas classique. Elle débute par quelques lignes que j'ai trouvées, avec un soupir, trop grandiloquentes, voires ridicules, trop typiques de ce que je n'aime pas dans la fantasy ("Jamais, de sa vie, une lame n'a entaillé sa chair. Il est le guerrier suprême. Il est Malter d'Arnagonde, le Surpuissant"). J'ai très rapidement été détrompé, car la grandiloquence se dilue dans une écriture maîtrisée. D'une enfance méprisée jusqu'à son statut de légende, la vie de Malter d'Arnagonde oscillera entre batailles et conspirations pour se conclure dans la découverte de ses origines. Les lignes finales sont d'un grandiose qui m'a pris à contre-pied.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le chroniqueur qui nous livre son séjour à Lémeria, dans "Les fils du vent" ("Los hijos del viento", 1), assiste au rassemblement des autochtones dans une plaine ou, sept ans plus tôt, des enfants ont disparu. On ne saura pas vraiment ce qu'ils sont devenus même si, opposées à la croyance émotionnelle et populaire qui les veut toujours vivants, s'ajoutera le scepticisme d'un homme dans la foule. L'uruguayen Pablo Dobrinin signe une sorte de reportage sur le vif de quelques pages, graves et solennelles mais aussi colorées de belles descriptions.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Dans un esprit plus léger, Nicolas Chapperon ouvre le recueil en nous gratifiant d'une visite guidée dans une Rue des Temples qui rassemble toutes sortes de religions "turbulentes et minoritaires". Au bout à gauche, dans un temple tenu par une vieille, celle-ci raconte au lecteur le pari entre trois camarades musiciens. L'un d'entre eux est devenu légendaire grâce à une simple cuiller en bois. "Le Soldat à la cuiller" utilise la deuxième personne pour interpeller le lecteur et, agréable effet comique, joue avec lui à plusieurs reprises.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;A l'autre extrémité du recueil, on trouvera "L'histoire de l'Aigle Royal" ("The Tale of the Golden Eagle, 9) de David D.Levine, conclusion intemporelle et d'une originalité rare qui assume aussi directement sa forme racontée ("C'est l'histoire...", "Tout commence..."). Le cerveau d'un aigle royal, appelé Nerissa est transplanté dans un vaisseau spatial afin d'en améliorer les capacités. Quand les vaisseaux oiseaux tombent en désuétude ne reste que Nerissa. Retransformée en machine humanoïde à raconter des histoires, elle attirera l'attention de Denali Eu, prince déchu et couvert de dettes.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Kristine Kathryn Rusch nous propose la nouvelle la plus courte du recueil avec "Le Goût du miracle" ("Taste of miracles, 8), interlude minimaliste. Hayes et Trish sont dans un cargo, en mission de routine Terre-Lune aller-retour. Ils évoquent Noël et l'époque où les terriens n'en étaient qu'aux balbutiements du voyage spatial. Quatre pages mélancoliques dans lesquelles Trish est si bien cernée que les plus exigeants regretteront quelques pages de plus.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;On fait un bond d'une bonne vingtaine de siècles en arrière avec "Ceux qui écoutent" ("Listeners", 2) de Nina Kiriki Hoffman qui semble se dérouler dans l'antiquité greco-romaine. Nysa, esclave de 14 ans, est vendue pour une nuit. Le souvenir de sa soeur morte en couches, conséquence d'une transaction du même genre, la plonge dans le désespoir. Elle se tournera alors vers la statut d'Hermès et priera, offrande en bonus, pour que son sort soit différent. Une nouvelle un peu longue mais suffisamment réussie pour susciter l'empathie envers Nysa.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Autre intervention d'une figure folklorique, le protagoniste de "L'Hiver de Belen" (Olivier Pietroy), Eltran est prévenu par une Banshee, Aurinia: sur son Île de Schitilly va se dérouler une bataille sanglante. Les différentes cités de l'île convaincues par sa bonne foi, s'allieront pour combattre les envahisseurs. Suit la bataille proprement dite et son carnage. Un récit à la première personne, assez classique mais où les sentiments et les tourments d'Eltran apportent une profondeur psychologique.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;"Seul l'innocent" ("Solo el inocente", 1) de Luis Astolfi exposera (pun intended) aussi un esprit torturé cette fois-ci par l'influence d'un tableau supposé apocryphe de Léonard De Vinci. Aldo Carioti se rend à Florence pour découvrir ce que son père lui a léguer pour héritage. Un personnage antipathique et prétentieux qui changera complètement à grâce au dit tableau. La prise de conscience radicale d'Aldo est un peu surfaite. Du Edgar Allan Poe inversé qui m'a peu convaincu.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;La fantaisie et le comique ont aussi leur place dans le recueil. Timothée Rey ironise avec un titre trompeur et signe avec "Rencontre avec... un petit homme vert" une nouvelle courte et efficace. Un vieil homme aborde le narrateur et l'intrigue avec une étrange théorie sur les feux de signalisation. Dans la lignée de ce qu'a pu écrire Fredric Brown ou Jacques Sternberg, c'est-à-dire un fantastique qui s'insinue poétiquement dans le quotidien.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;On trouve par contre une vraie rencontre du troisième type dans "Changement d'itinéraire" ("Changed Itinerary", 7) de Mary Robinette Kowal. Entre deux conférences pour promouvoir son livre, Salvador Nolan est enlevé par des extraterrestres. Un dialogue étrange va s'installer. On peut déceler quelques raccourcis et invraisemblances, mais, après tout, le but de cette histoire décalée et sympathique étant de divertir, ces défauts sont excusables et la chute finale, sans être originale, reste satisfaisante.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Dans un cadre plus réaliste, la nouvelle de Lewis Shiner qui, à défaut de casser des briques, ravira les zicos avec ses références musicales."Jeff Beck" (Idem, 4), l'idole de Felix, apprenti guitariste fauché qui sous l'effet d'un trip d'acide va liquider ses ultimes économies dans une guitare, est une variation musicale sur le thème, sans lanterne magique ni génie, du voeu accordé... ou non. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Variation également inhabituelle, sur le thème du vampire cette fois, "Matin de peu" ("Empty Morning", 1) de Melanie et Steve Rasnic Tem confronte une vampire et un Van Helsing vieillissant en pleine déchéance. Elle le cherchait dans un but précis et l'affrontement crade et halluciné s'achève sur une scène touchante. Original et intimiste.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Dans une proportion plus ambitieuse, "Le Dernier Testament" ("The Last testament", 6), de Brian Hodge, réussit en peu de pages à nous faire traverser les siècles. Une histoire de vampire hors normes, qui met en scène la figure littéraire et historique la plus attachée au mythe. Un présent uchronique où le Pape... Non je ne vais pas révéler ce détail... Raconté du point de vue d'Hugues de Bourgogne, lui aussi vampire immortel, ce récit sombre et violent ne peut laisser impassible.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Je me méfie des emprunts de personnages en littérature. Ils faut qu'ils soient subtils et ne doivent pas tomber dans l'ostentatoire name dropping et dans l'étalage d'allusions mal amenées. Yohan Vasse ne tombe ni dans l'un ni dans l'autre avec "London Faerie Blitz", enquête policière habilement écrite ayant pour cadre un Londres bombardé par les Allemands. Je ne vous en divulgulerai pas l'identité des protagonistes qui sortent de romans anglais archi-connus. Il faudra donc, pour le savoir, vous procurer un exemplaire de cette anthologie. Je fais ça pour votre bien, vous n'apprécierez cette pépite qu'en faisant la découverte par vous-même. Sourires entendus garantis.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Dans sa nouvelle au titre identique à l'anthologie (point d'exclamation en moins, soyons précis), Frank Derric se sert également du patrimoine imaginaire mondial et emprunte à l'histoire et à la mythologie. Là où "London Faerie Blitz" s'amusait purement et simplement, "Légendes" ajoute à l'exercice de style une dimension métaphysique. A travers Red, ce personnage solitaire devant son ordinateur, s'écrit toute seule une divertissante réflexion sur la création littéraire.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Si Gary Kilworth n'était pas crédité, j'aurais soupçonné Stephen King d'avoir écrit "Hamelin, Nebraska" (Idem, 3), autre exemple d'emprunt littéraire détourné. Un triple meurtre est commis dans cette petite bourgade, et ça commence donc comme une énigme policière. Est-ce la vengeance de cette famille dont les habitants ont refusé la présence quelques années plus tôt, à cause des enfants atteints de choléra? Mais, suis-je bête, la réponse se trouve dans le titre et l'inclusion même de cette nouvelle dans &lt;em&gt;Légendes!&lt;/em&gt;, sinon à quoi ça sert que Ducros, il se décarcasse? Avec un petit côté &lt;em&gt;Village des damnés&lt;/em&gt; pas du tout désagréable.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;"La chirurgie du hasard" ("La cirugia del azar", 1) d'Alfredo Alamo est plutôt dérangeante. Gilbert Aridoff, outre le fait qu'il trimballe une odeur d'égout, représente John Faré un artiste d'un genre particulier. Aridoff rend de nombreuses fois visite au narrateur, prothésiste, et le paie grassement pour fabriquer des substituts métalliques à ce qui se trouve à chaque fois dans une boîte en carton. Nous mettons le doigt dans le même engrenage que le narrateur. On sait très bien qu'il ne devrait pas céder à la curiosité d'assister à une des performance (ça rappellera des souvenirs à Taly) de Faré et il nous est tacitement déconseillé de finir la nouvelle. Mais la fascination du macabre est bien trop forte, mes amis, et vous la finirez, cette nouvelle à l'atmosphère malsaine si bien entretenue. Petit détail que j'ignorais, les quelques lignes biographiques consacrées à l'auteur en fin d'anthologie laissent entendre que John Faré est une "légende urbaine".&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;"Legenda" de Jean Barin, raconte comment un jeune homme, las de la monotonie existentielle à laquelle il se sent condamné va créer de toutes pièces un faux super-héros. Cette forme plus contemporaine de légende urbaine va prendre une ampleur inattendue. Ramassée en quelques pages et bien écrite, "Legenda" a tout pour plaire. L'idée de départ semble toutefois furieusement similaire à un roman de Laurent Fétis, que je recommande chaleureusement au passage, intitulé &lt;em&gt;Industrielle Romance&lt;/em&gt; (Après la Lune, coll. "Lunes Blafardes", 2006). Je cite cette ressemblance moins dans le but d'accuser Jean Barin de plagiat, je lui laisse sans hésiter le bénéfice du doute, que dans celui de faire ricocher l'intérêt de ceux qui aimeront sa nouvelle vers un texte plus long.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Santiago Eximeno s'attaque à une légende urbaine bien plus universelle dans "Du bon pied" ("Con buen pie", 1). Des personnages mutilés se retrouvent depuis des années, pour partager leur malheur et se tenir compagnie. Dans une atmosphère tamisée et étouffée, va se tenir une chasse bien particulière. Un fantastique sourd, aidé par une tension palpable, qui culmine dans l'horreur.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Jack McDevitt, lui, n'explicitera rien dans "Deus Tex" (Idem, 5), où un trio de cambrioleurs s'attaquent au musée personnel de leur victime décédée. Ils découvrent de trop belles pièces pour être si facilement dérobées sans le recours à une alarme. Un fantastisque en sourdine qui laisse le droit au lecteur d'imaginer ce qu'il lui chante.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Je n'avais pas l'intention de présenter les 21 nouvelles du recueil, mais j'ai pris le pli depuis mes chroniques sur les recueils et anthologies de Griffe d'Encre. Quitte à montrer du doigt celles qui me plaisent le moins. &lt;em&gt;Légendes!&lt;/em&gt; ne fait pas exception, certaines histoires sont un peu en-dessous des autres. Mais ne vous laissez pas tromper par son titre très générique (son choix est brillamment justifié dans la préface), l'illustration de couverture, même si elle n'est associée à aucune nouvelle, fascine par ses couleurs nuancées, tout comme l'anthologie se révèle un solide melting-pot de genres, d'humeurs et d'atmosphères.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Une si bonne anthologie à 12 euros, ça vaut largement un tour ou un détour par L'Antre-Monde, quelques exemplaires y sont encore disponibles. J'espère lire prochainement l'opinion de Carméline sur le site de La Lune Mauve.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;Légendes!&lt;/em&gt;, Céléphaïs, 12€. Anthologie dirigée par Jacques Fuentealba. Illustration de couverture par Olivier Derouetteau. Traduction: Jacques Fuentealba (1), Céline Brenne (2), Maxime Le Dain (3), Pénélope Labruyère-Snozzi (4), Anaël Verdier (5), Thomas Bauduret (6), Jody Hartmann (7), Jérôme Charlet (8), Maud Froidevaux (9).&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3549921395980942838-5239828426425607104?l=ranatoad.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ranatoad.blogspot.com/feeds/5239828426425607104/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3549921395980942838&amp;postID=5239828426425607104&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/5239828426425607104'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/5239828426425607104'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ranatoad.blogspot.com/2011/05/legendes-anthologie-celephais.html' title='Légendes! (Anthologie Céléphaïs)'/><author><name>Gilmoutsky</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14393112701128978428</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_oMCyI1CYfM4/SKAVSOUo_ZI/AAAAAAAAAAU/MsYsVXE57Pk/s1600-R/9.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-OV5AAXjFtwc/Tcq7-9JCqlI/AAAAAAAAAfM/ONAdf-zYVak/s72-c/9782354770181.png' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3549921395980942838.post-4578236455599960102</id><published>2011-05-11T14:48:00.002+02:00</published><updated>2011-05-11T14:50:12.385+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Citations'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Je bus une gorgée de café, posai le dossier sur le comptoir et commençai à lire le journal. "Dans l'aube grise et glaciale de ce 28 septembre..." Dickens. "... Sur un rivage humide, la vie de Cody Pritchard prit fin de manière ignominieuse..." Faulkner. "Interrogeons la société, posons cette question simple: pourquoi?" Steinbeck. "Mort." Hemingway.&lt;br /&gt;Ernie avait étudié la littérature anglaise à l'université du Wyoming avant de décrocher le boulot d'unique employé et rédacteur en chef du &lt;em&gt;Durant Courant&lt;/em&gt; en 1951.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Little Bird&lt;/em&gt;, Craig Johnson, Gallmeister. Traduit de l'américain par Sophie Aslanides.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3549921395980942838-4578236455599960102?l=ranatoad.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ranatoad.blogspot.com/feeds/4578236455599960102/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3549921395980942838&amp;postID=4578236455599960102&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/4578236455599960102'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/4578236455599960102'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ranatoad.blogspot.com/2011/05/je-bus-une-gorgee-de-cafe-posai-le.html' title=''/><author><name>Gilmoutsky</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14393112701128978428</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_oMCyI1CYfM4/SKAVSOUo_ZI/AAAAAAAAAAU/MsYsVXE57Pk/s1600-R/9.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3549921395980942838.post-1597296012368437711</id><published>2011-05-08T19:46:00.009+02:00</published><updated>2011-05-08T22:09:40.963+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Littérature francophone'/><title type='text'>Blues d'Alain Gerber</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-I65bRZYJKz4/TcbzmKKE5EI/AAAAAAAAAfE/E7WxfLLX2wU/s1600/blues-gerber-09.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5604434623196357698" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 204px; CURSOR: hand; HEIGHT: 320px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/-I65bRZYJKz4/TcbzmKKE5EI/AAAAAAAAAfE/E7WxfLLX2wU/s320/blues-gerber-09.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Il m'a été inutile de me renseigner outre mesure pour savoir qu'Alain Gerber sait beaucoup de choses sur le jazz. Tout juste si j'ai écouté une de ses émissions à la radio en intégralité. Je le regrette beaucoup. J'ai du tomber une fois sur un de ses envoûtants monologues à un moment où le jazz ne m'intéressait pas. Cependant j'ai immédiatement apprécié sa façon unique de raconter une vie, une époque. Je le savais spécialiste du jazz avant de le savoir romancier. Son livre sur Billie Holiday &lt;em&gt;(Lady Day: Histoires d'amour&lt;/em&gt;, 2005, Fayard)&lt;em&gt;,&lt;/em&gt; que je n'ai toujours pas eu l'occasion de lire, me semble être indispensable dans le genre. Donc, vous avez compris, j'étale ma quasi ignorance des travaux de ce monsieur, ne me basant que sur sa réputation. Beaucoup d'amateurs ne la contrediront pas, me trompe-je?&lt;br /&gt;Ce roman publié en 2009, avec pour titre un seul mot mais épais de 650 pages, est une longue chronique du Sud des Etats-Unis post abolition. Racontée par le biais de trois voix principales, elle débute toutefois sur des pages assez cryptiques et hallucinatoires qui déroutent et le lecteur espère que le roman ne continuera pas avec une prose si difficile. Il apprendra plus loin que ce sont les divagations d'Aloysius, un esclave de la plantation Devereaux qui a perdu la boule.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Heureusement, donc, le style devient beaucoup plus accessible avec la première intervention de Nehemia. Le temps de la narration se situe après la fin de la guerre, mais cela n'empêche pas les retours en arrière. Nehemiah a remplacé Aloysius au statut d'homme de confiance auprès de "Maître Luc", le propriétaire et cette position lui a permis de s'éduquer en autodidacte. C'est lui que les autres esclaves écoutent lors de certains rassemblements nocturnes. Après la Guerre de Sécession, Luc Devereaux a perdu une bonne partie de sa main d'oeuvre et surtout son fils Jean, exécuté par les Yankees. Nehemia reste cependant à son service quitte à être utilisé avec condescendance comme singe savant auprès de voisins aussi déchus que son maître. Car Nehemia est cultivé et a appris la musique dont son ami Silas lui a donné le goût. C'est une distraction qui offre à Devereaux une place prestigieuse en plus de sa contribution aux Chevaliers du Blanc Camélia, société aussi secrète et tout aussi puante que le Ku Klux Klan. Les Chevaliers tolèrent à peine Nehemia et si ce n'était la "protection" de Devereaux, ils se feraient un plaisir de le lyncher. L'hésitation n'est donc plus une option quand celui-ci assassassine son maître, il doit fuir.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;C'est aussi Nehemia qui sert de trait d'union entre le couple formé par les deux autres voix principales du roman, Cassie et Silas. Il écrit pour Cassie et lui lit les réponses que lui envoie Silas, parti pour d'autres horizons grâce à une abolitionniste qui agit dans la clandestinité. Enrôlé pour un moment par l'armée du Nord, Silas finira par errer dans ce Sud si violent à la recherche de Cassie et de Loretta, fruit des abus de "Mastah Jean", mais qu'il considère comme sa fille. Le contact est rompu après la disparition de Nehemiah et Cassie se résigne aussi à partir sur les routes avec Loretta. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Ils racontent tous les trois leur parcours avec leurs propre mots. Réflétant une époque que les livres d'histoire continuent à colorer joyeusement mais qui n'a rien changé en profondeur pour la condition noire américaine, ces trois discours qu'Alain Gerber s'est appliqué à tisser sont syntaxiquement différents (vous remarquerez notamment la double négation...) et furieusement crédibles.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Dans un monde cruellement contraire à leur espoirs, ils rencontreront toutefois d'autres personnages sympathiques, dont la compagnie sera souvent, hélas, compromise par de tristes circonstances. Gator Sam, chasseur excentrique et bagarreur, divertira Nehemiah pendant quelques mois bienheureux dans la chaleur de Louisianne. Jeb et Silas formeront une paire d'associés, camaraderie cimentée par des notes d'harmonica. Cassie et Loretta seront hébergées par le modeste Fred McPhee dont la lucidité se détériorera, victime de l'alcool.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Alain Gerber a choisi un titre poétiquement sobre. Un mot de cinq lettres qui condense à lui seul une condition, une douleur, une musique. Résignée, réaliste dans ses paroles réinventées le long des routes, cette musique s'inspire des joies et des malheurs mais aussi de superstitions (grigris, mojos, Diable tentateur, sujets d'ouvrages que l'on peut dénicher à la librairie l'Antre-Monde, 142 rue du Chemin-Vert, métro Père-Lachaise) et de personnages devenus légendes folkloriques (l'insertion de John Henry dans le roman en est le parfait exemple et l'on est en droit de se demander si d'autres épisodes n'ont pas également des origines véridiques).&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;Blues&lt;/em&gt; est un long roman qui se lit plus rapidement qu'il n'y paraît, effet certainement du à l'empathie que le lecteur éprouve envers les protagonistes et leur monologue. Alain Gerber a réussi à transposer en roman une musique, antérieure à toute technologie d'enregistrement, où chaque intervention débute par ces mots si typiques, associés instinctivement au blues au fil des générations: "Je me suis levé ce matin" (en français dans le texte). &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;em&gt;Blues&lt;/em&gt;, Alain Gerber, Fayard, 25€.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3549921395980942838-1597296012368437711?l=ranatoad.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ranatoad.blogspot.com/feeds/1597296012368437711/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3549921395980942838&amp;postID=1597296012368437711&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/1597296012368437711'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/1597296012368437711'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ranatoad.blogspot.com/2011/05/blues-dalain-gerber.html' title='Blues d&apos;Alain Gerber'/><author><name>Gilmoutsky</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14393112701128978428</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_oMCyI1CYfM4/SKAVSOUo_ZI/AAAAAAAAAAU/MsYsVXE57Pk/s1600-R/9.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-I65bRZYJKz4/TcbzmKKE5EI/AAAAAAAAAfE/E7WxfLLX2wU/s72-c/blues-gerber-09.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3549921395980942838.post-6366969217118211468</id><published>2011-05-02T17:48:00.005+02:00</published><updated>2011-05-02T20:26:29.071+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Ceux à ne pas manquer'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='SFFF'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Beaux Livres'/><title type='text'>Memories of Retrocity</title><content type='html'>&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-R-3qcD8FczE/Tb7Zr9_JueI/AAAAAAAAA3A/FDgdVbh50NU/s1600/Memories-of-Retrocity.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5602154335892519394" style="FLOAT: right; MARGIN: 0pt 0pt 10px 10px; WIDTH: 142px; CURSOR: pointer; HEIGHT: 200px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/-R-3qcD8FczE/Tb7Zr9_JueI/AAAAAAAAA3A/FDgdVbh50NU/s200/Memories-of-Retrocity.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Il y a des romans graphiques qui redonnent envie de chroniquer, surtout quand on n'a plus le temps parce que l'on vient d'ouvrir sa librairie!&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;br /&gt;Résumé:&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;"À la veille de l’hiver 2004, William Drum, ex-inspecteur de la police criminelle de Chicago, est exilé par ses supérieurs à Retrocity. &lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;Retrocity, la Cité déchue, fermée sur elle-même, que l’on tente de faire disparaître des consciences depuis plus d’un demi-siècle. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;À l’aide d’une machine à écrire trouvée dans son appartement, William se lance dans la rédaction de son journal de bord, et s’enfonce dans la ville. &lt;br /&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/div&gt;Une ville hors du temps, que les citoyens ont depuis longtemps désertée. &lt;br /&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/div&gt;Une ville où la mécanique remplace les organes humains. &lt;br /&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/div&gt;Une ville malade et rongée par un étrange virus. &lt;br /&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/div&gt;Une ville de laquelle on ne revient pas." &lt;br /&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;br /&gt;Une ambiance suffocante, polar années 50 et steampunk règne sur une ville dans laquelle le peu d'êtres humains encore présents ont fusionné avec leur objet fétiche. Le héros va se donner comme mission de percer le mystère de l'omniprésente société de mécanique Hover en essayant de ne pas tomber lui-même dans la folie. Mais il est sous surveillance et "on" ne le laissera pas échapper aussi facilement à la maladie qui ronge la ville.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une plongée aussi envoutante que perturbante qui explore la question de l'instinct de survie humain.&lt;br /&gt;A conseiller aux fans de Lovecraft et&lt;span style="FONT-WEIGHT: bold; FONT-STYLE: italic"&gt; Blade Runner&lt;/span&gt;, le film.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://frenchsteampunk.free.fr/index.php/daguerrotype/158-interview-b-memories-of-retrocity"&gt;Une interview de l'illustrateur sur Frenchsteampunk.fr&lt;/a&gt;, avec une vidéo que lorsque vous l'avez vu vous êtes foutu, vous l'achetez!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.retroprocessus.com/"&gt;Le site internet officiel&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour vous expliciter mon amour de ce roman graphique j'expose quelques reproductions de planches jusqu'à la fin du mois dans ma librairie, merci à l'éditeur et à Bastien, l'illustrateur!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le vernissage aura lieu ce vendredi à partir de 18h30 en partenariat avec l'association French Steampunk :)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rappel de l'adresse:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Librairie L'Antre-Monde&lt;br /&gt;142, rue du chemin vert&lt;br /&gt;75011 Paris&lt;br /&gt;Métro: Père-Lachaise&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="https://www.facebook.com/media/set/fbx/?set=a.208766132477686.51784.176436635710636"&gt;Album facebook de l'expo&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic;font-size:85%;" &gt;Bastien Lecouffe Deharme, éditions Du Riez, mars 2011.&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3549921395980942838-6366969217118211468?l=ranatoad.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ranatoad.blogspot.com/feeds/6366969217118211468/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3549921395980942838&amp;postID=6366969217118211468&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/6366969217118211468'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/6366969217118211468'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ranatoad.blogspot.com/2011/05/memories-of-retrocity.html' title='Memories of Retrocity'/><author><name>Taly</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08816124493513779864</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_X0N3q0cpfc8/SKTOiN4q_sI/AAAAAAAAADA/HbiqC5iBlZ4/S220/taly+south+park.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-R-3qcD8FczE/Tb7Zr9_JueI/AAAAAAAAA3A/FDgdVbh50NU/s72-c/Memories-of-Retrocity.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3549921395980942838.post-745242634283148328</id><published>2011-04-29T14:52:00.003+02:00</published><updated>2011-05-01T22:39:11.401+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Citations'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Plus j'y réfléchis, plus je suis déconcerté par cette frénésie qu'ont les gens sans couleur à légiférer en matière de musique. On jurerait qu'ils craignent de se fier à leur instinct. La morale prêchée dans leurs temples et leurs églises ne comporte pas plus d'interdits et implique à peine plus d'obligations. Certaines sonorités seraient des échos du paradis; les autres, les plus nombreuses, les plus fascinantes, auraient été forgées en enfer. A celles qu'un homme produit, on préjuge de la direction que prendra son âme au jour du Jugement. En raison de sa nature ténébreuse, bien sûr, le Noir est porté vers la musique du Diable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les airs que j'inventais, en général, étaient des sortes de mélopées. Je n'étais pas toujours triste quand je les concevais, il m'arrivait même d'être transporté de joie (pour des motifs qui, d'ailleurs, ne m'apparaissaient pas avec clarté, neuf fois sur dix). Pourtant, les mélodies qui germaient sous mes doigts, même les plus primesautières, et il en eut, présentaient presque toutes une nuance de mélancolie, de nostalgie ou d'affliction: au moins un petit quelque chose d'inconsolable, qui s'insinuait en elles malgré moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Blues&lt;/em&gt;, Alain Gerber, Fayard.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3549921395980942838-745242634283148328?l=ranatoad.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ranatoad.blogspot.com/feeds/745242634283148328/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3549921395980942838&amp;postID=745242634283148328&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/745242634283148328'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/745242634283148328'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ranatoad.blogspot.com/2011/04/plus-jy-reflechis-plus-je-suis.html' title=''/><author><name>Gilmoutsky</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14393112701128978428</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_oMCyI1CYfM4/SKAVSOUo_ZI/AAAAAAAAAAU/MsYsVXE57Pk/s1600-R/9.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3549921395980942838.post-5725722804036545351</id><published>2011-04-24T23:42:00.012+02:00</published><updated>2011-05-01T22:40:04.753+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Littérature anglophone'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Polar/thriller'/><title type='text'>Little Bird de Craig Johnson</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-757LMDoO4Ro/TbhwUDt-ZDI/AAAAAAAAAe8/ycaIogTeQks/s1600/9782351780251_1_75%255B1%255D.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5600349626533045298" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 150px; CURSOR: hand; HEIGHT: 201px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/-757LMDoO4Ro/TbhwUDt-ZDI/AAAAAAAAAe8/ycaIogTeQks/s320/9782351780251_1_75%255B1%255D.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;La liste n'étant décidément pas assez longue, Gallmeister a décidé en 2009 de lancer une série policière à héros récurrent. Dans sa ligne éditoriale bien évidemment, avec grands espaces américains, indiens et tout l'toutim. J'ai l'air de me plaindre comme ça, de caricaturer, mais Gallmeister est une maison qui a largement fait ses preuves au rayon qualité. Et puis surtout, je n'ai absolument rien contre les grands espaces américains (ni les toulousains, &lt;em&gt;Les Grands Espaces&lt;/em&gt; de Fabien Pichon, L'Harmattan, toujours disponible, enfin je pense), les indiens ou même contre tout l'toutim, vivre et laisser vivre, hein. Une introduction donc, qui essaie de faire sa maligne, et qui n'a pour but que de présenter le premier roman (sur cinq pour l'instant) de la série mettant en scène le shérif Walt Longmire, dans son comté (reculé, froid, venteux enfin vous avez compris) d'Absaroka, Wyoming (hé quand c'est pas dans l'Montana...).&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;Walt Longmire, proche de la retraite et en recherche d'une relève, jongle avec un effectif un peu bancal: Vic, enbauchée comme bouche-trou pour exécuter les tâches ingrates, Turk, antipathique neveu du précédent shérif et Ruby qui le harcèle de post-it impératifs. Les responsabilités se fondent dans une routine paisible mais troublée, quelques années plus tôt, par l'ignoble viol de Melissa Little Bird par quatre garçons du coin. Crime d'autant plus scandaleux puisque Little Bird est mentalement déficiente. Un procès qui a traîné et un verdict trop léger a entretenu le ressentiment de la part de la communauté Cheyenne, mais pas seulement. L'injustice semble être réparée quand Cody Pritchard, le plus méprisable des quatre garçons, est retrouvé dans le fond d'une falaise, tué d'une balle gros calibre et recouvert de merde de mouton.&lt;br /&gt;Dans une première partie, Walt se mentira à lui-même en supposant un accident de chasse. Mais le lecteur à une longueur d'avance: le titre original (&lt;em&gt;The Cold Dish&lt;/em&gt;) et la mise en exergue d'un aphorisme très connu de Choderlos de Laclos, laisse à penser qu'il s'agit plutôt de vengeance. Une aide considérable sera apportée par Omar, un chasseur très calé sur les armes et dont les répliques pince-sans-rire raviront les amateurs de personnages excentriques.&lt;br /&gt;Narrés du point de vue exclusif de Walt, le roman et son atmosphère passent par plusieurs phases. L'humour nonchalant des premières pages s'assombrit et s'étiole au gré de l'enquête, surtout quand la liste des suspects ne comporte que des connaissances dont l'implication s'avérerait autant de crève-coeurs. En bonne position, Henry Standing Bear, grand cousin de Melissa, et ami très proche de Walt avec qui il forme un duo attachant, cimenté par les années et les piques ironiques.&lt;br /&gt;Le décor rude et venteux prend son importance avec une scène de blizzard, épique également pour son expérience mystique (vous pouvez aussi en avoir une à la librairie l'Antre-Monde, 142 rue du Chemin Vert, Paris, métro Père-Lachaise) à laquelle il fallait bien s'attendre. Quoi d'étonnant quand l'arme qui est confiée à Walt est hantée par l'esprit des Vieux Cheyennes? Même si les cinéphiles penseront immédiatement à "l'indien zarbi à moitié à poil", cette utilisation stéréotypée du folklore indien n'écorne en rien la bonne facture indéniable du roman.&lt;br /&gt;Ne prenez pas mes sarcasmes pour le reflet d'obstacles dissuasifs à la lecture de &lt;em&gt;Little Bird&lt;/em&gt;. Sans dévoiler quoi que ce soit, le justicier homicide n'est pas celui qu'on croit (damn, on se fait toujours avoir par les bons auteurs!) et la confrontation finale, teintée d'un humour triste, est inhabituelle et poignante.&lt;br /&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5600348945888834674" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 150px; CURSOR: hand; HEIGHT: 225px" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/-rnNj6V-y5xo/TbhvscHv9HI/AAAAAAAAAe0/73FJ78LE10g/s320/arton24307%255B1%255D.jpg" border="0" /&gt;Un autre point de plus au crédit de Craig Johnson, Walter Longmire est un personnage diablement sympathique. Il me rappelle le Pat Coyne d'Hugo Hamilton (&lt;em&gt;Déjanté&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;Triste Flic&lt;/em&gt;, chez Phébus, deux incontournables du roman noir irlandais). Impossible de ne pas l'aimer vu la façon pudique et douce-amère dont Craig Johnson traite le deuil de sa femme et l'absence de sa fille Cady, dont la seule trace sont ses messages laissés au répondeur.&lt;br /&gt;Sa douleur n'apparaît que par petites touches. L'initiative métaphorique (Walt vit depuis quatre ans dans une maison aux travaux tristement inachevés) et concrète prise par Henry Standing Bear pour remettre un peu d'ordre dans l'existence de son ami, n'aura pas de résultats immédiats. Pour le savoir, peut-être faut-il s'atteler à la lecture du&lt;em&gt; Camp des Morts&lt;/em&gt;, paru le 1er avril 2010. J'ignorerai, pour sûr, les aléas du calendrier en supposant que ce deuxième volet n'est pas une blague foireuse et qu'il confirmera les qualités solides de &lt;em&gt;Little Bird&lt;/em&gt;. Qualités reconnues par le jury du Prix du Roman Noir du Nouvel Observateur en 2010.&lt;br /&gt;Je viens d'apprendre tout juste avant de publier ces lignes que, pfui, j'ai du retard, moi, un troisième volet &lt;em&gt;L'Indien blanc&lt;/em&gt; venait de sortir. Forcément, ils vont vite, les cinq romans de la série n'attendent que la traduction. Une nouvelle inédite de Craig Johnson avec Walt est téléchargeable sur le site des éditions Gallmeister. Et last but not least une série télévisée est en projet au pays des cow-boys. Je croise les doigts pour qu'elle diverge tout comme &lt;em&gt;Dexter&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;The Walking Dead &lt;/em&gt;de sa grande soeur.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Little Bird&lt;/em&gt;, Craig Johnson, Gallmeister, coll. "Noire", 23,90€ ou coll. "Totem", 10€. Traduit de l'américain par Sophie Aslanides.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3549921395980942838-5725722804036545351?l=ranatoad.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ranatoad.blogspot.com/feeds/5725722804036545351/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3549921395980942838&amp;postID=5725722804036545351&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/5725722804036545351'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/5725722804036545351'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ranatoad.blogspot.com/2011/04/little-bird-de-craig-johnson.html' title='Little Bird de Craig Johnson'/><author><name>Gilmoutsky</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14393112701128978428</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_oMCyI1CYfM4/SKAVSOUo_ZI/AAAAAAAAAAU/MsYsVXE57Pk/s1600-R/9.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-757LMDoO4Ro/TbhwUDt-ZDI/AAAAAAAAAe8/ycaIogTeQks/s72-c/9782351780251_1_75%255B1%255D.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3549921395980942838.post-5908211876835880603</id><published>2011-04-24T22:24:00.007+02:00</published><updated>2011-04-25T01:53:52.020+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Citations'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;[...] toute la surface de la carosserie était recouverte d'autocollants divers et variés. Le pare-chocs était constellé de vignettes qui proclamaient toutes les opinions politiques tordues qui avaient un jour traversé l'esprit apolitique de Turk. Des commentaires sur l'ex-président, sa famille, la vente libre des armes à feu, le rodéo professionnel, l'hostilité aux immigrants et le droit de klaxonner si vous avez envie de baiser. Sur le pare-brise arrière, il y avait des petits personnages de dessins animés qui se pissaient les uns sur les autres ou sur les macarons d'autres marques de voiture. Personne ne pouvait regarder ce véhicule sans se sentir offensé.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;Little Bird&lt;/em&gt;, Craig Johnson, Gallmeister. Traduit de l'américain par Sophie Aslanides.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3549921395980942838-5908211876835880603?l=ranatoad.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ranatoad.blogspot.com/feeds/5908211876835880603/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3549921395980942838&amp;postID=5908211876835880603&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/5908211876835880603'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/5908211876835880603'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ranatoad.blogspot.com/2011/04/blog-post.html' title=''/><author><name>Gilmoutsky</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14393112701128978428</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_oMCyI1CYfM4/SKAVSOUo_ZI/AAAAAAAAAAU/MsYsVXE57Pk/s1600-R/9.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3549921395980942838.post-2554091635714637221</id><published>2011-04-24T13:52:00.011+02:00</published><updated>2011-04-24T15:58:45.388+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Littérature hispanique'/><title type='text'>Contrebande d'Enrique Serpa</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-51TgusfbSpI/TbQpGNRd8NI/AAAAAAAAAes/TfwdwMXIAkg/s1600/9782843044878FS%255B1%255D.gif"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5599145423347249362" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 199px; CURSOR: hand; HEIGHT: 309px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/-51TgusfbSpI/TbQpGNRd8NI/AAAAAAAAAes/TfwdwMXIAkg/s320/9782843044878FS%255B1%255D.gif" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; Ceci est un premier roman et il a fallu plus de soixante-dix ans pour que le lecteur français moyen puisse au moins savoir qu'il s'agit d'un classique de la littérature cubaine. Tout le crédit est dû aux éditions Zulma. Il semble, d'après la préface nostalgique d'Eduardo Manet, qu'Enrique Serpa (1900-1968) fut un des grands oubliés de la littérature du vingtième siècle. Journaliste était un plus prestigieux métier quand écrivain n'était même pas considéré comme tel. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Quand Manet n'hésite pas à mettre Serpa dans le même panier que Faulkner et Hemingway, ça ne manque pas d'interpeller. Mais j'ai été moins influencé par cette comparaison que par l'envie de faire une chronique sur ce blog qui ne figurerait pas dans une catégorie sur-représentée (comme la SFFF ou le polar). Pour changer un peu. De plus, me retrouvant seul dans des locaux de Rana Toad quasiment déserté (on en reparlera guys &amp;amp; girls), il faut bien que je diversifie légèrement le spectre de mes chroniques. Les prochaines risquent malheureusement d'être moins surprenantes de ma part... Ne serait-ce que l'anthologie très alléchante dénichée à l'Antre-Monde (142 du Chemin Vert, Paris, métro Père Lachaise), librairie spécialisée dans la littérature de l'imaginaire (dans l'ésotérisme et l'érotisme également). Mais, sans pour autant m'être attardé aux rayons bien fournis "satanisme" et "sacrifices rituels" de cette même librairie, je m'éloigne du droit chemin tracé par mon début d'article. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Sur fond de difficultés économiques des années 1920 à Cuba (sans être spécialiste de la situation politico-économique passée et présente de cette île, je ne pense pas me tromper en pensant qu'elle ne s'est jamais améliorée), le roman raconte comment l'armateur d'une goélette appelée &lt;em&gt;La Buena Ventura&lt;/em&gt;, se laissera convaincre par le capitaine Requin, ancien taulard bourru au charisme puissant, de s'adonner à la contrebande (c'est le titre, banane!) d'alcool vers les Etats-Unis. Solution qui s'impose, tellement vivre de pêche s'avère de plus en plus précaire dans ce pays où la misère des taudis s'est étendue sans toucher les nantis. Superstitions, anecdotes, rixes et tromperies conjugales pimentent ces pages que le narrateur noirçit de ses angoisses et méfiances envers un équipage d'un statut social inférieur au sien.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;A ce tourment intérieur du personnage, virant presque à la paranoïa, viennent en contrepoint de vagues espoirs de prospérité et une mélancolie inattendue qui vient parfois unir les hommes d'un même voyage. Toute une ambiance maritime servie par une écriture juste et complexe. La traduction de Claude Fell, traître indispensable à ceux qui ne peuvent lire le texte d'origine, m'a brillamment (enfin je lui fait totalement confiance) permis d'étendre ma culture générale d'un titre non négligeable.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Naviguant sur des flots rudes et envoûtants, &lt;em&gt;Contrebande&lt;/em&gt; mérite toute l'attention, voire plus, que Zulma a réussi à lui attirer. Cette publication française date d'août 2009, ma chronique est donc tardive, mais j'espère qu'elle contribuera humblement à ce que deux ou trois, c'est un minimum, paire d'yeux (sans vouloir offenser personne, on ne sait jamais avec les radiations) supplémentaires s'y intéressent de plus près.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;Contrebande&lt;/em&gt;, Enrique Serpa, Zulma, 20€. Préface d'Eduardo Manet. Traduction de l'espagnol (Cuba) par Claude Fell.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3549921395980942838-2554091635714637221?l=ranatoad.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ranatoad.blogspot.com/feeds/2554091635714637221/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3549921395980942838&amp;postID=2554091635714637221&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/2554091635714637221'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/2554091635714637221'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ranatoad.blogspot.com/2011/04/contrebande-denrique-serpa.html' title='Contrebande d&apos;Enrique Serpa'/><author><name>Gilmoutsky</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14393112701128978428</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_oMCyI1CYfM4/SKAVSOUo_ZI/AAAAAAAAAAU/MsYsVXE57Pk/s1600-R/9.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-51TgusfbSpI/TbQpGNRd8NI/AAAAAAAAAes/TfwdwMXIAkg/s72-c/9782843044878FS%255B1%255D.gif' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3549921395980942838.post-3295770189839055816</id><published>2011-04-18T15:28:00.013+02:00</published><updated>2011-04-18T18:49:40.593+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Polar/thriller'/><title type='text'>Le Jaguar sur les toits de François Arango</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-Jov0zpmOqNw/TaxJPrNY82I/AAAAAAAAAek/IcwRAI8cv-I/s1600/arton22733-8169e%255B1%255D.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5596928970560435042" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 180px; CURSOR: hand; HEIGHT: 276px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/-Jov0zpmOqNw/TaxJPrNY82I/AAAAAAAAAek/IcwRAI8cv-I/s320/arton22733-8169e%255B1%255D.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;Le Jaguar sur les toits&lt;/em&gt; m'a gentiment été proposé par les éditions Métailié pour une dédicace à sa sortie. Je n'ai pas fait suite à cause de circonstances qui ne sont pas encore arrivées aux oreilles de tous ceux qui me connaissent. J'ai tenu à faire un article sur ce premier roman policier de François Arango surtout pour m'excuser de ne pas avoir pu répondre favorablement à la suggestion de sa maison d'édition. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Tout commence avec la disparition de Daniel Lombardo Castillo dont la famille recevra finalement un colis qui ne laissera aucun doute sur son sort. C'est Alexandre Gardel, criminologue français qui est appelé pour enquêter. Fort de deux ouvrages sur les serial killers, c'est un personnage qui nous est présenté d'emblée comme crédible. Le sympathique et mystérieux journaliste Diego Arana va l'aiguiller vers une charmante scientifique Catarina Marin et son canadien de collègue, spécialisé dans la civilisation aztèque.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Car le duo Gardel/Marin se lancera à la poursuite du Jaguar, tueur qui aime parsemer son parcours d'énigmes mêlant rituels anciens (si ça vous intéresse particulièrement, Taly vous proposera quelques ouvrages de références: librairie L'Antre-Monde, 142 rue du Chemin Vert, métro Père Lachaise) et poésie mexicaine (quelques pages en italiques nous permettent de suivre le tueur en focalisation interne). Tout au long de leur enquête, ils bénéficieront de l'aide de Rodolpho Suarez, commissaire de police bougon, d'un vieil homme porté sur l'alcool, Warren Grimley et même d'une commandante Magdalena, leader du mouvement zapatiste (pris officiellement pour des boucs émissaires). Leur meilleur piste? Les victimes et les autres personnages troubles qu'ils rencontreront sont tous liés à l'industrie pharmaceutique et à la corruption qui semble y faire loi.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Je suis hélas obligé de pointer les légers défauts de ce roman. Plusieurs clichés apparaissent dès les premiers chapitres et j'espérais que le plus gros d'entre eux ne se concrétise pas vers la fin du roman. C'est pourtant ce qu'il fait et c'était à prévoir, vu les indices qui nous sont livrés de temps en temps. A votre avis qu'arrive-t-il souvent quand un duo est formé d'un homme et d'une femme? Eh oui, chabadabada.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Deuxième point, l'humour est parfois un chouïa ostentatoire, ceci dit on s'y habitue et cela ne va pas jusqu'au lourdingue. On ne peut en vouloir à l'auteur de dynamiser l'intrigue avec quelques traits d'esprit. Si certains sonnent superflus et auraient plus leur place dans un mauvais film d'action, d'autres, plus nombreux, provoquent le sourire et rendent les personnages plus sympathiques.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Et François Arango l'a très bien compris: sans cet humour, beaucoup de lecteurs n'auraient peut-être pas supporté le poids qu'il accorde aux explications, aux références scientifiques et culturelles. Faire preuve d'une documentation solide n'est toutefois pas incompatible avec le ficelage d'un roman policier. L'auteur réussi à mener son intrigue de façon cohérente, les digressions explicatives n'ayant d'autre but que de servir l'intrigue et la faire avancer. Certes, les ficelles sont belles et bien visibles (notes de bas de pages, références bibliographiques bien placées...), mais elles sont bien excusables face à la crédibilité en béton qu'elles fournissent.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Un coup d'oeil aux lignes biographiques en quatrième de couverture suffit à comprendre que la volonté principale d'Arango était de fondre ses connaissances et ses passions en un package divertissant. Toute l'action se déroule au Mexique et le vécu d'Arango est très perceptible, jusqu'à l'ambiance du pays, très bien rendue par l'évocation de nombreux détails culturels.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Thriller bien écrit, &lt;em&gt;Le Jaguar sur les toits&lt;/em&gt; est donc un premier effort estimable et honnête que quelques travers mineurs n'arrivent pas à affaiblir de manière dommageable. Par exemple les dialogues et la consistance des personnages sont encore perfectibles. Cependant, on trouve bien pire, et pas forcément dans la catégorie premier roman. Je m'avancerais même à dire que François Arango s'annonce comme un auteur à prendre au sérieux. On décèle un potentiel littéraire qu'un peu de bouteille pourrait perfectionner. Donc, si ce n'est pas juste un projet ponctuel et sans forcément faire suite au &lt;em&gt;Jaguar sur les toits&lt;/em&gt; (à mon humble avis, j'espère que Gardel et Marin ne seront pas récurrents), dans l'attente d'un prochain roman... &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;Le Jaguar sur les toits&lt;/em&gt;, François Arango, 370 p., Métailié, coll. "Noir", 19€. Merci à Lise Détrigne.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3549921395980942838-3295770189839055816?l=ranatoad.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ranatoad.blogspot.com/feeds/3295770189839055816/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3549921395980942838&amp;postID=3295770189839055816&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/3295770189839055816'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/3295770189839055816'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ranatoad.blogspot.com/2011/04/le-jaguar-sur-les-toits-de-francois.html' title='Le Jaguar sur les toits de François Arango'/><author><name>Gilmoutsky</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14393112701128978428</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_oMCyI1CYfM4/SKAVSOUo_ZI/AAAAAAAAAAU/MsYsVXE57Pk/s1600-R/9.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-Jov0zpmOqNw/TaxJPrNY82I/AAAAAAAAAek/IcwRAI8cv-I/s72-c/arton22733-8169e%255B1%255D.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3549921395980942838.post-8543387538674109553</id><published>2011-04-14T15:02:00.005+02:00</published><updated>2011-04-14T16:28:52.209+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='bufo bufo'/><title type='text'>Inauguration Librairie L'Antre-Monde</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/-Wsn09mPrZEU/TacDQqhoKbI/AAAAAAAAA2w/NY4BpfkXrfw/s1600/DSCF2695.JPG"&gt;&lt;img style="float: right; margin: 0pt 0pt 10px 10px; cursor: pointer; width: 150px; height: 200px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-Wsn09mPrZEU/TacDQqhoKbI/AAAAAAAAA2w/NY4BpfkXrfw/s200/DSCF2695.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5595444646859254194" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dans la collection secret de polichinelle à peine éventé par mon cher collègue &lt;span class="post-author vcard"&gt;&lt;span class="fn"&gt;Gilmoutsky dans deux de ses commentaires et parce que l'on n'est jamais aussi bien servi que par soi-même j'annonce enfin l'ouverture de ma librairie!&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="post-author vcard"&gt;&lt;span class="fn"&gt;Levons toutes ambiguïtés: je ne fais ni de jeunesse, ni de polar, ni de scolaire mais je suis spécialisée Sf, Fantasy, érotisme et ésotérisme!&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="post-author vcard"&gt;&lt;span class="fn"&gt;Oui je sais ça promet&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="post-author vcard"&gt;&lt;span class="fn"&gt;!&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="post-author vcard"&gt;&lt;span class="fn"&gt;On peut donc y trouver: de la Bit-Lit, du Steampunk, de la Fantasy (beaux-livres, cartes postales et autres produits dérivés mignons tout plein), plein de thèmes ésotériques comme les runes, les tarots et autres effets des pierres en lithothérapie.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/-Sz7VtHpidZU/TacDBnX6PCI/AAAAAAAAA2o/ToNJevE_-Ys/s1600/DSCF2748.JPG"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 200px; height: 150px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-Sz7VtHpidZU/TacDBnX6PCI/AAAAAAAAA2o/ToNJevE_-Ys/s200/DSCF2748.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5595444388315151394" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span class="post-author vcard"&gt;&lt;span class="fn"&gt;Où ça ?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="post-author vcard"&gt;&lt;span class="fn"&gt;142, rue du chemin vert, 75011 Paris, à côté du cimetière du Père-Lachaise et pas loin de la Musardine, c'est toujours rassurant d'être pas loin de collègues amicaux en cas de problème...&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="post-author vcard"&gt;&lt;span class="fn"&gt;Les horaires?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="post-author vcard"&gt;&lt;span class="fn"&gt;Lundi 11h - 19h30 (enfin pour l'instant, ça dépendra de l'influence)&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="post-author vcard"&gt;&lt;span class="fn"&gt;Mardi 10h3 - 19h30&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="post-author vcard"&gt;&lt;span class="fn"&gt;Pour toutes infos complémentaires et photos très sympas des arrivages voir la &lt;a href="https://www.facebook.com/pages/Librairie-L-Antre-Monde/176436635710636"&gt;page officielle facebook&lt;/a&gt; de la librairie.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour ceux qui seront libre l'inauguration c'est samedi à partir de 17h, et jusqu'à ce que tout le monde parte, donc possibilité de venir vers 20h.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3549921395980942838-8543387538674109553?l=ranatoad.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ranatoad.blogspot.com/feeds/8543387538674109553/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3549921395980942838&amp;postID=8543387538674109553&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/8543387538674109553'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/8543387538674109553'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ranatoad.blogspot.com/2011/04/inauguration-librairie-lantre-monde.html' title='Inauguration Librairie L&apos;Antre-Monde'/><author><name>Taly</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08816124493513779864</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_X0N3q0cpfc8/SKTOiN4q_sI/AAAAAAAAADA/HbiqC5iBlZ4/S220/taly+south+park.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-Wsn09mPrZEU/TacDQqhoKbI/AAAAAAAAA2w/NY4BpfkXrfw/s72-c/DSCF2695.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3549921395980942838.post-8712069803152042597</id><published>2011-04-11T01:18:00.007+02:00</published><updated>2011-04-11T08:48:41.515+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Littérature étrangère'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Littérature anglophone'/><title type='text'>Empire Falls/Le Déclin de l'empire Whiting de Richard Russo</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-5yZjsefjrec/TaI70q5BZUI/AAAAAAAAAeM/74UF1rkwjQE/s1600/9780099422273.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5594099463200269634" style="float: right; margin: 0px 0px 10px 10px; width: 208px; height: 320px;" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/-5yZjsefjrec/TaI70q5BZUI/AAAAAAAAAeM/74UF1rkwjQE/s320/9780099422273.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Richard Russo est l'un de ces écrivains américains d'une popularité moins fulgurante, en France, qu'un John Irving par exemple, mais d'une qualité littéraire qui appelle les applaudissements. &lt;em&gt;Quatre saisons à Mohawk&lt;/em&gt; est représenté dans ce même blog par quelques lignes extraites. J'en ai un très bon souvenir, et il est dommage, j'avais un doute là-dessus, que je n'en ai pas fait un petit article. Seul roman de cet auteur lu jusqu'à maintenant, il m'avait suffisamment impressionné pour me garantir d'autres échappées ultérieures dans ses lignes. Mon choix arbitraire parmi deux ou trois autres de ses bouquins, dont je vous épargne les détails, s'est arrêté sans véritable raison sur &lt;em&gt;Empire Falls&lt;/em&gt;. D'une concision que l'équivalent français explicite un peu trop, vous ne trouvez pas? Sans faire tout un laïus, Empire Falls est une ville, mais le titre peut-être lu d'une autre façon, comme l'est subrepticement suggéré par la typographie sur la couverture de l'édition Vintage ci-contre.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La petite ville d'Empire Falls, donc, située dans le Maine, n'est plus ce qu'elle était. De l'activité industrielle florissante ne reste que des édifices vides. Parmi les commerces survivants, l'Empire Grill, restaurant tenu par Miles Roby, continue à vivoter tant bien que mal, la bière et les hamburgers étant toujours valeurs sûres pour les palais des autochtones.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Miles attend patiemment le jour où l'Empire Grill lui appartiendra. Hélas, Empire Falls appartient à Mrs Whiting, dernière, par lien marital, d'une lignée familiale qui a toujours dominé la ville. Et il semble que Mrs. Whiting ait la peau coriace. Mais ce n'est pas le seul soucis de Miles. Entre ce trou-du-cul de Walt Comeau, regrettable client régulier et lourdingue qui prodigue ses conseils (toujours ignorés) pour optimiser l'activité du restaurant, son paternel, Max Roby, épave puante pétrie de mauvaise volonté et Jimmy Minty, copain d'enfance devenu flic moins compatissant qu'envahissant, on se demande comment Miles peut rester sain d'esprit. Ah mais n'oublions pas de mentionner que Jeanine s'impatiente de leur divorce, toujours pas enterriné, et qu'elle a préféré s'acoquiner avec ce loser de Walt. De son côté, Cindy Whitings (fille de) a survécu à ses deux tentatives de suicide... par amour pour lui. Heureusement, sa fille Christina aka Tick, son frère David, handicapé d'un bras suite à l'emprunt de mauvais chemins (ceux du père, il semble...) et sa serveuse Charlene, de laquelle il est (pas tout à fait) secrètement amoureux, gravitent aussi autour de ce brave homme. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-jZm3AUTYm1o/TaI7YfZ1V3I/AAAAAAAAAeE/aTXKM90IKbE/s1600/declin_empire_whiting.gif"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5594098979080329074" style="float: left; margin: 0px 10px 10px 0px; width: 199px; height: 320px;" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/-jZm3AUTYm1o/TaI7YfZ1V3I/AAAAAAAAAeE/aTXKM90IKbE/s320/declin_empire_whiting.gif" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Selon toute apparence, Miles est le personnage principal du roman. Mais tous ces personnages qui ont l'air d'être seulement secondaires, que ce soit pour lui pourrir la vie ou essayer de l'alléger, proposent au lecteur et au fil des chapitres, des individualités observées à la loupe. Richard Russo tisse des liens narratifs de plus en plus clairs, l'interaction entre chacun d'eux se révèle d'une efficacité imparable.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Racontant, de façon très drôle, les relations de couple de la famille Whiting sur trois générations (il est question, entre autre, de coups de pelle), deux flashblacks, les toutes premières et les toutes dernières pages prennent le point de vue de C. B. Whiting, dernier mâle de la lignée. Mari de la Mrs. Whiting, Francine de son prénom, évoquée plus haut, c'est un personnage fantômatique qui hante le roman. Les autres flashbacks se rapportent plus à Miles, tour à tour enfant, adolescent et jeune homme. Ils prennent peu de place mais teintent ce roman, d'une finesse d'un niveau qu'on ne soupçonnait pas, de significations ultimes.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;On le commence comme une comédie, solidifiée par des traits d'esprit irrésistibles, surtout dus à la résignation ironique de Miles envers toutes ces figures symbolisant ses emmerdes. Même Timmy, la chatte de la maisonnée Whiting, en est la cible, elle qui a autant du chat du Cheshire que d'un familier au sens ésotérique (tiens, ça me fait penser qu'une librairie spécialisée vient d'ouvrir à Paris, près du métro Père Lachaise: L'Antre-Monde, 142, rue du Chemin Vert). Un prêtre sénile, un adolescent d'un mutisme inquiétant, des relations cimentées mais difficiles qui se complexifient (la psychologie des personnages tombe, quelques rares lignes toutefois, dans l'excessif)... tout pour nous mener subtilement en bateau entre mensonges triviaux, secrets familiaux et révélations parsemées, et ce jusqu'aux dernières pages. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Un dosage dramatico-comique qui a été récompensé par le Prix Pulitzer 2002. Sans mentir, j'ai chopé un exemplaire du roman sans voir tout de suite la mention sur la couverture. Cependant, cela m'a conforté dans mon choix vu la qualité des œuvres récompensées sur lesquelles j'étais tomber par le passé. Leur légitimité me semble bien plus constante que le Goncourt National qui divise tellement selon les années. Bref, ne rentrons pas dans un débat, j'ai bien l'intention de conclure là-dessus.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Empire Falls&lt;/em&gt;, Richard Russo, Vintage (VO), prix variable.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Le Déclin de l'empire Whiting&lt;/em&gt;, Table Ronde (21,50€) et 10/18 (10€). Traduction de Jean-Luc Piningre.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3549921395980942838-8712069803152042597?l=ranatoad.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ranatoad.blogspot.com/feeds/8712069803152042597/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3549921395980942838&amp;postID=8712069803152042597&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/8712069803152042597'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/8712069803152042597'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ranatoad.blogspot.com/2011/04/empire-fallsle-declin-de-lempire_11.html' title='Empire Falls/Le Déclin de l&apos;empire Whiting de Richard Russo'/><author><name>Gilmoutsky</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14393112701128978428</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_oMCyI1CYfM4/SKAVSOUo_ZI/AAAAAAAAAAU/MsYsVXE57Pk/s1600-R/9.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-5yZjsefjrec/TaI70q5BZUI/AAAAAAAAAeM/74UF1rkwjQE/s72-c/9780099422273.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3549921395980942838.post-7204430665048667833</id><published>2011-04-09T03:08:00.013+02:00</published><updated>2011-04-24T19:07:46.728+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='SFFF'/><title type='text'>Trilogie Féerie pour les Ténèbres de Jérôme Noirez</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-KmEeKPaPVko/TZ-z4jlFKxI/AAAAAAAAAdM/kfqEoGg2FwE/s1600/feerie1.bmp"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5593387046422260498" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 195px; CURSOR: hand; HEIGHT: 298px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/-KmEeKPaPVko/TZ-z4jlFKxI/AAAAAAAAAdM/kfqEoGg2FwE/s320/feerie1.bmp" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; J'ai fait, avec beaucoup de plaisir, mes premiers pas dans l'écriture de Jérôme Noirez grâce à Griffe d'Encre et sa publication du recueil de nouvelles &lt;em&gt;Le Diapason des mots et des misères&lt;/em&gt;. "L'Abattoir aux marmots", nouvelle qui figure dans l'anthologie &lt;em&gt;Aube et Crépuscule&lt;/em&gt; (Griffe d'Encre également) et &lt;em&gt;Leçons du monde fluctuant&lt;/em&gt; (chez J'ai Lu; dont je n'ai malheureusement pas fait de chronique malgré sa qualité) n'ont pas émoussé mon enthousiasme. Un auteur aussi original ne se découvre pas tous les jours. En faisant un petit tour à la médiathèque parisienne Port-Royal, rebaptisée Rainer Maria Rilke, avec son remarquable fonds SF/Fantasy/Fantastique, j'ai constaté le bon boulot des responsables en voyant &lt;em&gt;Le Diapason des mots et des misères&lt;/em&gt; présent en rayon (Griffe d'Encre y est bien représenté d'ailleurs, tout comme à la librairie L'Antre-Monde, 142 rue du Chemin-Vert, métro Père-Lachaise). En apercevant la trilogie &lt;em&gt;Féerie pour les ténèbres&lt;/em&gt; étiquetée Fantasy, j'ai un peu hésité. J'aurais eu tort de ne me fier qu'au genre. Quand Jérôme Noirez s'illustre dans la Fantasy, il ne faut pas s'attendre à de la Fantasy typique. Bon d'accord, l'éditeur a choisi une illustration de couverture tout à fait en adéquation avec le genre et il y a le fameux plan cartographique en début d'ouvrage, avec ses noms aux sonorités dépaysantes, ses petites montagnes etc. Mais cette carte sera pertinemment exploitée à mesure que s'étoffera l'univers de l'auteur.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Tous ces traditionnels comtés, terres et contrées subissent un envahissement bien particulier. La Technole s'étend depuis on ne sait plus très bien quand. Tout ce béton et ce plastique semble avoir une vie propre et leur provenance demeure un mystère pour les personnage de Noirez. Ils en tire plus ou moins profit pourtant, de ces montagnes de rebuts source d'un semblant d'économie.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;On aurait tendance à penser qu'il est plutôt casse-gueule d'unir un terrain littéraire propre à la fantasy à des éléments très proches de notre monde (lampadaires, télévisions, immeubles en béton...). L'univers de &lt;em&gt;Féerie pour les ténèbres&lt;/em&gt; ne choque pourtant pas. Il nous apparaît dès les premiers chapitres d'une cohérence indéniable. Les clins d'oeil culturels à notre propre monde sont plus que de petites blagues, ils se sont insinués (comme "Hey Jude" dans &lt;em&gt;La Tour sombre&lt;/em&gt; de Stephen King), personne ne sait comment et ils contribuent à rendre cet univers attachant aux yeux du lecteur.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Des lutins victimes des distractions des rebutiers, un monde souterrain profond où pullulent des êtres monstrueux, les rioteux, dont les gens du dessus se méfient, ou s'effraient, et des féeurs aux pouvoirs interdits, voici la toile de fond peinte par l'auteur.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;L'intrigue, quant à elle, trouve plusieurs points de départ sur la carte.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Malgasta, en provenance des marécages de Sponlieux et sa Mer Clapotante, se voit attribuer une mission pour échapper à sa punition. Il faut qu'elle élimine cette dangereuse Dame Plommard à l'apparance trompeuse.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;L'officieur de justice Obicion, à Caquehan, trouve un cadavre étrange et voyant son enquête piétiner, se ressource à Enlori, son village natal, chargé d'un violent passé.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Estrec se divertit, du haut de son 17ème étage, en "vertigeant", terme qui désigne le plongeon mental dans l'En-Dessous. Estrec est originaire de Gourios, lieu légendaire que personne n'a jamais localisé et dont on ne retrouve jamais le chemin.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Les inséparables orphelins, Gourgou et Grenotte, frère et soeur, innocents et espiègles, fuguent pour éviter leur pire cauchemar, l'adoption, et se lient d'amitié avec les rioteux, cette faune particulière dont fait partie l'esmoigné Meurlon. Quinette, petite chienne indécrottablement fidèle aux humains malgré ce qu'ils lui ont fait subir, fait aussi partie du groupe.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;De son bucolique et chantant côté, Jobelot, très populaire auprès des femmes de par ses qualités musicales (mais pas seulement...), se découvre subitement inspiré par des événements et des personnages situés aux quatre coins de la carte. Notons d'ailleurs que ce trombadour nous offre quelques éclats de son talent rappelant ainsi que l'auteur est lui aussi musicien.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Bien sûr, ils finiront par tous converger (exception faite pour Jobelot, qui fera une bien malheureuse escale dans un village d'hermites) pour contrecarrer, volontairement ou pas, les noirs desseins de Dame Plommard et Hognard. Menace double puisqu'un nom, hostilité mystérieuse, sourde mais non moins certaine, se fait de plus en plus entendre: Charnaille.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Si vous êtes tentés de commencer ce cycle d'aventure et redoutez d'en lire trop dans ce qui va suivre, n'hésitez pas à survoler mes lignes ou même de vous arrêter là. J'en raconte peut-être trop pour que vous savouriez pleinement ce que Jérôme Noirez a réussi à ficeler. Le premier tome est suffisamment convaincant et addictif pour que la suite ne reste pas qu'un projet de lecture dans votre esprit. Enfin pour ceux qui ont accroché. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-FT-AdFqxYlY/TZ-0ALYlJwI/AAAAAAAAAdU/5oIpOH4aYfQ/s1600/feerie2.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5593387177366333186" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 200px; CURSOR: hand; HEIGHT: 301px" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/-FT-AdFqxYlY/TZ-0ALYlJwI/AAAAAAAAAdU/5oIpOH4aYfQ/s320/feerie2.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Le deuxième volet de la trilogie, &lt;em&gt;Les Nuits vénéneuses&lt;/em&gt;, s'ouvre sur la côte est de la carte. Aspe, ville portuaire bordée par l'Hibondière, témoigne d'un changement d'attitude chez Herpelu, vieux fou reclus dans un phare. Non, l'élevage des araignées, il s'y est toujours consacré. Ce qui intrigue les Aspiens, c'est qu'il sort de sa retraite et prend la mer pour en revenir avec un sac vidé d'une parti de son contenu. Ensepoutour va commencer à découvrir un semblant de réponse déjà trop vertigineux pour son esprit. Heureusement que l'alcool qui circule à Aspe est propice à l'oubli de choses trop dangereuses pour la santé mentale de ses habitants.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Dans ce prélude, le lecteur y voit semés deux détails qui serviront de fil rouge au long des chapitres. Tous deux issus de cette fameuse Technole, le, ou plutôt les premiers, sont ces panneaux routiers avec ces étranges symboles qui apparaissent plantés un peu partout. Le second détail est une sorte de "poison mental" diffusé notamment par ces objets appelés télévisions ou radios, des échos que le lecteur rconnaîtra immédiatement comme de sa propre Histoire, des échos des pires années du XXème siècle. Ils s'insinuent aussi sous forme de visions de lynchages (que signifient donc ces trois K?), de discours haineux, de bruits de milliers de bottes claquant au pas...&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;On retrouve avec plaisir les même personnages que dans le premier volet. Si vous craigniez ne plus vous amuser avec Grenotte et Gourgou, rassurez-vous, ils assistent aux cours dispensés par maître Ilhau, à Saillette, tout petit village peu à peu déserté. Ils ne sont toujours pas adoptés mais sont accompagnés par une adolescente féeuse, Gamboisine. Cette dernière subira très vite les assauts amoureux de Jobelot, autre personnage familier du lecteur, qui, après une fâcheuse parenthèse lié à son sort de fin du premier tome (j'omets volontairement les détails), croisera le chemin de ces jeunes personnes à l'initiale commune.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Pas très loin sur la carte, sur les Terres Royales de Caquehan et plus exactement dans le palais d'Orbarin Oraprim, Malgasta, désormais reconvertie en cuisinière du roi, veille toujours sur Estrec. A l'instar de Jobelot, Estrec a connu un sort particulier et de sa forme humaine, il n'en est plus vraiment question. Devenu une sorte de grotesque cyborg, il a conscience de millions d'informations qu'il capte grâce (ou à cause) de ses fragments de Technole qui se sont greffés malgré lui à son corps. Sa difficulté à communiquer avec Malgasta le frustre, d'autant plus qu'il enregistre jusqu'à l'obsession les mots doux qu'elle lui prodiguent. Mais dans cette bulle réduite et pourtant ouverte sur de vertigineuses distances et dimensions, un autre mot finit par s'insinuer: Ennemi.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Deux événements principaux se partagent l'action. D'un côté, Malgasta se laisse emportée sur les flots dangereux de l'Hibondière avec le pirate Lentise, Aspien venu demander de l'aide auprès du roi. Une créature immonde semble la cause d'une hécatombe sur l'île d'Eschamat, au large d'Aspe. Cette partie du récit comprend des pages épiques et grandioses. D'autre part, une petite équipe est chargée de traverser l'ultime frontière entre Ando et les terres redoutées des Brohls où personne n'a auparavant osé s'aventurer. Cette délégation chargée de résoudre le mystère d'une route sortie de nulle part pour égarer les camionniers (c'est le terme employé par Noirez), se forme de Quiebroch, louche politicien et féeur, d'Ostre l'ourselet, mi-homme mi-ours, dont les instincts de chasseur se sont engourdis depuis trop longtemps et de Mesvolu, rioteux fraselé (dotés de plusieurs bras et d'ongles éffilés, les fraselés ont pour particularité de pratiquer assidûment l'autopsie d'humains... vivants), qui a apporté une aide précieuse à Obicion précédemment. En parlant d'Obicion, celui-ci, en retraite, n'apparaît qu'à deux courtes occasions dans &lt;em&gt;Les Nuits Vénéneuses&lt;/em&gt;.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;De nouveaux personnages secondaires méritent qu'on les cite. Vertevelle, evescal (mot transformé par Noirez) d'Ando, n'est pas le plus heureux mais il est le prétexte de l'auteur pour expliquer, par petites touches, la vie spirituelle et religieuse de son monde. Un doctrinaire (une secte aux objectifs occultes) qui change de nom et que Jobelot a déjà rencontré pour son malheur, fait de brèves apparitions mais aiguille tout de même l'intrigue générale. Quant à Thopasion, chauffeur de la délégation décrite plus haut, il rentre dans la catégorie des personnages comiques et demeure très sympathique malgré son "lyrisme de garage".&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;La promesse d'une continuation est beaucoup plus claire à la fin des Nuits vénéneuses. Des péripéties sont annoncées, des mystères non résolus, les personnages ont encore du potentiel&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-OHFwum1DlTo/TZ-0QXbThlI/AAAAAAAAAdc/3US6flJ2CAI/s1600/feerie3.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5593387455476893266" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 200px; CURSOR: hand; HEIGHT: 314px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/-OHFwum1DlTo/TZ-0QXbThlI/AAAAAAAAAdc/3US6flJ2CAI/s320/feerie3.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;La trilogie se conclut par &lt;em&gt;Le Carnaval des Abîmes&lt;/em&gt;. Neuf mois se sont écoulés, mais les événements qui se déroulés lors des &lt;em&gt;Nuits vénéneuses&lt;/em&gt; ont laissé de profondes traces. Nous le découvrons très vite alors qu'Obicion (qui reprend une place plus importante), comptant dans l'assistance d'une impressionnante leçon d'astronomie, voit débarquer Repurgue et ses sbires venant réinstorer l'Inquisition. Prenant ses racines dans la mort de Vertevelle, cette troisième Inquisition vient faire le ménage et purger des contrées du pays doctrinaires hérétiques et féeurs désobéissants. Des compagnons d'Obicion en seront les premières victimes et l'ancien officieur de justice sera contraint de fuir dans l'En-Dessous chercher l'aide de Mesvolu le fraselé. &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;La tragédie qui cloture &lt;em&gt;Les Nuits vénéneuses&lt;/em&gt; (chut...) rappelle que Noirez peut manifester une cruauté qui n'épargne aucun de ses personnages (les familiers de &lt;em&gt;The Walking Dead&lt;/em&gt; par Robert Kirkman comprendrons). Jobelot, Gamboisine et Grenotte, enterrés dans l'En-Dessous en réconfortante compagnie de Meurlon, n'ont pas vu la lumière de l'Au-Dessus pendant ce hiatus de neuf mois. Gamboisine, en partie inquiéte pour Jobelot dont la folie se fait menaçante, en partie poussée par la quête de ses origines, décide de retourner en ce lieu mystérieux, d'où semble provenir la Technole. Lieu d'une grande importance dans les deuxième et troisième tomes de la trilogie, dont j'omet de citer une seconde fois le nom.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Revenue du périple à l'île d'Eschamat, Malgasta reste méfiante quant à l'arrivée à Caquehan, sous une forme ou une autre, de Taoncel, l'étrange et dangereuse créature qui a disparu dans les flôts de l'Hibondière. Elle a ramené certaines choses funestes(un ours en peluche et un tonneau au contenu inquiétant) de l'épopée partagée avec Lentise. Ce dernier prendra ses distances vis à vis de Malgasta et de Caquehan pour plusieurs raisons. Dont une en rapport avec le roi qui trouve son explication dans &lt;em&gt;Les Nuits vénéneuses&lt;/em&gt;. Estrec est devenu un arbre de la Technole si imposant qu'on a fini par littéralement le planter au beau milieu de la grande plaine aux rebuts. Une résistance va s'instaurer contre l'Inquisition qui s'étend vers du centre à l'ouest, en particulier dans la contrée de la Reille et plus particulièrement à Dieumenti là où réside Barugal. Une brève apparition de celui-ci dans &lt;em&gt;Les Nuits vénéneuses&lt;/em&gt; reste mémorable et on le découvre jouant son rôle de sauvage sans pitié aux yeux du monde. En vérité philosophe instruit, il s'alliera avec Gachegaruche et son cheval lépreux pour contrecarrer l'Inquisition.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Un triple événement criminel accélérera les choses, Ostre se verra confié des fonctions qu'il aurait préféré pouvoir rejeter, Grenotte fera l'expérience du quasi mauvais trip de la &lt;em&gt;somnambulation&lt;/em&gt;... Un tome final, le plus sombre, le plus déjanté, où règneront toutes formes de folie (le roi, Jobelot, Malgasta...), où un répugnant trio bestial (digne des tableaux d'un autre Jérôme, Bosch) fera des siennes et où des liens inattendus entre certains des personnages seront révélés.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Noirez n'hésite pas dans ce &lt;em&gt;Carnaval des Abîmes&lt;/em&gt; à se lancer dans une joviale surenchère macabre qui contient des passages hallucinés, truffés de mots inventés (influence de Lewis Carroll oblige, également présente dans les déambulations mentales de Grenotte) qui ennuie parfois par son hermétisme sans perdre pour autant de sa cohérence. L'ambiance de ce troisième tome m'a un peu moins plu à quelques moments, mais je ne vous en encourage pas moins à pénétrer dans cette trilogie unique. &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;L'ensemble de &lt;em&gt;Féerie pour les ténèbres&lt;/em&gt; est un subtil mélange de descriptions macabres ou magnifiques, de dialogues justes et d'une densité épique, toujours renouvelée par une profusion de trouvailles. Tout au long du milier de pages, l'humour est omniprésent: dans la forme, pour preuves ces titres de chapitres originaux, lignes descriptives simplistes mais qui attisent la curiosité dans les premier et troisième volets ("Estrec de Gourios et ses problèmes de plomberie", "Obicion discute avec une bouche d'égout" et le très assumé "Grenotte et Gourgou rotent et pètent dans l'En-Dessous"); proverbes et dictons made in En-Dessous pour le deuxième ("L'enfer n'est même pas pavé", "Il ne faut pas tuer l'ours avant d'avoir vendu sa peau" etc.). Dans le fond et sous différentes formes: Grenotte, l'attachante petite capricieuse, Thopasion, lâche et irritant mais d'une bonhommie et d'une camaraderie indéniables, Jobelot et ses obsessions pour le féminin, Barugal et sa double identité, Mesvolu aux pensées et réparties délicieusement gores...&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;L'humour noir est d'ailleurs l'une des nuances d'une violence modulée entre la menace sourde et le grand-guignol. J'ai tenu à vous faire part de mes propres mots avant de vous citer l'argumentaire de quatrième de couverture: "une fantasy au ton décalé qui concilie épouvante graphique et humour rabelaisien." La comparaison avec l'auteur de &lt;em&gt;Pantagruel&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;Gargantua&lt;/em&gt; se fait surtout sentir dans la profusion anatomique, exagérée à dessein, du &lt;em&gt;Carnaval des Abîmes&lt;/em&gt;.&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;Petit plus, condiment savoureux, le lecteur repérera toutes ces allusions à notre monde familier mais en décalage complet dans ce monde imaginaire. Dans le désordre et en blanc, surlignez si vous voulez les déchiffrer: &lt;span style="color:#ffffff;"&gt;Henri salvador, un sac en plastique Intermarché, Laurel et Hardy, une chanson de Charles Trénet déclenchée sur un autoradio, "Love me tender", Le Mont Saint-Michel, Shirley Temple, la Valise RTL, L'Île aux Enfants...&lt;/span&gt; &lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;Avant de conclure cette très longue chronique, je tiens à préciser qu'elle correspond à la lecture des trois volumes édités par Nestiveqnen en 2005 et 2006. Une fois terminé &lt;em&gt;Les Nuits vénéneuses&lt;/em&gt;, j'ai jeté, pour la première fois, un coup d'oeil au site Internet de Jérôme Noirez. Il est annoncé pour la fin d'année 2011 une réédition, en deux volumes, remaniée et augmentée chez Le Bélial. Malgré l'aspect à l'avenir obsolète des versions Nestiveqnen, j'ai tenu tout de même à publier mes impressions. La réédition chez le Bélial, d'après mes sources, contiendra des révisions/remaniements dont j'ignore l'ampleur, des nouvelles et une novella. Je ferai sans doute une mise à jour mais je crains ne pas avoir assez de courage ni de mémoire pour rendre compte des changements qui seront apportés au texte de la trilogie à proprement dite.&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Deux liens utiles, après vous pourrez reprendre une activité normale: le site de l'auteur: &lt;a href="http://www.jeromenoirez.fr/"&gt;http://www.jeromenoirez.fr/&lt;/a&gt; et une rencontre virtuelle entre J. Noirez et ses lecteur qui s'est déroulée entre le 21 et 23 juin 2010. Vous y trouverez peut-être des réponses à vos propres questions: &lt;a href="http://www.actusf.com/forum/viewtopic.php?t=10420&amp;amp;postdays=0&amp;amp;postorder=asc&amp;amp;start=0"&gt;http://www.actusf.com/forum/viewtopic.php?t=10420&amp;amp;postdays=0&amp;amp;postorder=asc&amp;amp;start=0&lt;/a&gt; &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Livre 1 - Féerie pour les ténèbres&lt;/em&gt;; &lt;em&gt;Livre 2 - Les Nuits vénéneuses&lt;/em&gt;; &lt;em&gt;Livre 3 - Le Carnaval des Abîmes&lt;/em&gt;, Jérôme Noirez, Nestiveqnen. &lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3549921395980942838-7204430665048667833?l=ranatoad.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ranatoad.blogspot.com/feeds/7204430665048667833/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3549921395980942838&amp;postID=7204430665048667833&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/7204430665048667833'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/7204430665048667833'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ranatoad.blogspot.com/2011/04/trilogie-feerie-pour-les-tenebres-de.html' title='Trilogie Féerie pour les Ténèbres de Jérôme Noirez'/><author><name>Gilmoutsky</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14393112701128978428</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_oMCyI1CYfM4/SKAVSOUo_ZI/AAAAAAAAAAU/MsYsVXE57Pk/s1600-R/9.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-KmEeKPaPVko/TZ-z4jlFKxI/AAAAAAAAAdM/kfqEoGg2FwE/s72-c/feerie1.bmp' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3549921395980942838.post-3274999782372496066</id><published>2011-04-03T23:22:00.008+02:00</published><updated>2011-04-04T01:14:08.429+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Citations'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;L'émotion qu'elle n'a su ressentir tout à l'heure profite de cette brèche pour l'étreindre enfin. Toujours à croupetons, elle laisse tomber sa tête entre ses genoux, et se balançant lentement sur les talons, elle se met à pleurer. Jamais, dans toute son existence chaotique, injuste, tant de fois traversée par la méchanceté et la bêtise, par le mensonge et la folie, et surtout, surtout! par le brouet de rognons aux épinards, elle ne s'était sentie aussi épouvantablement seule. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;Féerie pour les Ténèbres Livre 3 - Le Carnaval des Abîmes&lt;/em&gt;, Jérôme Noirez, Nestiveqnen. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3549921395980942838-3274999782372496066?l=ranatoad.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ranatoad.blogspot.com/feeds/3274999782372496066/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3549921395980942838&amp;postID=3274999782372496066&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/3274999782372496066'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/3274999782372496066'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ranatoad.blogspot.com/2011/04/lemotion-quelle-na-su-ressentir-tout.html' title=''/><author><name>Gilmoutsky</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14393112701128978428</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_oMCyI1CYfM4/SKAVSOUo_ZI/AAAAAAAAAAU/MsYsVXE57Pk/s1600-R/9.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3549921395980942838.post-4394999762259497236</id><published>2011-04-03T20:51:00.007+02:00</published><updated>2011-04-03T21:00:00.807+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Citations'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Quelques secondes d'un profond silence s'écoulent. Dans sa grande naïveté, Henriette se dit que de toute façon, il est littéralement impossible, dans un pays comme la France, dans une ville comme Paris, dans un palace comme le Meurice, de voir un type faire sauter une salle de bain à la grenade... &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;"Paris, city of love", Sébastien Gendron, in &lt;em&gt;Paris Jour&lt;/em&gt;, Parigramme, coll. "Noir 7.5"&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3549921395980942838-4394999762259497236?l=ranatoad.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ranatoad.blogspot.com/feeds/4394999762259497236/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3549921395980942838&amp;postID=4394999762259497236&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/4394999762259497236'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/4394999762259497236'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ranatoad.blogspot.com/2011/04/quelques-secondes-dun-profond-silence_03.html' title=''/><author><name>Gilmoutsky</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14393112701128978428</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_oMCyI1CYfM4/SKAVSOUo_ZI/AAAAAAAAAAU/MsYsVXE57Pk/s1600-R/9.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3549921395980942838.post-8311167894113961474</id><published>2011-03-28T17:43:00.019+02:00</published><updated>2011-05-11T20:17:48.527+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Nouvelles'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='SFFF'/><title type='text'>Le Livre des théophanies de Jonas Lenn</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-TwGhiTYPDOY/TZZVIpK6zOI/AAAAAAAAAcc/PA8jmLK65L0/s1600/8958-h350.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5590749594406014178" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 209px; HEIGHT: 320px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/-TwGhiTYPDOY/TZZVIpK6zOI/AAAAAAAAAcc/PA8jmLK65L0/s320/8958-h350.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Me voici renouant avec la production passée de Griffe d'Encre. J'avais déjà terminé &lt;em&gt;Le Livre des théophanies&lt;/em&gt; il y a quelques mois mais je n'avais pas pris le temps d'en parler. Par la suite, entre procrastination, moult bouquins et autres circonstances aléatoires, l'article a été repoussé dans un futur indéfini. J'ai donc, enfin!, décidé de relire ce recueil afin de rendre compte précisément de son contenu. Que voulez-vous, quand on a signé un pacte de sang virtuel avec l'éditeur, il faut s'y tenir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;Je regrette beaucoup, par contre, d'avoir laissé passer l'opportunité, dans l'intervalle, de chroniquer &lt;em&gt;Les Contes Myalgiques II&lt;/em&gt; de Nathalie Dau (&lt;a href="http://ranatoad.blogspot.com/2011/01/contes-myalgiques-ii.html"&gt;http://ranatoad.blogspot.com/2011/01/contes-myalgiques-ii.html&lt;/a&gt;) ainsi que la première anthologie consacrée aux proverbes (&lt;a href="http://ranatoad.blogspot.com/2010/12/proverbes-i.html"&gt;http://ranatoad.blogspot.com/2010/12/proverbes-i.html&lt;/a&gt;). J'ose espérer que les auteurs des chroniques ne m'en voudront pas si un jour je publie un second avis sur ces livres. Je ne considère pas les supports de nouvelles chez Griffe d'Encre comme un terrain absolument réservé, mais je tiens à rester exhaustif dans ce que je me suis fixé. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;Quatre des huit nouvelles constituant &lt;em&gt;Le Livre des théophanies&lt;/em&gt; ont déjà bénéficié d'une parution que je mentionnerai entre parenthèses. La sortie du recueil en 2008 fut l'occasion pour l'auteur d'une révision de chacune. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;Je commence avec "La Leçon de ténèbres" (&lt;em&gt;Galaxies&lt;/em&gt; n°29, 2003) où Nick, étudiant aux Beaux-Arts, crée un cité virtuelle sur son ordinateur. Un cité qui prend vie sous les yeux du lecteur. La narration se partage en effet entre scènes dialoguées du créateur avec sa compagne, Mesle, et des séquences où figurent Elem, conscience avide de réponses qu'elle demande à Ikn. Ce dernier, vieil homme à la longue barbe blanche, n'est autre que l'avatar qu'utilise Nick pour contrôler cette simulation de vie. Une nouvelle qui ne m'a pas convaincu malgré les thèmes universels qu'on y sent abordés (la création, le libre-arbitre...) et une fin ouverte sur le devenir de la cité virtuelle. L'interface à la Second Life est aussi utilisé dans "Ariane à Naxos", transposition de la mythologie grecque dans un monde futur. Une Ariane enceinte et délaissée par son compagnon demande l'aide d'une Assemblée virtuelle dirigée par Athéna et constituée des figures féminines mythologiques. Leur sentence est d'humilier l'offenseur lors de sa participation à un jeu de "tridiréalité", &lt;em&gt;Le Défi des Amazones&lt;/em&gt;. Ariane se retire sur Naxos, une île virtuelle, préférable à la Réalité. Elle sera assistée par une Sappho trop intéressée. Abordant des idées intéressantes sur l'interaction entre psychée humaine et le plan virtuel, c'est une nouvelle d'une richesse grisante, très colorée et à la sensualité très prononcée où transparaît en filigrane l'épisode du Minotaure et de son dédale. Une autre incursion de cet épisode se retrouve dans "Un Grain de légende". Alfred, 10 ans, est en vacances chez ses grands-parents. Parti chercher de l'origan pour Puce, sa grand-mère, il rencontre un gitan, Melquiades, qui lui offre un tesson de céramique. D'une écriture linéaire, sans véritable surprise, et desservie par quelques clichés, l'atmosphère campagnarde et l'échappée nocturne d'Alfred restent agréables sans être inoubliables. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;Truffée également de références à la mythologie grecque, mais pas seulement, "Le Maître de céramique" (&lt;em&gt;Faeries&lt;/em&gt; n°12, Nestiveqnen, 2003) met en scène Erwan, étudiant aux Beaux-Arts, Erwan, parti à la recherche de son projet de fin d'études: William Baker, artiste qui semble s'être retiré au faît de sa gloire. L'exploration de l'atelier de Baker, source de joie exacerbée, n'est pourtant pas la seule surprise qui attend Erwan. La nouvelle est une variation très explicite sur le mythe du golem. Encore plus imprégnée d'histoire et de mythologie, puisqu'elle a pour personnages principaux rien moins qu'Aristote et Alexandre le Grand, "Le Sang des Titans" (initialement "Le Sang des Titanides", &lt;em&gt;Faeries&lt;/em&gt; n°6, Nestiveqnen, 2002) voit le futur conquérant en pleine session de plongée sous-marine avant l'heure. Sensée se dérouler avant l'édification de son Empire, cette exploration de l'élément cher à Poseidon a pour Alexandre l'objectif de trouver l'arme idéale pour exaucer ses voeux de stratège. La force évocatrice des premières pages, épiques, opère mais laisse malheureusement la place à une confrontation grandiloquente et une fin auxquelles j'ai peu adhéré. Malgré cela, je n'omets pas de signaler que cette nouvelle a obtenu le Prix Imaginales en 2002. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;On change de décor avec "Les Noces d'orage" (Anthologie &lt;em&gt;Jour de l'an 1000&lt;/em&gt;, Nestiveqnen, 1999) qui nous emmene en pays Viking. Igma raconte à une enfant, Sifa, comment le jeune guerrier Wutan gagna sa préférence plutôt que Sustr, rustre auquel les traditions la destinait. Wutan aidé de Galma, vieux magicien fou des marais, jetèrent un maléfice contre Sustr. Un récit à la première personne, tel un long monologue, remarquable par son sens de la tragédie. A noter qu'une version lue peut être écoutée sur la webradio Utopod (en 2 fois: &lt;a href="http://www.utopod.com/2007/04/28/utopod-004-les-noces-dorage-de-jonas-lenn-1-sur-2/"&gt;http://www.utopod.com/2007/04/28/utopod-004-les-noces-dorage-de-jonas-lenn-1-sur-2/&lt;/a&gt; et &lt;a href="http://www.utopod.com/2007/05/05/utopod-005-les-noces-dorage-de-jonas-lenn-2-sur-2/"&gt;http://www.utopod.com/2007/05/05/utopod-005-les-noces-dorage-de-jonas-lenn-2-sur-2/&lt;/a&gt;). Utopod a cessé d'émettre mais les podcasts sont toujours disponibles. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;Les deux nouvelles restantes, à l'instar des deux premières citées plus haut, entrent dans la catégorie science-fiction pure et dure. Même si "L'Heure du maître" se teinte des &lt;em&gt;Mille et une nuits&lt;/em&gt;, le cadre physique se situe sur Aleph, une cité minière de Saturne. Haroun en est le maître absolu et possède un contrôle absolu sur ses sujets. Il détient même le pouvoir de glisser son âme dans leur corps. C'est ainsi qu'il ne se prive pas, après un mariage, d'échanger son corps avec l'époux afin de se tailler "la part du lion". Le récit, très court, se concentre sur les pensées amères et désespérées de la narratrice, sans laisser une intrigue véritable se développer. En ce qui concerne "Les élytres du temps" la hard science cotoîe avec réussite le mystique. Une mission scientifique est organisée depuis des années par Sanjiu Biologicals sur la planète marécageuse de Zhaoze (ou Shuilong). Suite à l'échec d'une expédition dix ans plus tôt, le narrateur, Zi, hybride mi humain mi autochtone, fut mystérieusement confié à l'équipe humaine par une créature Shuilong. Zi, immunisé naturellement contre l'infection qui a tué trois humains sur quatre (le dernier est porté disparu et considéré mort), retourne à ses origines. Une expérience chamanique lui révelera les raisons mystérieuses de la collaboration des Shuilong. Un récit bien mené bien que légèrement desservi par son vocabulaire hard science un peu trop cérébral. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;D'une qualité narrative parfois évidente ("Les élytres du temps", "Les Noces d'orage", "Ariane à Naxos"), parfois irrégulière ("Un Grain de légende", "Le Sang des Titans"), &lt;em&gt;Le Livre des théophanies&lt;/em&gt; se compose de nouvelles suffisamment consistantes pour divertir et amener certaines réflexions. Surtout pour les amateurs de mythes créateurs, cosmogoniques où le divin et la parabole ont la part belle. On appréciera d'ailleurs, en début d'ouvrage, la vignette traditionnelle, figurant la mascotte des éditions (créée par Magali Villeneuve), détournement particulièrement savoureux pour ce recueil. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;Pour ma part, le George Costanza qui sommeille en moi pousse un soupir et dit "It's not you, it's me." En des termes moins cryptiques, je trouve l'ensemble pâlichon, mais je n'en blâme pas pour autant l'auteur. J'ai peut-être trop d'exigences pour apprécier pleinement l'imaginaire qui est le sien. Sans vouloir paraître blasé, il manque probablement à ces nouvelles un ingrédient, un épice, susceptible de réagir plus favorablement à mes papilles gustatives. J'ai même réalisé, lors de cette seconde lecture, que certaines d'entre elles m'étaient sorties de l'esprit. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;Je tiens pourtant à finir sur une note positive et accorder à Jonas Lenn la capacité de s'adapter à des formes différentes de littératures imaginaires et à créer de réelles passerelles entre mythologies (à dominante grecque) et science-fiction. En ce sens, je reste ouvert, même tenté, à la lecture d'autres de ses nouvelles, surtout grâce aux pages qui clôturent le recueil. Trois pages qui savent de quoi elles parlent (contrairement à moi), la postface ("Jonasland") de Philippe Gindre, mérite d'être citée, ne serait-ce parce qu'elle contrebalance mon avis mitigé. Axé surtout sur l'influence des formes et d'auteurs du passé ("respect assumé et revendiqué d'un héritage complexe, voire hétéroclite..."), l'argument de Philippe Gindre, arme défensive efficace contre les détracteurs, s'appuie sur une érudition que je ne possède pas. Qualifier les nouvelles de Jonas Lenn de "pastiches" suffit à rabattre mon clapet, car je n'ai à aucun moment été capable de les reconnaître comme telles. Une concise revue des genres auxquels l'auteur aime s'adonner, via une liste non exhaustive de ses écrits, a su me convaincre de ne pas prononcer un avis tranchant et définitif. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;Je vous invite donc à vous faire votre propre opinion et à choisir votre camp. La meilleure façon est bien sûr de vous procurer un exemplaire du &lt;em&gt;Livre des Théophanies&lt;/em&gt;. Par exemple, si vous habitez le coin ou y passez régulièrement, dans une librairie parisienne qui vient d'ouvrir au 142 rue du Chemin Vert (Métro Père-Lachaise). Taly qui vous attend dans son Antre-Monde, vous le commandera avec grand plaisir. Et puis en attendant l'arrivée du bouquin, vous pouvez toujours en acheter un autre. &lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;em&gt;Le Livre des théophanies&lt;/em&gt;, Jonas Lenn, ed. Griffe d'Encre, coll. "Recueil" (dirigée par Karim Berrouka), 14€. Illustration de couverture de Patrick Mallet. Encore merci à Magali Duez.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3549921395980942838-8311167894113961474?l=ranatoad.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ranatoad.blogspot.com/feeds/8311167894113961474/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3549921395980942838&amp;postID=8311167894113961474&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/8311167894113961474'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/8311167894113961474'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ranatoad.blogspot.com/2011/03/le-livre-des-theophanies-de-jonas-lenn.html' title='Le Livre des théophanies de Jonas Lenn'/><author><name>Gilmoutsky</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14393112701128978428</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_oMCyI1CYfM4/SKAVSOUo_ZI/AAAAAAAAAAU/MsYsVXE57Pk/s1600-R/9.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-TwGhiTYPDOY/TZZVIpK6zOI/AAAAAAAAAcc/PA8jmLK65L0/s72-c/8958-h350.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3549921395980942838.post-6592478958475158884</id><published>2011-03-24T10:57:00.005+01:00</published><updated>2011-03-24T23:17:27.690+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Citations'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Leur dialogue profond inlassablement répété fait bâiller même les rochers. Les galets dans l'eau claire, terrassés par l'ennui, ont perdu peu à peu de leur lustre, et plusieurs pommes de pins se sont décrochées des branches qui les portaient avec l'espoir que leur chute s'achève dans un trou ou une fissure bien profonde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les roseaux qui poussent au bord de l'eau finissent par regretter de ne pas avoir de pieds au lieu de racines...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Féerie pour les Ténèbres Livre 2: Les Nuits vénéneuses&lt;/em&gt;, Jérôme Noirez, Nestiveqnen.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3549921395980942838-6592478958475158884?l=ranatoad.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ranatoad.blogspot.com/feeds/6592478958475158884/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3549921395980942838&amp;postID=6592478958475158884&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/6592478958475158884'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/6592478958475158884'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ranatoad.blogspot.com/2011/03/leur-dialogue-profond-inlassablement.html' title=''/><author><name>Gilmoutsky</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14393112701128978428</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_oMCyI1CYfM4/SKAVSOUo_ZI/AAAAAAAAAAU/MsYsVXE57Pk/s1600-R/9.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3549921395980942838.post-6880581069992912078</id><published>2011-03-13T21:55:00.015+01:00</published><updated>2011-03-17T16:11:16.140+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Polar/thriller'/><title type='text'>Paris Jour (Anthologie)</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-oifBopMBNXk/TX1jzSb3u2I/AAAAAAAAAbs/YDNRpikKe1Q/s1600/9782840966876FS.gif"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5583728845782498146" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 200px; HEIGHT: 308px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/-oifBopMBNXk/TX1jzSb3u2I/AAAAAAAAAbs/YDNRpikKe1Q/s320/9782840966876FS.gif" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;J'ai eu de nombreuses fois l'occasion de mettre en avant mon goût pour la nouvelle, forme littéraire pas toujours estimée à sa juste valeur. Tout comme le court-métrage pour le cinéma, la nouvelle est l'art de dire beaucoup avec peu. Quelles que soient les ficelles utilisées (la chute finale est une des plus fréquentes), quel que soit le pays d'origine, quelque soit le genre, quelque soit le support (magazine, recueil...), je suis un fervent défenseur de la nouvelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parigramme, éditeur spécialisé dans le tourisme à Paris sous toutes ses formes, nous a proposé tout récemment &lt;em&gt;Paris Jour&lt;/em&gt;, une anthologie qui étoffe sa collection intitulée "Noir 7.5". L'éditeur s'est légèrement aventuré dans la fiction depuis 2009. Quatre romans avaient jusqu'ici constitué cette bien modeste collection (trois parutions en 2009, une seule en 2010) dirigée par Olivier Mau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme la spécialité de l'éditeur et le titre même du bouquin l'indiquent, le cadre des 12 histoires est exclusivement parisien. Le casting des auteurs se révèle très intéressant pour ceux qui ont suivi le polar français jusqu'à ces dernières années. Car j'ai sous les yeux une anthologie, bien équilibrée entre grosses pointures et confirmations récentes, où l'on trouve de dures réalités tout comme des fantaisies inquiétantes ou légères.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au rayon efficace et sans fioritures, tout d'abord, "Danse dans la lumière" de Marc Villard. La relation de Martha, victime d'un soudain AVC qui part en recherche d'une pharmacie et son fils Julien, boxeur clandestin. Le récit alterne entre coups de poing du fils et balade forcée de la mère. Il en ressort assez d'humanité pour palier au déboires du quotidien.&lt;br /&gt;Beaucoup d'humanité sur fond de misère sociale également dans "Le Boulevard aux moignons" de Christian Roux. Un narrateur à l'indifférence assumée envers les mendiants que l'on croise tous les jours sur les mêmes trottoirs va, sur un coup de tête, s'occuper, avec une tendresse qui l'étonne lui-même, d'une gitane sans bras ni jambes. Une virée en direction de la Tour Eiffel crue mais touchante, à la fin plutôt abrupte.&lt;br /&gt;La nouvelle qui suit, "Rue des Boulets" de Romain Slocombe (auteur de &lt;em&gt;L'Infante du rock&lt;/em&gt;, même collection, même éditeur), raconte la journée d'un brigadier-chef, Claude Hamelet. La dénonciation (document officiel à l'appui pour le lecteur) de clandestins roumains par une employée des services sociaux va enclencher des circonstances malheureuses. Avec une triste histoire dans l'histoire, mise en relief citoyenne, datant de 1942.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Didier Daeninckx, que je n'ai pas besoin de présenter, nous offre sa perle noire sous cadre couleur grisaille. "Danko", titre de la nouvelle mais aussi le nom d'un chien, déroule, mine de rien, une vengeance orchestrée par le hasard. Menée tout d'abord comme une rencontre qui ressemble à un flirt, elle nous mène au fil des lignes vers un dénouement qui fait écho à une allusion très succinte du narrateur à sa soeur partie tenter "sa malchance à Paris".&lt;br /&gt;Autre vengeance que celle de "Neiges éternelles" d'Ingrid Astier (auteur du très bon &lt;em&gt;Quai des Enfers&lt;/em&gt;, paru l'année dernière dans la "Série Noire"), préméditation où l'aléatoire et une certaine ambiguïté mettent pourtant leur grain de sel. Cyrille, vendeur de défibrillateurs, s'est très mal remis de sa rupture avec Tanya. Il décidera de jeter littéralement ce passé à la face de Maxime, l'ami, le traître. J'ai retrouvé, en condensé, l'originalité et les bonnes idées qui m'avaient plu dans &lt;em&gt;Quai des Enfers&lt;/em&gt;. Il est à noté que "Neiges éternelles" s'inscrit dans la continuité du roman avec pour trait-d'union vers sa suite, le personnage de Duchesne qui a pris du grade au passage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La déambulation est un point commun à beaucoup de personnages dans cette anthologie. Physique et parisienne, elle prend également des chemins tortueux et tout à fait personnels, psychologiques. Dans la nouvelle de Jean-Jacques Reboux, "J'aurais voulu être un vampire", Adrien Bénuchot emporte dans ses errances une adolescente, Léa. Ses intentions restent floues et, associées à la naïveté de la jeune fille, créent une ambiance angoissante. Même après la révélation finale, Bénuchot restera un personnage plutôt mystérieux. (J'en profite pour signaler que l'auteur est aussi le créateur des éditions Après la Lune dont j'ai apprécié une bonne partie de la collection "Lunes Blafardes". Lectures hélas antérieures à la création du blog, je n'ai pu en faire de chroniques valables de peur d'être trop approximatif. Je peux toutefois vous encourager à découvrir la collection avec par exemple &lt;em&gt;Industrielle Romance &lt;/em&gt;de Laurent Fétis ou &lt;em&gt;La Colère des enfants déchus&lt;/em&gt; de Catherine Fradier.)&lt;br /&gt;Le narrateur de "Ouvrez la Cage" (Marcus Malte) nous mène aussi dans une promenade aux contours étranges. Il parle de sa femme au passé, insiste sur sa nouvelle liberté. Un malaise croissant, une violence sous-jacente (marque de fabrique de l'auteur de &lt;em&gt;Garden of Love&lt;/em&gt;) qui ne rassure pas malgré la nonchalance de ses propos.&lt;br /&gt;On retrouve des pendants féminins à ces personnages troubles et troublants. Les fissures personnelles se révèlent et glissent vers des formes différentes de folie: d'une part dans "Baby Blues" de Michel Chevron (dont on peut trouver l'&lt;em&gt;Icône&lt;/em&gt; dans la collection Thriller en grand format chez... Après la Lune), avec Claire à qui on a volé le bébé et d'autre part avec l'aigrie et acariâtre Emma ("Fais-ce qu'il te plaît" de Lalie Walker, auteure d'&lt;em&gt;Au malheur des Dames&lt;/em&gt;, aussi dans la collection "Paris 7.5"). Deux figures dont on appréhende un peu trop tard l'instabilité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On ne sera pas contre un zest de folie douce avec Jean-Edouard Casanis, le gigolo créé par Cary Férey dans "Casanova Inc." Que ne faut-il pas faire pour satisfaire ses clientes... et clients aux exigences très, voire trop, particulières? Ce n'est pas l'organisation et les déplacements à répétitions qui font peur à Jean-Edouard, cela fait bien au contraire partie de son confortable business. Caryl Férey a sorti une plume plus légère que celle qu'il a utilsée pour&lt;em&gt; Zulu &lt;/em&gt;(dois-je rappeler le palmarès?) et malgré une chute un peu facile, la nouvelle reste efficace.&lt;br /&gt;Jean-Bernard Pouy, quant à lui, se fait cinéphile avec une variation réussie&lt;em&gt; &lt;/em&gt;sur &lt;em&gt;La Chasse du Comte Zaroff&lt;/em&gt;. D'ailleurs, la nouvelle a pour titre&lt;em&gt; &lt;/em&gt;la traduction littérale du titre original (dont la subtilité sémantique nous est brièvement exposée vers la fin de l'histoire) de ce célèbre film&lt;em&gt;. "&lt;/em&gt;Le gibier le plus dangereux"&lt;em&gt; &lt;/em&gt;met en scène un escroc, Hervé, qui s'est enrichi aux dépens de son employeur, Albert de Méricourt, alias "AdM". Ce dernier, qui a découvert le pot-aux-roses lui propose donc un marché similaire à celui du film cité plus haut.&lt;br /&gt;La folie atteint de plus hauts sommets avec "Paris, city of love". Plus ironique dans sa cinéphilie, Sébastien Gendron, se réfère à John McTiernan et son &lt;em&gt;Die Hard &lt;/em&gt;(ou &lt;em&gt;Piège de cristal&lt;/em&gt;, si vous y tenez...), dans un contexte délirant. Certainement la nouvelle la plus drôle du recueil, "Paris, city of love" présente un vendeur d'armes, spécialité: explosifs, monsieur Magg, qui menace de faire exploser tout le 1er arrondissement si on ne lui envoie pas son "accompagnatrice de luxe" habituelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans l'ensemble très varié, &lt;em&gt;Paris Jour &lt;/em&gt;a l'avantage de ne présenter aucun défaut majeur, aucun maillon faible véritable. Le sérieusement social y côtoie la tranquille démence, sans oublier la mélancolie et l'humour souvent noir. Certains détails par-ci par-là peuvent déplaire les lecteurs pointilleux ou grincheux de nature, mais la qualité globale se manifestera à la fois aux amateurs de nouvelles policières/noires ainsi qu'à ceux dont l'unique but est de distraire les grises et monotones allées et venues du quotidien. De quoi retenir les noms des auteurs, se procurer, plus tard, peut-être, les quatre romans de la collection et de guêter ses parutions ultérieures.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Paris Jour&lt;/em&gt;, Parigramme, coll. "Paris 7.5", 12€. Illustration de couverture par Chauzy.&lt;br /&gt;Un grand merci à Ingrid Astier dont j'attends la prochaine escapade littéraire, promesse de tout un cirque.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3549921395980942838-6880581069992912078?l=ranatoad.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ranatoad.blogspot.com/feeds/6880581069992912078/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3549921395980942838&amp;postID=6880581069992912078&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/6880581069992912078'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/6880581069992912078'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ranatoad.blogspot.com/2011/03/paris-jour-anthologie.html' title='Paris Jour (Anthologie)'/><author><name>Gilmoutsky</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14393112701128978428</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_oMCyI1CYfM4/SKAVSOUo_ZI/AAAAAAAAAAU/MsYsVXE57Pk/s1600-R/9.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-oifBopMBNXk/TX1jzSb3u2I/AAAAAAAAAbs/YDNRpikKe1Q/s72-c/9782840966876FS.gif' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3549921395980942838.post-5807671804489026403</id><published>2011-03-07T14:34:00.007+01:00</published><updated>2011-03-10T19:17:16.850+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Littérature francophone'/><title type='text'>Fruits &amp; Légumes d'Anthony Palou</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-jVZH2h1NUwY/TXUDhPf27DI/AAAAAAAAAbk/TI7tzf-ojx0/s1600/9782226215185FS.gif"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5581371182826318898" style="float: right; margin: 0px 0px 10px 10px; width: 200px; height: 293px;" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/-jVZH2h1NUwY/TXUDhPf27DI/AAAAAAAAAbk/TI7tzf-ojx0/s320/9782226215185FS.gif" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Les pavés (parfois péjoratif), romans-fleuves (appellation poétique) ou gros bouquins (pour faire plus simple), ont toujours exercé sur moi une fascination irrésistible. Il me suffirait de ne citer qu'Irving ou Dickens pour la justifier. Paradoxalement, la nouvelle m'attire beaucoup aussi. Tourne pas rond, là-dedans. Parfois je préférerais être un petit bonhomme en mousse qui s'élance du plongeoir pour ne pas penser à ce genre de contradiction existentielle.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mais parfois une déception me tombe sur le nez et je me flagelle pour avoir bêtement avoir pensé que le nombre de pages signifie obligatoirement satisfaction personnelle (le mot "qualité" étant toujours discutable). &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Deux déceptions toutes récentes dont je tairais les titres et auteurs (je fais fièrement partie de la faible proportion de blogueurs littéraires qui ne parlent que des livres qu'ils ont aimés et qui n'utilisent la mauvaise critique qu'avec parcimonie): la première, un carton d'il y a quelques années, un polar italien, dont j'ai continué à entendre du bien qui a eu une adaptation ciné (j'aurais peut-être dû y passer directos). Prenant dans sa première moitié puis assommant par sa monotonie, il faisait partie de cette fameuse liste que tout grand(e) lecteur(rice) conserve quelque part. Il compte désormais parmi mes mauvais trips littéraires. La seconde déception est un livre emprunté en médiathèque, fruit d'une de ces flâneries dans les rayons dont on espère en tirer une heureuse trouvaille. Vendu comme une rencontre entre&lt;em&gt; Urgences&lt;/em&gt; et Stephen King, le premier tiers happe le lecteur pour le piéger dans une bouillie expressionniste et visqueuse qui empire à mesure que l'on parcourt les deux autres tiers.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je déteste enchaîner les déceptions. Ces deux-là combinées m'ont occupé une bonne semaine et m'ont laissé un goût de fête foirée (non ce n'est pas une allusion cachée, votre mariage était très réussi et je me suis bien mumusé).&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Avant de travailler en librairie, j'ai souvent négligé les livres de moins de deux cents pages bicoz-lisez-plus-haut. Cet a priori s'est heureusement émoussé et il m'arrive de mettre la main sur de petits bouquins qui, à défaut de décrire les pérégrinations simultanées d'une vingtaine (voire plus) de personnages, l'écriture de l'auteur(e) aidant, se révèle bien moins indigeste qu'un décevant pavé. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Et j'en viens, enfin, au livre qui était promis dans l'intitulé de mon article. Envisagé tout d'abord comme un prétexte à une dédicace durant les ultimes et derniers mois de 2010 entre quelques planches ou rondins (ça dépend de la façon dont vous aimez construire votre cabane&lt;em&gt;), Fruits &amp;amp; Légumes &lt;/em&gt;n'est resté qu'un livre mis en avant sur la table et conseillé dès qu'une occasion se présentait.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Epais de 150 pages (moins si l'on déduit les nombreuses pages blanches entre les chapitres), le roman est une biographie de famille qui va de la petite virée, de Majorque à Quimper (l'auteur n'a eu besoin que d'une demi-page pour la relater, sobriété épicée de phrases souriantes), effectuée par le grand-père, Antonio Pablo Luna Coll, fuyant l'Espagne franquiste à la modeste situation du narrateur, qui, finalement, s'est beaucoup effacé pour évoquer les décennies qu'il a connu ou pas. Quelques personnages, anecdotes, la persévérance des aïeux (le grand-père puis le père) dans le métier de maraîchers malgré l'arrivée des supermarchés, suffisent à emporter humblement le lecteur dans un passé qui n'est pas le sien. L'ouvrage échappe totalement à la platitude (compliment très pudique sous forme de litote) grâce à un ton doux-amer et à la facilité que possède Anthony Palou de relater dans les grandes lignes, sans alourdir ni se complaire, mélancolie et humour parfaitement dosés. Évitant de tomber dans le roman d'initiation, il ne garde que l'essentiel de son enfance, rythmé aux difficultés financières de ses parents. Précision évasive et nostalgique dont la qualité m'a fait oublier les déceptions qui ont pourtant servi de point de départ à mes lignes. Prétexte pour gonfler mon article, car je craignait faire trop court. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pour ma part petit interlude, assez puissant pour m'aérer les neurones, &lt;em&gt;Fruits &amp;amp; Légumes&lt;/em&gt; s'impose par sa simplicité et peut figurer sur la liste des bouquins qui savent convaincre les plus indécrottables détracteurs de la littérature francophone contemporaine. Ce roman démontre, avec tant d'autres, qu'elle n'est pas toujours édifiée sur des propos controversés ou une couverture médiatique excessive.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Fruits &amp;amp; Légumes&lt;/em&gt;, Anthony Palou, Albin Michel, 14€. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3549921395980942838-5807671804489026403?l=ranatoad.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ranatoad.blogspot.com/feeds/5807671804489026403/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3549921395980942838&amp;postID=5807671804489026403&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/5807671804489026403'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/5807671804489026403'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ranatoad.blogspot.com/2011/03/fruits-legumes-danthony-palou.html' title='Fruits &amp; Légumes d&apos;Anthony Palou'/><author><name>Gilmoutsky</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14393112701128978428</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_oMCyI1CYfM4/SKAVSOUo_ZI/AAAAAAAAAAU/MsYsVXE57Pk/s1600-R/9.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-jVZH2h1NUwY/TXUDhPf27DI/AAAAAAAAAbk/TI7tzf-ojx0/s72-c/9782226215185FS.gif' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3549921395980942838.post-9093687616639586914</id><published>2011-02-26T15:34:00.008+01:00</published><updated>2011-02-27T00:30:18.105+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Essai'/><title type='text'>Freakonomics de  Steven D. Levitt &amp; Stephen J. Dubner</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-hthnVHa-Gh4/TWkQhqrVPVI/AAAAAAAAADo/_7kGVemDRAY/s1600/freakonomics.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 120px; FLOAT: left; HEIGHT: 200px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5578007784052833618" border="0" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/-hthnVHa-Gh4/TWkQhqrVPVI/AAAAAAAAADo/_7kGVemDRAY/s200/freakonomics.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Comme nombre de contributeurs de ce blog, j’en suis sûr, j’avoue avoir un faible pour tout et tous ce(ux) qui jette(nt) un regard de traviole sur le monde. Le seul titre de cet essai, &lt;em&gt;Freakonomics&lt;/em&gt;, a donc suffi à attirer mon attention. Qu’en est-il ? Des auteurs tout d’abord : Stephen J. Dubner, écrivain et journaliste au NY Times Magazine, et Steven D. Levitt, jeune économiste de l’Université de Chicago, dont les travaux, à l’opposé des grandes théories macro-économiques, se dirigent essentiellement vers l’analyse et l’explication économique – donc statistique – d’évènements, de constats ou de faits a priori anodins, voire totalement saugrenus (d’où le titre du livre, et plus globalement le nom donné à la démarche en son ensemble).&lt;br /&gt;Quelques exemples : « Pourquoi les dealers vivent-ils chez leur maman ? » ou « Peut-on s’appeler Loser et réussir dans sa vie ? ». C’est à partir de genre de question que se construisent les études de Levitt, apparemment bien ficelées pour le novice en la matière que je suis, et dont les conclusions sont parfois étonnantes et/ou à rebours des explications traditionnellement avancées.&lt;br /&gt;Sur le premier sujet, à partir de l’analyse des données comptables d’un gang de dealers de Chicago miraculeusement tombées entre les mains d’un étudiant en sociologie, Levitt parvient ainsi à démontrer que loin des clichés véhiculés par certains (souvent à dessein d’ailleurs), l’économie locale de la drogue ne bénéficie qu’à quelques uns et que bien meilleures pour les gamins seraient les perspectives de gagner un peu d’argent au burger du coin plutôt qu’en dealant quelques paquets aux coins des rues. Cela ne surprendra peut-être que peu d’entre vous.&lt;br /&gt;Plus étonnant, dans le chapitre intitulé « Où sont passés les criminels ? », il parvient à établir que la forte baisse de criminalité constatée aux Etats-Unis au milieu des années 90, après un pic vertigineux, en particulier dans les grandes villes, est moins le fruit de la hausse des moyens de sécurité et/ou de l’arsenal législatif mis en œuvre au titre de la « Tolérance Zéro » popularisée à New-York par R. Giuliani, ou même de l’embellie économique bien réelle de l’époque, que d’un arrêt de la cour suprême des années 70 ayant permis une généralisation de l’avortement qui a principalement bénéficié aux populations les plus précaires, donc aux milieux les plus criminogènes. CQFD. Pointe à demi, au travers de cet exemple, une des principales critiques que j’adresserais à ce livre.&lt;br /&gt;Autre cas : La principale réforme de l’administration Bush Jr en matière d’éducation (&lt;em&gt;The Wire&lt;/em&gt; – saison 4 !) a été la mise en place d’un système d’évaluation normé permettant de définir l’aptitude des élèves à passer en classe supérieure tout en mesurant « l’efficacité » des écoles et de leurs professeurs. Ce système, disons le, sur le fond, n’avait d‘autre objectif que de légitimer des coupes budgétaires drastiques pour les écoles les moins « performantes ». A partir d’anomalies repérées dans les notations des élèves, Levitt obtient la preuve que celles-ci sont le fruit d’enseignant-tricheur et ont pour conséquence première le développement de parcours scolaires inadaptés aux réelles compétences des gamins, donc à plus d’échec à long terme encore. Cette étude a permis de débusquer les tricheurs, et au passage d’en faire licencier quelques-uns. Noble cause pour ce qui s’agit, à courte vue, des gamins. Car à aucun moment, les auteurs ne pointent l’absurdité et l’immoralité de ce système qui conduit des enseignants, par peur de perdre leur boulot faute de moyens financiers en cas de mauvais résultats avérés, à mettre en péril la scolarité des enfants dont ils ont la charge.&lt;br /&gt;C’est ce dernier exemple qui illustre le mieux ce que je reproche principalement à ce livre, ou plutôt à la démarche de l’économiste dont ce livre se fait l’écho : l’absence fréquente d’approche socio-critique des sujets explorés. Aussi éclairantes soient certaines de ces études, j’ai beaucoup de difficultés à voir un intellectuel se dédouaner de l’utilisation concrète ou symbolique de son travail. Le positivisme me semblait avoir fait long feu. Oppenheimer est passé par là depuis un moment. Et même les sciences les plus dures (physique ou biologie notamment) n’échappent pas aux questionnements éthiques. Or, tant pour le sujet visant la criminalité, dont on voit bien le traitement qui pourrait en être fait par quelque force politique à l’eugénisme latent (le plaidoyer indirect pour l’acquis social que constitue le droit à l’avortement et la critique sous-jacente du discours politico-guerrier et simpliste des tenants du tout sécuritaire atténue en cela mon propos), que concernant le sujet des enseignants, cette dimension politique ou sociologique fait assez souvent défaut. Ajouter à cela un ton, ou une présentation, manquant singulièrement d’auto-critique ou d’argument contradictoire, et je mesure combien ce livre, aussi facile à lire et souvent séduisant qu’il soit, n’est pas à la hauteur de ce que j’avais espéré.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Freakonomics, Stephen D. Levitt &amp;amp; Stephen J. Dubner, Folio - Actuel 2007, 336 pages, 7,10 euros. Traduit de l’américain par Anatole Muchnik. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Pour aller plus loin (en anglais) : &lt;a href="http://freakonomicsbook.com/"&gt;http://freakonomicsbook.com/&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3549921395980942838-9093687616639586914?l=ranatoad.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ranatoad.blogspot.com/feeds/9093687616639586914/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3549921395980942838&amp;postID=9093687616639586914&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/9093687616639586914'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/9093687616639586914'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ranatoad.blogspot.com/2011/02/freakonomics-de-stephen-d-levitt.html' title='Freakonomics de  Steven D. Levitt &amp; Stephen J. Dubner'/><author><name>Abraham K</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08095224405622015072</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-hthnVHa-Gh4/TWkQhqrVPVI/AAAAAAAAADo/_7kGVemDRAY/s72-c/freakonomics.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3549921395980942838.post-6007547680967247044</id><published>2011-02-15T16:37:00.007+01:00</published><updated>2011-02-15T23:35:20.809+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Citations'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;Dans la salle de séjour, Coltrane jouait &lt;em&gt;Compassion&lt;/em&gt; avec un autre grand saxo ténor, Pharoah Sanders. C'était une musique pour les pensées les plus aberrantes, des notes pour faire travailler les méninges. L'instrument de Coltrane errait comme une âme en peine, en route vers des rêves en noir et blanc, à travers des salles désertes. Elsa s'était habituée à s'endormir au son du jazz le plus extrême. Winter se demandait parfois quelles conséquences c'était susceptible d'entraîner.&lt;br /&gt;Ce qui l'attirait vers le jazz c'était la part d'expression personnelle de cette musique. Son mérite principal était de permettre au musicien d'être lui-même et de n'obéir à nul autre. C'était une musique axée non sur l'interprétation mais sur l'expression directe. Il s'agissait d'improviser mais d'une façon qui n'avait rien d'insensé. Au contraire. L'improvisation imposait au musicien une forme de responsabilité et le résultat dépendait de ses capacités, des ressources qu'il trouvait en lui et de sa maturité sur le plan émotionnel. C'était une musique du sentiment, surgie directement de celui-ci.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle s'interrompit.&lt;br /&gt;-Qu'est-ce que c'est que ce bruit affreux, derrière toi?&lt;br /&gt;-Où ça?&lt;br /&gt;-Chez toi. Ce vacarme?&lt;br /&gt;-Un instant, dit Winter avant d'aller couper le son au beau milieu de&lt;em&gt; Consequences&lt;/em&gt;. C'était un disque, expliqua-t-il en reprenant l'appareil.&lt;br /&gt;Elle s'abstint de tout commentaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Voile de pierre&lt;/em&gt;, Ake Edwardson, 10/18, coll. "Grands Détectives". Traduit du suédois par Philippe Bouquet.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3549921395980942838-6007547680967247044?l=ranatoad.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ranatoad.blogspot.com/feeds/6007547680967247044/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3549921395980942838&amp;postID=6007547680967247044&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/6007547680967247044'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/6007547680967247044'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ranatoad.blogspot.com/2011/02/dans-la-salle-de-sejour-coltrane-jouait.html' title=''/><author><name>Gilmoutsky</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14393112701128978428</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_oMCyI1CYfM4/SKAVSOUo_ZI/AAAAAAAAAAU/MsYsVXE57Pk/s1600-R/9.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3549921395980942838.post-5675041813925673602</id><published>2011-02-10T11:11:00.016+01:00</published><updated>2011-04-04T01:21:05.721+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='SFFF'/><title type='text'>Perdido Street Station/Les Scarifiés (The Scar) de China Miéville</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-a_LGAHFuPTE/TVP3SV2rHaI/AAAAAAAAAbc/f2NiHYhXL9w/s1600/scarifi%25C3%25A9s.bmp"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5572069058463604130" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 193px; HEIGHT: 320px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/-a_LGAHFuPTE/TVP3SV2rHaI/AAAAAAAAAbc/f2NiHYhXL9w/s320/scarifi%25C3%25A9s.bmp" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; &lt;br /&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;Déjà convaincu par &lt;em&gt;Perdido Street Station &lt;/em&gt;(poussé au crime par une certaine Morgane), j'attendais beaucoup de ce roman. J'avais trouvé dans &lt;em&gt;Perdido Street Station &lt;/em&gt;une envoûtante originalité bien trop rare dans la science-fiction/fantasy en général. Peu de roman du genre réussissent à capter mon attention. Trop difficile pour être perméable à des thèmes trop classiques qui ne manquent jamais de transpirer dans leur description et/ou présentation (illustration de couverture, résumé, etc), et pas assez curieux pour creuser plus, il est certain que je suis passé à côté de plusieurs dizaines d'œuvres de qualité. Je peux citer quelques auteurs, quelques titres qui m'ont vraiment marqué (si quelqu'un veut savoir...), mais cela reste trop limité. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;Après &lt;em&gt;Perdido Street Station&lt;/em&gt;, je m'étais procuré le premier roman de l'auteur&lt;em&gt;, Le Roi des Rats&lt;/em&gt;, qui était plus proche du genre fantastique/épouvante et d'auteurs comme Dean Koontz ou Graham Masterton. Un bon bouquin toutefois où l'on peut déjà appréhender le don de Miéville pour planter une atmosphère grâce à une sémantique sonore et olfactive impressionnante. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;Ma lecture &lt;em&gt;de Perdido Street Station&lt;/em&gt;,&lt;em&gt; &lt;/em&gt;antérieure à la création de ce blog, est hélas trop lointaine pour en faire une chronique approfondie. Un savant, Isaac Dan der Grimnebulin, est contacté par Yagharek, un homme-aigle excommunié par les siens qui lui ont au passage coupé les ailes. Ce que Yagharek demande à Isaac présente un challenge inespéré pour cette variation de savant fou sympathique: lui rendre ses ailes. Mais attention, de vraies ailes, pas mécaniques ou autrement artificielles. Une quête passionnante pour Isaac mais qui va être l'amorce d'un cauchemar pour toute la ville de New-Crobuzon. Un petit tour du côté du &lt;em&gt;Cafard Cosmique&lt;/em&gt; palliera bien amplement aux approximations que je crains de faire en essayant d'aller plus loin: &lt;a href="http://www.cafardcosmique.com/Perdido-Street-Station"&gt;http://www.cafardcosmique.com/Perdido-Street-Station&lt;/a&gt; ("Un Gotham City à la Dickens", très bien formulé, ça...). Mais reviendez, reviendez, je voulais aussi vous parler des&lt;em&gt; Scarifiés&lt;/em&gt;!!!&lt;em&gt; &lt;/em&gt;Bon vous avez déjà peut-être lu la chronique du site cité plus haut (ils vous y renvoient les p'tits malins!). Je ne l'ai pour ma part pas encore lue,donc toute similitude trop flagrante est fortuite. J'espère ne pas être redondant et que ce qui suit apportera quelque chose. Pour ceux qui sont reviendus... &lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-ptIMvk3CHOI/TVP2l7WXaYI/AAAAAAAAAbU/J6oV8uPiiyU/s1600/the-scar.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5572068295434529154" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 150px; HEIGHT: 237px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/-ptIMvk3CHOI/TVP2l7WXaYI/AAAAAAAAAbU/J6oV8uPiiyU/s320/the-scar.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;Les Scarifiés&lt;/em&gt; (&lt;em&gt;The Scar&lt;/em&gt; en v.o., la nuance a son importance entre les deux, moins au niveau grammatical qu'à celui de l'intrigue), reprend le même monde que&lt;em&gt; Perdido Street Station&lt;/em&gt;, mais cette fois-ci il faut avoir le pied marin. 90% de l'histoire se déroule sur un immense océan. C'est simple, figurez-vous &lt;em&gt;La Croisière s'amuse&lt;/em&gt; organisée par H.P. Lovecraft et vous aurez une idée d'à quoi vous attendre. Sauf que... le personnage principal est une femme, chose impensable dans l'esprit de notre vieil ami Hetchpi (&lt;em&gt;Hetchpi à la plage&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;Hetchpi chez le docteur&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;Hetchpi rencontre Chtulhu&lt;/em&gt;...) Bellis Coldwine (traduit en Frédevin en v.f.) est montée à bord du &lt;em&gt;Terpsichoria&lt;/em&gt; dans l'unique but de fuir New Crobuzon où certaines de ses amitiés sont devenues compromettantes. On apprendra par quelques lignes et à deux ou trois reprises, qu'une enquête des autorités a fait suite aux événements décrits dans &lt;em&gt;Perdido Street Station&lt;/em&gt; et que les connaissances, proches et lointaines d'Isaac Dan der Grimnebulin ont eu tendance à disparaître. Mais, mais, mais, ce sera le seul lien reliant les deux romans, vous n'avez aucunement besoin d'avoir lu l'un pour lire l'autre. Ce début de roman sur le &lt;em&gt;Terpsichoria&lt;/em&gt; permet au lecteur de repérer les personnages importants, met en place les événements à venir. C'est avant tout un bateau transportant des prisonniers criminels dont fait partie Tanner Sack, que l'on va suivre bien évidemment tout au long du roman, avec pour fil rouge son amitié avec Shekel jeune délinquant devenu mousse. Autre personnage central dont Bellis fera la connaissance, Silas Fennec, compagnon trouble aux intentions imprévisibles. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;Tout le reste de l'action se déroulera ensuite sur Armada, un gigantesque navire pirate constitué d'un regroupement de bateaux capturés sans discernement au fil des ans. A son commandement, un couple d'Amants mystérieux aux multiples scarifications corporelles, mais il s'y trouve également plusieurs puissances, de races différentes, créant une sorte d'équilibre/tension socio-politique qui est un des éléments les plus réussis de l'histoire. Aux côtés de Silas Fennec, Bellis se rendra compte que ce qu'elle fuyait va devenir préférable aux événements qui se préparent sur Armada. Les révélations vont progressivement emporter Bellis, Tanner et compagnie dans une aventure épique et sanglante. Les desseins de Silas, des Scarifiés et de leur bras-droit, Uther Doul, s'éclairent étape par étape et on ne sait plus très bien qui manipule qui. La Croisière ne s'amuse donc pas de la même façon... &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;Le monde créé par China Miéville possède une crédibilité entretenue, une puissance d'évocation et une densité comparable aux meilleures oeuvres mythiques ou d'imagination en général. Une qualité de description des lieux aussi étoffée que dans &lt;em&gt;Au cœur des ténèbres &lt;/em&gt;de Joseph Conrad, une myriade de subtilités sémantiques (y compris des mots inventés) assez fortes pour contribuer au transport du lecteur vers cet ailleurs dépaysant que l'on a tant de mal a quitter une fois le livre terminé. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;Si cela peut convaincre un peu plus, tous les romans de Miéville, sans exception, se sont retrouvés sur des listes de Prix (Hugo, Arthur C. Clarke, World Fantasy, entre autres). &lt;em&gt;Perdido Street Station&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;Le Concile de Fer&lt;/em&gt; ont obtenu le Prix Arthur C. Clarke (respectivement en 2001 et 2005), &lt;em&gt;Les Scarifiés&lt;/em&gt; le prix Britsh Fantasy en 2003. Beau p'tit palmarès. S'il reste encore des indécis, Miéville compte parmi ses influences majeures, tenez-vous bien, tenez-vous mieux, enfin, voyons, Tim Powers, Mervyn Peake et Michael Moorcock. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;Petite suggestion pour Taly&lt;em&gt;: Perdido Street Station, Les Scarifiés&lt;/em&gt;,&lt;em&gt; &lt;/em&gt;et &lt;em&gt;Le Concile de Fer&lt;/em&gt; (quatrième roman de Miéville, le troisième ayant pour cadre le même monde, que je n'oublierai pas de lire un jour ou l'autre), ne dépareilleraient pas à des œuvres aussi originales que &lt;em&gt;La Horde du Contrevent &lt;/em&gt;d'Alain Damasio ou &lt;em&gt;La Porte &lt;/em&gt;de Karim Berrouka dans un rayon Science-Fiction. Enfin j'dis ça, c'est pas comme si tu ouvrais une librairie... &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;Pour ceux qui n'aurait pas lu la chronique du &lt;em&gt;Cafard Cosmique&lt;/em&gt;, vous pouvez y aller: &lt;a href="http://www.cafardcosmique.com/Les-scarifies-de-China-MIEVILLE"&gt;http://www.cafardcosmique.com/Les-scarifies-de-China-MIEVILLE&lt;/a&gt;. Je ne prêche pas pour ma paroisse quand il s'agit de faire découvir un si bon roman. &lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;em&gt;Perdido Street Station, &lt;/em&gt;Pocket, 2 tomes (voir illustration ci-dessous, découpée en dos, comme les patatos: partie gauche pour le t.1, droite pour le t.2), 7 et 8,90€; &lt;em&gt;Les Scarifiés&lt;/em&gt;, Pocket, 11€. Traduction de Nathalie Mège. &lt;/div&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5572067326845472770" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 320px; HEIGHT: 264px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/-SnlApjvA5U4/TVP1tjEvUAI/AAAAAAAAAbE/Jet0-cWfoHU/s320/Perdido_Street_Station.jpg" border="0" /&gt; &lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3549921395980942838-5675041813925673602?l=ranatoad.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ranatoad.blogspot.com/feeds/5675041813925673602/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3549921395980942838&amp;postID=5675041813925673602&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/5675041813925673602'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/5675041813925673602'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ranatoad.blogspot.com/2011/02/scarles-scarifies-de-china-mieville.html' title='Perdido Street Station/Les Scarifiés (The Scar) de China Miéville'/><author><name>Gilmoutsky</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14393112701128978428</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_oMCyI1CYfM4/SKAVSOUo_ZI/AAAAAAAAAAU/MsYsVXE57Pk/s1600-R/9.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-a_LGAHFuPTE/TVP3SV2rHaI/AAAAAAAAAbc/f2NiHYhXL9w/s72-c/scarifi%25C3%25A9s.bmp' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3549921395980942838.post-1363114687315632987</id><published>2011-01-24T19:41:00.002+01:00</published><updated>2011-01-27T16:13:24.643+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Album Jeunesse'/><title type='text'>Le Roi des Sables – Thierry Dedieu</title><content type='html'>&lt;p style="TEXT-ALIGN: center"&gt;&lt;a href="http://storage.canalblog.com/15/55/752169/61072344.jpg" target="_blank"&gt;&lt;img height="450" alt="roi_des_sables" src="http://storage.canalblog.com/15/55/752169/61072344_p.jpg" width="322" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;Je suis sous le charme de ce petit conte philosophique à la fibre écolo qui parlera aux petits comme aux grands par s&lt;strong&gt;a poésie &lt;/strong&gt;et ses &lt;strong&gt;thématiques très actuelle&lt;/strong&gt;s. &lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;span style="color:#663300;"&gt;&lt;strong&gt;Il était une fois&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;, &lt;strong&gt;un roi&lt;/strong&gt; vivant au bord de la mer en son château de sable. Bien que jouissant d’une vue magnifique, son édifice était &lt;strong&gt;fragile et éphémère&lt;/strong&gt;. Les tours de sable s’effondraient, et à chaque équinoxe les vagues détruisaient le château tout entier. Alors, il devait partir et en construire un autre. Un jour, il reçut la visite de son cousin, &lt;strong&gt;le Roi des Bois&lt;/strong&gt;, qui régnait dans un pays où les constructions solides duraient pour l’éternité. Ce dernier ne comprit pas pourquoi le &lt;strong&gt;Roi des sables&lt;/strong&gt; n’empêchait pas la nature de détruire sa magnifique demeure.&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: center"&gt;&lt;a href="http://storage.canalblog.com/49/89/752169/61112162.jpg" target="_blank"&gt;&lt;img height="331" alt="roidessables_2" src="http://storage.canalblog.com/49/89/752169/61112162_p.jpg" width="450" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;span style="color:#663300;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: center"&gt;&lt;span style="color:#663300;"&gt;&lt;strong&gt;La rencontre de deux mondes aux philosophies de vie à l’opposé l’une de l’autre. &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;D’un côté, le&lt;strong&gt; Roi des Sables&lt;/strong&gt; vivant en &lt;strong&gt;phase avec la nature&lt;/strong&gt;. Goûtant ses paysages, suivant le rythme des saisons et l’évolution naturelle des choses. Respectant également la fatalité de la vie avec humilité, car rien, et surtout pas lui, n’est éternel face à la nature qui accomplit inexorablement son œuvre. Le monde de sable est très doux, &lt;strong&gt;arrondi, comme la pierre&lt;/strong&gt; s’érodant naturellement au fil du temps.&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;De l’autre côté, le &lt;strong&gt;Roi des Bois&lt;/strong&gt; se posant comme maître de son environnement. N’acceptant pas son statut de mortel face à &lt;strong&gt;l’immortalité du monde&lt;/strong&gt;. Détruisant tout sur son passage, et n’hésitant pas à &lt;strong&gt;bouleverser l’ordre naturel des choses&lt;/strong&gt; pour parvenir à ses fins. Le monde de bois est &lt;strong&gt;brut, anguleux et violent&lt;/strong&gt;, contrastant avec la douceur du monde de sable.&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;J’ai également été émerveillée par les &lt;strong&gt;illustrations&lt;/strong&gt;, mettant en valeur une &lt;strong&gt;nature magnifique et toute puissante. &lt;/strong&gt;Le mouvement régulier des vagues soulignant le temps qui passe, le château de sable au bord des vagues, la lumière dorée du jour déclinant…que c’est beau, que c’est beau ! &lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;En bref, un très bel album qui ravira petits et grands par sa poésie. E&lt;strong&gt;t qui entrainera peut-être aussi quelques réflexions. &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: center"&gt;&lt;a href="http://storage.canalblog.com/14/44/752169/61112131.jpg" target="_blank"&gt;&lt;img height="450" alt="roidessables" src="http://storage.canalblog.com/14/44/752169/61112131_p.jpg" width="332" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;Mais surtout, un grand coup de chapeau à &lt;strong&gt;Thierry DEDIEU&lt;/strong&gt; pour son travail de réalisation et de sculpture ! Car oui, pour en venir aux illustrations finies, il a livré &lt;strong&gt;un travail de longue haleine,&lt;/strong&gt; sculptant chaque pièce figurant sur les images: les deux rois, le château…pour ensuite les photographier. Si vous ne craignez pas que la magie s’éteigne quand vous apercevrez l’envers du décor, je vous suggère de suivre les péripéties de cette réalisation, étape par étape, sur le blog de &lt;a href="http://www.thierrydedieu.com/"&gt;Thierry DEDIEU&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3549921395980942838-1363114687315632987?l=ranatoad.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ranatoad.blogspot.com/feeds/1363114687315632987/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3549921395980942838&amp;postID=1363114687315632987&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/1363114687315632987'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/1363114687315632987'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ranatoad.blogspot.com/2011/01/le-roi-des-sables-thierry-dedieua.html' title='Le Roi des Sables – Thierry Dedieu'/><author><name>Lenelaï</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14826688010454792379</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3549921395980942838.post-485356771951332474</id><published>2011-01-24T19:38:00.001+01:00</published><updated>2011-01-24T19:38:49.829+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Roman ados'/><title type='text'>Damnés – Lauren Kate</title><content type='html'>&lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;a target="_blank" href="http://storage.canalblog.com/18/94/752169/61028051.jpg"&gt;&lt;img src="http://storage.canalblog.com/18/94/752169/61028051_p.jpg" alt="Damn_s_Lauren_Kate" style="width: 268px; height: 407px;" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: left;"&gt;&lt;span style="color:#663300;"&gt;&lt;u&gt;&lt;strong&gt;L'histoire&lt;/strong&gt;&lt;/u&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: justify;"&gt;A la suite d’une sombre histoire où un de ses amis a trouvé la mort au cours de l’été précédent, &lt;strong&gt;Luce&lt;/strong&gt;, une adolescente de 17 ans se voit forcée d’intégrer &lt;strong&gt;Sword and cross&lt;/strong&gt;,  un centre de réinsertion lugubre pour adolescents à problèmes. Car Luce  passe pour déséquilibrée. Depuis son enfance, elle voit des ombres que  personne d’autre ne voit. Des ombres noires menaçantes qui tournoient  dangereusement  autour d’elle, dès qu’un drame se prépare.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans  cet établissement sordide à la limite de la prison où elle se trouve  quasiment coupée du monde extérieur, elle fait la rencontre des autres  élèves, tous plus inquiétants les uns que les autres. Elle fait la  connaissance de Cam qui va rapidement lui tourner autour. Mais c’est  surtout le ténébreux Daniel qui retient son attention. Sans qu'elle  sache pourquoi, il la fascine totalement, et elle est persuadée de  l’avoir déjà rencontré auparavant. Cependant, il la fuit, la repousse.  Pourquoi agit-il ainsi ? Luce va mener sa petite enquête et découvrir  bien des secrets inattendus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#663300;"&gt;&lt;u&gt;&lt;strong&gt;Mon avis&lt;/strong&gt;&lt;/u&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur  le papier, l’histoire est alléchante et promet un bon moment de  lecture. De plus, la couverture, annonçant une ambiance  gothico-romantique est très belle, avec une texture gomme que j’aime  beaucoup. Mais malgré tout, &lt;strong&gt;Damnés&lt;/strong&gt; est pour moi une grosse déception.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Déjà, le nœud de l’intrigue, à savoir &lt;strong&gt;la véritable nature de Daniel &lt;/strong&gt;et  ce qui le relie à Luce est plus ou moins révélé dès le prologue. Et,  des fois qu’on n’ait pas encore deviné, l’auteure en remet une couche  dans les premières pages du roman. Et de toute façon, pour peu qu’on ait  lu la quatrième de couverture, on connaît déjà son secret avant même  d’avoir ouvert le roman.&lt;br /&gt;Pour récapituler, il est impossible de  passer à côté de cette information importante, et on est au courant d’un  bon nombre d’éléments-clé très tôt dans l’histoire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce ne  serait pas un problème en soi si Luce était au courant elle aussi, ce  qui permettrait à l’histoire d’avancer. Mais durant les trois quarts du  livre, on suit Luce dans ses recherches. Et ça traine en longueur !  C’est même agaçant de la voir tâtonner alors qu’on est au courant depuis  si longtemps. On aimerait voir l’histoire se développer, mais elle fait  du sur-place.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De plus, il ne se passe pas grand-chose durant ces  trois quarts de livre. Passé la découverte de l’école et des élèves,  l’essentiel de l’intrigue tourne autour du triangle Luce-Daniel-Cam,  Luce papillonnant de l’un à l’autre, ne sachant lequel choisir, celui  qui la fascine mais la repousse, où celui qui est si attentionné avec  elle. Cela entraine par la même occasion des passages frisant la  mièvrerie, même si d'ordinaire, je l'avoue, je ne suis pas insensible  aux histoires à l'eau de rose et je ne boude pas mon plaisir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais  heureusement, les 150 dernières pages réussissent à rattraper un peu le  tout. L’histoire se délie enfin, et les révélations s’enchainent,  occasionnant quelques surprises. On en vient à se poser plusieurs  questions  sur le fond de l’histoire, auxquelles on brûle d’avoir des  réponses. Mais, et c’est là qu’une autre déception m’a attendue au  tournant, nous n’en avons quasiment aucune. Non, car Luce « ne pourrait  pas supporter se tout savoir maintenant, elle pourrait en mourir ». Nous  ne saurons donc pas non plus. Pour avoir des réponses aux questions  restées en suspend, nous devrons donc &lt;strong&gt;attendre le tome 2&lt;/strong&gt;. C’est donc avec une grosse frustration, et sur une impression d'inachevé, que j’ai refermé le livre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour conclure, &lt;strong&gt;Damnés&lt;/strong&gt; aurait pu être une lecture très agréable, une immersion dans les célèbres &lt;strong&gt;mythes fondamentaux&lt;/strong&gt;, dans les histoires des &lt;strong&gt;anges déchus&lt;/strong&gt;, et dans l’éternelle &lt;strong&gt;lutte entre le bien et le mal&lt;/strong&gt;,  le tout dans une ambiance sombre et raffinée. Cependant, cela tombe à  plat, et le récit peine à se mettre en place. C'est très dommage car la  trame de l'histoire avait du potentiel. De plus, au moment où l’histoire  devient enfin intéressante et que le suspense est à son comble...tout  s’arrête. &lt;strong&gt;S&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;uite dans le tome 2&lt;/strong&gt;. En espérant que ce dernier soit plus riche et plus rythmé que le premier. &lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;Damnés, T.01 – Lauren Kate – Bayard Jeunesse – Novembre 2010 – 438 p. - 16,90€&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3549921395980942838-485356771951332474?l=ranatoad.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ranatoad.blogspot.com/feeds/485356771951332474/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3549921395980942838&amp;postID=485356771951332474&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/485356771951332474'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/485356771951332474'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ranatoad.blogspot.com/2011/01/damnes-lauren-kate.html' title='Damnés – Lauren Kate'/><author><name>Lenelaï</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14826688010454792379</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3549921395980942838.post-4358532068474525983</id><published>2011-01-24T19:37:00.000+01:00</published><updated>2011-01-24T19:38:11.624+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Album Jeunesse'/><title type='text'>Les heureux parents – Laëtitia Bourget et Emmanuelle Houdart</title><content type='html'>&lt;h3 style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://storage.canalblog.com/62/22/752169/60908341.jpg" target="_blank"&gt;&lt;img alt="parents3" src="http://storage.canalblog.com/62/22/752169/60908341_p.jpg" width="322" border="0" height="412" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/h3&gt;        &lt;p&gt;Voici un album qui, malgré le fait que je n’accroche pas toujours avec le style d’illustration très onirique d’&lt;strong&gt;Emmanuelle Houdart,&lt;/strong&gt; m’a conquise par sa &lt;strong&gt;sensibilité et sa poésie&lt;/strong&gt;. &lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style="color:#cc6699;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://storage.canalblog.com/80/28/752169/60908601.jpg" target="_blank"&gt;&lt;img alt="parents2" src="http://storage.canalblog.com/80/28/752169/60908601_p.jpg" width="450" border="0" height="301" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#cc3399;"&gt;&lt;strong&gt;Il était une fois, une sublime princesse et un prince vaillant… &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: justify;"&gt;L’album retrace &lt;strong&gt;la vie d’un couple qu'on accompagne dans son&lt;strong&gt; grand voyage de la vie&lt;/strong&gt;&lt;/strong&gt;.  On commence par les roucoulades, puis l’accueil du premier enfant.  Débutent alors les petits épisodes du quotidien que connaissent tous les  couples… La grossesse, les envies de femme enceinte que l’homme  s’empresse de satisfaire, l'accouchement, les couches sales, les  insomnies… les enfants grandissent deviennent adolescents, entrainant  les contrariétés que nous imaginons bien… jusqu’au moment où ils  quittent le nid pour vivre leur vie, leurs parents aux cheveux  grisonnants leur faisant signe sur le pas de la porte.&lt;/p&gt;  &lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="color:#cc6699;"&gt;&lt;span style="color:#cc3399;"&gt;&lt;strong&gt;Comment ont-ils fait pour rester unis tout au long de ce périple ? &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Il leur aura fallu des montagnes d’amour et des puits de sagesse.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;Les heureux parents&lt;/strong&gt;  est un album vraiment très émouvant, qui a su me toucher en plein cœur.  Sous ses airs de conte de fées chevaleresque, on retrouve la réalité du  quotidien que connaissent tous les parents d’aujourd’hui, avec toutes  les difficultés qu’on peut rencontrer en chemin.  Mais, malgré ces  petits tracas et les années qui passent, l’amour et la tendresse sont  toujours présents.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Les illustrations fantasmagoriques d’&lt;strong&gt;Emmanuelle Houdart&lt;/strong&gt; répondent à merveille au texte de &lt;strong&gt;Laetitia Bourget&lt;/strong&gt;, le contraste des illustrations avec le lyrisme du texte emprunté aux contes étant souvent très amusant&lt;/p&gt; &lt;p&gt; &lt;/p&gt; &lt;p&gt;Un très beau livre plein de poésie et de nostalgie qui plaira aux  petits, mais qui fera surtout sourire et émouvra les couples ayant  traversé ces mêmes épreuves. Il y a fort à parier qu’il ravivera des  vieux souvenirs ...&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://storage.canalblog.com/34/04/752169/60908568.jpg" target="_blank"&gt;&lt;img alt="parents" src="http://storage.canalblog.com/34/04/752169/60908568_p.jpg" width="373" border="0" height="450" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;Les heureux parents – Laëtitia Bourget et Emmanuelle Houdart- Editions Thierry Magnier – Septembre 2009 -  16€&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3549921395980942838-4358532068474525983?l=ranatoad.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ranatoad.blogspot.com/feeds/4358532068474525983/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3549921395980942838&amp;postID=4358532068474525983&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/4358532068474525983'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/4358532068474525983'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ranatoad.blogspot.com/2011/01/les-heureux-parents-laetitia-bourget-et.html' title='Les heureux parents – Laëtitia Bourget et Emmanuelle Houdart'/><author><name>Lenelaï</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14826688010454792379</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3549921395980942838.post-7004634278472883446</id><published>2011-01-24T19:36:00.000+01:00</published><updated>2011-01-24T19:37:05.063+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Roman jeunesse'/><title type='text'>Odd et les Géants de Glace – Neil Gaiman</title><content type='html'>&lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href="http://storage.canalblog.com/25/94/752169/60907921.jpg" target="_blank"&gt;&lt;img alt="odd" src="http://storage.canalblog.com/25/94/752169/60907921_p.jpg" width="302" border="0" height="450" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;Il était une fois...&lt;/strong&gt;un jeune garçon de douze ans nommé &lt;strong&gt;Odd&lt;/strong&gt;  vivant dans un village viking en Norvège. C’est un garçon spécial.  Bizarre, même, selon les autres habitants du village. Et très  malchanceux. Mais même après que son père soit mort au cours d’une  expédition en drakkar, l’affublant par la suite d’un beau-père levant le  coude un peu trop souvent, et même après qu’il eut la jambe broyée sous  un arbre, le rendant boiteux pour le restant de ses jours, &lt;strong&gt;il sourit toujours.&lt;/strong&gt; Toujours de ce même sourire exaspérant qui rend les adultes fous de rage. &lt;/p&gt;  &lt;p style="text-align: justify;"&gt;Odd aime regarder les saisons se succéder. &lt;strong&gt;Mais cette année là, l’hiver s’éternise&lt;/strong&gt;, la neige ne fond pas. &lt;/p&gt;  &lt;p style="text-align: justify;"&gt;Devant la nervosité grandissante des  villageois face à cet hiver qui n’a que trop duré, Odd éprouve le besoin  de s’éloigner. Il traverse le lac gelé et le bois pour retrouver la  maison de son père, dans laquelle il s’installe. Au cours de la nuit, un  renard gratte à sa porte et le réveille. Il le suit dans la forêt, où  il rencontre deux autres créatures, un aigle et un ours. Il découvre que  ces trois animaux sont en réalité les dieux de la mythologie nordique &lt;strong&gt;Thor, Odin et Loki&lt;/strong&gt;, transformés en animaux à la suite d’un piège tendu par les &lt;strong&gt;Géants de glace.&lt;/strong&gt;  Ces derniers ont pris le pouvoir d’Asgard, jetant sur le pays un froid  glacial qui ne repartira qu’avec eux. Odd s’embarque alors pour une  quête fantastique dans la neige de Norvège qui le mènera jusqu’à Asgard.  &lt;strong&gt;Et peut être qu’un garçon différent des autres, à l’éternel sourire aux lèvres réussira là où les plus puissants ont échoué…&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: justify;"&gt; &lt;span style="color:#663300;"&gt;&lt;u&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;Mon avis&lt;/strong&gt;&lt;/u&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;Neil Gaiman&lt;/strong&gt; nous offre ici &lt;strong&gt;un très joli conte&lt;/strong&gt;  imprégné de mythologie nordique à destination des plus jeunes.  Le  texte est court, et émaillé de nombreuses illustrations en noir et blanc  qui nous immergent encore un peu plus dans les légendes Norvégiennes. &lt;strong&gt;Odd et les Géants de Glace&lt;/strong&gt;  nous embarque dans un univers typique des contes, où l’homme, la  nature, les divinités et les animaux sont très liés, dépendants les uns  des autres. &lt;/p&gt;  &lt;p style="text-align: justify;"&gt;Le bleu glacier de la couverture donne  le ton, et en effet une impression de froid ne m’a pas quittée de toute  ma lecture. Toutefois, la plume de &lt;strong&gt;Neil Gaiman&lt;/strong&gt;  transforme cet environnement froid et hostile en véritable ode à la  nature, grâce à ses descriptions très poétiques de la Norvège enneigée. &lt;/p&gt;  &lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;Le jeune Odd est l’archétype de l’antihéros&lt;/strong&gt;  : petit, pas bien gros et boiteux de surcroît, comment penser qu’il  puisse vaincre les géants de glace ? Et pourtant...Odd a bien d’autres  atouts que la force. Il est courageux, intelligent et toujours  optimiste, de cet optimiste qui déplace les montagnes. Ces qualités  feront toute la différence, et Odd rentrera chez lui récompensé et  grandit.&lt;/p&gt;  &lt;p style="text-align: justify;"&gt;Soit dit en passant, les plus grands  retrouveront leurs âmes d'enfant et tireront également beaucoup de  plaisir à lire l’aventure du jeune Odd tant elle est attendrissante,  contée avec malice, humour et poésie. Je ne serais d’ailleurs pas  surprise qu’elle vienne se ranger aux côtés des aventures de &lt;strong&gt;Bilbo le Hobbit&lt;/strong&gt;, un autre conte écrit à l'origine pour les enfants, &lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;dans leur bibliothèque. Une belle réussite.&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: justify;"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href="http://storage.canalblog.com/22/68/752169/60907957.jpg" target="_blank"&gt;&lt;img alt="oddp" src="http://storage.canalblog.com/22/68/752169/60907957_p.jpg" width="277" border="0" height="450" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: justify;"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;Odd et les géants de glace – Neil Gaiman -  Albin Michel – Collection Wiz – Novembre 2010 141 pages – 10€&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3549921395980942838-7004634278472883446?l=ranatoad.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ranatoad.blogspot.com/feeds/7004634278472883446/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3549921395980942838&amp;postID=7004634278472883446&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/7004634278472883446'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/7004634278472883446'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ranatoad.blogspot.com/2011/01/odd-et-les-geants-de-glace-neil-gaiman.html' title='Odd et les Géants de Glace – Neil Gaiman'/><author><name>Lenelaï</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14826688010454792379</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3549921395980942838.post-2814192127142773316</id><published>2011-01-24T19:35:00.000+01:00</published><updated>2011-01-24T19:36:29.436+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Roman ados'/><title type='text'>Illyria - Celia Rees</title><content type='html'>&lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;a target="_blank" href="http://storage.canalblog.com/65/00/752169/60836264.jpg"&gt;&lt;img src="http://storage.canalblog.com/65/00/752169/60836264_p.jpg" alt="illyria" width="297" border="0" height="450" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="color:#663300;"&gt;&lt;strong&gt;L’histoire se déroule à Londres au printemps 1601.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: justify;"&gt;Alors qu’il marche dans les rues de Londres, &lt;strong&gt;William Shakespeare&lt;/strong&gt; fait la connaissance de &lt;strong&gt;Violetta&lt;/strong&gt; et de &lt;strong&gt;Feste,&lt;/strong&gt; deux artistes de rue qui lui racontent leur histoire…&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;Violetta&lt;/strong&gt; se dit héritière légitime du trône d’&lt;strong&gt;Illyrie&lt;/strong&gt;, petit pays prospère situé sur les côtes de la mer adriatique. Mais après la trahison de son &lt;strong&gt;oncle Sébastian&lt;/strong&gt;,  l’Illyrie fut réduite à feu et à sang, les parents de Violetta, Viola  et Orsin, assassinés et la jeune fille vendue comme esclave à un certain  &lt;strong&gt;Malvolio&lt;/strong&gt;. Ce dernier s’empara également de la sainte  relique fondatrice d’Illyrie, une coupe sertie de pierres précieuses.  Violetta, avec l’aide de Feste, parvint à s’enfuir et se réfugia à  Londres. C’est alors qu’ils croisèrent la route de Shakespeare, à qui  ils demandèrent de l’aide pour récupérer la relique et reconquérir le  trône d’Illyrie. &lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: justify;"&gt;Le célèbre dramaturge se retrouve bien  malgré lui impliqué dans cette affaire. Ayant eu vent de cette  rencontre, le premier ministre le convoque et lui ordonne d’espionner  Violetta et Feste. A cette fin, Shakespeare élabore un plan, et la  troupe entière, &lt;strong&gt;les Hommes du Lord Chamberlain,&lt;/strong&gt; quitte Londres pour effectuer des représentations itinérantes sur les routes d’Angleterre.&lt;/p&gt;      &lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="color:#663300;"&gt;&lt;u&gt;&lt;strong&gt;Mon avis&lt;/strong&gt;&lt;/u&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;Illyria&lt;/strong&gt; est une véritable immersion dans le &lt;strong&gt;monde du théâtre shakespearien&lt;/strong&gt;,  dont on découvre de multiples facettes. Shakespeare tient ici un des  rôles principaux. D’ordinaire, je n’aime pas tellement lorsque les  fictions prennent des libertés avec les personnages célèbres de  l’Histoire. L'auteure justifie toutefois son choix par le fait que nous  n’avons aujourd’hui que très peu d’éléments sur la vie réelle de  Shakespeare. La voie est donc libre pour l’imagination. Cependant, le  personnage historique est respecté, car les actions qui lui sont  attribuées ne sortent pas tellement de son rôle de dramaturge. &lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: justify;"&gt;Continuons sur l’aspect historique : ce roman fourmille de &lt;strong&gt;références au théâtre du temps de Shakespeare&lt;/strong&gt;.  On découvre certains aspects de la vie d’une troupe jouant dans un  théâtre londonien, les représentations itinérantes sur les routes  d’Angleterre, ou le processus d’écriture d’une pièce… Par ailleurs, on  peut remarquer que l’intrigue en elle-même reprend &lt;strong&gt;certains grands thèmes&lt;/strong&gt; du théâtre shakespearien : vengeance, guerres familiales, légitimité du trône…&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: justify;"&gt;Celia Rees réalise une mise en abyme en imaginant son roman comme si les personnages de la &lt;strong&gt;Nuit des rois,&lt;/strong&gt; l’Illyrie, &lt;strong&gt;Viola&lt;/strong&gt; et le &lt;strong&gt;duc Orsin&lt;/strong&gt;  avaient réellement existé. Le récit de Violetta, Feste en serait donc  la suite historique. Et Violetta, en racontant son histoire à  Shakespeare, lui aurait inspiré l’écriture de la &lt;strong&gt;Nuit des rois&lt;/strong&gt;.  (Vous suivez toujours ?)  Les différentes intrigues (le Flash black  raconté par Violetta et Feste, puis la reconquête du trône d’Illyrie)  sont entremêlées, la rencontre des Illyriens et de Shakespeare en  constituant le pivot.  &lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: justify;"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: justify;"&gt;Vous l’aurez compris, il y a énormément  de choses à dire sur ce livre, car il est très riche en anecdotes et en  références sur le théâtre shakespearien. Il se lit par ailleurs de  manière très fluide et agréable.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;Illyrria – Célia Rees – Editions du Seuil – Novembre 2010 - 383 pages – 17 €&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3549921395980942838-2814192127142773316?l=ranatoad.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ranatoad.blogspot.com/feeds/2814192127142773316/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3549921395980942838&amp;postID=2814192127142773316&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/2814192127142773316'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/2814192127142773316'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ranatoad.blogspot.com/2011/01/illyria-celia-rees.html' title='Illyria - Celia Rees'/><author><name>Lenelaï</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14826688010454792379</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3549921395980942838.post-7086361421016564564</id><published>2011-01-24T19:33:00.000+01:00</published><updated>2011-01-24T19:35:36.871+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Roman ados'/><title type='text'>L’ange de mai – Julie Hearn</title><content type='html'>&lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href="http://storage.canalblog.com/23/07/752169/60769114.jpg" target="_blank"&gt;&lt;img alt="ange_de_mai" src="http://storage.canalblog.com/23/07/752169/60769114_p.jpg" width="280" border="0" height="450" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="color:#663300;"&gt;&lt;strong&gt;Nous sommes en Angleterre, en 1645. &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Nell,&lt;/strong&gt; jeune fille de 15 ans est &lt;strong&gt;un ange de mai&lt;/strong&gt;. Elle fut conçue le premier mai durant la nuit de Beltane, ce qui lui confère selon les croyances païennes &lt;strong&gt;un destin hors du commun&lt;/strong&gt;. Elle a également la capacité de voir les créatures surnaturelles, telles que les fées et les lutins.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nell  vit seule avec sa grand-mère, la guérisseuse du village, et sera amenée  à exercer elle-même cette profession lorsque sa grand-mère mourra. Elle  apprend donc les vertus des plantes, la façon de les cueillir selon les  phases de la lune, ainsi que les incantations nécessaires pour guérir  toutes sortes de maux. Les talents de Nell et sa grand-mère sont  reconnus par les habitants du village qui ont souvent recours à leurs  services.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais un jour, &lt;strong&gt;Grâce Madden&lt;/strong&gt;, la fille  du pasteur, tombe enceinte suite à ses escapades nocturnes avec le fils  du forgeron. Incapable de l’avouer à son père, un pasteur puritain très  austère, elle demande à Nell un remède pour faire passer cet enfant. Or,  il s’avère que l’enfant fut, comme Nell, conçu durant la nuit de  Beltane. Nell ne peut se résoudre à perdre cet ange de mai et refuse  d’aider Grâce.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Grâce n’aura désormais qu’une idée en tête : se  venger. Pour camoufler sa grossesse le plus longtemps possible, elle  fait croire à une malédiction que lui aurait jetée Nell, et qui  provoquerait gonflements et vomissements. Elle fait semblant d'être  possédée par le diable et oblige Patience, sa jeune sœur très naïve, à  l’imiter : elles hurlent, se débattant, crachent des épingles. Nell et  sa grand-mère se retrouvent accusées de sorcellerie, et les villageois  oublient bien vite les nombreux services qu’elles leur ont rendus  auparavant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#663300;"&gt;&lt;u&gt;&lt;strong&gt;Mon avis&lt;/strong&gt;&lt;/u&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;Un bon roman qui nous mène de rebondissement en rebondissement.&lt;/strong&gt;  L’intrigue nous fait passer par des chemins détournés, amenant des pics  de suspense à couper le souffle, mais qui accuse tout de même quelques  longueurs. Je me suis demandée plusieurs fois où j’allais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le  personnage de Nell est plutôt attachant. La jeune fille confrontée aux  accusations les plus graves voit le piège tendu par Grâce se refermer  sur elle sans qu’elle puisse se défendre, mais elle reste malgré tout  attachée à ses croyances et à ses convictions profondes. Les choix  qu’elle fera à certains moments-clé de sa vie, aidée par quelques  puissances surnaturelles, se révéleront cruciaux et révélateurs de son  destin hors du commun.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le roman est construit d’une manière  particulière sur le plan de la narration : les points de vue sont  alternés .Un chapitre sur deux, on passe d’un narrateur omniscient aux «  &lt;strong&gt;Confessions de Patience Madden&lt;/strong&gt; » dans lesquelles la  fillette nous confie sa version des fais, tels qu'elle les a vus et  ressentis. J’ai trouvé ces changements de points de vue très  intéressants car ils m’ont permis de trouver des réponses aux questions  que je me posais durant ma lecture. Ainsi, on comprend mieux comment la  paranoïa collective peut prendre le dessus sur le bon sens, et comment  un village entier peut se retrouver à crier à la sorcellerie. On est  plus à même de comprendre l’effet boule de neige qui s’en suit. Car  comment pourrait-on imaginer qu’un fait aussi simple et rationnel qu’une  jeune fille tombant enceinte hors mariage pourrait engendrer des  conséquences aussi disproportionnées ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une atmosphère  inquiétante règne durant tout le roman. Le danger plane sur Nell et sa  grand-mère. Tôt ou tard, on sait que l’engrenage se mettra en marche et  que le piège se refermera sur elles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La trame générale de l’Ange de mai est inspirée du célèbre &lt;strong&gt;procès des sorcières de Salem&lt;/strong&gt;,  auquel il sera par ailleurs fait allusion dans le roman. Dans ce  procès, qui a eu lieu dans l’état du Massachusetts, plusieurs personnes  furent accusées de sorcellerie, torturées et exécutées, sur l’accusation  de jeunes filles, dont deux filles d’un pasteur. On tente encore  aujourd’hui de comprendre les raisons pour lesquelles le village de  Salem a sombré dans cette hystérie meurtrière et de délires peuplés de  sorcières et de créatures démoniaques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;L’ange de mai – Julie Hearn – Hachettes – collection Black Moon – 2007 – 320 pages – 16€&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3549921395980942838-7086361421016564564?l=ranatoad.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ranatoad.blogspot.com/feeds/7086361421016564564/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3549921395980942838&amp;postID=7086361421016564564&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/7086361421016564564'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/7086361421016564564'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ranatoad.blogspot.com/2011/01/lange-de-mai-julie-hearn.html' title='L’ange de mai – Julie Hearn'/><author><name>Lenelaï</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14826688010454792379</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3549921395980942838.post-5752029340846697807</id><published>2011-01-18T02:41:00.004+01:00</published><updated>2011-09-12T01:39:28.297+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Littérature fantastique'/><title type='text'>Contes Myalgiques II</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_iRoiAjkBmks/TTTw7qxB_sI/AAAAAAAAAGY/P8Z7OmCRGcU/s1600/CM2.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 208px; height: 320px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_iRoiAjkBmks/TTTw7qxB_sI/AAAAAAAAAGY/P8Z7OmCRGcU/s320/CM2.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5563336347592294082" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Me voici de nouveau avec entre les mains un recueil de nouvelles ayant pour thème général le Diable et ses démons. Ce n'est pas la première fois et ce ne sera sans doute pas la dernière donc il va y avoir fort à faire pour renouveler le sujet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je commence donc ma lecture avec curiosité. J'espère qu'un point de vue féminin sur un thème plus souvent abordé par la gent masculine (du moins d'après l'expérience de mes précédentes lectures) permettra de renouveler le sujet . Et j'avoue que je ne fus pas déçu. Ce roman est une mine de diversité ... On y trouve un peu de tout ... Parfois pour le meilleur et parfois pour le pire -j'exagère mais la formule était trop tentante ... Disons que certaines nouvelles ne sont pas au niveau de leurs voisines- .&lt;br /&gt;En effet certaines nouvelles sont de petites perles, relativement originales et bien ficelées (GPS, la peau du diable, ...), d'autres sont touchantes et bourrées d'émotion (Pour Camille, ...), d'autres sont d'agréables hommages à divers auteurs (Notre-Dame des Algues pour Lovecraft, ... ).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais à côté de cela on trouve d'autres textes de moindre qualité dont la naïveté apparente ou la trame banale n'apporte pas grand chose à cette collection de nouvelles.Par chance c'est loin d'être la majorité.&lt;br /&gt;Et il est une chose que l'on ne peut que reconnaître, c'est l'excellent travail de Nathalie Dau sur les différentes atmosphères que l'on rencontre au fil de nos lectures. En effet, Nathalie Dau a su retranscrire avec talent les petits détails qui permettent de rendre une ambiance réaliste et une lecture vivante. Les spécificités des différentes populations et les particularités des lieux qu'elle met en scène donnent un véritable relief aux scènes dépeintes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une mention toute spéciale pour "Knock, knock, knocking on hell's door" qui transporte le lecteur directement au sein des corons. On se croirait revenu dans Germinal tant l'odeur du charbon se fait forte lorsque l'on découvre ce petit bijou.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En conclusion une lecture agréable qui contient quelques très bonnes surprises. Je lirai certainement lorsque l'occasion s'en présentera le premier volume des contes myalgiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Enjoy ^^&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Les Contes Myalgiques II : Les atouts du Diable&lt;/span&gt; - &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Nathalie Dau&lt;/span&gt; - Éditions Griffe d'Encre - Octobre 2010 &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3549921395980942838-5752029340846697807?l=ranatoad.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ranatoad.blogspot.com/feeds/5752029340846697807/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3549921395980942838&amp;postID=5752029340846697807&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/5752029340846697807'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/5752029340846697807'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ranatoad.blogspot.com/2011/01/contes-myalgiques-ii.html' title='Contes Myalgiques II'/><author><name>LucaKaCouCou</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18273455718646234781</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://2.bp.blogspot.com/_iRoiAjkBmks/TOKelrX3aFI/AAAAAAAAAFk/QDdHi1f9KWc/S220/avatar.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_iRoiAjkBmks/TTTw7qxB_sI/AAAAAAAAAGY/P8Z7OmCRGcU/s72-c/CM2.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3549921395980942838.post-5630253139569862725</id><published>2011-01-18T01:57:00.005+01:00</published><updated>2011-01-18T10:07:02.498+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='science-fiction'/><title type='text'>Terra !</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_iRoiAjkBmks/TTTm7AhtVPI/AAAAAAAAAGQ/K9FbGIFFOJc/s1600/9782354081034.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 211px; height: 320px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_iRoiAjkBmks/TTTm7AhtVPI/AAAAAAAAAGQ/K9FbGIFFOJc/s320/9782354081034.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5563325341137458418" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J'ai eu par le passé quelques expériences malheureuses avec la littérature fantastique italienne donc j'ai toujours une légère appréhension lorsque je découvre un auteur italien au cours de mes lectures. Toutefois la couverture semblait sympa avec cette énorme structure cyber aux allures disneyenne, le quart de couverture accrocheur me tentait bien donc j'ai croisé les doigts en espérant trouver une heureuse surprise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et pour une surprise, elle fut complète. L'auteur pose très rapidement les bases d'un scénario riche sur une idée simple au départ de "chasse au trésor" entre 3 groupes concurrents acharnés.&lt;br /&gt;La richesse se retrouve tout particulièrement dans l'enchevêtrement des situations et les rapports multiples, décalés et désopilants entre les protagonistes des différents partis en présence. De plus, Stefano Benni montre une véritable maîtrise de l'humour cocasse à la hauteur des Monthy Python et de Douglas Adams -je constate d'ailleurs que les souris sont toujours aussi fourbes-.&lt;br /&gt;Enfin les personnages et rebondissements saugrenus qui émaillent le récit au fil de la lecture ne font qu'entretenir l'hilarité contenue qui ne demande qu'à jaillir lorsque l'on découvre les idées désopilantes mises en avant par l'auteur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cependant je me dois d'émettre une remarque négative malheureusement. L'auteur fait basculer son histoire d'un groupe de protagonistes à l'autre, permettant ainsi de suivre en parallèle leurs évolutions. Malheureusement plus on s'approche de la fin du roman plus l'enchaînement se fait rapide, au fur et à mesure que l'action s'accélère... Presque trop rapide puisque ce kaléidoscope de situations ne permet plus de savourer pleinement la "substantifique moelle" de chaque rebondissement si je puis dire et on arrive à la dernière page en ayant un goût d'inachevé. On attendrait un dessert, une gourmandise, un ultime éclat de rire.&lt;br /&gt;Toutefois le style est léger, fluide et dynamique ce qui permet une lecture aisée et un plaisir immédiat.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En conclusion un excellent roman qui m'a fait découvrir un auteur à l'humour ravageur -l'exécution au Coca-Cola en est une des meilleures illustrations ;) - dont je lirai les autres ouvrages avec un plaisir anticipé. Me voilà réconcilié avec la science-fiction italienne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enjoy ^^&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Terra ! &lt;/span&gt;-&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; Stefano Benni&lt;/span&gt; - Éditions Mnemos - Novembre 2010&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3549921395980942838-5630253139569862725?l=ranatoad.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ranatoad.blogspot.com/feeds/5630253139569862725/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3549921395980942838&amp;postID=5630253139569862725&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/5630253139569862725'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/5630253139569862725'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ranatoad.blogspot.com/2011/01/terra.html' title='Terra !'/><author><name>LucaKaCouCou</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18273455718646234781</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://2.bp.blogspot.com/_iRoiAjkBmks/TOKelrX3aFI/AAAAAAAAAFk/QDdHi1f9KWc/S220/avatar.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_iRoiAjkBmks/TTTm7AhtVPI/AAAAAAAAAGQ/K9FbGIFFOJc/s72-c/9782354081034.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3549921395980942838.post-4468909309948071132</id><published>2011-01-11T16:39:00.008+01:00</published><updated>2011-01-12T11:36:13.678+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Littérature anglophone'/><title type='text'>L'Usine à Lapins de Larry Brown</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_oMCyI1CYfM4/TSyZQ2jcn2I/AAAAAAAAAag/NxoZsZHXcVY/s1600/9782070734795.gif"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5560988154696867682" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 110px; CURSOR: hand; HEIGHT: 160px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_oMCyI1CYfM4/TSyZQ2jcn2I/AAAAAAAAAag/NxoZsZHXcVY/s320/9782070734795.gif" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Initialement publié en 2005 dans la collection "La Noire" de Gallimard, &lt;em&gt;L'Usine à Lapins&lt;/em&gt; est encore un de ces romans que l'on m'a conseillé il y a un bon moment, gardé dans un coin de mon cerveau. Même si on le trouvera le plus souvent dans le rayon polar (il a été édité en "Folio Policier" en 2008), les passages méritant d'être considérés digne du genre ne prennent qu'une place réduite, même si tout démarre avec un contrat foiré par Frankie, tueur à gages de son état. Un roman à multi-voix, le dernier (si l'on excepte l'inachevé et posthume &lt;em&gt;A Miracle of Catfish&lt;/em&gt;) publié par son auteur, décédé en 2004.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des petites vies paumées qui s'entrecroisent: Eric, accompagné de son chien, qui va se prendre d'amitié pour Arthur, un septuagénaire qui n'arrive plus à satisfaire une femme, Helen, beaucoup plus jeune que lui. Helen qui traîne dans les bars dans l'espoir d'autre chose et accumule les contraventions pour conduite en état d'ivresse.&lt;br /&gt;Anjalee quant à elle se prostitue, s'embourbe dans des aventures malchanceuses et se retrouve recherchée pour coups et blessures sur une employée de maison de retraite un peu trop zélée. Wayne, le marin en permission, rencontre Anjalee et n'arrive pas à l'oublier.&lt;br /&gt;L'unijambiste Mlle Muffett entretient une relation conflictuelle avec... le chien de son patron, Mr. Hamburger, gérant d'une usine... de viande. Domino, employé du même Hamburger, au p&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_oMCyI1CYfM4/TSyZryKAynI/AAAAAAAAAao/Utc74NG8FUc/s1600/arton9870-3404f.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5560988617372912242" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 151px; CURSOR: hand; HEIGHT: 250px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_oMCyI1CYfM4/TSyZryKAynI/AAAAAAAAAao/Utc74NG8FUc/s320/arton9870-3404f.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;assé sordide, qui s'empêtre dans une cavale à cause d'un cerf renversé sur la route d'une livraison.&lt;br /&gt;Merlot, professeur d'université se retrouve sur le chemin de Domino, mais ça lui permet de rencontrer Penelope, femme flic, et de partir en virée avec elle, même s'il n'ose pas lui révéler qu'il garde un fardeau embarassant chez lui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà, des existences pas toutes roses, victimes de circonstances qu'ils se résignent à accepter. Rien d'extraordinaire à part ces petites révélations un peu tardives que Larry Brown distille stratégiquement, mine de rien. Le lecteur oublie alors le sentiment que le roman ne mène pas forcément quelque part et se prend de sympathie pour tous ces gens de l'Amérique profonde, qui ne font pas toujours les bons choix (le meilleur exemple étant celui de Domino, pris dans un engrenage inextricable, sanglant et tragique). Nous savons, en refermant le livre qu'ils continueront leurs vies tant bien que mal, avec leurs espoirs et leurs déceptions d'êtres humains.&lt;br /&gt;Larry Brown constitue avec beaucoup de tendresse une mosaïque si bien équilibrée qu'aucun personnage ne peut être qualifié de "principal". Une réalité crue qui ne tombe pas dans la complaisance gratuite, dépeinte dans l'esprit d'un roman qu'auraient pu écrire des frères Coen assistés d'un Charles Bukowski. Ou le contraire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;L'Usine à Lapins&lt;/em&gt;, Larry Brown, Gallimard, coll. "Folio Policier", 7,80€. Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Pierre Furlan.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3549921395980942838-4468909309948071132?l=ranatoad.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ranatoad.blogspot.com/feeds/4468909309948071132/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3549921395980942838&amp;postID=4468909309948071132&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/4468909309948071132'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/4468909309948071132'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ranatoad.blogspot.com/2011/01/lusine-lapins-de-larry-brown.html' title='L&apos;Usine à Lapins de Larry Brown'/><author><name>Gilmoutsky</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14393112701128978428</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_oMCyI1CYfM4/SKAVSOUo_ZI/AAAAAAAAAAU/MsYsVXE57Pk/s1600-R/9.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_oMCyI1CYfM4/TSyZQ2jcn2I/AAAAAAAAAag/NxoZsZHXcVY/s72-c/9782070734795.gif' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3549921395980942838.post-9037540521155709674</id><published>2011-01-07T21:07:00.000+01:00</published><updated>2011-01-07T21:08:03.086+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Roman ados'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='conte de fées'/><title type='text'>Sortilège - Alex Flinn</title><content type='html'>&lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href="http://storage.canalblog.com/21/41/752169/60635891.jpg" target="_blank"&gt;&lt;img alt="sortilege" src="http://storage.canalblog.com/21/41/752169/60635891_p.jpg" width="281" border="0" height="450" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;Sortilège&lt;/strong&gt; est une adaptation libre du célèbre conte de Madame Leprince de Beaumont, &lt;strong&gt;La Belle et la Bête&lt;/strong&gt;. Je ne vous ferai pas l’affront de vous résumer l’histoire originale, mais sachez néanmoins que l’intrigue est transposée à notre époque.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt; &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Kyle Kingsbury est lycéen dans un établissement huppé de New York. Il est beau, riche,…le gendre idéal en apparence. Mais Kyle est aussi très imbu de sa personne, superficiel et incroyablement arrogant. Un jour, Kendra, une fille "moche" de sa classe lui reproche de ne s’intéresser qu’à l’apparence. Pour la contredire, il l’invite à l’accompagner au bal du lycée, pensant lui faire une mauvaise plaisanterie en la plantant seule à l’entrée. La soirée se passe…Kyle rentre chez lui, où Kendra l’attend. Elle s’avère être une sorcière. En représailles à sa moquerie, elle lui lance un sort qui le transforme en un monstre hideux. Le charme ne s’éteindra que si Kyle arrive à aimer une jeune fille et à s’en faire aimer en retour dans un délai de deux ans, malgré son aspect repoussant … C’est au moment où il se résigne à vivre sous cette apparence monstrueuse (car qui pourrait aimer un être aussi laid ?) que Linda entre en scène…&lt;br /&gt;La suite, vous la connaissez.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt; &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;La Belle et la Bête&lt;/strong&gt; étant un de mes contes préférés, j’ai lu avec grand plaisir cette adaptation de l’histoire transposée dans un monde moderne. L’auteur met  ainsi en lumière une partie du conte peu développée dans l'original et dans ses réécritures : les circonstances de la transformation du prince en monstre. Pour une fois, on redécouvre l’histoire du point de vue du prince/de la Bête, et non de la Belle, comme c’est souvent le cas dans la plupart des adaptations de ce conte. &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Le fait que ce soit un jeune homme moderne qui prenne la parole, riche et prétentieux de surcroît, apporte au récit une touche de piquant, car il décrit son entourage de manière très cynique, teintée de cruauté.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt; &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;On rencontre donc Kyle avant que la sorcière ne lui lance le sortilège, et on peut constater à quel point cet individu est détestable par son arrogance et sa méchanceté. Puis Kendra le transforme en monstre. On assiste alors à sa disgrâce, à sa mise au rebut de la société par son père, riche présentateur de télévision soucieux du qu’en-dira-t-on, qui l’exile dans une maison excentrée de New York. Il découvre peu à peu à quel point son entourage était superficiel, attiré uniquement par la beauté et la richesse. Lentement, le changement s’opère en lui en même temps que sa prise de conscience. C’est pour lui (pour nous ?) l’occasion de réfléchir un peu au sujet de la beauté physique, et des facilités qu'elle apporte dans la vie quotidienne à ceux qui en jouissent, peu importe leur mérite.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt; &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Cependant, ce n'est pas un roman qui révolutionnera le genre. Soyons clair, il n'a pas la poésie du conte original. Malgré tout il m’a donné un très agréable moment de lecture. (Et donné envie de visionner une énième fois l’adaptation de Jean Cocteau !)&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;Sortilège – Alex Flinn – Éditions Hachette – Collection Black Moon – 2009 – 332 pages&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3549921395980942838-9037540521155709674?l=ranatoad.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ranatoad.blogspot.com/feeds/9037540521155709674/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3549921395980942838&amp;postID=9037540521155709674&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/9037540521155709674'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/9037540521155709674'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ranatoad.blogspot.com/2011/01/sortilege-alex-flinn.html' title='Sortilège - Alex Flinn'/><author><name>Lenelaï</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14826688010454792379</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3549921395980942838.post-6333313146162128105</id><published>2011-01-05T14:45:00.006+01:00</published><updated>2011-01-05T20:52:15.500+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Fantasy'/><title type='text'>La pucelle de Diable-Vert , Tome 2</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_iRoiAjkBmks/TSR2B_Q44cI/AAAAAAAAAGI/292mKatLdmE/s1600/9782354081003.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 211px; height: 320px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_iRoiAjkBmks/TSR2B_Q44cI/AAAAAAAAAGI/292mKatLdmE/s320/9782354081003.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5558697616616251842" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Et voilà, la suite attendue, achevée, dévorée... J'avoue que le premier avait mis quelques pages à m'accrocher mais cette fois je savais à quoi m'attendre et c'est donc avec empressement que j'ai commencé ce nouveau tome pour ne le reposer que quelques centaines de pages plus tard avec un sentiment aussi trouble que lorsque j'ai refermé le premier opus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On retrouve notre chère héroïne dans son rôle virginal et son fidèle compagnon de nacre dont on finit par découvrir les origines et l'histoire. Petit bemol toutefois concernant l'aspect manichéen des personnages. Les protagonistes héroïques sont tellement bons qu'ils nous aveugleraient par leur flamboyante vertu et les personnages menaçants sont des incarnations du diable en personne. Parfois l'auteur tente d'ajouter un peu de complexité et de profondeur à ses personnages mais le plus souvent uniquement en superficie ce qui donne un récit plus épique j'en conviens, mais moins attractif en termes de réalisme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toutefois le souffle de fantasy qui avait rendu le premier tome si plaisant au final siffle encore à mes oreilles et je me retrouve de nouveau plongé dans la trame de ce roman qui se devoile lentement. La croisade messianique qui se dessinait à la fin du premier tome semble devoir se poursuivre jusqu'au bout et plus de temps à perdre à placer décors et personnages, on plonge aussitôt dans l'intrigue. Un vrai régal pour les impatients comme moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cependant, arrivé au dernier quart du livre je commence à me poser quelques questions : L'intrigue se déroule à merveille mais vu la structure mise en place le dénouement ne tiendra jamais dans les quelques dizaines de page qu'il me reste à lire. L'auteur avait-il prévu un dernier tome ? Vais-je devoir attendre encore pour lire la suite ? Pour le savoir, guère d'autres choix que de poursuivre la lecture, avidement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La bataille finale approche, commence enfin...  Et là ? Et là ? "Queue de poisson" ! "Poisson d'avril" ! "Supercherie" ! "Houuuuuu" ! Par une cabriole qui peut sembler douteuse au premier abord, l'auteur conclut son histoire sans avoir permis à son lectorat de bénéficier de la bataille épique qui lui était promise depuis 500 pages. Scénaristiquement le retournement de situation tombe fort à propos, je ne peux le nier mais pour le lecteur la frustration est intense.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En conclusion, les descriptions et les dialogues sont toujours aussi truculents et l'on  en vient à retrouver l'enthousiasme qui nous avait saisis lors de la  lecture du Tome I. On apprécie également énormément le peu de temps écoulé entre la parution des deux tomes ce qui permet une lecture relativement continue.&lt;br /&gt;Mais la chute amputée laisse penser que l'auteur était pressé d'une manière ou d'une autre et nous laisse sur notre faim. C'est pourquoi je conseillerais ce roman avant tout aux lecteurs qui souhaitent faire leur premier pas dans le domaine de la fantasy. Le style si vivant de l'auteur leur permettra de découvrir cet univers en douceur tandis que les aficionados purs et durs pourraient être déçus par un final au goût plus fade que le menu ne le laissait entendre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enjoy ^^&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:78%;" &gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;La pucelle de Diable-Vert Tome II : le hussard amoureux - Paul Beorn - 10-2010 - Éditions Mnemos Icares&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3549921395980942838-6333313146162128105?l=ranatoad.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ranatoad.blogspot.com/feeds/6333313146162128105/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3549921395980942838&amp;postID=6333313146162128105&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/6333313146162128105'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/6333313146162128105'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ranatoad.blogspot.com/2011/01/la-pucelle-de-diable-vert-tome-2.html' title='La pucelle de Diable-Vert , Tome 2'/><author><name>LucaKaCouCou</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18273455718646234781</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://2.bp.blogspot.com/_iRoiAjkBmks/TOKelrX3aFI/AAAAAAAAAFk/QDdHi1f9KWc/S220/avatar.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_iRoiAjkBmks/TSR2B_Q44cI/AAAAAAAAAGI/292mKatLdmE/s72-c/9782354081003.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3549921395980942838.post-364398269000937719</id><published>2011-01-02T15:46:00.001+01:00</published><updated>2011-01-02T16:23:27.815+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Roman ados'/><title type='text'>Maintenant, c’est ma vie – Meg Rosoff</title><content type='html'>&lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://storage.canalblog.com/08/44/752169/60473229.jpg" target="_blank"&gt;&lt;img alt="maintenantvie" src="http://storage.canalblog.com/08/44/752169/60473229_p.jpg" border="0" height="371" width="249" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; Daisy est une New-yorkaise de 15 ans, anorexique en réaction au remariage de son père avec une femme qu’elle n’accepte pas. De plus, le couple va avoir un bébé, et Daisy se sent moins que jamais à sa place dans cette famille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle est alors envoyée dans la campagne anglaise, chez sa tante Penn (la sœur de sa mère) qu’elle connaît à peine. Là-bas, elle fait la connaissance de sa famille, mais surtout d’Edmond, son cousin, avec qui elle vit une intense passion amoureuse. Cependant, ce bonheur nouvellement trouvé ne dure pas.  Un terrible attentat est commis à Londres, et la guerre totale est déclarée. Les adolescents laissés seuls tentent de s’organiser dans leur maison de campagne, loin de toute l’agitation de cette guerre qui leur semble si irréelle. Mais rapidement, les jeunes gens sont rattrapés par la réalité. La maison protectrice est saisie par l’armée britannique, et la famille éclatée. Daisy se retrouve avec Piper, sa jeune cousine de 9 ans. Toutes les deux, entrainées dans la tourmente d’une guerre qui les dépasse, devront se battre pour survivre et retrouver les leurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai d’abord été déconcertée par le style de narration du livre, un discours indirect permanent, à la première personne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 102, 0);"&gt;« Elle m’a demandé comment allait mon père, qu’elle n’avait pas vu depuis des années, et j’ai dit Bien, sauf en ce qui concerne son choix de copines, là ça va pas du tout, mais il allait surement beaucoup mieux maintenant que je n’étais plus là pour le lui rappeler à longueur de temps. »&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce style très oral plutôt inhabituel dans un roman m’a demandé une attention plus accrue. Toutefois, on s’y habitue relativement vite. Ce récit, entièrement raconté par Daisy après coup,  nous rapporte donc les faits, ses impressions et ses sentiments de manière très directe. Sans fard, sans enjoliver ni s’appesantir. Le tout agrémenté d’une note d’humour qui rend l’histoire plus vraie, les faits tombant comme un coup de massue, d’autant plus grinçants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 102, 0);"&gt;« J’enrageais, j’étais désespérée, j’étais Job brandissant le poing en s’adressant à Dieu dans la Bible, et il n’y avait rien d’autre à faire que m’asseoir à côté d’elle, lui caresser les cheveux en lui murmurant chut, chut, assez maintenant – et effectivement, on en avait toutes les deux assez. […] On ne pouvait pas continuer comme ça. Mais on a continué comme ça »&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce récit, rapporté plusieurs années après les faits, de manière très franche et brute, sonne comme un exutoire, une façon de dire tout ce qui s’est passé d’un seul trait, comme on se débarrasse de ses démons. Parce que ça s’est passé comme ça, et c’est tout.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un roman très fort mettant en scène le combat à la fois contre soi-même et pour soi-même, en repoussant des limites parfois ignorées, pour acquérir sa propre place, sa liberté et celle de ceux qu’on aime.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Maintenant, c’est ma vie – Meg Rosoff – Albin Michel – Collection Wiz – Mars 2006 – 240 p. – 12€&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3549921395980942838-364398269000937719?l=ranatoad.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ranatoad.blogspot.com/feeds/364398269000937719/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3549921395980942838&amp;postID=364398269000937719&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/364398269000937719'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/364398269000937719'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ranatoad.blogspot.com/2011/01/maintenant-cest-ma-vie-meg-rosoff.html' title='Maintenant, c’est ma vie – Meg Rosoff'/><author><name>Lenelaï</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14826688010454792379</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3549921395980942838.post-5156206861092747897</id><published>2011-01-02T15:45:00.000+01:00</published><updated>2011-01-02T15:46:28.581+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='BD/manga'/><title type='text'>Chi, une vie de chat - T.01 – Konami Kanata</title><content type='html'>&lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://storage.canalblog.com/23/02/752169/60163568.jpg" target="_blank"&gt;&lt;img alt="chi_vie_de_chat_1_glenat" src="http://storage.canalblog.com/23/02/752169/60163568_p.jpg" width="216" border="0" height="300" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voici un petit manga bien sympathique que j’ai découvert ces derniers jours.&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: justify;"&gt;Chi est un chaton curieux, un peu rêveur. Un jour, alors qu’il se promène dans la rue avec sa mère, il aperçoit un oiseau, ne le quitte pas des yeux… et se retrouve tout seul ! Il échoue épuisé dans un parc, jusqu’à ce qu’une famille le recueille… et c’est le début de l’aventure. Chi découvre son nouvel environnement…ses nouveaux maîtres, ses croquettes et les plantes vertes…l’appartement entier devient source de curiosité et de jeu, et l’on suit Chi dans son nouveau quotidien bien rempli.&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: justify;"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: justify;"&gt;Pendant cette lecture j’ai activé (avec grand plaisir, ma foi) le mode *complètement gâteux*, que j’adopte en général lorsqu’il est question de chats. Voilà une histoire, certes simple, mais ô combien drôle et adorable ! On ne peut s’empêcher d’avoir le sourire tout le long de la lecture, face à la petite Chi (oui, car il s’avère que Chi est finalement une femelle), à son cheveu sur la langue à la Caliméro (« Ze veux zouer ! »), et à ses attitudes typiquement félines, absolument craquantes.  Qui n’y reconnaîtra pas sa propre boule de poils ?&lt;/p&gt;  &lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://storage.canalblog.com/99/79/752169/60163833.jpg" target="_blank"&gt;&lt;img alt="chi2" src="http://storage.canalblog.com/99/79/752169/60163833_p.jpg" width="302" border="0" height="450" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: justify;"&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p style="text-align: justify;"&gt;Pour les petits comme pour les plus grands, et aux amateurs de chats :-)&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: justify;"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: justify;"&gt;La suite est annoncée pour janvier.&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: justify;"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: justify;"&gt;Une note sur  l’éditeur. Glénat a cette année, édité 3 mangas, one-shots ou début de séries dans la collection Glénat Kids, destinée aux plus jeunes (mais que les moins jeunes peuvent également lire avec plaisir). Les planches en couleurs, et le sens de lecture français font de Chi, une vie de chat, une très bonne passerelle entre les albums et les mangas en permettant de se familiariser en douceur avec le genre.&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: justify;"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;Chi, une vie de chat - T.01 – Konami Kanata – Glénat Kids – Novembre 2010 – 168 p. -10,55€&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3549921395980942838-5156206861092747897?l=ranatoad.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ranatoad.blogspot.com/feeds/5156206861092747897/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3549921395980942838&amp;postID=5156206861092747897&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/5156206861092747897'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/5156206861092747897'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ranatoad.blogspot.com/2011/01/chi-une-vie-de-chat-t01-konami-kanata.html' title='Chi, une vie de chat - T.01 – Konami Kanata'/><author><name>Lenelaï</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14826688010454792379</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3549921395980942838.post-5637841299330509068</id><published>2011-01-02T15:44:00.001+01:00</published><updated>2011-01-02T16:23:55.053+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Album Jeunesse'/><title type='text'>La vengeance de Germaine – Emmanuelle Eeckhout</title><content type='html'>&lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="text-decoration: underline;"&gt;&lt;a href="http://storage.canalblog.com/02/90/752169/60030604.jpg" target="_blank"&gt;&lt;img alt="germaine" src="http://storage.canalblog.com/02/90/752169/60030604_p.jpg" border="0" height="300" width="300" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;Parce que les histoires qu’on trouve dans les albums jeunesse ne sont pas toujours pétries de bonnes intentions, je vous présente un petit livre qui m’a énormément marquée&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: justify;"&gt;Dans une basse cour, deux poules passent leur temps à se disputer.&lt;br /&gt;Lulu, une belle poule plantureuse, volubile et appréciée de tous.&lt;br /&gt;Et Germaine, une poule moche et acariâtre que personne n’aime.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un jour, Lulu pond six beaux œufs, qui donnent six magnifiques petits poussins, polis et élèves modèles.&lt;br /&gt;De son côté, Germaine pond un misérable petit œuf, qui donne un poussin tout malingre aussi mauvais que sa mère, méchant et cancre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’en est trop pour Germaine ! Elle décide d’agir. Elle se rend chez Lulu, avec un énooorme  gâteau. « Tiens Lulu, faisons la paix » Lulu étant très gourmande, elle accepte. Chaque jour de la semaine, Germaine amène donc une pâtisserie à lulu qui se régale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le dimanche, les fermiers viennent dans la basse-cour pour chercher une poule pour le dîner.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Prenez Lulu, c’est la plus dodue ! » s’écrie Germaine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et c’est ainsi que Lulu fut appréciée pour la dernière fois…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un petit album à l’humour noir à prendre au second degré. Ou pas, d’ailleurs, puisque la jalousie est partout.&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;La vengeance de Germaine – Emmanuelle Eeckhout – Pastel – 2002- 8,50€&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3549921395980942838-5637841299330509068?l=ranatoad.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ranatoad.blogspot.com/feeds/5637841299330509068/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3549921395980942838&amp;postID=5637841299330509068&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/5637841299330509068'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/5637841299330509068'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ranatoad.blogspot.com/2011/01/la-vengeance-de-germaine-emmanuelle.html' title='La vengeance de Germaine – Emmanuelle Eeckhout'/><author><name>Lenelaï</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14826688010454792379</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3549921395980942838.post-6493802359359050040</id><published>2011-01-02T15:43:00.000+01:00</published><updated>2011-01-02T15:44:43.167+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Roman ados'/><title type='text'>Menteuse - Justine Larbalestier</title><content type='html'>&lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://storage.canalblog.com/33/37/752169/60028327.gif" target="_blank"&gt;&lt;img alt="menteuse" src="http://storage.canalblog.com/33/37/752169/60028327_p.gif" width="218" border="0" height="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="text-align: justify;"&gt;Micah, 17 ans, est une adolescente vivant à New York, plutôt rebelle et perçue comme très étrange par son entourage. Car Micah est, entre autres choses, une menteuse pathologique. Les mensonges sortent de sa bouche de manière totalement naturelle sans qu'elle ne puisse s’en empêcher, et elle mène continuellement les gens en bateau. Un jour, Zach, le garçon avec qui elle sortait en secret  est retrouvé mort dans Central Park. Une enquête est lancée. La police interroge l’entourage proche de Zach, et Micah est rapidement soupçonnée. Car tout le monde le sait, Micah est bizarre. De plus, elle adore courir dans Central Park, là où a été retrouvé le corps sans vie de Zach. Elle court très vite, d’ailleurs. Et ses mensonges dissimulent bien d’autres secrets, notamment la « maladie familiale », qu’elle doit cacher à tout prix. Quand on vous dit que Micah est étrange…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Micah nous raconte donc sa version des faits en promettant de ne dire que la vérité. Pour la première fois de sa vie, elle ne ment pas. Enfin, c'est ce qu'elle dit. L’histoire se déroule donc sous une apparente vérité, les aveux de Micah démêlant peu à peu le nœud de l’intrigue, révélant bien des secrets, et des informations cruciales…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais nous le savons, Micah a toujours menti, elle ne peut pas s’en empêcher. Comment la croire ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est assez peu commun pour un lecteur de ne pas pouvoir faire confiance à son narrateur, et c’est à mon sens la grande force de &lt;strong&gt;Menteuse&lt;/strong&gt;. On aimerait pouvoir croire aux histoires de Micah, mais on s’aperçoit bien assez vite qu’elle cherche à nous embobiner, comme les autres. Très souvent, elle nous raconte une partie de son histoire, placée sous le sceau de la vérité. Pour y revenir quelques pages plus tard, avouant les mensonges qu’elle y a semés. Le lecteur est mené en bateau jusqu’à la dernière page, baladé de mensonges en pseudo-vérités, jusqu’à ne plus savoir que croire…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce doute et ces remises en question permanents sont assez exaltants pour le lecteur qui tente tant bien que mal de ne pas tomber dans les pièges de Micah en essayant de démêler le vrai du faux dans ses confidences. &lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: justify;"&gt;Au passage, je mentionne le fait que le récit ait vraiment la forme d'un discours oral d'adolescent avec le vocabulaire, les fautes de langue et la façon de parler qu'on peut retrouver dans la bouche d'une new yorkaise de 17 ans.&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;En bref, un roman absolument haletant qui se dévore jusqu'à la dernière ligne, et un très gros coup de cœur.&lt;/strong&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://www.calameo.com/read/000091652ce076c690238"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://www.calameo.com/read/000091652ce076c690238"&gt;Vous pouvez en lire les premières pages ici&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;Menteuse - Justine Larbalestier - Gallimard jeunesse – Octobre 2010 – 320 p. – 13,50€&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3549921395980942838-6493802359359050040?l=ranatoad.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ranatoad.blogspot.com/feeds/6493802359359050040/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3549921395980942838&amp;postID=6493802359359050040&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/6493802359359050040'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/6493802359359050040'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ranatoad.blogspot.com/2011/01/menteuse-justine-larbalestier.html' title='Menteuse - Justine Larbalestier'/><author><name>Lenelaï</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14826688010454792379</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3549921395980942838.post-8973258968283677648</id><published>2010-12-14T01:12:00.005+01:00</published><updated>2010-12-14T02:11:07.866+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Ceux à ne pas manquer'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Beaux Livres'/><title type='text'>Le gondolier des ténèbres et autres contes de la peur</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_X0N3q0cpfc8/TQbCwXSM9RI/AAAAAAAAA2E/8mfK1wTfsug/s1600/micmac.gif"&gt;&lt;img style="float: right; margin: 0pt 0pt 10px 10px; cursor: pointer; width: 158px; height: 200px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_X0N3q0cpfc8/TQbCwXSM9RI/AAAAAAAAA2E/8mfK1wTfsug/s200/micmac.gif" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5550337726920586514" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;En tant que libraire j'ai parfois l'impression que les beaux livres de contes sont chasses gardées de la &lt;a href="http://www.soleilprod.com/collection%7C69%7CMETAMORPHOSE"&gt;collection Métamorphose&lt;/a&gt;, chez Soleil, Seuil ou encore Gallimard Jeunesse(liste non exhaustive).&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Or les éditions [Mic-Mac], que certaines chroniqueurs de ce blog connaissent bien pour avoir partagé des bancs de cours avec son directeur, sortent ce magnifique ouvrage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A la fois beaux-livre, illustré par Xavier Colette, à qui l'on doit la dernière version d' &lt;a href="http://www.acerb.be/wordpress/livre/alice-au-pays-des-merveilles/"&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Alice au pays des merveilles&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; chez Drugstore, et recueil de contes cruels et angoissants, écrits par Gudule, dans la digne ligne des contes traditionnels, &lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Le Gondolier des ténèbres et autres contes de la peur&lt;/span&gt; regroupent 5 histoires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans &lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;La Bête aux crocs rouges&lt;/span&gt; une fille maudite par un sorcier se transforme en louve lorsqu'elle revêt une peau de bête. Elle trouve l'amour sincère mais il pèche par trop de bonne attention... Une variante très émouvante de la figure de la malédiction guérie, ou pas, par l'amour sincère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans &lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Le Diable et le bûcheron&lt;/span&gt; un nain demande au diable d' échanger son corps avec celui d'un bucheron beau et aimé de tous. Mais il va vite s'ennuyer et demander un autre transfert.  S'en suivra un cercle vicieux à la conclusion tragique et ironique. Un conte sur l'éternel insatisfaction et ingratitude de l'être humain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans &lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Le Gondolier des ténèbres&lt;/span&gt; deux amis se promettent d'assister au mariage l'un de l'autre mais la mort les sépare. Le mort tient sa promesse et apparait sous forme de fantôme que seul son ami peut voir à son  mariage. Il passera pour fou auprès de son épouse et sa famille et voudra lui rendre la pareille. Il partira sur ses traces dans le royaume des morts. Un conte très émouvant sur le pouvoir de l'amitié.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans &lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;L'Orgue du bois-minuit&lt;/span&gt; le diable donne un bien étrange compagnon à un moine qui se sent désespérément seul.  Une variation sur les thèmes du double maléfique et de l'ogre sur fonds d'enquête quasi policière à la recherche d'un criminel en série féroce et dangereux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin dans &lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Les Veilleurs de l'abîme&lt;/span&gt; un paysan ramenant du blé noir, représentant sa seule fortune, rencontre des trolls affamés qui useront de malice pour l'amener dans le royaume de leur seigneur. Mais il ne se laissera pas faire! Un conte sur les thèmes du pouvoir grisant, des charmes étranges, et de l'héroïsme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En conclusion:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gudule respecte parfaitement les étapes classique du conte, n'emploie pas de sentiments bateaux tout rose bonbon frelaté mais apporte au contraire un aspect morale par l'emploi de l'effroi cathartique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://vimeo.com/15353448"&gt;Bande annonce&lt;/a&gt; sur le site de l'éditeur&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://coliandre.acerb.be/"&gt;Site officiel&lt;/a&gt; de l'illustrateur Xavier Colette&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:85%;" &gt;Gudule et Xavier Colette, éditions [Mic-Mac], octobre 2010.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3549921395980942838-8973258968283677648?l=ranatoad.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ranatoad.blogspot.com/feeds/8973258968283677648/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3549921395980942838&amp;postID=8973258968283677648&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/8973258968283677648'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/8973258968283677648'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ranatoad.blogspot.com/2010/12/le-gondolier-des-tenebres-et-autres.html' title='Le gondolier des ténèbres et autres contes de la peur'/><author><name>Taly</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08816124493513779864</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_X0N3q0cpfc8/SKTOiN4q_sI/AAAAAAAAADA/HbiqC5iBlZ4/S220/taly+south+park.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_X0N3q0cpfc8/TQbCwXSM9RI/AAAAAAAAA2E/8mfK1wTfsug/s72-c/micmac.gif' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3549921395980942838.post-7186448020995527554</id><published>2010-12-14T00:21:00.003+01:00</published><updated>2010-12-14T01:03:38.866+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='SFFF'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Essai'/><title type='text'>Le Petit Guide à Trimbaler de la littérature Vampirique</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_X0N3q0cpfc8/TQazehyPwBI/AAAAAAAAA18/4r7urxMp-A0/s1600/Vampiresactusf.jpg"&gt;&lt;img style="float: right; margin: 0pt 0pt 10px 10px; cursor: pointer; width: 173px; height: 200px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_X0N3q0cpfc8/TQazehyPwBI/AAAAAAAAA18/4r7urxMp-A0/s200/Vampiresactusf.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5550320927827279890" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Voici le dernier né de la collection des petits guides de lectures des éditions Actu sf, voir les chroniques des autres guides&lt;a href="http://ranatoad.blogspot.com/search?q=guide+actu+sf"&gt; ici&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;Une sélection de 50 ouvrages est commentée, sous forme de fiche, dans l'ordre chronologique de publication sous les thématiques "essai", "nouvelle", "de bulles et de crocs" et "les vampires sur le petit écran".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chaque fiche est composée d&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;'un résumé succinct&lt;/span&gt;, parfois trop à mon goût comme par exemple celle présentant&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt; Dracula&lt;/span&gt; de Bram Stoker dont la dernière traduction de Jacques Sirgent chez Camion Blanc est oubliée, et dont je ne désespère, pour ma part, pas de trouver le temps de chroniquer ici un jour, d'&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;une liste d'autres titres à lire du même auteur&lt;/span&gt; et &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;une autre de suggestion d'autres titres abordant le(s) même thème(s)&lt;/span&gt;.  Le dernier aspect intéressant, parce que pas forcément présent dans tous les guides de lectures, une indication coup de cœur d'Actu sf, "Actu sf", incontournables, "classique" ou livres épuisés, "occas' " à côté de chaque titre.&lt;br /&gt;Cette structure me rappelle celle des guides de la Fnac. Je conseille d'ailleurs en passant, une fois n'est pas coutume, la lecture du &lt;a href="http://livre.fnac.com/a2536508/Collectif-Guide-Fnac-Fantasy-Fantastique-et-Science-Fiction?SID=6ce3710f-c13a-e0d0-c521-fc8b13deb544&amp;amp;UID=0aba769a9-aa65-0c7b-9441-728dc6911ae8&amp;amp;Origin=fnac_google&amp;amp;OrderInSession=1&amp;amp;TTL=151220100053"&gt;guide spécial Fantasy, fantastique et sciences-fiction&lt;/a&gt; lui très complet et rédigé par un certain &lt;a href="http://ranatoad.blogspot.com/search?q=Karim+Berrouka"&gt;Karim Berrouka &lt;/a&gt;que les fans de la maison d'édition Griffe d'encre connaissent bien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En conclusion:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un guide qui à l'intérêt d'être multidisciplinaire et de mettre en avant des titres essentiels, parfois épuisés, que l'on peut trouvé, avec un peu de chance, sur le site de la&lt;a href="http://www.librys.fr/"&gt; librairie d'Ys&lt;/a&gt;, même si on pourra se sentir un peu frustré par son côté (trop?) succinct.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:85%;" &gt;Éditions Les trois souhaits/Actu sf, novembre 2010.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3549921395980942838-7186448020995527554?l=ranatoad.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ranatoad.blogspot.com/feeds/7186448020995527554/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3549921395980942838&amp;postID=7186448020995527554&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/7186448020995527554'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/7186448020995527554'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ranatoad.blogspot.com/2010/12/le-petit-guide-trimbaler-de-la.html' title='Le Petit Guide à Trimbaler de la littérature Vampirique'/><author><name>Taly</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08816124493513779864</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_X0N3q0cpfc8/SKTOiN4q_sI/AAAAAAAAADA/HbiqC5iBlZ4/S220/taly+south+park.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_X0N3q0cpfc8/TQazehyPwBI/AAAAAAAAA18/4r7urxMp-A0/s72-c/Vampiresactusf.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3549921395980942838.post-5817080001457142439</id><published>2010-12-13T22:50:00.009+01:00</published><updated>2010-12-14T00:14:26.002+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='SFFF'/><title type='text'>Proverbes I</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_X0N3q0cpfc8/TQam36_-zyI/AAAAAAAAA10/t8qxnr6IRo4/s1600/proverbes.jpg"&gt;&lt;img style="float: right; margin: 0pt 0pt 10px 10px; cursor: pointer; width: 130px; height: 200px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_X0N3q0cpfc8/TQam36_-zyI/AAAAAAAAA10/t8qxnr6IRo4/s200/proverbes.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5550307070441344802" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;La nouvelle anthologie des éditions Griffe d'encre regroupe six nouvelles prenant comme point de départ un proverbe plus ou moins connu.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;Dans &lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;La Vengeance est un plat qui se mange froid&lt;/span&gt;, Ghislaine Maïmoun reprend le thème de la méchante marâtre dont un enfant se venge avec un projectile aussi inattendu que dangereux! Une vengeance enfantine aussi surprenante que cruelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans &lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Pour vivre heureux, vivons cachés&lt;/span&gt; &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Fr%C3%A9d%C3%A9rique_Lorient"&gt;Frédérique Lorient&lt;/a&gt; aborde le thème de la paranoïa à travers le pétage de câble d'un homme que sa femme ne veut pas laisser tranquille. Il aura beau se réfugier au fond du jardin pour se reposer et fantasmer sur son hamac au soleil, il sera harcelé par un détecteur de gros mots qui le poussera à la folie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans &lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir&lt;/span&gt; Laurence Rodriguez décrit   l'amour d'une femme pour son mai et son fils... jusqu'à la mort. L'auteure reprend le thème du changement de corps pour décrire l'amour absolu d'une femme pour sa famille après un accident tragique. J'ai trouvé la chute particulièrement émouvante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt; L'habit ne fait pas le moine&lt;/span&gt; Nathalie Salvi (auteure de &lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;En quête &lt;/span&gt;chez le même éditeur, chroniqué &lt;a href="http://ranatoad.blogspot.com/search?q=Nathalie+Salvi"&gt;ici&lt;/a&gt;) décrit l'attitude bien inattendue d'une jeune fille admirée de tous et de ses parents. Une nouvelle intrigante sur les faux-semblants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans &lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;On n'est&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt; jamais si bien servi que par soi-même &lt;/span&gt;Véronique Pingault part de la description de la vie morne d'un couple après 25 ans de mariage, le mari se laissant aller et la femme épouse et mère parfaite débordée et hyper maniaque tellement absorber par son obsession de la propreté qu'elle va se laisser tenter par une publicité que sa fille, avec laquelle elle a bien sûr du mal à communiquer, lui transmet. Sa tentation de tricher en signant un contrat au règlement énigmatique aura une fin tragique et cruelle.&lt;br /&gt;Cette nouvelle, la plus longue, est de loin celle que j'ai préféré pour ses développements et twist final cruels dans lesquels je n'ai pu m'empêcher de voir comme un écho d'un scénario probable pour la série &lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;La Quatrième dimension&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans &lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Là où frappe le professeur, une rose fleurit&lt;/span&gt; Isabelle Guso (auteure d'une nouvelle dans l'anthologie &lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;L'Air II&lt;/span&gt; chez le même éditeur, chroniqué &lt;a href="http://ranatoad.blogspot.com/search?q=Isabelle+Guso"&gt;ici &lt;/a&gt;) décrit l'attitude de plus en plus violente d'une mère dépassée par sa fille de 12 mois à qui elle essaye d' imposer son autorité. On suit l'évolution psychologique de cette mère à partir des 12 mois de sa fille jusqu'à son adolescence. On trouvera les échos de la vision de sa fille par des interludes en italique qui mettront en avant les carences affectives qu'elle a ressenti. L'auteure utilise de façon particulièrement sensible l'image poétique des roses qui éclosent pour décrire la violence latente des coups. Cette nouvelle se clôt aussi sur une fin inattendue et poignante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En conclusion:&lt;br /&gt;Une anthologie plus courte qu'a l'accoutumé qui laisse une petite impression de frustration.&lt;br /&gt;Un second tome est en préparation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En bonus:&lt;br /&gt;La photo de la mascotte de la maison juste parce que je la trouve trop mignonne avec son costume de moine (oui je sais c'est très subjectif comme jugement!).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_X0N3q0cpfc8/TQampjKIrrI/AAAAAAAAA1s/lRutemHDDeY/s1600/chat%2Bproverbe.JPG"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 150px; height: 200px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_X0N3q0cpfc8/TQampjKIrrI/AAAAAAAAA1s/lRutemHDDeY/s200/chat%2Bproverbe.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5550306823523315378" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;et le&lt;a href="http://nicotreve.ultra-book.com/portfolio#scne_de_vie"&gt; site portofio&lt;/a&gt; de l'illustrateur de la couverture, Nicolas Trève.&lt;span style="font-style: italic;font-size:85%;" &gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:85%;" &gt;Éd&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:85%;" &gt;itions Griffe d'encre, novembre 2010.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3549921395980942838-5817080001457142439?l=ranatoad.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ranatoad.blogspot.com/feeds/5817080001457142439/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3549921395980942838&amp;postID=5817080001457142439&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/5817080001457142439'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/5817080001457142439'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ranatoad.blogspot.com/2010/12/proverbes-i.html' title='Proverbes I'/><author><name>Taly</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08816124493513779864</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_X0N3q0cpfc8/SKTOiN4q_sI/AAAAAAAAADA/HbiqC5iBlZ4/S220/taly+south+park.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_X0N3q0cpfc8/TQam36_-zyI/AAAAAAAAA10/t8qxnr6IRo4/s72-c/proverbes.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3549921395980942838.post-362980426084180521</id><published>2010-12-09T10:02:00.003+01:00</published><updated>2010-12-09T10:06:33.765+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Album Jeunesse'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='conte de fées'/><title type='text'>Il était une fois - Benjamin lacombe</title><content type='html'>&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;Parce que quelques images valent mieux qu'un long discours...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;object width="480" height="385"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/ZZl8FrujhhM?fs=1&amp;amp;hl=fr_FR"&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/ZZl8FrujhhM?fs=1&amp;amp;hl=fr_FR" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="480" height="385"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Ce superbe pop-up est enfin en ma possession, et je me plais à découvrir encore et encore les tableaux qu'il renferme. Je suis très sensible à l'esthétique sombre de Benjamin Lacombe, c'est même aux Amants papillons que j'avais dédié ma toute première chronique sur ce blog. C'est tout naturellement que je continue sur ma lancée.&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Ce livre est donc une succession de tableaux en relief illustrant de célèbres histoires et contes de fées. La petite Poucette, Pinocchio, Mme Butterfly (qui revêt pour l'occasion les traits de Nakao, des Amants papillons), Alice au pays des merveilles ou encore Peter Pan... Page après page, un nouveau tableau: Poucette nous lançant un regard suppliant au milieu de sa corolle de pétales...Les ailes du papillon se déployant, révelant le regard triste de Mme Butterfly...Une course-poursuite parmi des cartes à jouer, ou un envol au dessus des nuages londonniens.&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Le relief donne une dimension plus irréelle et magique encore aux illustrations de B. Lacombe, silencieuses, mais ô combien éloquentes. Et je m'émerveille, encore et toujours devant la poésie des images...&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Sans aucun doute, un album à feuilleter encore et encore, pour le bonheur des petits comme des grands&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://storage.canalblog.com/16/93/752169/59745788.jpg" target="_blank"&gt;&lt;img alt="il_taitunefois" src="http://storage.canalblog.com/16/93/752169/59745788_p.jpg" width="300" border="0" height="424" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;Il était une fois - Benjamin Lacombe - Le Seuil Jeunesse - Novembre 2010 - 25€&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3549921395980942838-362980426084180521?l=ranatoad.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ranatoad.blogspot.com/feeds/362980426084180521/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3549921395980942838&amp;postID=362980426084180521&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/362980426084180521'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/362980426084180521'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ranatoad.blogspot.com/2010/12/il-etait-une-fois-benjamin-lacombe.html' title='Il était une fois - Benjamin lacombe'/><author><name>Lenelaï</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14826688010454792379</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3549921395980942838.post-6842151758389530656</id><published>2010-12-09T10:00:00.002+01:00</published><updated>2010-12-09T10:05:34.006+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Roman ados'/><title type='text'>Hex Hall - Rachel Hawkins</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_ZmAC5mE3C1g/TQCbDalr9LI/AAAAAAAAACM/c3LUTA1F52o/s1600/hex-hall.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 264px; height: 400px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_ZmAC5mE3C1g/TQCbDalr9LI/AAAAAAAAACM/c3LUTA1F52o/s400/hex-hall.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5548605223899755698" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Sophie est une adolescente d'environ 16 ans, vivant seule avec sa mère. Elle ne connaît pas son père. Tout ce qu'elle sait de lui, c'est qu'il est un sorcier. Sophie est donc une sorcière, mais elle ne maîtrise pas très bien ses pouvoirs magiques. Ce qui a déclenché par le passé maintes catastrophes plutôt cocasses qui l'ont obligée à déménager environ vingt fois depuis son enfance. Suite à un énième sortilège raté, elle est condamnée à intégrer le Manoir d'Hécate, une sorte de croisement entre école de magie et maison de redressement pour les « Prodigium » ne maîtrisant pas leurs pouvoirs. (Les Prodigium étant, selon une légende, des créatures magiques prétendument descendantes des anges, et regroupant des créatures telles que les fées, sorciers, loups garou, ou métamorphes)&lt;/p&gt;&lt;div&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Le premier jour, elle rencontre Archer, sorcier aussi beau qu'arrogant, dont elle tombe amoureuse au bout d'environ 20 pages. Mais il sort avec Elodie, une sorcière aussi belle que pimbêche ne se déplaçant jamais sans son clan de sorcières tout aussi belles que pimbêches, qui tentent par ailleurs d'enrôler Sophie dans leur clan de sorcières noires. Sophie refuse, ce qui entraine des relations plutôt tendues entre elle et le clan d'Elodie. D'autant plus que Sophie louche sur Archer, ce qui ne contribue pas à apaiser les tensions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle se lie d'amitié avec sa camarade de chambre, Jenna, la seule vampire de l'école, lesbienne et fan de la couleur rose. Mais Jenna est perçue par les autres créatures comme un véritable monstre, car elle est une créature hybride, d'origine humaine et non divine. Peu à peu, elle devient également l'amie d'Archer. Amitié, on peut le dire, grandement favorisée par la punition commune qu'ils ont obtenue à la suite d'un incident, consistant à faire du catalogage tous les deux dans le cellier de l'école. Fermé à clé. Trois soirs par semaine pendant tout un trimestre. Voilà qui arrange bien nos affaires de midinettes en émoi, toutes réjouies à l'idée d'un rapprochement entre les deux jeunes gens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cependant, des évènements étranges vont rapidement se produire. Les amies d'Elodie vont être une à une retrouvées inanimées, exsangues, deux points sanglants dans le cou. Jenna va tout naturellement être accusée, et Sophie va tout faire pour prouver l'innocence de son amie. Sophie va également en apprendre plus à propos de sa famille et de ses origines magiques, et  apprendre qu'elle est elle-même appelée à faire de grandes choses grâces à ses pouvoirs supérieurs à la moyenne... &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt; &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt; &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Prenez un livre de Meg Cabot, mixez le avec un tome d'Harry Potter, ajoutez par-dessus un soupçon de Twilight, et vous obtenez Hex Hall. Un roman léger et rafraichissant reprenant les aspects plaisants de chacun des ouvrages à succès cités ci-dessus. Ajoutons à cela une couverture vraiment soignée et attrayante, cela nous donne un mélange très divertissant d'humour, de romance et de sorcellerie. Je soupçonne l'auteure de s'être attendue aux multiples comparaisons avec les ouvrages déjà existants, car elle s'amuse à nous couper l'herbe sous le pied. Par exemple, lorsqu'un personnage nommé Cal, gardien de l'école vivant à côté de l'étang, un peu à l'écart d'Hécate, apparaît, on ne peut s'empêcher à Hagrid. Et Sophie lui fait cette réflexion : « Gardien comme Hagrid, le demi-géant barbu de l'école Poudlard ? » Un clin d'œil amusant placé sous le signe de l'autodérision.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'histoire en elle-même ne casse pas trois pattes à un canard. Une école de magie, c'est du déjà vu, vu et revu.  De même, par certains points, Hex Hall reprend quelques clichés des romans de Chick lit. L'intrigue est sans réelle surprise, et cousue de fil blanc. Mais voilà : la midinette qui sommeille en chacun de nous ne demande qu'à se réveiller ; on se laisse porter et on tourne les pages avec plaisir. On en redemande, même. Cependant, la fin en suspend m'a laissée sur ma faim, et malgré le côté déjà vu de l'histoire, je lirai la suite (en cours d'écriture)&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-size:78%;"&gt;Hex Hall - Rachel Hawkins -Albin Michel - Collection Wiz - Octobre 2010 - 13,50€&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3549921395980942838-6842151758389530656?l=ranatoad.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ranatoad.blogspot.com/feeds/6842151758389530656/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3549921395980942838&amp;postID=6842151758389530656&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/6842151758389530656'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/6842151758389530656'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ranatoad.blogspot.com/2010/12/hex-hall-rachel-hawkins.html' title='Hex Hall - Rachel Hawkins'/><author><name>Lenelaï</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14826688010454792379</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_ZmAC5mE3C1g/TQCbDalr9LI/AAAAAAAAACM/c3LUTA1F52o/s72-c/hex-hall.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3549921395980942838.post-1007486922912764176</id><published>2010-12-07T18:42:00.003+01:00</published><updated>2010-12-07T20:39:03.510+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='SFFF'/><title type='text'>L'Ange Blond</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_mcaBFs9sIsM/TP5yTlyUM2I/AAAAAAAAEjc/O5vOZnn7-sY/s1600/Ange-blond-BD.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 261px; height: 396px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_mcaBFs9sIsM/TP5yTlyUM2I/AAAAAAAAEjc/O5vOZnn7-sY/s400/Ange-blond-BD.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5547997471853261666" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Avec &lt;span style="font-style: italic;"&gt;L'Ange Blond&lt;/span&gt; de &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Laurent Poujois&lt;/span&gt;, les éditions Mnémos nous ont peut-être offert un nouvel auteur prometteur et une nouvelle héroïne de fiction française qui restera dans les annales...&lt;br /&gt;Mais raison gardons : de quoi est il question ?&lt;br /&gt;Imaginez une France et une Europe sur lesquelles Napoléon et sa famille n'ont jamais relâché leur emprise.&lt;br /&gt;Dans cette uchronie pas si futuriste que ça, Aurore est une une ancienne membre de la Légion, la plus prestigieuse force armée d'Europe, et depuis officie comme DJ hype et discret, aux commandes d'une technologie biomécanique appelée les biônes.&lt;br /&gt;Considérée comme réfractaire à la discipline et dangereuse, elle est néanmoins recrutée officieusement par l'Empire pour mener à bien une mission d'infiltration qui doit empêcher la chute de la maison de l'Aigle...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;L'Ange Blond&lt;/span&gt; est un thriller géopolitique bourré d'actions, avec tous les éléments classiques du genre en présence - technologie, sexe, terrorisme, fascisme, argent, pouvoir, trahison. &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Laurent Poujois&lt;/span&gt; ne crée pas à proprement parler une oeuvre originale, mais il maîtrise son sujet et son uchronie napoléonienne se base sur des bases historiques solides. On y croit, et c'est le principal.&lt;br /&gt;Je ne suis pas resté scotché au livre, ni le cul par terre à sa lecture, mais on ne s'ennuie pas le moins du monde et l'histoire, même si parfois on souhaiterait qu'elle soit moins foisonnante de détails inutiles, se suit très bien et comporte son lot de rebondissements.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un début qu'on souhaite donc prometteur, comme je disais, et j'attends&lt;br /&gt;de voir ce que l'auteur pourrait faire d'encore mieux !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;L'Ange Blond&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Laurent Poujois&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Mnémos&lt;br /&gt;19.90€&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(prologue téléchargeable&lt;a href="http://www.mnemos.com/JOOMLA2/images/prologues_et_docs/Prologue-ange-blond-Laurent-Poujois.pdf"&gt; ici&lt;/a&gt;)&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3549921395980942838-1007486922912764176?l=ranatoad.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ranatoad.blogspot.com/feeds/1007486922912764176/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3549921395980942838&amp;postID=1007486922912764176&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/1007486922912764176'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/1007486922912764176'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ranatoad.blogspot.com/2010/12/lange-blond.html' title='L&apos;Ange Blond'/><author><name>Damo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07944971900980310129</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_mcaBFs9sIsM/SXOpY1pSQlI/AAAAAAAAA8c/VZrq3h1kx0Q/S220/death+proof.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_mcaBFs9sIsM/TP5yTlyUM2I/AAAAAAAAEjc/O5vOZnn7-sY/s72-c/Ange-blond-BD.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3549921395980942838.post-1426871586194294193</id><published>2010-11-28T17:27:00.008+01:00</published><updated>2010-12-03T01:32:36.148+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Thriller'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='sf'/><title type='text'>Llorona On The Rocks</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_X0N3q0cpfc8/TPKOeIh6jbI/AAAAAAAAA1E/qIxtTeUOQuE/s1600/COUV-Llorona.jpg"&gt;&lt;img style="float: right; margin: 0pt 0pt 10px 10px; cursor: pointer; width: 140px; height: 200px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_X0N3q0cpfc8/TPKOeIh6jbI/AAAAAAAAA1E/qIxtTeUOQuE/s200/COUV-Llorona.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5544650739583454642" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Voici le dernier roman de Charlotte Bousquet aux éditions Argemmios.&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;Résumé de l'éditeur:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;" « Les fées, c’est comme la Vierge de Guadalupe, j’ai cessé d’y croire à dix ans. Quand j’ai tué pour la première fois. »&lt;br /&gt;À Ciudad Juárez, des femmes sont assassinées. Pour le sexe. Pour le fun. Pour leurs organes, aussi. La routine. Sauf qu’une inconnue voilée de blanc apparaît, à chaque fois, près des cadavres. La Llorona. En pleine guerre des cartels, les Feds ont autre chose à faire que courir après une légende. Alors, ils ont fait appel à moi, Eva Vargas, la meilleure tueuse à gages et spirite du Mexique. Mais entre les fantômes du passé, les narcos et mon fichu cœur d’artichaut, il va falloir autre chose qu’un tequila blanco pour y arriver sans me brûler les ailes…"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Charlotte Bousquet aurait pu se contenter de faire un énième roman sur les méfaits des narcos et la proximité de la frontière avec les États-unis et l'immigration clandestine qu'elle engendre mais elle préfère se concentrer&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;sur les nombreuses morts suspectes de femmes autour de la ville de Ciudad Juárez.&lt;br /&gt;Fidèle à son goût pour les mythes elle explore cette fois celui de la Llorona : un fantôme de femme, vêtu de blanc et dont le visage est recouvert d'un voile, qui erre la nuit en pleurant. La tueuse à gage et spirite Eva Vargas aura bien des difficultés à réunir des indices entre la loi du silence et les superstitions locales.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si, je dois l'avouer, ce roman n'est pas mon préféré de l'auteur, j'ai préféré &lt;a style="font-weight: bold; font-style: italic;" href="http://ranatoad.blogspot.com/search?q=Au+Miroir+des+sphinx"&gt;Au Miroir des sphinx&lt;/a&gt; chez le même éditeur, cette histoire m'aura au moins permis de découvrir un mythe que je ne connaissais pas, certains mots de vocabulaires et un peu de mythologie aztèque. Car il faut bien reconnaître à l'auteure le mérite d'avoir voulu plonger le lecteur dans l'ambiance de cette ville mexicaine en respectant autant le vocabulaire quotidien que celui des superstitions. Un glossaire très instructif est  proposé en bonus en fin de volume.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Autres bonus proposés:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- 3 recettes de cocktails à déguster pour accompagner la lecture&lt;br /&gt;-une liste de morceaux à écouter (certains extraits sont cités dans le texte)&lt;br /&gt;-une présentation des "mortes de Juárez"&lt;br /&gt;-une biographie de de la peintre Frida Kahlo&lt;br /&gt;- et une biographie de l'auteur et de l'illustrateur de la couverture, Fabien Fernandez&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour information il existe &lt;a href="http://www.lacitedesmortes.net/"&gt;un documentaire&lt;/a&gt; sur la situation à Ciudad Juárez.&lt;br /&gt;L'article de &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Llorona"&gt;wikipédia&lt;/a&gt; sur la Llorona.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:85%;" &gt;&lt;br /&gt;Charlotte Bousquet, éditions Argemmios, novembre 2010.&lt;/span&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3549921395980942838-1426871586194294193?l=ranatoad.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ranatoad.blogspot.com/feeds/1426871586194294193/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3549921395980942838&amp;postID=1426871586194294193&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/1426871586194294193'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/1426871586194294193'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ranatoad.blogspot.com/2010/11/llorona-on-rocks.html' title='Llorona On The Rocks'/><author><name>Taly</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08816124493513779864</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_X0N3q0cpfc8/SKTOiN4q_sI/AAAAAAAAADA/HbiqC5iBlZ4/S220/taly+south+park.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_X0N3q0cpfc8/TPKOeIh6jbI/AAAAAAAAA1E/qIxtTeUOQuE/s72-c/COUV-Llorona.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3549921395980942838.post-7691089825432000834</id><published>2010-11-27T20:51:00.013+01:00</published><updated>2010-11-27T22:50:07.492+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Ceux à ne pas manquer'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Beaux Livres'/><title type='text'>Kadath, Le Guide de la cité inconnue - Attention chronique spécial cadeau de Noël obligatoire, en toute objectivité biensûr!</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_X0N3q0cpfc8/TPF1Yy4tnVI/AAAAAAAAA08/Gj0s-17MLHI/s1600/guide-kadath-BD.jpg"&gt;&lt;img style="float: right; margin: 0pt 0pt 10px 10px; cursor: pointer; width: 160px; height: 200px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_X0N3q0cpfc8/TPF1Yy4tnVI/AAAAAAAAA08/Gj0s-17MLHI/s200/guide-kadath-BD.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5544341685106744658" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Après le &lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Guide de la cité des ombres&lt;/span&gt;, que chroniqua&lt;a href="http://ranatoad.blogspot.com/2010/05/abyme-le-guide-de-la-cite-des-ombres.html"&gt; ici&lt;/a&gt; mon collègue Damo, les éditions Mnémos publient, dans la même collection Ourobores, l'exploration de la cité de Kadath d'après l'œuvre de H.P. Lovecraft.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ce guide prend comme point de départ la nouvelle  &lt;i&gt;&lt;b&gt;La Quête onirique de Kadath l'inconnue&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;, publiée précédemment chez J'ai lu SF et reprise dans le recueil publié dans le même temps par l'éditeur &lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Les Contrées du Rêve,&lt;/span&gt; que mon collègue &lt;span&gt;LucaKaCouCou se fera un plaisir de chroniquer prochainement&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Deux modes de lecture sont suggérés au lecteur:&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;une lecture thématique sous forme de guide pur, limite touristique :&lt;/span&gt; quels sites voir absolument, où boire, où manger, comment se déplacer, les documents découverts au fur et à mesure des rêves, les langues, les peuples et  créatures que l'on peut rencontrer.&lt;br /&gt;Toutes ces découvertes sont explicitées par des pictogrammes ("folies et mythes") et une échelle décrivant son intérêt et son danger pour l'esprit humain. Le lecteur peut ainsi faire des aller /retours pour se référer aux cartes et gloses présentées à côté du corps du texte.&lt;br /&gt;Cette lecture est présentée en trois parties: les &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Rêves de Kadath&lt;/span&gt;, les premiers rêves et cauchemars des quatre rêveurs (je développe plus loin), les &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Dieux de Kadath&lt;/span&gt; et les &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Quêtes de Kadath&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;ou une lecture littérale qui suit les pas de quatre personnages/ rêveurs de façon alternative :&lt;/span&gt; L' Innomé&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;un voyageur/vagabond&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;, &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;Randolf Carter, le personnage de Lovecraft ( j'ai conscience que certains n'ont pas besoin de ce rappel), à travers une nouvelle inédite qui aurait été découverte après la mort de Lovecraft, Aliénor, la religieuse bénédictine  toujours féconde  qui serait morte en béatitude et qui erre dans une région bien précise, et le Saigneur, seigneur du Lazaret, agent des autres dieux, l'infâme mythique auteur du &lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Nécronomicon&lt;/span&gt; Abd Al-Azrad (que je ne voyais pas du tout comme ça en passant, fin du mode chipotage).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces personnages croiseront de temps à autre un Lovecraft redevenu enfant (dont les voyages  sont aussi évoqués).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le lecteur se prend vite au jeu d'une mystification troublante, et immédiatement immersive, grâce à des illustrations reflétant parfaitement l'œuvre de Lovecraft et l'entremêlement des différents textes renforçant le sentiment de confusion et d' illogisme.&lt;br /&gt;Il aura ainsi du mal à admettre qu'il existe un monde hors des &lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Contrées du rêve,&lt;/span&gt; appelé notre monde réel, dans lequel ce guide n'est qu'un guide magnifiquement illustré et dans lequel l'innomé est &lt;a href="http://www.mnemos.com/JOOMLA2/index.php?option=com_content&amp;amp;view=article&amp;amp;id=238:granier-de-cassagnac-raphael&amp;amp;catid=36:auteurs&amp;amp;Itemid=66"&gt;Raphaël Granier de Cassegnac&lt;/a&gt;, Auguste Phlistin, "le rêveur éveille, peintre et cartographe" est l'illustrateur Nicolas Fructus, David Camus le traducteur de Randolph Carter, Mélanie Fazi sœur Aliénor et &lt;a href="http://www.mnemos.com/JOOMLA2/index.php?option=com_content&amp;amp;view=article&amp;amp;id=221:poujois-laurent&amp;amp;catid=36:auteurs&amp;amp;Itemid=66"&gt;Laurent Poujois&lt;/a&gt; le Saigneur, seigneur du Lazaret, Abd Al-Azrad.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;En bonus pour avoir les yeux qui saignent sur les illustrations:&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- &lt;a href="http://www.kadathguide.fr/"&gt; site officiel du guide&lt;/a&gt; (cliquer sur le symbole en forme d'étoile à droite de la couverture pour entrer sur le site)&lt;br /&gt;- &lt;a href="http://web.mac.com/fructusland/SITE_OFFICIEL_FRUCTUS/SITE_OFFICIEL_FRUCTUS_bienvenue.html"&gt;site officiel de l'illustrateur Nicolas Fructus&lt;/a&gt;, dont sort dans le même temps la bande dessinée &lt;a href="http://www.editions-delcourt.fr/catalogue/bd/showman_killer_1_un_heros_sans_coeur"&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Showman killer&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; aux éditions Delcourt sur un scénario d' Alejandro Jodorowky.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.mnemos.com/JOOMLA2/index.php?option=com_content&amp;amp;view=article&amp;amp;id=288:kadath&amp;amp;catid=38:catalogue&amp;amp;Itemid=59"&gt;D'autres bonus sur le site de l'éditeur.&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:85%;" &gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Kadath, Guide de la cité inconnue, &lt;/span&gt;éditions Mnémos, collection Ourobores, novembre 2010.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3549921395980942838-7691089825432000834?l=ranatoad.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ranatoad.blogspot.com/feeds/7691089825432000834/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3549921395980942838&amp;postID=7691089825432000834&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/7691089825432000834'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/7691089825432000834'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ranatoad.blogspot.com/2010/11/kadath-guide-de-la-cite-inconnue.html' title='Kadath, Le Guide de la cité inconnue - Attention chronique spécial cadeau de Noël obligatoire, en toute objectivité biensûr!'/><author><name>Taly</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08816124493513779864</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_X0N3q0cpfc8/SKTOiN4q_sI/AAAAAAAAADA/HbiqC5iBlZ4/S220/taly+south+park.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_X0N3q0cpfc8/TPF1Yy4tnVI/AAAAAAAAA08/Gj0s-17MLHI/s72-c/guide-kadath-BD.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3549921395980942838.post-6207740648703935234</id><published>2010-11-22T23:22:00.005+01:00</published><updated>2010-11-24T21:55:04.233+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Ceux à ne pas manquer'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='BD/manga'/><title type='text'>Cerebus High Society</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_mcaBFs9sIsM/TOrt44TCEOI/AAAAAAAAEic/ODz5Im0Gttw/s1600/CerebusWallpaperHighSociety.jpg"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 300px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_mcaBFs9sIsM/TOrt44TCEOI/AAAAAAAAEic/ODz5Im0Gttw/s400/CerebusWallpaperHighSociety.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5542503852873486562" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Cerebus The Aardvark est un comic book culte de Dave Sim qui s'est autopublié de 1977 à  2004, créant ainsi une œuvre de quelques 6000 pages, 12 tomes, en  restant cohérent et intéressant là où les comics classiques mélangent  timelines et origines sans trop de logique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cerebus est un porc terreux qui évolue dans un monde mediéval-fantastique et au  début, n'est qu'un mercenaire barbare. Assez vite il se mêle de  politique, de religion, de femmes, etc. pour que le comic finisse par  raconter sa vie, mêlant les références culturelles et littéraires avec  un humour noir et un cynisme assez jubilatoire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dave Sim nous propose un anti-héros assez classique - Cerebus est  désabusé et alcoolique, menteur et manipulateur, colérique - qu'il fait  évoluer dans des aventures allant bien au-delà d'une narration  classique, servi par un trait noir et blanc impeccable, qui éclate  souvent le cadre conventionnel de la page.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et la bonne nouvelle, c'est que cette œuvre incroyable est enfin traduite en français  !&lt;br /&gt;Espérons juste qu'elle rencontrera suffisamment de succès qu'on puisse  voir tous les tomes traduits (la VO a une langue assez pointue quand  même, et il y a beaucoup de personnages avec un accent ou une façon de  parler bizarre).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Cerebus High Society&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Dave Sim&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Vertige Graphic&lt;br /&gt;35€&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3549921395980942838-6207740648703935234?l=ranatoad.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ranatoad.blogspot.com/feeds/6207740648703935234/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3549921395980942838&amp;postID=6207740648703935234&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/6207740648703935234'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/6207740648703935234'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ranatoad.blogspot.com/2010/11/cerebus-high-society.html' title='Cerebus High Society'/><author><name>Damo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07944971900980310129</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_mcaBFs9sIsM/SXOpY1pSQlI/AAAAAAAAA8c/VZrq3h1kx0Q/S220/death+proof.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_mcaBFs9sIsM/TOrt44TCEOI/AAAAAAAAEic/ODz5Im0Gttw/s72-c/CerebusWallpaperHighSociety.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3549921395980942838.post-2598069489595025386</id><published>2010-11-21T17:11:00.003+01:00</published><updated>2010-11-21T17:16:26.006+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='SFFF'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Fanzine/revue'/><title type='text'>Codex Atlanticus volume 17</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_o2UHDlR8EoE/TOlCYJro3HI/AAAAAAAAB_s/9cdDQPvZtOg/s1600/codex-atlanticus-17.gif" imageanchor="1" style="clear: right; float: right; margin-bottom: 1em; margin-left: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://2.bp.blogspot.com/_o2UHDlR8EoE/TOlCYJro3HI/AAAAAAAAB_s/9cdDQPvZtOg/s320/codex-atlanticus-17.gif" width="222" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le Codex Atlanticus est une anthologie fantastique des éditions &lt;a href="http://clefargent.free.fr/index.php"&gt;La Clef d’Argent&lt;/a&gt;. Les volumes n’ont d’autres prérogatives que d’être composés de récits tenant de près ou de loin du fantastique. Ce critère permet d’avoir une anthologie variée proposant des textes abordant tout type de thème, mais aussi tout type de forme. En témoigne le premier récit, &lt;i&gt;&lt;b&gt;L’épitaphe&lt;/b&gt;,&lt;/i&gt; qui se présente sur à peine sur deux pages. Cette forme courte me plait beaucoup. Cela se veut toujours efficace, droit au but, et le choix des mots est forcément toujours pertinent (en tout cas, cela se voit plus sur ce type de format). Ce texte, un de mes préféré, nous narre l’histoire d’un homme qui, se refusant d’écrire son œuvre littéraire sur papier (format périssable), se consacre à une unique phrase, son épitaphe, qui le rendra célèbre de façon posthume. Quelques phrases suffisent à Jean-Jacques Nuel pour renverser le rêve de son personnage. Un court texte plein de cynisme sombre au possible. Autre récit encore plus court, &lt;b&gt;&lt;i&gt;Une flaque&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;, de Denis Moirat. Ce petit texte est également l’un de mes préféré de l’anthologie. Les quelques mots distillent une poésie pleine de visions fugaces, à l’image du texte. Autre forme trouvée dans ce volume 17, la nouvelle &lt;b&gt;&lt;i&gt;Victor Skopein n’est pas mort&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;, de Jean Effer. Le texte est découpé en 18 morceaux qui ont été intervertis en tous sens. Ce n’est évidemment plus drôle si vous les lisez dans l’ordre. Il raconte l’histoire d’un policier qui se voit rattrapé par le destin à cause d’une belle jeune femme…&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;Mais dans ce recueil, un texte m’a particulièrement plu. Il s’agit de la nouvelle &lt;b&gt;&lt;i&gt;Les livres invisibles&lt;/i&gt;&lt;/b&gt; de Philippe Vidal. Ici, deux cruciverbistes font la rencontre du «&amp;nbsp;Faiseur&amp;nbsp;», un homme qui écrit des livres dont la plupart des mots s’effacent dès qu’ils sont apposés sur les pages blanches. La magie opère alors dans l’esprit du visiteur : les mots disparus des phrases permettent à l’imagination du lecteur de choisir ceux qu’il souhaite, composant ainsi sa propre histoire, toutes fois dirigée par les quelques mots visibles. Une façon de refaire le monde qui est en train de disparaître.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;Les autres nouvelles sont intéressantes mais moins percutantes. Il y notamment &lt;b&gt;&lt;i&gt;La sagesse du fossoyeur&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;, de Stéphane Mouret. Bien que la thématique soit intéressante, le récit est trop prévisible et un brin cliché des textes à l’esprit gothique. Ce n’en est pas moins une bonne nouvelle qui clôt de recueil (enfin, juste avant un aparté amusant entre des personnages qui tentent, justement, de ne pas clore le recueil).&lt;br /&gt;Enfin, il faut noter la très belle couverture signée &lt;a href="http://lantredemelusine.blogspot.com/"&gt;&lt;b&gt;Tiffanie Uldry, alias Mélusine&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;. C’est d’ailleurs elle aussi qui signe les couvertures des numéros suivants.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;La Clef d'Argent, 2008, 79 pages, 10€.&lt;/i&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3549921395980942838-2598069489595025386?l=ranatoad.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ranatoad.blogspot.com/feeds/2598069489595025386/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3549921395980942838&amp;postID=2598069489595025386&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/2598069489595025386'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/2598069489595025386'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ranatoad.blogspot.com/2010/11/codex-atlanticus-volume-17.html' title='Codex Atlanticus volume 17'/><author><name>Carméline</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12669200143567695492</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='30' src='http://2.bp.blogspot.com/_o2UHDlR8EoE/SgMsEBfQkKI/AAAAAAAAAzs/lZXbOEZy1f0/S220/Nehl_Aelin.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_o2UHDlR8EoE/TOlCYJro3HI/AAAAAAAAB_s/9cdDQPvZtOg/s72-c/codex-atlanticus-17.gif' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3549921395980942838.post-4282528363793878486</id><published>2010-11-17T12:05:00.004+01:00</published><updated>2010-11-17T12:34:33.508+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Ceux à ne pas manquer'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Polar/thriller'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Littérature nordique'/><title type='text'>Noir Océan</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_VoZuefE-bqU/TOO3zo4GQ2I/AAAAAAAAANI/Sp2ad3hulk8/s1600/noiroc%25C3%25A9an.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 214px; height: 320px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_VoZuefE-bqU/TOO3zo4GQ2I/AAAAAAAAANI/Sp2ad3hulk8/s320/noiroc%25C3%25A9an.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5540474064369763170" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span class="text-review"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Noir Océan&lt;/span&gt; n’est pas de ces polars qui mettent  cent pages à démarrer. Stefán Máni ne perd pas de temps. En quelques  pages nous voilà transportés dans l’&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;atmosphère froide et pluvieuse&lt;/span&gt; de  Grundartangi, port d’&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Islande&lt;/span&gt; spécialisé dans la fabrication d’aluminium.  On découvre sa banlieue morose, ses bars sordides et ses dangereux  trafiquants. Les personnages du roman apparaissent, chacun avec ses  soucis et ses rêves. Mais l’heure tourne, l’escale s’éloigne déjà et il  est temps d’embarquer sur le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Per se&lt;/span&gt;, &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;ce vieux cargo usé&lt;/span&gt;, qui &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;va être le  théâtre d'un huit clos envoûtant.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="text-review"&gt;Ça faisait longtemps qu'un &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;thriller&lt;/span&gt; ne m'avait pas &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;tenu en haleine&lt;/span&gt; comme  ça !  D’autre part, j’ai toujours aimé les romans d’aventure et les  romans noirs. Et quand l’un d’eux à pour cadre une île, un rivage ou  l’océan, c’est encore mieux.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="text-review"&gt;Si Noir Océan est si &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;plaisant à lire&lt;/span&gt;, c’est qu’il combine un certain  nombre d’atouts:&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="text-review"&gt;Stéphán Máni  s’est &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;sérieusement documenté&lt;/span&gt; puisqu’il a été jusqu’à  &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;embarquer sur un cargo&lt;/span&gt;, pour parfaire son vocabulaire marin et  s’approprier la géographie d’un tel lieu. D’ailleurs, certains dialogues  et certaines situations sont inspirées de faits réels. Les descriptions  des déplacements des personnages à bord sont précises et techniques, de  même que les manoeuvres de navigation ou que les tâches de chacun des  matelots. L’&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;ambiance&lt;/span&gt; de ce roman est donc&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; très travaillée, et très  réussie.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="text-review"&gt;Le choix narratif fait par l’auteur convient parfaitement à ce huit  clos, et en augmente considérablement le &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;suspens&lt;/span&gt;. Comme dans &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Elephant&lt;/span&gt;  (le film de Gus Van Sant, c’est le premier exemple qui me vient en  tête), les scènes sont parfois décrites de plusieurs points de vue, en  revenant sur les même moments. Par exemple: 00:02 vu par le marin X.  Chapitre suivant: 00:02 vu par le marin Y. On est donc tour à tour dans  la tête de chaque personnage, concernant la même scène.&lt;/span&gt; Ce procédé fonctionne particulièrement bien pour les scènes d'action !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="text-review"&gt;De la même manière, l’intrigue générale se tresse à partir de l’histoire  et du caractère de chaque personnage. Stephán Máni obtient ainsi un  lien fort et crédible, qui nous tractera très loin au large.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Noir Océan - Stephán Máni - Gallimard - Série Noire - Trad. de l'islandais par Éric Boury - 9782070128334 - 21,50€&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3549921395980942838-4282528363793878486?l=ranatoad.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ranatoad.blogspot.com/feeds/4282528363793878486/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3549921395980942838&amp;postID=4282528363793878486&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/4282528363793878486'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/4282528363793878486'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ranatoad.blogspot.com/2010/11/noir-ocean.html' title='Noir Océan'/><author><name>Filisimao</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='30' src='http://2.bp.blogspot.com/_VoZuefE-bqU/SKShdVPu-DI/AAAAAAAAAAg/TFxSEN90EQI/s1600-R/monty.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_VoZuefE-bqU/TOO3zo4GQ2I/AAAAAAAAANI/Sp2ad3hulk8/s72-c/noiroc%25C3%25A9an.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3549921395980942838.post-9149341550598428695</id><published>2010-11-16T15:34:00.006+01:00</published><updated>2011-01-05T14:45:08.458+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Fantasy'/><title type='text'>La pucelle de Diable-Vert Tome 1</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_iRoiAjkBmks/TOKXTCXX9oI/AAAAAAAAAFY/gagcBgG7p-o/s1600/9782354080914.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 211px; height: 320px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_iRoiAjkBmks/TOKXTCXX9oI/AAAAAAAAAFY/gagcBgG7p-o/s320/9782354080914.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5540156844927350402" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ma libraire préférée me tend un bouquin avec un grand sourire et me dit "tiens essaie donc celui-là"  Bon la couverture me laisse dubitatif , l'auteur m'est inconnu, c'est donc là une pure découverte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je commence tout doucement l'ouvrage... Une histoire mediévale-fantastique qui me paraît bien banale, quoique fort bien écrite. On retrouve tout du long moults expressions désuètes et surannées de vieux François ce qui apporte à l'histoire un petit cachet d'authenticité, un soupçon de fumet du terroir qui permet au lecteur de se familiariser un peu plus rapidement à ce tout nouvel environnement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puis, au bout d'une centaine de pages on voit apparaître ici une idée, là un concept, ailleurs une description, tous originaux sans être révolutionnaires. L'histoire qui avait commencé de manière relativement banale semble adopter sa propre vie et décider d'elle-même comment elle évoluera pour le plus grand plaisir des lecteurs qui s'accrochent de plus en plus fort à une intrigue qui révèle plus de facettes qu'elle ne le laissait supposer au premier abord.&lt;br /&gt;Et le langage fleurit au même rythme que l'intrigue, se colorant de  multiples accents, tous différents,  au fur et à mesure que les interlocuteurs (de milieux sociaux forts variés) surgissent  au gré du récit, ajoutant couleur et vitalité aux dialogues&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'auteur a réussi ce pari de faire une histoire fort originale dans un contexte qui semblait peu s'y prêter au premier abord. Fieffé coquin que celui-ci qui a réussi à surprendre là où l'on attendait aucune surprise. L'héroïne qui paraissait quelque peu effacée au début de l'œuvre prend des proportions messianiques lorsque sa nature se dévoile très lentement et l'on se plaît à vouloir suivre les pérégrinations du "baba de la Jéhanne" car les inquiétudes de l'héroïne deviennent très vite les nôtres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je commence bientôt le tome II. Prévenez d'ores et déjà l'auteur que je l'attends au tournant et que je compte beaucoup sur lui pour ne pas me laisser sur ma faim après m'avoir mi ssi joliment en appétit. ;)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enjoy ^^&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:78%;" &gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;La pucelle de Diable-Vert Tome I : la Perle et l'Enfant - Paul Beorn - O9-2010 - Editions Mnemos Icares&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3549921395980942838-9149341550598428695?l=ranatoad.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ranatoad.blogspot.com/feeds/9149341550598428695/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3549921395980942838&amp;postID=9149341550598428695&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/9149341550598428695'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/9149341550598428695'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ranatoad.blogspot.com/2010/11/la-pucelle-de-diable-vert-tome-1.html' title='La pucelle de Diable-Vert Tome 1'/><author><name>LucaKaCouCou</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18273455718646234781</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://2.bp.blogspot.com/_iRoiAjkBmks/TOKelrX3aFI/AAAAAAAAAFk/QDdHi1f9KWc/S220/avatar.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_iRoiAjkBmks/TOKXTCXX9oI/AAAAAAAAAFY/gagcBgG7p-o/s72-c/9782354080914.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3549921395980942838.post-7869163054188880515</id><published>2010-11-16T14:44:00.012+01:00</published><updated>2010-11-17T11:31:11.238+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='sf'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Sciences fiction'/><title type='text'>Le Trash Pack</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_iRoiAjkBmks/TOKMEdxEb1I/AAAAAAAAAFQ/BxTVk2CW7SI/s1600/9782917718018.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 209px; height: 320px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_iRoiAjkBmks/TOKMEdxEb1I/AAAAAAAAAFQ/BxTVk2CW7SI/s320/9782917718018.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5540144499956936530" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le Trash Pack se compose de 3 ouvrages détaillés ci-dessous :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-les poubelles pleurent aussi&lt;br /&gt;-les poubelles pleurent toujours&lt;br /&gt;-le guide de la poubelle galactique&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Les poubelles pleurent aussi :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Lorsque l'on saisit ce livre pour la première fois on a l'impression de tomber sur un ouvrage enfantin. Dessin humoristique à base de traits épais, histoire rigolote -si l'on s'en tient au quart de couverture- et grosses ficelles scénaristiques perceptibles par tous -de toute évidence à dessein-.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La lecture commence et on a l'impression de tomber sur un morceau de "kloug" autrement dit "c'est bon, c'est fin, ça se mange sans faim" mais cela a tendance à rester sur l'estomac sans savoir pourquoi ... Peut-être est-ce à cause du fait qu'il a fallu 35 pages sur la cinquantaine pour mettre en place et impliquer tous les acteurs ?  Peut-être est-ce du au prix de l'ouvrage quand on le compare avec le temps de lecture qu'il procure ? Est-ce du au fait que le premier sentiment de ridicule s'est estompé au fur et à mesure pour céder la place à une intrigue sérieuse et bien plus captivante mais que l'on ne peut le réaliser que lorsque l'on referme, bien trop vite,  cet ouvrage. Je ne saurais dire mais ce dont je suis certain,  c'est que l'abondance des multiples références franco-françaises cinématographiques ou télévisuelles y contribue amplement. On y retrouve de tout (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Mars Attacks&lt;/span&gt;, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Dark City&lt;/span&gt;, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Les chroniques du disque-monde&lt;/span&gt;, ...) pour notre plus grand plaisir à tous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Heureusement que la suite est déjà sortie ;)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- &lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Les poubelles pleurent toujours&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Frustré par la faible épaisseur du premier ouvrage je me précipite sur cette suite et retrouve avec plaisir ces personnages que l'on a appris à apprécier finalement. Malheureusement l'épaisseur de celui-ci ne fait rien pour contribuer à effacer ce sentiment.&lt;br /&gt;Les références y sont encore plus nombreuses (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Tryo &lt;/span&gt;, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Dr Who&lt;/span&gt; , &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Pratchett&lt;/span&gt; et encore &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Dr Who&lt;/span&gt;) et c'est un régal pour les fans de ces œuvres -dont je fais partie ^-^ -, l'histoire agréablement complétée et l'intrigue enfin enrichie. Plus de temps mort pour présenter les personnages on peut plonger directement au cœur du récit pour découvrir enfin ce qui attend nos héros et leurs compagnons coprophages. La diversité des espèces présentées contribue à apporter cette touche d'exotisme nécessaire à toute évasion bibliographique et on prend à nouveau plaisir à découvrir ce nouvel univers aux forts accents "Monthy Pythonnesques".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt; Le guide de la poubelle galactique&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Bon apparemment ce guide est plus un sketchbook retraçant les différentes étapes de réflexion qui ont conduit à la création des formes de vie qui peuplent cet univers onirique. Pourquoi pas ? Cela peut être fort à-propos.&lt;br /&gt;Le papier est épais et brillant, les races exhaustivement représentées, les illustrations colorées et vivantes. Que diable n'ont-elles pas été incluses dans les précédents ouvrages ? On trouve là une œuvre dynamique qui enrichit énormément l'univers mis en place auparavant, on retrouve même quelques références quoique plus discrètes cette fois.&lt;br /&gt;Pas vraiment un roman, pas vraiment une BD mais un bon complément au délire de l'auteur. On regrette amèrement de n'avoir pu trouver ces pièces dans les premiers romans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au final une conclusion mitigée :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les ouvrages pris séparément sont chers, courts -beaucoup trop- et peuvent laisser un sentiment de négligence du lecteur par l'auteur. Mais si on se saisit du trash pack au complet on obtient une œuvre bien plus complète, plus abordable et beaucoup, mais alors vraiment beaucoup, moins frustrante tant les références directes sont jouissives, n'ayant pas eu à subir les outrages d'une traduction parfois loin d'être au niveau comme c'est le cas avec certains auteurs étrangers, et le monde si délirant qu'on plongerait volontiers plus longuement dedans. Je le conseille à tous les amateurs de sf qui s'esclafferont en retrouvant des références à leurs œuvres favorites sachant qu'il ne doive pas négliger non plus le sentiment qui peut les saisir après comme avec un dessert fabuleux mais si vite avalé qu'on souhaiterait le savourer plus longuement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enjoy.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:78%;" &gt;Le Trash Pack - Guillaume Suzanne/Zariel (illustrations) - 09/2008 - Éditions griffe d'encre&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3549921395980942838-7869163054188880515?l=ranatoad.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ranatoad.blogspot.com/feeds/7869163054188880515/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3549921395980942838&amp;postID=7869163054188880515&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/7869163054188880515'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/7869163054188880515'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ranatoad.blogspot.com/2010/11/le-trash-pack.html' title='Le Trash Pack'/><author><name>LucaKaCouCou</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18273455718646234781</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://2.bp.blogspot.com/_iRoiAjkBmks/TOKelrX3aFI/AAAAAAAAAFk/QDdHi1f9KWc/S220/avatar.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_iRoiAjkBmks/TOKMEdxEb1I/AAAAAAAAAFQ/BxTVk2CW7SI/s72-c/9782917718018.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3549921395980942838.post-3514674231148285024</id><published>2010-11-15T22:41:00.004+01:00</published><updated>2010-11-16T00:21:18.876+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Ceux à ne pas manquer'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='SFFF'/><title type='text'>Contes de villes et de fusées - Contes défaits, contes refaits...</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_X0N3q0cpfc8/TOG-Phh3YUI/AAAAAAAAA00/IXWVJEqlopU/s1600/couverture-contes-de-villes-et-de-fuseesSITE.jpg"&gt;&lt;img style="float: right; margin: 0pt 0pt 10px 10px; cursor: pointer; width: 130px; height: 200px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_X0N3q0cpfc8/TOG-Phh3YUI/AAAAAAAAA00/IXWVJEqlopU/s200/couverture-contes-de-villes-et-de-fuseesSITE.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5539918190550147394" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Pour leur seconde publication après &lt;a href="http://ranatoad.blogspot.com/2010/08/les-pilleurs-dames.html"&gt;Les Pilleurs d'âmes&lt;/a&gt; les toutes jeunes éditions Ad Astra publie une anthologie de contes  de Grimm, Andersen ou autres remaniés à la sauce Sf, space opéra, futuriste, cyberpunk ou à l'humour noir ou décalé. On y retrouve, entre autres, des auteurs bien connus de ceux qui suivent les éditions Griffe d'encre, Malpertuis, Du Riez ou Argemnios. Le petit jeu consistant bien sûr à reconnaître le, ou les contes, histoire de compliquer l'affaire.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;En introduction (&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Il était une &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;nouvelle&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; fois&lt;/span&gt;)&lt;a href="http://ranatoad.blogspot.com/search?q=Lucie+Chenu"&gt; Lucie Chenu&lt;/a&gt;, directrice de  cette anthologie, explique le rôle fondamental et universel des contes et le choix d'en faire des versions détournées.&lt;br /&gt;Dans &lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Une Leçon de contes de fées&lt;/span&gt; Julien Fouret prend le parti pris d'imaginer la création d'un conte par le maître Perrault. Il explique comment un conte permet de "sublimer" ou plutôt travestir la réalité afin de créer un obstacle (si un petit garçon est heureux en famille et à l'école pas d'histoire), car sans cette étape fondamentale il ne peut y avoir conte!&lt;br /&gt;Dans &lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;La Fée des glaces&lt;/span&gt; &lt;a href="http://ranatoad.blogspot.com/search?q=Jean+Millemann"&gt;Jean Millemann&lt;/a&gt; imagine un conte initiatique et moral avec des fées à partir de La Reine des neiges d' Andersen.&lt;br /&gt;Dans &lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Histoire de désir&lt;/span&gt; Delphine Imbert imagine une naissance miraculeuse, dans un univers futuriste, grâce à l'intervention des FEES ("acronymes désignant les généticiens proscrits de la Fratrie pour une Elite Eugénique, dont les travaux ont été interdits par la Convention de Salem, et dont le credo était de créer une humanité nouvelle douée de toutes les perfections imaginables.")&lt;br /&gt;Dans &lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;La Griffe et l'épine&lt;/span&gt; Pierre-Alexandre Sicart crée une version SF à base d'hologramme du mythe de Pygmalion et du conte &lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;La Belle et la bête&lt;/span&gt; en imaginant les relations d'un couple de scientifiques lorsque l'homme tombe amoureux de sa créature/hologramme mais cette relation contre nature se complique encore lorsqu'il se voit interdire de toucher une rose enfermée dans une tour avec un monstre toucher pendant un an.&lt;br /&gt;Dans&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt; Recréation&lt;/span&gt; &lt;a href="http://ranatoad.blogspot.com/search?q=Antoine+Lencou"&gt;Antoine Lencou&lt;/a&gt; imagine une version futuriste d'un Pinnochio entouré par des robots et élevé par un humain.&lt;br /&gt;Dans &lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Un grain se sel et Bretelle&lt;/span&gt; &lt;a href="http://ranatoad.blogspot.com/search?q=Pierre+G%C3%A9vart"&gt;Pierre Gévart&lt;/a&gt; imagine une version cybernétique d'&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Hansen et Gretel&lt;/span&gt; envoyés sur une planète pour éradiquer la publicité illégale et les infections de produits bizarres dans le sang.&lt;br /&gt;Dans &lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;La Petite capuche rouge&lt;/span&gt; &lt;a href="http://ranatoad.blogspot.com/search?q=Nico+Bally+"&gt;Nico Bally &lt;/a&gt;imagine une version particulièrement trash du &lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Petit chaperon rouge&lt;/span&gt;. Avec lui le grand méchant se déguise en petit chaperon rouge afin de tuer la grand-mère de façon particulièrement pornographique et trash! Le vrai chaperon rouge subira-t-il pareil outrage lors de sa visite? Une vision aussi courte qu'efficace qui m'a particulièrement séduite, je l'avoue, par son côté abrupte et décalé! Qualités que j'ai trouvé aussi aux films &lt;a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=61508.html"&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Hard Candy&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; et &lt;a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=10448.html"&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Freeway&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=10448.html"&gt; &lt;/a&gt;sur le même thème.&lt;br /&gt;Dans &lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Cover Girl&lt;/span&gt; &lt;a href="http://ranatoad.blogspot.com/search?q=Charlotte+Bousquet"&gt;Charlotte Bousquet&lt;/a&gt; suit en focalisation interne les pas d'un flic coincé dans un conflit entre fées et humains dans un monde d'humains. Une fée se faisant passer pour une humaine est arrêtée.  Une rencontre entre monde de féerie et grisaille policière quotidienne.&lt;br /&gt;Dans &lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Le Pacha botté &lt;/span&gt;&lt;a href="http://ranatoad.blogspot.com/search?q=Sylvie+Miller+"&gt;Sylvie Miller &lt;/a&gt;et &lt;a href="http://ranatoad.blogspot.com/search?q=Philippe+Ward"&gt;Philippe Ward&lt;/a&gt; imaginent les embrouilles politiques et amours au Caire démêlées par un détective des mythes égyptiens.&lt;br /&gt;Dans &lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Un temps de cochon!&lt;/span&gt; &lt;a href="http://ranatoad.blogspot.com/search?q=Jean-Michel+Calvez"&gt;Jean-Michel Calvez&lt;/a&gt; imagine la fin de trois frères empoissonnés par les émanations toxiques d'une usine dévastée par un cyclone. Le loup peut prendre bien des formes!&lt;br /&gt;Dans &lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Le Sang du large&lt;/span&gt;&lt;a href="http://ranatoad.blogspot.com/search?q=Lionel+Davoust"&gt; Lionel Davoust&lt;/a&gt; décrit les doutes d'un auteur de fantaisie sur une île isolée envoûté par le chant d'une sirène. Mais il doit sans doute avoir une explication rationnelle...&lt;br /&gt;Dans &lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;La Mort marraine&lt;/span&gt; &lt;a href="http://ranatoad.blogspot.com/search?q=Sophie+Dabat"&gt;Sophie Dabat&lt;/a&gt; imagine que  la femme d'un homme meurt et qu'une vieille lui ouvre le ventre afin d'en extraire leur enfant. Des jumelles naissent mais l'une appartient à la mort alors que l'autre est l'élixir de jouvence de son père et voit sa sœur mourir à petit feu. Une  vision qui décrit magnifiquement le désespoir du père alterné avec la vision de la sœur morte.&lt;br /&gt;Dans &lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Pour Judith&lt;/span&gt;&lt;a href="http://ranatoad.blogspot.com/search?q=+Jess+Kaan"&gt; Jess Kaan&lt;/a&gt; décrit la quête d'un soldat pour retrouver sa femme et leur enfant en pleine épidémie meurtrière.&lt;br /&gt;Dans&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt; Swan le bien nommé&lt;/span&gt; &lt;a href="http://ranatoad.blogspot.com/search?q=M%C3%A9lanie+Fazi"&gt;Mélanie Fazi&lt;/a&gt; un frère et une sœur doivent acceptée une belle-mère après la mort de leur mère. Mais la fille est persécuté par un fantôme, la Femme-oeil, malgré son départ de la maison familiale. Les révélations de ce fantôme la ramèneront à la maison pour sauver son frère transformé en cygne par la méchante belle-mère. Mélanie Fazi apporte au conte d'origine l'idée supplémentaire de la vengeance et choisit de ne pas raconter la fin du conte. Voir en bonus l'épisode magnifique de &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Monstres_et_Merveilles"&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Monstres et merveilles&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;, série de Jim Henson, consacré à ce conte (épisode 6).&lt;br /&gt;Dans &lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Poche et troncs&lt;/span&gt; &lt;a href="http://ranatoad.blogspot.com/search?q=Estelle+Valls+de+Gomis"&gt;Estelle Valls de Gomis&lt;/a&gt; décrit la vie d'un auteur alcoolique qui ne voit pas le temps passer et qui voit une gloire soudaine et inattendue.&lt;br /&gt;Enfin dans&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt; Sacrifices&lt;/span&gt;, ma seconde version remaniée préférée, &lt;a href="http://clefargent.free.fr/lara.php"&gt;Léonor Lara &lt;/a&gt;imagine la lettre d'adieu de la femme de l'ogre du &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Petit Poucet&lt;/span&gt; et la vengeance du fantôme de ce dernier. Une fin extrêmement émouvante et sensible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une explication de l'auteur suit chaque conte dans laquelle il développe  son choix thématique et stylistique. On trouve une biographie de chacun  en fin d'ouvrage.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:85%;" &gt;Éditions Ad Astra, septembre 2010.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3549921395980942838-3514674231148285024?l=ranatoad.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ranatoad.blogspot.com/feeds/3514674231148285024/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3549921395980942838&amp;postID=3514674231148285024&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/3514674231148285024'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/3514674231148285024'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ranatoad.blogspot.com/2010/11/contes-de-villes-et-de-fusees-contes.html' title='Contes de villes et de fusées - Contes défaits, contes refaits...'/><author><name>Taly</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08816124493513779864</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_X0N3q0cpfc8/SKTOiN4q_sI/AAAAAAAAADA/HbiqC5iBlZ4/S220/taly+south+park.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_X0N3q0cpfc8/TOG-Phh3YUI/AAAAAAAAA00/IXWVJEqlopU/s72-c/couverture-contes-de-villes-et-de-fuseesSITE.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3549921395980942838.post-7832728402749029282</id><published>2010-11-15T21:35:00.004+01:00</published><updated>2010-11-15T22:18:15.715+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Ceux à ne pas manquer'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='SFFF'/><title type='text'>L' Oeil clos</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_X0N3q0cpfc8/TOGg1x28ipI/AAAAAAAAA0s/qlqLc5gd4Ik/s1600/l%2527oeil%2Bclos.jpeg"&gt;&lt;img style="float: right; margin: 0pt 0pt 10px 10px; cursor: pointer; width: 133px; height: 200px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_X0N3q0cpfc8/TOGg1x28ipI/AAAAAAAAA0s/qlqLc5gd4Ik/s200/l%2527oeil%2Bclos.jpeg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5539885862419729042" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Voici la autobiographie fictive d'un dandy à la fin d'un XIX ème siècle teintée de rétrofantasy urbaine abordant tour à tour tous les clichés des littératures fantastique et gothique mais que le talent de Nico Bally parvient à rendre, avec un certain humour noir, cohérente.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;Des premières expériences hallucinatoires à travers le jeun et la mort d'un ami qui pousse le héros dans d'étranges retranchements, à des séances d'hypnose, de l'évocation d'une succube pour pallier à la frustration d'une femme glaciale, à la rencontre d'une féerie des bois, à moins qu'il ne s'agisse d'auto-suggestion, du rôle inattendu de sauveur d'une famille sans descendant touchée par une étrange maladie, du pouvoir évocateur des mots qui peuvent déranger lors d'un repas mondain, à la visite d'une ville protégée des incendies par un carnaval, superstition?, à un spectacle de cirque Freaks, des rapports ambigus avec une secte dont il ne comprend ni les tenants ni les aboutissants, croyances aux fantômes, affrontement avec des fantômes dans une ville-brouillard, puis avec un vampire insensible qui harcèle une amie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous suivons l'évolution psychologique du héros au fur et à mesure de l'élaboration de son carnet d'adresses mondain. Malheureux en amour, incapable de comprendre rationnellement ce qui lui arrive, le héros se laisse entraîner par son destin et les disparitions étranges dans son entourage ,qui sont autant de traumatismes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les thèmes fantastiques sont trop nombreux pour être abordés de manière exhaustive. Nico Bally aborde autant les thèmes chers au spiritisme et superstitions de cette fin de XIXème siècle anglais que des motifs empruntés à Edgar Allan Poe, Maupassant ou Théophile Gautier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour conclure: encore une belle découverte aux Éditions Malpertuis aux déroulement et chute inattendus teintée d'un humour macabre savoureux et un style qui ne rend pas le côté référentiel trop lourd!&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.nicobally.com/biblio/l-oeil-clos"&gt;&lt;br /&gt;Site officiel de l'auteur&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:85%;" &gt;Nico Bally, éditions Malpertuis, collection Absinthes, éthers, opiums, septembre 2010.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3549921395980942838-7832728402749029282?l=ranatoad.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ranatoad.blogspot.com/feeds/7832728402749029282/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3549921395980942838&amp;postID=7832728402749029282&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/7832728402749029282'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/7832728402749029282'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ranatoad.blogspot.com/2010/11/l-oeil-clos.html' title='L&apos; Oeil clos'/><author><name>Taly</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08816124493513779864</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_X0N3q0cpfc8/SKTOiN4q_sI/AAAAAAAAADA/HbiqC5iBlZ4/S220/taly+south+park.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_X0N3q0cpfc8/TOGg1x28ipI/AAAAAAAAA0s/qlqLc5gd4Ik/s72-c/l%2527oeil%2Bclos.jpeg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3549921395980942838.post-2008542976402320453</id><published>2010-11-15T20:26:00.004+01:00</published><updated>2010-11-15T21:18:19.066+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Ceux à ne pas manquer'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Littérature francophone'/><title type='text'>Les éclaireurs</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_X0N3q0cpfc8/TOGTgV3sHZI/AAAAAAAAA0k/wV-FvA8j7X4/s1600/000696986.jpg"&gt;&lt;img style="float: right; margin: 0pt 0pt 10px 10px; cursor: pointer; width: 119px; height: 199px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_X0N3q0cpfc8/TOGTgV3sHZI/AAAAAAAAA0k/wV-FvA8j7X4/s200/000696986.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5539871200478240146" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Voici la suite d'un roman que j'ai malheureusement raté à sa sortie en poche, &lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Les Falsificateurs&lt;/span&gt;. J'ai donc eu la joyeuse surprise de découvrir sur la 4ème de couverture que ce second opus pouvait être lu séparément grâce à un résumé de plusieurs pages.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;Antoine Bello invente une agence spéciale répondant au doux nom de Consortium de Falsification du Réel (CFR). Référence à &lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;1984&lt;/span&gt; et à la littérature d'anticipation des années 50? Peut-être. On y apprend que le héros, Sliv, a été pris dans une machination ayant pour but de lui faire croire qu'il avait tué un homme afin de tester sa motivation à rester dans l'organisation.&lt;br /&gt;Mais l'originalité qu'apporte l'auteur est de ne pas faire du CFR un énième ersatz de la CIA ou autre roman d'espionnage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le rôle du CFR est de recruter des scénaristes ou falsificateurs afin de créer des dossiers pour faire avancer des causes: peuples minoritaires contre un gouvernement ou fournir des preuves, bidonnées ou non, pour justifier ou non des conflits.&lt;br /&gt;C'est justement autour des évènements du 11 septembre que se concentre l'action et les enjeux moraux de ce tome.&lt;br /&gt;Comment en effet justifier moralement l'action consciente et supposée d'un agent allant dans le sens de la mise en branle de la seconde guerre du golfe?Mais quel est au fait le but et l'historique du CFR?Le héros l'apprendra bien tard, ce qui ne fera qu'accentuer sa désillusion!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le mérite d' Antoine Bello est d'apporter plusieurs point de vue sur la situation géopolitique: le héros est en effet entouré de Youssouf, un musulman modéré tiraillé entre sa foi et son amitié pour le héros, Maya, une jeune femme mariée à une famille d'intégriste, Lena, dont le manque de reconnaissance professionnelle supposée et ses sentiments non avoués pour le héros ne sont jamais réellement abordés frontalement (et tant mieux car je déteste les love story qui finissent en happy end!) et un agent islandais peut motivé par les responsabilités.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt; Éclaireurs&lt;/span&gt; est réellement un roman surprenant qui fait la part belle aux initiatives et aspirations morales de chacun, dont le rythme effréné entraîne dans un enchaînement d'action et  de circonstances qui permet difficilement de deviner le dénouement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai noté des passages particulièrement croustillants: sur la manipulation de groupuscules anarchistes pas forcément vindicatifs afin de renforcer la cohésion d'une nation naissante autour d'un même ennemi (bande à Bader après la chute du Mur de Berlin, comme quoi un anarchiste ça peut toujours servir!) ou sur les conversations d'une amie du héros avec un groupe de jeunes idéalistes pour aider un peuple que le héros à contribuer à aider par des arrangements avec un gouvernement grâce à un de ses premiers scénarios!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce roman a remporté le Prix du livre France Culture / Télérama 2009.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:85%;" &gt;&lt;br /&gt;Antoine Bello, Folio, août 2010.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3549921395980942838-2008542976402320453?l=ranatoad.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ranatoad.blogspot.com/feeds/2008542976402320453/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3549921395980942838&amp;postID=2008542976402320453&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/2008542976402320453'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3549921395980942838/posts/default/2008542976402320453'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ranatoad.blogspot.com/2010/11/les-eclaireurs.html' title='Les éclaireurs'/><author><name>Taly</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08816124493513779864</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_X0N3q0cpfc8/SKTOiN4q_sI/AAAAAAAAADA/HbiqC5iBlZ4/S220/taly+south+park.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_X0N3q0cpfc8/TOGTgV3sHZI/AAAAAAAAA0k/wV-FvA8j7X4/s72-c/000696986.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3549921395980942838.post-903834912836333879</id><published>2010-11-15T20:17:00.011+01:00</published><updated>2010-11-15T21:26:08.148+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Les Indispensables'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Musique'/><title type='text'>They're Pretty Good Musicians (UMRK Remix): Rock Progressif (Aymeric Leroy) et Anthologie du Rock Progressif - Voyages en ailleurs (Jérôme Alberola)</title><content type='html'>&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;En juin dernier, j'avais chroniqué &lt;em&gt;Rock Progressif&lt;/em&gt; d'Aymeric Leroy sans savoir qu'un second ouvrage sur le sujet était sur le point d'être publié. Pourquoi "Remix"? Parce que j'ai trouvé intéressant d'inclure les deux dans un même article. Non pas dans une optique purement comparative, les deux étant référentiels pour tout amateur de ce genre musical. Mon article reprend donc en grande partie (le copié/collé est si grossier que je pourrais me poursuivre en justice pour honteux plagiat) celui publié en juin, avec quelques modifications, auquel se greffe donc mon avis sur &lt;em&gt;Anthologie du Rock Progressif - Voyages en ailleurs&lt;/em&gt; de Jérôme Alberola.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;N'étant pas musicologue ni aussi calé que nos deux auteurs, je me contenterai d'une définition grossièrement (vous trouverez les nuances dans ces deux ouvrages) résumée: le rock progressif est un mouvement musical ambitieux et libertaire qui tend à s'émanciper du carcan étroit du rock basique, notamment par l'introduction d'instruments inhabituels, une profusion d'idées (ruptures de rythme notamment) dans les morceaux (l'instrumental est donc souvent préféré au chanté) et par de longues suites variant selon la longueur du disque au fil des décennies.&lt;br /&gt;Les éditions Le Mot et le Reste commencent, mine de rien, à bien être représentées dans ce blog: deux chroniques publiées par Taly (&lt;em&gt;Au-delà du Rock&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;L'underground musical&lt;/em&gt; en France) et après &lt;em&gt;One Size Fits All&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;Eric Dolphy&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;Pink Floyd&lt;/em&gt; (du même Aymeric Leroy), en voici une quatrième de ma part.&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_oMCyI1CYfM4/TOGM5Y0B5WI/AAAAAAAAAaM/wk9g7czuq_E/s1600/resizer.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5539863934183531874" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 140px; HEIGHT: 193px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_oMCyI1CYfM4/TOGM5Y0B5WI/AAAAAAAAAaM/wk9g7czuq_E/s320/resizer.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Rock Progressif&lt;/em&gt; a bénéficié le 2 juin dernier d'une présentation à la librairie L'Arbre à Lettres (celle proche de Denfert-Rochereau), occasion pour moi de rencontrer l'auteur du &lt;em&gt;Pink Floyd&lt;/em&gt; cité plus haut ainsi que la personne (que je n'ai malheureusement pas croisée) qui m'a informé, bien qu'involontairement, de l'événement via Facebook (salut et merci, Charlotte).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un si joli pavé de 450 pages sur un style musical qui me passionne depuis plus d'une dizaine d'années ne pouvait me laisser indifférent. Enfin, relativement passionné puisque je ne connaissais, Genesis excepté, que de manière purement discographique les groupes principalement évoqués (Yes, King Crimson, Emerson, Lake &amp;amp; Palmer, Soft Machine, entre autres). S'attardant pour l'écrasante majorité sur les années 70 (logique et pertinent), l'auteur alterne, sur une trame chronologique, avec ces pionniers (anglais pour la plupart), leur consacrant quelques pages pour chaque album et son contexte (bien plus que musical), ne négligeant même pas les incartades solo et autres projets de certains musiciens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La carrière chaotique de King Crimson, la grandiloquence mal comprise d'Emerson, Lake &amp;amp; Palmer, la sobriété de Pink Floyd (encore eux), l'influence grandissante du jazz sur Soft Machine, les intuitions autodidactes et alchimiques de Yes, la poésie sombre et torturée de Van Der Graaf Generator... voici surtout dont est composée l'histoire du rock progressif.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;Les scènes européenne (Ange et Magma en France, Le Orme et PFM en Italie, Focus en Hollande...) et américaine (Kansas, les Québécois de Harmonium, Rush) ne sont pas sous-évaluées et c'est dans ces pages que le fan que je suis réalise, qu'en plus d'ignorer beaucoup de choses sur les poids lourds, n'a qu'une connaissance très limitée de ce style musical.&lt;br /&gt;Mouvement créatif et ambitieux à ses débuts, le rock progressif a singulièrement souffert des sautes d'humeurs de critiques opportunistes (ou déçus?) puis, à l'instar du jazz, par l'arrivée inéluctable des horribles années 80 sur lesquelles on s'extasie encore à coups d'émissions spéciales et autres compilations depuis trop longtemps. Peu de groupes ont ainsi survécu à l'appauvrissement dû au formatage systématique de la production musicale. Mais l'ouvrage porte aussi un regard objectif sur les groupes eux-mêmes en mettant en lumière leurs propres responsabilités, parfois véritables actes de sabordage (renouvellement incertain, embourbement dans les clichés du genre, mauvaises stratégies commerciales...).&lt;br /&gt;Non, je ne prendrai pas Genesis pour exemple, le virage pop avec Phil Collins ne m'a jamais gêné contrairement aux puristes. Il faut dire que je n'ai commencé à écouter ce groupe au moment où ledit Philton a quitté le navire et qu'il m'est impossible de ressentir la trahison de ceux qui les suivaient depuis l'ère Peter Gabriel. Par contre, je peux m'en faire une idée en vue du parcours des américains de Spock's Beard (un des fers de lance du revival des années 90) qui présente des coïncidences avec celui de Genesis, qui ne sont pas pointées, par oubli ou par omission, dans l'ouvrage dont je parle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis tenté de reprocher à l'auteur des détails sur lesquels il s'est intelligemment justifié dès le préambule: il était impossible, et parfois inutile, de s'attarder sur certains groupes. Mais je vais faire ma tête de mule en pointant du doigt le survol injuste de la carrière de Rush (dont la première mention se situe à la page 374!) et l'omission de Beardfish, groupe suédois des années 2000, qui aurait mérité d'être cité au moins rapidement pour les lecteurs qui ne connaissent pas.&lt;br /&gt;Bon, je tourne la page coup de gueule pour passer à celles des éloges. Me gratifier à plusieurs reprises de la présence de Frank Zappa (bien évidemment, soupireront certains) dans ses pages et d'être du même avis que moi sur certains albums de Marillion suffiraient amplement. Mais il faut saluer la connaissance encyclopédique (en 1993, il a co-fondé, avec Olivier Pelletant, la revue spécialisée &lt;em&gt;Big Bang&lt;/em&gt;) d'Aymeric Leroy. Je ne m'arrête pas là. Tout au long de ces 450 pages, ce qui saute aux yeux, c'est une lucidité, un sens aigu des nuances qui empêche toute monotonie de s'installer et qui permet chez le lecteur intéressé de bien situer et cerner les formations (les meilleurs albums, les plus faibles, les changements de personnels, la voix des chanteurs, etc) dont il est question. Le vocabulaire musical technique, qui reste incompréhensible pour ma pomme, n'est pas absent pour décrire les nombreux morceaux analysés, mais l'auteur a très bien su se servir d'une sémantique abordable pour les non-musiciens. Ce qui ne manque pas de donner des envies, calepin et stylo à la main, de découvertes réjouissantes pour les oreilles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tous les noms cités ne m'étaient pas inconnus, mais le cas Mike Oldfield, par exemple, mérite après lecture des quelques pages qui lui sont dédiées une oreille plus attentive que dégoûtée par la multi-diffusion incessante d'une seule de ses compositions (&lt;em&gt;Moonlight Shadow&lt;/em&gt;) ou d'un raccourci de &lt;em&gt;Tubular Bells&lt;/em&gt;, immédiatement associée au film &lt;em&gt;L'exorciste&lt;/em&gt;. J'ai entrepris la même démarche pour Yes dont le &lt;em&gt;Owner of a Lonely Heart&lt;/em&gt; reste le seul morceau déclencheur d'overdose radiophonique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Publié lui chez Camion Blanc, un éditeur qui force le respect auprès des fans de rock, metal, punk et assimilés (mais pas que...), &lt;em&gt;Anthologie du rock Progressif - Voyages en ailleurs&lt;/em&gt; par Jérôme Alberola pourrait être comparé à un festin. Là où A. Leroy a opté tout le long de son livre pour une présentation chronologique et rigoureuse (dans une proportion largement favorable aux années 70) alternant les péripéties des groupes majeurs, J. Alberola nous a concocté un menu en plusieurs pa&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_oMCyI1CYfM4/TOGNDQoMYRI/AAAAAAAAAaU/9g_jikSG0Zk/s1600/9782357790735.gif"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5539864103785095442" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 110px; HEIGHT: 156px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_oMCyI1CYfM4/
